TION
Bêcher, 1. Alfred-Julius, né à Manchestei de parents allemands, le 27 avr. 1803; était en core enfant lorsqu'il vint en Allemagne, fu pendant quelque temps avocat à Elberfehl puis s'adonna à la musique et plus spéciale ment à la composition. Il vécut ensuite, coin me rédacteur de revue, à Cologne, puis élu successivement domicile à Dusseldorf, ■ Haye et enfin à Londres, où il fui nom mé professeur d'harmonie à la « Boya Academy » (1840). Plus tard il se rendit { Vienne, où il prit part à l'organisation de 'M révolution: il fut condamné et fusillé le 23 noj vendue 1848. Un grand nombre d'oeuvres de si composition, pour piano et pour chant, ont ét'j gravées et l'on a de lui quelques écrits : Da\ niederrheinische Musikf'est, àsthetisch um\ historisch bctrachtet(l$3ti) et Jenny Lind, ein\ Skizze ihres Lebcns (1847). — 2. Joseph, né si Xeukirchen (Bavière) le 1er août 1821; fui d'abord surveillant au séminaire et directeuj île chœur à Amberg; plus tard curé à Min Iraehing. près Batisbonne. Il a composé ui nombre considérable d'oeuvres de musiqu d'église (entre autres plus de 60 Messes).
BEGHSTEIN
BEGIvEK
Bechstein, Fk.-W.-Karl, facteur de pianos, né à Gotha le 1er juin 1826; travailla d'abord dans diverses fabriques allemandes de pianos, fut, de 1848 à 1852, premier commis chez G. Peran, à Berlin, et fit ensuite des voyages d'études à Londres et à Paris, où il travailla chez Pape et Kriegelstein ; entin, en 1850, il s'établit modestement à Berlin. En peu de temps, la fabrique prit un développement tel que les plus grands virtuoses commencèrent à s'intéresser aux produits de la maison B.; celle-ci, dès lors, tourna plus particulièrement ses efforts vers la fabrication des grands pianos à queue. L'établissement prit des proportions de plus en plus grandes; il occupe actuellement plusieurs centaines d'ouvriers et livre sur le marché plus de 1000 instruments par an. Les pianos de B. sont parmi les plus renommés en Allemagne et à l'étranger.
Beck, 1. David, facteur d'orgues à Halberstadt vers 1590, construisit l'orgue de Gruningen, près Magdebourg (1592-1596), orgue qui fut restauré en 1705 (Cf. A. Werckmeister), celui de l'église St-Martin, à Halberstadt, etc. — 2. Reighardt-Karl, publia à Strasbourg, en 1654, un livre de danses (allemandes, ballets, etc.) pour deux violons et basse. — 3. Johann- Philipp, publia, en 1677, un volume de danses pour viole de gambe. — 4. Mighael, professeur de théologie et de langues orientaïes à Ulm, né en cette ville le 21 janv. 1653; auteur d'un opuscule Ueber die musikalische Bedeutung der hebrdischen Accente (1678 et 1701). — 5. Gottfried- Joseph, né à Podiebrad (Bohème) le 15 nov. 1723, m. à Prague le 8 avr. 1787; organiste à Prague, entra plus tard dans l'ordre des Dominicains, devint professeur de philosophie à Prague et enfin chef provincial de son ordre, écrivit une quantité de musique d'église, ainsi que quelques œuvres instrumentales. — 6. Franz, né à Mannheim en 1730, bon violoniste; quoique protégé par la cour, il dut s'enfuir à la suite d'un duel dont l'issue avait été mortelle pour son adversaire. Il choisit la ville de Bordeaux comme retraite, y prit la direction des •oucerts (1780) et y mourut le 31 déc. 1809. B. a publié d'excellentes œuvres instrumentales entre autres 24 symphonies) et vocales. — 7. Christian-Friedrich, vécut à Kirchheim et publia, de 1789 à 1794, diverses compositions nstrumentales (sonates pour piano, concertos, variations, etc.). — 8. Friedrigh-Adolf, lit paraître à Berlin, en 18i5, Br Martin Luthers (iedanhen uber die Musik. — 9. Karl, né vers 1814, chanteur scéniqne, créateur du rôle de Lohengrin (à Weimar), m. à Vienne le 3 mars 1879. — 10. Jouann-Nepomuk, né à Pesth le 5 mai 1828, m. à Vienne en sept. 1893, excellent baryton, fut engagé successivement à Vienne, Hambourg, Brême,Cologne, Dusseldorf, Mayence, Wurzbourg, Wiesbaden et Francort-s/M., puis revint à Vienne, où il fut, à partir de 1853, l'un des membres les plus remarquables de l'Opéra impérial. Il fut pensionné en 1885.' — 11. Joseph, fils du précédent, né le 11 juin 1850, excellent [baryton
comme son père; chanta d'abord sur différentes scènes de second ordre en Autriche, puis fut engagé à Berlin (1876) et, plus tard, à Francfort-s/M. (1880).
