‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 401 sur 542 · RIMSKY-KORSAKOW — RIPA · texte numérisé non relu

RIMSKY-KORSAKOW — RIPA

iine histoire de la musique dramatique en Angleterre ; Parthenia, or the first music ever rinted for the virginals ; Nursery rhyrnes vith the tune (chants de nourrice) ; Christmas 'arols voith the ancient mélodies ; The ancient iocal music of England (2 vol. ; exemples pour jes conférences de l'auteur); Ihe rounds, catthes and canons of England (exemples du :vie au xvine s.). R. a réédité aussi : Samson, \aiXl et le Messie, de Hândel. Ses travaux spéiaux de théorie et d'histoire sont : une méthode le piano; deux méthodes d'harmonium; Meloirs of music by the hon. Roger North, attorey gênerai to James II (1846) ; une histoire e l'orgue vraiment originale (non pas simplelent copiée de celle de Dom Bedos), parue jomme supplément de The organ, ils history nd construction (1855), de Hopkins ; The piaoforte its origin progress and construction 1860; contient aussi l'histoire du clavicorde et ju clavecin) ; Bibliographia madrigaliana (Biliographie des poèmes et compositions du mps de la reine Elisabeth et de Jacob I) ; une onographie sur Jack Wilson et John Wilson, our en démontrer l'identité. R. fut pendant ngtemps collaborateur et momentanément îdacteur de la revue musicale: The Choir. Le ictionary of music and musicians (1879 et iiv.), de Grove, contient aussi des articles de leur trouvés dans la succession de R.

Rimsky- Korsakow, Nicolas- Andrejevitch, )mpositeur russe, né à Tiekwin le 6/18 mars 544; choisit d'abord la carrière militaire et fut usieurs années officier de marine. Entre temps étudia par lui-même la musique et devint un m musicien, de sorte qu'il put accepter, en 1871, poste de professeur de composition au Conrvatoire de St-Pétersbourg. Il est inspecteur îs musiques de la flotte russe et, depuis la traite de Balakirew, directeur de l'Ecole graite de musique. R. est, comme compositeur, l des représentants de la jeune école russe qui it les traces de Berlioz, de Liszt, et montre aucoup de sympathie pour la jeune école alleande. Une légende de lui : Sadko, pour orestre, fut présentée au festival de la « Société nérale allemande de musique », en 1876, à Aliibourg, puis à Paris (1878); de même un ème symphonique : Antar, en 1881, à Magbourg. L'Opéra russe, à St-Pétersbourg, a nné plusieurs ouvrages de lui : Pskowitjanka fille de Pskow, 1873), Nuit de mai (1880), egoroutchka (1882), Mlada (opéra-ballet fééue, nov. 1892), enfin La nuit de Noël (opératastique, déc. 1895). On connaît en outre, de : une symphonie (ut majeur, 1886), une Sinietta (la mineur), une suite d'orchestre : éhèrazade, un Conte féerique, des ouvertu- (sur des thèmes russes), une fantaisie sur thèmes serbes, un Caprice espagnol, tous r orchestre; un concerto de piano (ut dièse eur); une Fantaisie sur des thèmes russes r violon et orchestre; des quatuors pour tr.-à archet; des pièces pour piano (suite, ues, morceaux de genre); une Sérénade pour loncelle ; de la musique vocale (chœurs pour

voix d'hommes et pour voix de femmes: mélodies), etc., etc. Enfin, R, est l'auteur d'un « Traité d'harmonie pratique», paru en russe (trois éditions) et en allemand.

Rinaldo da Capua, compositeur d'opéras italiens, natif de Gapoue, écrivit, de 1737 à 1771, pour les scènes d'Italie et pour l'Opéra italien de Paris, vingt opéras dont les titres sont tous connus; on en a conservé quelques fragments seulement. Cf. « Vierteljahresschrift fur M.W. »,

