‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 393 sur 542 · SL · texte numérisé non relu

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ordre.

d'après le principe de Tartini, par contre :

1er 2,,,e ordre.

autrement dit : chaque intervalle produit d'abord le son dont ses deux notes sont les harmoniques supérieurs les plus rapprochés (ici [les sons 3 et 5), et, en second lieu, toute la série harmonique de ce son fondamental. Helmholtz parle encore d'une autre espèce de sons r., dont le nombre de vibrations est égal à la somme des vibrations des deux sons de l'intervalle (Summationstone), ainsi pour sol2 : mi3 (3 — |— 5 = 8) = ut 4. Mais on ne remarque guère que ce son soit plus intense que les autres sons de la série harmonique ; par contre, le premier harmonique commun aux deux notes de l'intervalle, c.-à-d. le son 15 (3x5 — 15), si*, est très intense. Ce dernier a reçu de von Oettingen le nom d' « harmonique phonique » et de 'auteur de ce dictionnaire celui de « son de multiplication ». Cf. la communication que Piiemann a faite de ses expériences sur les sons r., dans sa brochure : Die objektive Existenz der Untertone in der Schallwelle (1875).

Retard (ail. Vorhalt), son dissonant (seconde majeure ou mineure, supérieure ou inférieure) }ue l'on substitue à un son faisant partie intégrante de l'accord, son sur lequel se résout le r. ui-même. Le r. est tantôt préparé (lorsque le »on dissonant se trouve dans l'accord précélent, dans la même voix [a]), tantôt sans prépaation (b ; cf. appogïature) :

I., pour plus de détails sur le r., au mot dissonance ; sur le r. noté en pelite note, appogiaure. Cf. aussi anticipation.

Rétro, v. recte.

Reubke, Aldolf, facteur d'orgues important l Hausneindorf, près Quedlinburg, né à Hal- >erstadt le 6 déc. 1805, m. dans la même ville le

mars 1875 ; construisit entre autres l'orgue de

. Cathédrale (88 jeux) et celui de l'église de

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St-Jacob, à Magdebourg (53 jeux), de même que celui de la « Marienkirche », à Kyritz. De ses trois fils, l'aîné, Julius, né à Hausneindorf le 23 mars 1834, m. à Pillnitz le 3 juin 1858, fut un pianiste et un compositeur de talent. Après sa mort, on publia de lui une sonate pour orgue (le psaume XCIV) et une pour piano, des morceaux de piano et des lieder. Le second, Emile, né en 1836, m. en 1885, se voua à la facture instrumentale aussi, devint l'associé de son père en 1860 (raison de commerce : « R. und Sohn ») puis seul propriétaire, tout en conservant la même raison de commerce. R. a apporté des améliorations intelligentes dans le mécanisme de différentes nouvelles orgues. Le propriétaire de la maison actuelle est Ern. Rover. Le cadet, Adolf, né le 2 nov. 1842, est organiste et pianiste distingué ; il vit à Halle, où il est directeur de sociétés, professeur de musique, et, depuis 1892, directeur de musique de l'Université.

Reuling, Ludwig-Wilhelm, né à Darmstadt le 22 déc. 1802, m. à Munich le 29 avril 1879 ; fut pendant longtemps chef d'orchestre de l'Opéra de la Cour, à Vienne, et écrivit, de 1832 à 1846, trente -sept opérettes et opéras {Alfred der Grosse, 1840), et dix-sept ballets qui furent presque tous donnés, soit au théâtre de « Josephstadt », soit à celui de la « Porte de Carinthie ».

Reuss, Heinrich xxiv, prince de R.-Côstritz, né à Trebschen, près de Zullichau (Brandebourg), le 8 déc. 1855 ; fut élève, pour la musique, de son père (le prince Henri IV de R.), puis de Witting, à Dresde, de Herzogenberg et de Rust, à Leipzig (où il prit son doctorat, en 1882). Compositeur de talent et plein de zèle, il a écrit: deux quatuors pour instr. à archet; deux quintettes pour instr. à archet, dont l'un (fa min.) avec deux altos, l'autre (la maj.) avec deux violoncelles ; un trio en mi min. ; une sonate pour violon et piano (sol min.) ; deux symphonies (mi bémol maj. et ut min.) ; une Messe (1892), etc.

Reuss, Eduard, né à New-York le 16 sept. 1851, élève d'Ed. Krùger, à Gôttingue(de 1871 à 1875) et de Liszt ; professeur de musique à Carlsruhe, depuis 1880.