Becké, Joh.-Baptist, né à Nuremberg le 24 août 1743, fut d'abord adjudant du général von Roth pendant la guerre de Sept ans, puis musicien de la cour à Munich(1766). C'était un flûtiste d'une virtuosité remarquable; il a publié des concertos pour son instrument de prédilection.
Becken (ail.) = cymbales.
Bocker, 1. Dietrigh, publia à Hambourg, en 1668, deux recueils : Sonàten fur eine Violine, eme Viola di Gamba und Generalbass uber Chorallieder, et Musikalische Frùhlingsfrûckte (une série de morceaux de musique instrumentale, de deux à cinq parties, avec basso continuo). — 2. Johann, né à Helsa le 1er sept. 1726, m. en 1803; organiste de la cour à Casse], auteur de différentes œuvres de musique d'église, parmi lesquelles un recueil de chorals fut seul publié. — 3. Karl-Ferdinand, né à Leipzig le 17 juil. 1804, m. le 26 oct. 1877; fut d'abord organiste de l'église St-Pierre (1825). puis de l'église St-Nicolas (1837), devint, en 1843, professeur d'orgue au Conservatoire, mais se retira en 1856. Il lit don de sa bibliothèque à la ville (Beckers Stiftung, riche en ouvrages théoriques) et vécut le reste de ses jours à Plagwitz. L'œuvre la plus méritoire de B. consiste en une édition revue et complétée du catalogue dressé par Forkel, Sgstematisch-chronolor/ische Darstellung der Musiklitteratur (1836, un supplément parut en 1839). De plus, il faut citer: Die Hausmusik in Deutschland im XVI., XVII. und XVIII. Jahrhunderl (1840), Die Tonwerke des XVI. und XVII. Jahrhunderts (1847), etc. Il a aussi publié quelques compositions instrumentales (morceaux de piano et d'orgue) et plusieurs recueils de chorals. B. fut un chercheur infatigable, mais nullement un savant. — 4. Konstantin- J ulius, né à Freiberg le 3 févr. 1811, m. le 26 févr. 1859 ; élève du précédent, prit, en 1837, la rédaction de la Nene Zeitschrift fur Musik, puis s'établit à Dresde en 1843 comme professeur de musique et vécut, à partir de 1846, à Oberlôssnitz. Il a écrit des opéras, des œuvres chorales et orchestrales, ainsi qu'une Mânnergesangschule (1845), une Harmonielehre fur Dilettanten (1844) et un roman à tendances Die Neuromaniiker (1840). — 5. Valentix-Eduard, né à Wurzbourg le 20 nov. 1814, m. en cette ville le 25 juin. 1890; fut, à partir de 1833, fonctionnaire civil à Wurzbourg. Connu surtout comme compositeur de chœurs d'hommes (Bas Kirchlein), B. n'en ;i pas moins écrit des Messes, des opéras (Die Berghhappen, Der Déserteur), des lieder et une quantité de musique instrumentale. Un quintette pour instr. à cordes et clarinette fut couronné dans un concours. — 6. George, né à Frankenthal (Palatinat) le 24 juin 1834, musicographe et compositeur, élève de Kuhn et de Prudent, vit à Lancy, près Genève; il publia :
BECKMANN — BECVAROWSKY
ha musique en Suisse, depuis les temps les plus reculés jusqu'àla fin du XVIIIe s. (1874); Aperçu sur la chanson française; Pygmalion de J.-J. Rousseau ; Eustorg de Beaulieu ; Guillaume de Guéroult, etc. Il fait paraître depuis plusieurs années, mais sans date fixe, un Questionnaire de l'association internationale des musiciens-écrivains et collabore à un certain nombre de revues musicales, entre autres les Monatshefte fur Musikgeschiclite. B. s'est t'ait connaître comme compositeur par des morceaux de piano et des mélodies. — 7. Albert-Ernst-Anton, compositeur remarquable, né à Quedlinbourg le 13 juin 1834, élève de Bônicke dans sa ville natale et de Dehn à Berlin (1853-1856); il vit à Berlin et y enseigne la composition musicale, depuis 1881, au Conservatoire Seharwenka. En 1891, B. fut nommé directeur du Chœur du Dôme (Domchor) à Berlin et refusa, en 1892, sur les instances de l'empereur Guillaume II, la succession de Bust qu'on lui offrait, à l'église St-Thoinas de Leipzig. Une symphonie en sol min. de B. fut couronnée, en 1861 déjà, par l'Association des amis de la musique, à Vienne, mais ce fut seulement en 1877 qu'il parvint à attirer définitivement Vattention du public, avec ses lieder sur des poèmes célèbres de WolfF (Rattcnfânger et Wilder Jdger). Sa grande Messe en si bémol min. (exécutée pour la première fois en 1878. à l'occasion du 25mc anniversaire de fondai ion du « Riedel-Verein », à Leipzig, et publiée chez Breitkopf et ILertel) est une omvre de haute valeur. Il faut noter aussi : Reformationskantate (pour le 4mo centenaire de Luther, 