RODA
aucun succès à la scène, avec ses opéras : Marianne (Paris, 1861), La dea risorta (Florence, 1865). — 4. Frédéric-Louis, né à Strasbourg le 22 juin 1834, m. à Anvers le 22 juil. 1891 ; élève de Schletterer, à Strasbourg, et de J.-G. Kastner, à Paris, devint maître de musique à l'âge de dix-huit ans, au séminaire de Finstingen. Mais il partit peu après, avec ses parents, pour Cincinnati où il devint bientôt un des musiciens les plus connus et dirigea des sociétés, organisa des concerts, etc. Plus tard, R. dirigea, à New- York, pendant plusieurs années la société chorale « Harmonie Society ». Depuis 1867, il fut maître de musique à l'Ecole supérieure des jeunes filles (« Vassar Collège»), à Poughkeepsie (Etat de New-York). L'Université de New-York lui décerna le titre de Dr en musique. R. a publié : History of Music (1870 et 1875), [contenant la matière de ses leçons d'histoire au « Vassar Collège ». Il travailla aussi à une listoire de la musique en Amérique et à un Dictionnaire de musique. Parmi ses compositions, trois symphonies, une ouverture (Othello) pt le psaume XLVI furent exécutés à New- York. — 5. Hermann, né à Wismar le 16 sept. 1849 ; maître de piano, d'alto et d'histoire de la musique à l'Ecole royale de musique, à Wurzbourg, se fit un nom par l'invention d'une sorte d'alto , plus grand que l'alto ordinaire la Viola alta, nom qui est du reste celui que portait autrefois l'alto [Altiviole]), dont le son Et plus plein et moins nasillard. Il a publié, m outre : Die Geschichte der Viola alta und iie Grundsàtze ihres Baues (1877), Repetiorium der Musikgeschichte (1880) ; Popidœre Elementartheorie der Musik et JEsthetïk der Tonkunst (1886). — 6. Alexander, né à Narva Russie) le 15/27 juin 1833, m. à Munich le 12avr. L896 ; violoniste et compositeur, fut successivement concertmeister à Meiningen, àWeimar, à Stettin, à Wurzbourg, et ouvrit, dans cette ille, un magasin de musique. Il alla vivre ensuite à Munich et se voua avec zèle à la omposition. On connaît de lui un certain nom- >re d'oeuvres d'une réelle originalité : des )ièces orchestrales : Seraphische Phantasie, Erotische Légende, Olafs Hochzeilzreigen, )harfreitag und Frohnleichnam , Sursum 'orda (1896) ; un quatuor pour instr. à archet ; les pièces pour orgue ; des lieder; enfin, deux >péras : Der faule Hans (1885) et Wem die Krone ? (1890), qui eurent un joli succès à Muich et à Weimar.
Rivé-King, Julie, née à Cincinnati le 31 oct. 857; pianiste distinguée, a écrit quelques pièes pour piano.
Riverso (ital. retourné, en mouvement conraire), est employé dans un sens analogue à ~etro et à cancricans, pour une voix canonique dont on doit lire la notation en commençant )ar la fin ou, dans la règle, en retournant la )age.
Rivolgimento (ital.), renversement des voix, lans le double contrepoint.
Rochlitz, Johann- Friedrich, romancier et nusicographe, né à Leipzig le 12 fév. 1769, m.
