‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 416 sur 542 · H-^=)- ou 2 -f-^-f-Ç · texte numérisé non relu

H-^=)- ou 2 -f-^-f-Ç

(cf. e.)

# — ou

et, plus ra- ") f f H ) rement:

etc., etc.

Cf. Riemann, Musikalische Dynamih und Agogik (1884).

On donne aussi le nom de r., à défaut d'autre dénomination, aux grandes formules métriques ; ainsi ritmo di tre battute (r. de trois mesures), signifie que l'unité métrique d'ordre supérieur est formée non pas de deux ou de quatre, mais de trois mesures qui, parleur réunion, forment une sorte de grande mesure (v. métrique).

Rythmique, v rythme.

jl|V

S. Abréviation pour segno (signe) ; dalS., partir du signe ; al S., jusqu'au signe : - La lettre s est ajoutée, comme suffixe, un grand nombre de mots italiens, sans ^ 3ulefois changer notablement leur signi- *T5 cation : sforzato, smorendo, slargando, etc. Sabbatini, 1. Galeazzo, maître de chapelle du uc de la Mirandole, né à Pesaro, publia deux vres de madrigaux de deux à cinq voix (1627, 636) ; deux livres de Sacrœ laudes, de deux à inq voix (1637, 1641); un livre des mêmes avec rgue (1642) ; trois livres de Madrigali conceriti, de deux à cinq voix avec divers instruîents (1630-1636) ; des litanies de trois à six oix de B. M. V. (1638), et Sacri laudi e motetti voce sola (1639). — 2. Luigi-Antonio, théorien, né à Albano (Rome), en 1739, ou, d'après ichtenthal, en 1732, m. à Padoue le 29 janv. 309 ; entra, à Rome, dans l'ordre des Francislins, fut envoyé de là au couvent des Francislins de Rologne, où le P. Martini fut son maî-

tre, et compléta son éducation musicale à Padoue sous la direction de Vallotti, dont il adopta le système théorique. Il fut ensuite nommé maître de chapelle de l'église des Douze-Apôtres, à Rome, jusqu'à la mort de Vallotti, qu'il remplaça comme maître de chapelle de la basilique de St-Antoine, à Padoue (1780). Parmi ses compositions qui, presque toutes, restèrent manuscrites, on trouve dans plusieurs bibliothèques un Requiem pour trois ténors et basse. S. a écrit : Gli elemenli teorici délia musica colla pratica de' medesimi in duetli e terzetti a canone (1789 [1795, 1805], une partie de cet ouvrage parut en éd. française par Choron) ; La vera idea délie musicali numeriche signature (1799; cf. Vallotti); Trattato sopra le fughe musicali, etc. (1802, avec de nombreux exemples de Vallotti) ; Notiz ie sopra la vila e le opère del R. P. A. Vallotti (1780).

Sabino, Ippolito, excellent compositeur, sur la vie duquel nous ne possédons aucun rensei-

SACCHI — SAHLA

gnement; publia, à Venise, sepl livres de madrigaux de cinq à six voix (1570-1589) et un livre de Magnificat à quatre voix (1583 : 2e éd. 1584). On trouve quelques morceaux de lui dans : « Harmonia céleste » (1932), de Phalèse, « Symphonia angelica » de Waelraut, dans le « Trionfo di Dori (1596), et plus tard dans « Ghirlanda di madrigali » de Phalèse (1601), etc.

Sacchi, Giovenale, barnabite érudit et musicographe, né à Milan en 1726, m. dans la même ville le 27 sept. 1789 ; il écrivit : Del numéro e délie mi sure délie corde musichi e loro cor ri spondenza (1761); Délia divisione del tempo nella musica, nel ballo et nella poesia (1770) ; Délia natura e perfezione delï antica musica de' Greci ( 1778 ) ; Délie quinte successive nel contrappunto e délie regole degli accompagnamenti (1780) ; Don Placido, dialogo dove cercasi se lo studio délia musica al religioso convenga o disconvenga (1786) ; Vita di Benedetto Marcello (1789) , de même que beaucoup d'écrits critiques et apologétiques sous forme épistolaire.