Rinck, 1. Johann-Chris tian-Heinrigh, éminent organiste et compositeur pour orgue, né à Elgersburg (Thuringe) le 18 fév. 1770, m. à Barmstadt le 7 août 1846 ; élève de plusieurs organistes de la Thuringe, et finalement de Kittel (qui avait été lui-même élève de J.-S. Bach), à Erfurt (1786 à 1789), devint organiste de la ville de Giessen en 1790, organiste et maître de musique au séminaire de Darmstadt en 1805, organiste du Château en 1813, et quatre ans plus tard musicien de la Chambre. R. passait pour un des meilleurs organistes de son temps, et fit plusieurs tournées de concerts, entre autres en Thuringe, puis à Trieste. L'Université de Giessen lui conféra le titre àeDrphil. hon. c, lors de son jubilé, en 1840. M.-J. Fôlsing a publié une biographie de R.,en 1848. R. a composé beaucoup pour l'orgue, d'abord sa grande Orgelschule (Op. 55 ; nouv. éd. par Otto Dienel, 1881); deux recueils de chorals; un grand nombre de préludes pour des chorals (op. 2, 25, 37, 47, 49, 52, 53, 58, 63, 65, 74, 93, 95, 105, 116); Nachklange (op. 48, 78, 107, 114); des chorals figurés (op. 40, 64, 77, 78, 109) ; Der Choralfreund, en sept années (op. 101, 104, 110, 115, 117, 119, 122) et deux suppléments; des variations d'orgue (op. 56, 57, 70, 84, 89, 108) ; des morceaux pour orgue (op. 8, 9, 29, 33, 37, 38, 66, 72, 92, 94, 99, 100,106); des notes théoriques et pratiques sur le jeu d'orgue (Op. 124) ; des sonates pour piano à deux et à quatre mains ; des trios ; une Messe ; des motets; des hymnes; des chorals ; un Pater noster à quatre voix, avec orgue, op. 59 ; et d'autres morceaux de musique sacrée. — 2. Gustave, compositeur français, vit à Bordeaux, où il est estimé comme pianiste ; il se 'fit connaître par un concerto, un quatuor avec piano et par un opéra-comique : MUe de Kerven (Bordeaux, 1877).

Rinforzando (ital.), indication pour un fort crescendo; rinforzato, plus fort, est à peu près identique à forte assai, forte énergique.

Rinuccini, Ottavio, auteur des premiers poèmes d'opéras (à Florence, vers 1600). Ce fut lui qui écrivit Dafne et Euridice pour Péri et Caccini ; puis Arianna , pour Monteverde. Cf. opéra.

Ripa, Alberto de ( aussi appelé Alberto Mantovano), seigneur de Carrois, célèbre virtuose du xvie s., natif de Mantoue, musicien de laCourde François Ier, de France,m. vers 1550. R. a publié un grand ouvrage, lablature de luth, en six volumes (1553-1558) ; on trouve aussi des morceaux de lui dans les anthologies de luth de Phalèse (1546 à 1574), de même que

RIPFEL — RITTER

dans Intabolatura di liuto, etc., de Francesco Marcolini da Forli (1536).

Ripfel, Karl, né à Mannheim en 1799, m. à Francfort s/M. le 8 mars 1876 ; fut, pendant quarante-cinq ans, violoncelliste dans l'orchestre de Francfort. Quoique inconnu en dehors de son cercle d'activité, R. était considéré par Bernh. Romberg comme un violoncelliste hors ligne, en possession d'un mécanisme unique; il était aussi excellent musicien et, dans sa jeunesse, pianiste distingué. Les compositions de R. ont une valeur réelle.

Ripieno (ital., plein), opposé de solo ou obligato, c.-à-d. à peu près identique à tutti. On donnait autrefois le nom de parties de r. aux parties instrumentales (représentées chacune par plusieurs instrumentistes) exécutant l'accompagnement des œuvres à sqli (concertos, etc.). Toutefois, l'indication r., lorsqu'elle se trouve dans une partition, désigne particulièrement l'entrée de tous les instr. à archet (ou, dans les musiques militaires, de toutes les clarinettes, etc.) dans le tutti, car autrefois l'accompagnement des soli était confié à une partie seulement des « ripiénistes » ; cette coutume s'est du reste perpétuée de nos jours, dans certaines institutions de concerts.

Rischbieter, Wilhelm-Albert, né à Brunswick en 1834, élève de M. Hauptmann, est depuis 1862, maître d'harmonie et de contrepoint au Conservatoire de Dresde. Il a publié: Ueber Modulation, Quartsextahhordund Orgelpunht (1879), Erlàuterungenund Aufgaben zumStudium des Kontrapunkts (1885) et Die Gesetzmcissigkeit der Èarmonih (1888), ainsi que plusieurs essais sur des questions de théorie, dans diverses revues musicales.

Risentito (ital.), «bien senti», c.-à-d. avec chaleur, avec énergie.