dans la même ville le 16 déc. 1842 ; fréquenta l'école St-Thomas, sous Doles, et commença l'étude de la théologie, fut pendant quelque temps précepteur et se voua ensuite complètement à la carrière littéraire. Un bon'nombre de ses écrits sont étrangers au domaine musical. Ses premiers ouvrages sur l'art sont : Bliche in das Gebiet der Ktinste und der praktischen Philosophie (1796) et Einige Ideen uber Anwendung des guten Geschmacks (1796). R. atteignit d'un coup une situation très en vue dans le monde musical, lorsqu'il fut chargé, par Rreitkopf et Hsertel, en 1798, de la fondation et de la rédaction de Y AUgemeine musikalische Zeitung, qu'il dirigea jusqu'en 1818 et dont il fut le collaborateur jusqu'en 1835. L'importance d'une telle publication est évidente, si l'on songe que l'espace de temps en question comprend toute la période créatrice de Beethoven et le moment de l'apparition des plus grandes œuvres de Haydn. Cette revue, qui bientôt donna le ton même en dehors de l'Allemagne, contient des jugements de R. sur les huit premières symphonies et sur d'autres œuvres de Beethoven ; c'est à R. que revient l'honneur d'avoir montré le premier toute l'importance de ce maître. R. prit aussi une part active à la vie musicale de Leipzig ; il fut, à partir de 1805, membre de la direction des concerts du « Gewandhaus ». Le grand-duc de Weimar le nomma conseiller aulique. R. est surtout connu des musiciens par son ouvrage : Fur Freunde der Tonkunst (1824-1832, 4 vol.; 3* éd., 1868), contenant des biographies (Ph.-E. Bach, Romberg, Mara, Naumann, Faustina Hasse, Neukomm, Fesca, etc.), des analyses (le « Messie » de Hsendel, etc.), des essais esthétiques, etc. Le vol. IV contient l'esquisse d'une histoire de la musique vocale ; et, en manière d'illustration pour ce travail, R. publia, de 1838 à 1840, un recueil de morceaux choisis : Sammlung vorzûglicher Gesangsstucke (3 vol.; vol. I : de Dufay à J. Gabrieli et Praetorius ; vol. II : de Caccini à B. Marcello et J.-J. Fux ; vol. III : de Bach et Hsendel à M. Haydn et Vallotti). En fait de compositions originales, R. n'a publié que des chœurs pour voix d'hommes, dans la Deutsche Liedertafel (1850), et le psaume XXIII (Der Herr ist mein Hirte), dans le « Musikalischer Jugendfreund », de Gebhardt, et dans le « Musikalischer Hausschatz, de Fink. Dôrffel cite, dans la biographie qui accompagne sa nouvelle édition de « Fur Freunde der Tonkunst », les poèmes de cantates, d'oratorios et d'opéras que R. a fournis à différents compositeurs.
Rockstro, William-Smyth, né vers 1830, m. le 2 juil. 1895; fit ses études musicales au Conservatoire de Leipzig (Mendelssohn, Plaidy, Hauptmann). R. est l'auteur d'une biographie de Hœndel (Life of Handel) et, en collaboration avec C. Scott-Holland, de Jenny Lind the Artist. Il a fourni, en outre, plusieurs articles importants au Dictionary de Grove.
Roda, Ferdinand von, né à Rudolstadt le 26 mars 1815, m. dans le domaine de Bùlow, près Kriwitz, le 26 avr. 1876 ; élève de Hummel, ar-
RODE — RŒDER
riva en 1842 à Hambourg où il fonda, en 1845, la « Société Bach » (institution de concerts) et devint directeur de musique à l'Université de Rostock, en 1857. R. fut un compositeur de quelque valeur (une cantate : Thêomela ; un oratorio : Der Siinder; des œuvres chorales : Bas Siegesfest, scènes de Faust et surtout une musique de la « Passion »).
