‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 394 sur 542 · RHAPSODIE · texte numérisé non relu

RHAPSODIE

de musique et écrivit même en 1847, pour l'ar rivée du duc d'Aumale à Alger, une Mess( (restée manuscrite). Ce fut en 1848 seulemen qu'il prit la résolution de se vouer à la musiqut et qu'il se rendit à Paris, pour y travailler som la direction de sa tante, Mme L. Farrenc (v. et nom). Deux ans plus tard, R. débutait devan le grand public avec une ode-symphonie intitu< lée Selam (texte de Th. Gautier), sorte de pen dant mais non une imitation du « Désert » de F. David. A la scène, ce fut un acte, Maître Wolfram, représenté au Théâtre-Lyrique, k 20 mai 1854, qui servit de début à R., puis vil rent : Sacountalâ (ballet, scénario de Th. Gau tier ; Opéra, 1858), La Statue (trois actes, Théà tre-Lyrique,1861), Erostrate(de\ix actes, Baden Baden, 1862 ; Paris, 1871). Quant à ses deux derniers grands ouvrages, ils furent l'un ej l'autre représentés à l'étranger d'abord : Sigurd (cinq actes, terminé vers 1872; Bruxelles, 7 janv 1884 ; Paris, Londres, etc.), enfin Salammbô (Bruxelles, 10 fév. 1890; Paris, 16 mai 1892J. Parmi les autres compositions de R., il convient de citer : trois motets, un Ave Maria, un Ado ro te (1894), des cantates (entre autres -.Victoire, pour quatre voix, chœurs et orchestre ; 1859), des chœurs pour voix d'hommes, quelques piè ces pour piano et deux recueils de mélodies (l'un de dix et l'autre de vingt numéros). R succédé, en 1876, à F. David, comme membre de l'Institut ; il fut nommé, en outre, bibliothé caire de l'Opéra. Comme critique, R. jouit d'une juste renommée ; il a rédigé la chronique musicale de la « Presse », de la « Revue de Paris », du « Courrier de Paris », du « Moniteur univer sel », de la « Revue française » , etc. Enfin il coB labore régulièrement auJournal des Débats, de puis le 2 déc. 1866 (compte rendu de « Mignon »), époque à laquelle il remplaça d'Ortigue (1863 1866) qui lui-même avait succédé à Berlioz. R. a réuni quelques-uns de ses articles en un volume: Notes de musique (Paris, 1874). Cf. H. Imbert, Nouveaux profils de musiciens (1892); Georges Servières, La musique française mû" derne (1897).

Reznicek, E.-N. von, né à Vienne le 4 mai 1861 ; chef d'orchestre du Théâtre de la Cour, à Mannheim, auteur de plusieurs opéras notables : Junc/frau von Orléans (Prague, 1887), Satanella (ibid., 1888), Emmerich Fortunat (ibid., 1889), Donna Diana (ibid., 16 déc. 1894), d'un Requiem, d'une Suite symphonique (1897 etc., etc.

Rf., V. RINFORZANDO.

Rhapsodie (de px^Tsiv, coudre, et rj^/chan nom que les Grecs donnaient, dans l'antiquité, à des fragments de grands poèmes épiques que les « rhapsodes » chantaient, en s'accompagnant d'un instr. à cordes ; la question de savoir si le rhapsode n'était point aussi l'auteur de la r. restera sans doute toujours insoluble, bien que l'on soit plutôt disposé de nos jours à y répondre négativement. Actuellement, les compositeurs entendent le plus souvent par r. une fantaisie instrumentale basée sur des mélodies populaires, c'est ainsi que l'on a

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