Reutter, 1. Georg (père), né à Vienne en 1656, m. dans la même ville le 29 août 1738; fut, de 1697 à 1703, théorbiste de la chapelle de la Cour, mais devint successivement, en 1700 organiste puis second maître de chapelle (« am Gnadenbild »), en 1715 premier maître de chapelle du dôme St-Etienne, puis, la même année encore, seul maître de chapelle titulaire de St-Etienne. R. remplissait en même temps, depuis 1700, les fonctions d'organiste de la Cour et de la chambre. Son fils — 2. Johann-Adam- Karl-Georg, né à Vienne le 6 avr. 1708, m. dans la même ville le 12 mars 1772 ; composa déjà en 1727 un oratorio (Abel) et un opéra de circonstance (Archidymia) pour la Cour, mais ne reçut que quatre ans plus tard le titre de compositeur de la Cour. Il succéda, en 1738, à son père, comme maître de chapelle de Saint- Etienne, fut anobli en 1740, prit en 1746 .'-nie-

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ment les fonctions de second maître de chapelle (« am Gnadenbild ») et, l'année suivante, celles de maître de chapelle de la Cour qu'il eut d'abord en partage avec Predieri puis seul, dès 1757. R. a écrit trente et un opéras et sérénades, neuf oratorios, un grand nombre de cantates, de Messes, de motets, etc., de peu de valeur du reste. En tant que maître de chapelle de la Cour, R. jouit de la triste réputation d'avoir ravalé jusqu'à la médiocrité la plus absolue le niveau des exécutions ,• il ne faut pas oublier cependant que le budget avait été restreint à ce moment et que, par conséquent, R. n'est pas seul responsable. Ce fut R. qui fit venir le petit J. Haydn (v. ce nom) à Vienne et le traita ensuite de si misérable façon. Cf. l'étude sur R., par L. Stollbrock, dans « Vierteljahresschrift fur M.-W. », 1892.

Rey, Jean-Baptiste, chef d'orchestre et professeur d'harmonie, né à Lauzerte (Tarn et Garonne) le 18 déc. 1734, m. à Paris le 15 juil. 1810 ; sut acquérir, comme chef d'orchestre des théâtres de Toulouse, Montpellier, Marseille, Bordeaux et Nantes, la renommée d'un chef distingué, fut appelé à Paris comme chef d'orchestre de l'Opéra et s'y montra, pendant trente ans, d'une réelle supériorité. R. fut d'abord subordonné à Francceur, comme second chef, mais il lui succéda, en 1781, et prit en outre, de 1781 à 1785, la direction des Concerts spirituels. En 1779, Louis XVI le nomma directeur de la musique de la chambre, aux appointements de 2000 fr. ; la révolution lui fit bien perdre sa place, mais, dès 1792, il fît partie du conseil d'administration de l'Opéra. En 1794, R. devint professeur au Conservatoire, mais comme il était partisan de Rameau, adversaire du système de Catel et lié d'amitié avec Le Sueur, il fut mis à la retraite lors de la réduction du personnel, en 1802. Deux ans plus tard, Napoléon lui confia le poste de maître de chapelle. R. a composé plusieurs opéras et achevé Arvire ed Evelina, de Sacchini. Un frère de R., Louis- Charles- Joseph, fut pendant quarante ans violoncelliste à l'Opéra. Il ne faut pas confondre avec les précédents : — 2. Jean- Baptiste, violoncelliste et théoricien, né àTarascon vers 1760, violoncelliste à l'Opéra, de 1795 à 1822, auteur de : Cours élémentaire de musique et de pianoforte ; Exposition élémentaire de l'harmonie ; Théorie générale des accords d'après la basse fondamentale (1807). — 3. V.-F.-S., employé au ministère' des finances, partisan, lui aussi, du système de Rameau, a écrit : Système harmonique développé et traité a" après les principes du célèbre Rameau (1795) et L'Art de la musique tliéori-pliysico-pratùiue (1806). — 4. v. Reyer.

Reyer, Louis-Etikxne-Erxest (Rey, dit R.), compositeur distingué et critique musical de talent, né à Marseille le 1er déc. 1823 ; suivit, comme enfant, les cours de l'Ecole de musique dirigée par Barsolti, mais sans songer nullement à embrasser la carrière musicale. A l'âge de seize ans, il devint employé du trésoiïerpayeur (s. m oncle, L. Farrenc) de la province de Constantine, mais il continua à s'occuper

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