Rode, 1. Jacques -Pierre- Joseph, célèbre violoniste, né à Bordeaux le 16 févr. 1774, m. au château de Bourbon, près de Damazon (Lot-et-Garonne) le 25 nov. 1830 ; fut élève de Fauvel, à Bordeaux, puis de Viotti, à Paris, joua en 1790, au théâtre de Monsieur, un concerto de Viotti, comme entr'acte, et fut engagé comme chef de pupitre des seconds violons, au théâtre Feydeau. Il passa de là, plus tard, comme premier violon solo) à l'Opéra, jusqu'en 1799. A l'ouverture du Conservatoire (1794), R. fut engagé comme professeur de violon, mais il n'en lit pas moins, après comme avant, de nombreuses tournées de concerts (Hollande, Hambourg, Angleterre, Espagne). En 1803, il se rendit, avec Boiëldieu, à St-Pétersbourg et y resta cinq ans comme violon-solo d'Alexandre Ier. A son retour, il ne séjourna plus que trois ans à Paris et n'y trouva plus l'accueil enthousiaste d'autrefois ; il partit, en 1811, pour un voyage en Allemagne et en Autriche (Beethoven écrivit pour lui la romance, op. 50), se fixa quelque temps à Berlin, où il se maria (1814), et se retira à Bordeaux. Il ne revint qu'une seule fois à Paris (1828), pour constater enfin, avec peine, qu'il ne devait plus se faire entendre en public. Découragé par ses insuccès, il revint à Bordeaux, d'où il se retira, enfin, dans son domaine du Château de Bourbon. Les compositions de R. sont encore aujourd'hui fort estimées par les violonistes; ce sont : treize concertos de violon ; quatre quatuors pour instr. à archet (op. 14, 15, 16, 18) ; huit autres quatuors (Sonates brillantes) , pour un premier violon principal, avec accompagnement d'un second violon, d'un alto et d'un violoncelle (op. 24, 25, 28, les deux derniers sans numéro d'œuvres, posthumes ) ; vingt-quatre Caprices; douze études ; des duos de violons (op. 13); des variations pour violon et orchestre (op. 10, 21, 26); d'autres variations avec accompagnement de quatuors d'archets (op. 9, 12, 23) ; une fantaisie avec orchestre, etc. A. Pougin a publié une biographie de R.— 2. Johann-Gottfried, né à Kirchscheidungen, près de Fribourg s. l'Unstrut, le25fév. 1797, m. à Potsdam le 8 janv. 1857; fut pendant longtemps chef de la musique du bataillon des chasseurs de la garde et corniste très distingué. Il reçut, en 1852, le titre de « directeur de musique royal ». R. a composé et arrangé une quantité d'œuvres pour le cor. Il fonda à Potsdam une caisse de secours pour les orphelins et les veuves de musiciens militaires. — 3. Theodor, tils du précédent, né à Potsdam le 30 mai 1821 m. à Berlin le 12 déc. 1883 ; élève de L. Berger, Elsler et Dehn, professeur de chant au gymnase «Werder», à Berlin, publia une Theorelisch praktische Schulgesangbildungslehre,une
quantité d'articles documentés sur la musiquemilitaire prussienne, la musique de chasserusse, etc., dans la « Neue Zeitschrift fur Musik » et la « Neue Berliner Musikzeitung ». R. a collaboré, en outre, au « Musikalisches Conversationslexikon », de Mendel.
Rodio, Rocco, contrapontiste italien, né en Calabre vers 1530, publia : Regoleper far contrappunto solo e accompagnato nel cantofermo (lre éd. probablement en 1600; 2e éd.,. 1609; 3e éd., 1626) et un volume de Messes (1580) dont une à cinq voix, mais pouvant être aussi chantée à quatre ou à trois voix, en laissant de côté la quinta (v. ce mot) et le superius* (soprano).
Rodolphe (Rudolph), Jean-Joseph, corniste virtuose et compositeur, né à Strasbourg le 14 oct. 1730, m. à Paris le 18 août 1812; étudia d'abord le cor et le violon (à Paris, sous la direction de Leclair) et joua dans les orchestresde Bordeaux et de Montpellier, puis (1754) de. Parme, où il jouit encore de l'enseignement de Traetta, et enfin de Stuttgart, sous la direction de Jomelli. C'est à Stuttgart que R. donna sespremier opéras; puis, en 1763, il retourna à. Paris, où il devint premier corniste à l'orchestre de l'Opéra, et, en 1770, musicien de la Chambre royale. A la fondation de l'Ecole royale de chant , R. fut nommé professeur d'harmonie; il perdit sa place par la Révolution, mais rentra, en 1795, au Conservatoire de musique comme professeur de solfège, pour en être congédié de nouveau en 1802, lors de la réduction du personnel. R. écrivit quatre opéras, pour Stuttgart et trois pour Paris, deux concertos de cor, des morceaux pour fanfare, des duosde violons, des études et deux ouvrages que Fétis considère comme nuls, mais qui autrefois, furent très appréciés : Solfège (1790, théorie élémentaire) et Théorie d'accompagnement et de composition (1799).