1883), un oratorio Selig aus Gnade (1890), Geistlicher Dialog nus dem XVI. Jahrh. pour alto solo, chœur et orgue, l'igilien et Schnitter Tod pour chœur d'hommes et orchestre, des motets, des psaumes, un quintette pour piano et cordes (op. 49), une ballade pour violon (op. 47), une fantaisie cl fugue en sol min. pour orgue, etc. — 8. Jean, né à Mannheim le 11 mai L833, ni. en cette ville le 11) oct. 1884, élève de Keltenus et de Vincent Lachner, excellent violoniste; tut concertmeister à Mannheim, mais abandonna ces fonctions en 1858 déjà et entreprit de grandes tournées comme virtuose. Il se lit entendre entre autres avec un énorme succès à Paris el à Londres, puis élut domicile à Florence en 1866. C'esl alors qu'il fonda avec Masi(2d violon), Chiostri (allô) el Hilperl (violoncelle) le quatuor florentin, dont la renommée fui européenne : l'association subsista jusqu'en 1880 (L. Spitzer-Hegyesi avail succédé en 1X7.~> à Hilpert). A pari quelques voyages, B. vécul les dernières années de sa vie â Mannheim, où il avait l'intention de créer une école de violonistes. Sa mie Jeanne Grohé (née B.), née à Mannheim le 9 juin 1859, m. en cette ville le 6 avr. 1893, était excellente pianiste; l'un de ses fils. ||\\s. né ;'i Strasbourg
le 12 mai 1860, élève de Singer, <'st professeur de violon an Conservatoire de Leipzig; un autre. Huqo, né ;ï Strasbourg le 13 févr. 1864, élève de Fr. Grûtzmacher, l'un des plus re-
marquables violoncellistes actuels, professeur au Conservatoire Hoch, à Francfort-s/M. — 9 Reinhold, né à Adorf (Saxe) le 11 août 1842, vécut pendant longtemps dans le midi de la France, où il se fit connaître comme violoniste, mais un accident à la main l'obligea à abandonner la carrière de virtuose. Il se fixa à Dresde et se voua dès lors à la composition : on a de lui un concerto de violon, un poème symphonique, Prinz von Homburg, une suite pour piano et orchestre à cordes, un chceui d'hommes, Waldmorgen, un opéra, Frauenlol (Dresde, 1892), et une quantité de lieder. 10. Karl, né à Kirrweiler (distr. de Trêves) le 5 juin 1853, maître de musique au séminaire d'Ottweiler (1881), puis à celui de Neuwieci (1885); a publié un Rheinischer Volksliederborn (1892), et des recueils de chants d'école.
Beckmann, Joh.-Fr.-Gottlieb, né en 1737 m. le 25 avr. 1792; organiste à Celle, était aussi pianiste de talent; on vante surtout ses improvisations. Il publia 12 sonates, 6 concertos et un solo pour piano; un opéra de sa composition, Lukas und Hannchen, fut donné à Hambourg en 1782, avec un réel succès.
Beckwith, John, né à Norwich le 25 déc 1750, m. le 3 juin 1809; fut organiste de l'église St-Pierre (1794) puis de la cathédrale (1808) de sa ville natale. Il avait obtenu en 1803 le grade de Dr mus. de l'Université d'Oxford. B. a écrii un grand nombre d'anthems, de glees, de lie der qui eurent un temps de popularité; il pu blia en outre des sonates pour piano et m concerto d'orgue. Son fils, John-Charles, ne en 1788, m. le 5 oct. 1828, lui succéda dans see fonctions d'organiste.
Bécourt, violoniste dans divers théâtres d< Paris, à la fin du xvme s.; auteur d'un asse; grand nombre d'airs de danse, parmi lesquel: le Carillon national. C'est sur cette sorte d< contredanse qu'un chanteur de la rue, nommt Ladre, disposa les paroles du fameux Ça ir< (1792)/
Becquié (ou Becquier), J.-M., né à Toulouse vers 1800, m. à Paris, où il était premier flû tiste de l'Opéra-Comique, le 10 nov. 1825; élève de Tulou, au Conservatoire de Paris. Ses œu vres pour flûte avec piano ou orchestre (ron dos, variations, fantaisies) sont des plus bril lantes. — Son frère aîné, Jean-Marie, dit B.di Pevreville. né à Toulouse en 1797, m. ei 1870, se fit un nom comme violoniste (élève d< Rodolphe et d'Auguste Kreulzer). Il lit partit pendant nombre d'années de l'orchestre ch Théâtre italien et publia quelques ceuvres pou: son instrument.
Becvarowsky (Beczwarzowsky) , Antoine fïa.ix.né à Mlada Boleslava (Bohème) le 9 avr 1754, m. à Berlin le 15 mai 1823; devint en 177 organiste de l'église St-Jaoob, à Prague et, eif L779, organiste de la cathédrale de Brunswick Il abandonna ses fonctions en 1790 et vécut dé: lors à Bamberg (jusqu'en 1800), puis à Berlin I!. a publié des sonates et des concertos pou piano, ainsi <|ue des lieder et quelques compo sitions vocales de plus grandes dimensions.