‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 414 sur 542 · RYTHME · texte numérisé non relu

RYTHME

Molosse

Antispaste

Grétique

etc.

Mais plusieurs de ces pieds sont, en fin de compte, identiques, ainsi le trochée et l'iambe, le dactyle, Pamphibraque et l'anapeste, dans lesquels Y ictus (c.-à-d. le temps fort) tombe toujours sur la longue. Et comme, chez les anciens, le vers troehaïque ou iambique, par exemple, ne nécessite aucunement l'emploi de mots formant chacun un trochée ou un iambe, les séries trochaïques et iambiques ne diffèrent au fond que par leur début ; il en est de même du dactyle, de l'amphibraque et de l'anapeste, qui ne diffèrent entre eux, pour nous servir de la terminologie moderne, que par l'absence ou, si elle existe, par l'étendue de l'anacrouse.

Nous avons mentionné la terminologie des anciens uniquement parce qu'elle est en partie encore répandue de nos jours et très connue ; si, maintenant, nous faisons abstraction des théories de l'antiquité, nous pourrons établir une série de types rythmiques dont les plus simples sont les suivants :

a) mouvement en durées égales, groupées seulement par la légère extension qui résulte de l'accent métrique :

Si l'extension double la durée de la note, on obtient la forme première de toute mesure à trois temps (v. métrique) :

Etant donnée cette mesure, on en déduit naturellement les formules suivantes, en durées égales :

— et

ou, le plus souvent, alternant

Toutes ces formules peuvent commencer sur le temps fort (cf. phrasé), mais elles revêtent ensuite régulièrement une forme anacrousique :

rrr

et

etc.

rr

Toute mesure contenant plus de trois temps doit être considérée comme résultant du groupement de deux ou trois mesures à deux ou à trois temps ; elle ne donne lieu, par conséquent, à aucune formule rythmique nouvelle.

b) La division d'un temps faible en deux moitiés donne les r. suivants :

^ ou, avec une terminaison

tLg-J^é féminine (cf. phrasé) :

(souvent alternativement avec le

ort et du temps faible!

c) Fusion du temps foi suivant, avec division du troisième temps (fai-l ble), seulement en mesure ternaire :

0 0 (£? 0-0--&. et, plus rarement, avec

— ' — terminaison féminine:

d) Prolongement du temps fort au-delà de sa durée normale, en empruntant de sa valeur au temps faible suivant (r. pointé) :

\> rr et

e) Fusion des deux temps faibles d'une mesure à trois temps :

3 l-SM \-0 !©— h#-

I I j il I Il

Cette prolongation anormale du temps faible,! par rapport au temps fort, demande un certain) effort de conception ; mais c'est pourquoi, précisément, elle peut servir de base à des effets] très caractéristiques (analogues à la syncope).

f) Fusion du temps fort avec le temps faible] qui le précède (syncope) :

et

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