Rœder, 1. Johann-Mighael, célèbre facteur d'orgues, à Berlin, dans la première moitié du siècle passé (jusqu'en 1740). Son instrument leplus célèbre est le grand orgue de Ste-Marie- Madeleine, à Breslau (cinquante-huit jeux). — 2. Fruktuosus, né à Simmershausen le 5 mars. 1747 ; devint, en 1764, conventuel bénédictin, en 1778, organiste du Dôme de Fulda et mourut en 1789, au couvent de San Lorenzo, à Naples,. où il avait été maître des novices et directeur d'école. R. fut organiste de talent et compositeur de musique d'église (Jesu Tod). — 3. Georg- ViNGENT,né à Rammungen (Franconie) en 1780,. m. à Altôtting le 30 déc. 1848; fut successivement chef d'orchestre et directeur d'opéra, de 1805 à 1814, à la Cour du prince-électeur de Wurzbourg (la chapelle y fut dissoute); ensuite directeur de musique à Augsbourg (1830), puis maître de chapelle à Altôtting (vers 1845). R. fut un compositeur fécond de musique d'église (Messe, psaume, Te Deum, oratorio : La Messiade, une cantate : Cœcilia ) ; il écrivit aussi une symphonie et donna au « Muséum fur die élégante Welt » des fragments d'une « esthétique de la musique ». Son opéra, Die Schweden?
RŒLLIG — ROGER
ut joué à Prague, en 1842. — 4. Karl-Gottieb, né à Stôtteritz, près Leipzig, le 22 juin 812, m. à Gohlis, près Leipzig, le 29 oct. 1883 ; ndateur et chef de l'atelier Rœder, à Leipzig, our la gravure et l'impression de la musique onde le 20 oct. 1846), l'établissement le plus onsidérable en son genre. L'atelier était d'aord insignifiant, mais prit un développement norme à la suite des essais que R. fut le remier à tenter, de l'usage des presses rapies pour l'impression musicale, de sorte que îaintenant les plus importantes maisons d'éitions musicales du monde entier font graver imprimer chez R. une grande partie de leurs ublications.La maison R. occupe actuellement n millier d'ouvriers. R. prit comme associés, n 1872, ses gendres K.-L.-H. Wolf et K.-E.-M. ensch; il se retira lui-même des affaires le r juil. 1876. Cf. Festschrifù zur 50-jàhrigen ubel fêter des Bestehens der Firma C.-G. R. 896). — 5. Martin, né à Berlin le 7 avr. 1851, m. Boston le 10 juin 1895; fut, de 1870 à 1871, ève de l'Académie royale de musique, àBerlin, uis il vécut d'abord à Milan, où il reçut, grâce à icordi, la place de chef des chœurs au théâtre dal Verme ». En 1875, il fonda la « Societa del aartetto corale » qui se fit bientôt remarquer; même année encore, il fit répéter, à Venise, « Rienzi » de Wagner et fut dès lors, chaque inée, absent, de Milan, dirigeant pendant plueurs mois, tantôt ici, tantôt là, une saison opéra (Ponte del Gada, dans les Açores ; Noire; Turin; Bologne). Les compositions de , et particulièrement sa musique de chambre, notent un talent sain et une science sûre; on ut surtout citer un trio en fa mineur; un lintette en la majeur; un quatuor en si bémol ineur ; deux mystères : Santa Maria appiè lia croce (Torquato Tasso) et Maria Magdana (texte de R. lui-même); trois opéras: etro Candiano IV, puis Judith et Ver a, sur des >èmes de R. également (le dernier exécuté, en 81, à Hambourg) ; un poème syinphonique : orenfahrt, etc. Dans le courant de l'automne 80,R. s'était établi àBerlin comme professeur chant ; il y fut nommé , en octobre 1881, ofesseur au Conservatoire Scharwenka, mais rtit, en 1887, pour Dublin, comme directeur musique, et accepta, enfin, la direction du jmservatoire de Boston. La « Sammlung mutalischer Vortrage », de Breitkopf et Hsertel, nferme de lui une communication : Ueber n Stand der ôffentlichen Musikpflege in ilien (1881). Outre cela, R. a publié : Studj itici raccolti (Milan, 1881) et Aus dem Tagech eines wandernden Kapellmeisters (Leip- , 1882).