Risler, Edouard, l'un des plus remarquables pianistes de notre temps, né à Baden-Baden en 1873, fut amené à Paris en 1874 déjà par son père qui, après avoir habité l' Alsace-Lorraine, avait opté pour la France. Son talent musical très précoce lui permit d'entrer au Conservatoire à l'âge de dix ans ; après six années passées dans les classes de Diémer, il remporta son premier prix. R. termina ensuite ses études théoriques auprès de Chabrier, puis il se rendit en Allemagne et y reçut successivement les conseils de Stavenhagen, de d'Albert, de Lessmann, etc. Entre temps, il se fit déjà entendre fréquemment à Paris et en province, puis à l'étranger où il reçut partout le même accueil enthousiaste que dans sa patrie. R. remplit, en 1896, les fonctions de répétiteur au Théâtre- Wagner, àJBayreuth.

Risoluto (ital.), résolu, décidé.

Risposta (ital.), réponse; terme employé surtout dans la théorie de la fugue et du canon.

Cf. PROPOSTA.

Ristori, Giovanni- Alberto, né à Bologne en L692, m. à Dresde le 3 févr. 1753; il était arrivé à Dresde en 1715 déjà, avec son père (acteur), el y avait été nommé, deux ans plus tard, compositeur du Théâtre italien de la Cour et di-

recteur de la «Chapelle polonaise ». Il devint, en 1733, organiste de la Chambre ; en 1746, compositeur d'église et, en 1750, second maître de chapelle de la Cour. R. est un des premiers compositeurs d'opéras - comiques (Calandro, 1726 ; Don Chisciotte, 1727), mais il écrivit, en plus de treize opéras et trois oratorios, une quantité de musique d'église, seize cantates, des concertos, etc.

Ristretto (ital.), syn. de stretta (v. ce mot).

Risvegliato (ital.), éveillé, enjoué.

Rit., Ritardando (ital.), en ralentissant.

Ritenente, Ritenuto (ital.), en retenant le mouvement, en ralentissant.

Ritmo (ital.), rythme (v. ce mot).

Ritournelle (ital. ritornello, retour; ail. Ritornell), nom que l'on donne aux petits préludes, interludes et postludes instrumentaux, dans les compositions vocales et principalement dans les airs, les opéras, les oratorios, ou encore aux tutti dans les morceaux de concert.

Ritter, 1. Georg -Wenzel, bassoniste, né à Mannheim le 7 avr. 1748, m. à Berlin le 16 juin 1808; membre de l'orchestre du prince-électeur, à Mannheim, puis à Munich, où il avait été transféré, fut ensuite engagé dans l'orchestre de la Cour, à Berlin (1788). R. a publié : deux concertos de basson et six quatuors pour violon, alto, violoncelle et basson. — 2. August-Gottfried, célèbre organiste , né à Erfurt le 25 août 1811, m. à Magdebourg le 26 août 1885; élève de Mich.-Gottl. Fischer, à Erfurt, de Hummel, à Weimar, de L. Berger, de A.-W. Bach et de Rungenhagen, à Berlin, devint, en 1837, organiste et maître de chapelle à Erfurt , en 1844 organiste du dôme à Magdebourg. Il doit sa célébrité surtout à son ouvrage : Die Kunst des Orgelspiels (2 vol., huit éditions) ; mais il écrivit, en outre, quatre importantes sonates pour orgue (op. 11, 19, 23, 31), des préludes de chorals (op. 4-9, 13, 25, 29, 38), des variations, des fugues pour orgue,, quatre recueils de chorals, une symphonie eu ut mineur (manuscrite), un concerto de piano, un quatuor poud instr. à archet, des sonates pour piano, des chœurs pour voix mixtes et pour voix d'hommes, des lieder, etc. R. a rédigé, pendant le^ quatre premières années de son existence, une, revue spécialement destinée à l'orgue, Y Urania (v. Kœrner, 2) ; il prit aussi part à la publication de YOrgelfreund (5 vol.) et de YOrgelarchiv et publia une histoire du jeu de l'orgue (Geschichte des Orgelspiels im XIV. -XV III. Jahr. ; 1884), particulièrement bien documentée surlfc période la plus ancienne. Les recueils de chant que R. publia, d'auteurs divers, sont très répan? dus en Allemagne : Odeon ( 3 vol., pour sopra- 1 no ), Armonia (pour alto) et Arion (pour bary- | ton). — 3. Théodore (Bennet, dit R.), pianiste, né aux environs de Paris le 5 avr. 1841, m. à Paris le 6 avr. 1886 ; élève de Liszt, fit avec succès des tournées de concerts en Europe et s'est fait connaître, comme compositeur, par des soli pour piano, des scènes dramatiques : Le paradis perdu et MépJnslophélès, un Ave Maria et un 0 salularis, etc. Il n'eut, par contre,

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