œllig, Karl-Leopold, virtuose sur l'harmo-
a, inventeur de 1' « orphica » et de la « xé-
rphica », deux instruments dès longtemps ou-
és, né à Vienne en 1761, voyagea pendant
sieurs années pour faire entendre ses ins-
ments, puis accepta, en 1797, une place à la
liothèque de la Cour, à Vienne, et mourut
s cette ville le 4 mars 1804. R. a écrit un
ra-comique, Clarissa,ipom Hambourg (1782),
de même que deux morceaux pour harmonica et orphica. Il a publié plusieurs brochures: Ueber die Harmonika (1787), Orphika (1795), Versuch einer musikalischen Intervallentabelle (1789), et quelques articles pour la « Allgemeine Musikalische Zeitung » (1802-1804).
Rœnisch, Karl, fabricant renommé de pianos, à Dresde (depuis 1845), né à Goldberg (Silésie) en 1814; conseiller de commerce du royaume de Saxe.
Rœntgen, 1. Johann-Matthias-Garl-Engelbert, violoniste, né à Deventer (Hollande) le 30 sept. 1829, m. à Leipzig le 12 déc. 1897 ; étudia d'abord simultanément la peinture et la musique, mais devint élève de David, en 1848, au Conservatoire de Leipzig, entra comme violoniste dans l'orchestre du « Gewandhaus » et fut nommé second concertmeister en 1869, place qu'il occupa jusqu'à sa mort. R. était un violoniste estimé, à cause de la beauté et de la douceur de son jeu. Il fut pendant longtemps professeur de violon au Conservatoire. — 2. Julius, fils du précédent, né à Leipzig le 9 mai 1855 ; élève du Conservatoire deLeipzig(Hauptmann, Richter, Reinecke), excellent pianiste, s'est révélé compositeur de talent dans de nombreuses œuvres de musique de chambre (sonates de violon, de violoncelle, de piano ; morceaux de genre, etc.) ; sont encore manuscrits : un concerto de piano, une symphonie, etc. Après avoir enseigné pendant quelques années au Conservatoire d'Amsterdam, R. succéda à Verhulst, en 1886, comme directeur de la société de concerts «Félix meritis » et de « Maatschappij tôt bevordering van Toonkunst », à Amsterdam également.
Rcesler, Gustav, né le 2 sept. 1819, m. à Dessau le 24 févr. 1882; compositeur et professeur de musique, élève de Fréd. Schneider, connu surtout par ses réductions au piano des cantates de Bach, dans l'Edition Peters. Son opéra, Hermann und Dorothea, fut représenté plusieurs fois à Dessau.
Rœssler, Fr.-A., v. Rosetti.
Rogel, José, né à Orihuela (Alicante) le 24 déc. 1829 ; compositeur espagnol d'opérettes extraordinairement fécond (a composé, de 1854 à 1880, soixante-sept zarzuelas).
Roger, Gustave-Hippolyte, célèbre chanteur scénique (ténor), né à La Chapelle St-Denis (Paris) le 17 déc. 1815, m. à Paris le 12 sept. 1879 ; fils d'un notaire, il devait devenir avocat, mais entra au Conservatoire en 1836, comme élève de Martin et de Morin. Il débuta àl'Opéra- Comique en 1838 dans 1' « Eclair », de Halévy, avec beaucoup de succès, fut aussitôt engagé et créa plusieurs premiers rôles de nouveaux opéras. En 1848, R. passa à l'Opéra, où il créa, entre autres, le « Prophète » (1849) ; mais il ne put satisfaire aux exigences de cette grande [scène et du genre pathétique qu'en forçant et en fatigant beaucoup sa voix. A partir de 1850, R. joua souvent en représentations à Hambourg Francfort s/M. et Berlin. En 1857, un accident de chasse nécessita l'amputation d'un bras ; depuis lors, il ne put continuer que difficilement