Sacchini , Antonio-Maria-Gasparo , un des compositeurs d'opéras les plus illustres de l'école napolitaine, né à Pouzzoles, près Naples, le 23 juil. 1734, m. à Paris le 8 oct. 1786 ; fils d'un pêcheur, fut découvert par Durante et reçu au Conservatoire de « Sant'Onofrio ». Après que Fiorenza lut eût enseigné le violon et Manna le chant, Durante lui donna des leçons de composition, en même temps qu'à Piccini et Guglielmi. Son premier essai scénique fut un intermezzo : Fra Donato, joué au Conservatoire, une année après la mort de Durante (1756). Dans les années suivantes, S. écrivit plusieurs petits opéras pour des théâtres de second ordre, à Naples, mais en 1762 déjà, sa Semiramide, à 1' « Argentina » de Rome, eut un tel succès qu'il dût se fixer à Rome. La réussite d' Alessandro nelV lndie (Venise, 1768) lui fit obtenir la place de directeur de 1' « Ospedaletto » (Conservatoire de jeunes filles ), à Venise. En 1770, le nombre de ses compositions scéniques s'élevait déjà à cinquante. A la fin de 1771, S. quitta l'Italie, visita d'abord Munich et Stuttgart, où il écrivit deux opéras, puis se rendit, en 1779, à Londres où il resta dix ans, et remporta des triomphes avec II gran Cid, Tamerlano, Lucio Vero, Niletti et Perseo. Cependant il finit par se mettre dans les dettes, à cause de sa prodigalité, et dut se soustraire aux poursuites de ses créanciers en partant pour Paris (1782). Là, il fit passer dans le répertoire de l'Opéra d'abord plusieurs de ses anciens opéras, traduits en français (« Rinaldo ed Armida » sous le titre de Renaud: le « Cid » sous celui de Chimene), et écrivit deux nouvelles œuvres : Dardanus (1784) et Œdipe à Colonne,son œuvre la plus importante, dont la première exécution eut lieu le 4 janv. 1786. Il laissa inachevé un troisième ouvrage : Arvire et Eveline , qui, terminé par Rey, fut monté en 1787, avec succès. En plus de ses nombreux opéras qui ne sont pas seulement mélodieux, mais aussi, pour la plupart, d'une noble et presque classique sim-

plicité, S. écrivit un grand nombre d'œuvres de musique d'église (Messes, psaumes), des oratorios (Ester, San Filippo, 1 Maccabei, Jef'le, Le nozze di Ruth, L'umilta esaltata), et quelques œuvres de musique de chambre (six trios pour violons et violoncelle, six quatuors pour instr. à archet et douze sonates pour violon).

Sachs, 1. Hans, né à Nuremberg le 5 nov. 1494, m. dans la même ville Je 19 janv. 1576; le représentant principal du groupe de maîtreschanteurs de Nuremberg, celui auquel Wagnerj a élevé, dans ses «Maîtres-chanteurs » un monument impérissable. Il exerça l'état de cordonnier, mais fut en même temps un poète si fécond qu'en 1567 il avait déjà composé 4275 poèmes de maître-chanteur, 1700 poèmes en prose et 208 poèmes dramatiques. Aucune de ses « mélodies» originales n'est parvenue jusqu'à nous. — 2. Melchior-Ernst, né à Mittelsinn^ dans la Basse-Franconie, le 28 fév. 1843 ; fréquenta le séminaire d'Altdorf, fut ensuite régent de village, puis suivit, à deux reprises, les cours de 1' « Ecole de musique » de Munich, de 1863 à 1865, et, de 1867 à 1869, spécialement comme élève de Rheinberger. En 1871, il fut engagé comme maître d'harmonie de cette même institution ; puis il fonda 1' « Association des artistes», qu'il dirige encore actuellement, et dirigea en outre, de 1869 à 1873, un chœur d'hommes de Munich. En 1876, S. fit entendre, dans un concert organisé tout exprès, une symphonie, une ballade chorale , avec orches tre (Das Thaï des Espingo) et un Pater noster. Il n'a publié que des pièces pour piano et des lieder; mais il a fait représenter un opérl~~ Palestrina (Ratisbonne, 1886). S. est un des principaux adeptes du système tonal «chroma tique » (cf. chroma).

Sachse-Hofmeister, Anna-S., née Hofmeis ter, cantatrice scénique distinguée, née à G uni' poldskirchen, près Vienne, le 26 juil. 1852; ton enfant, chantait déjà à l'église puis devint élève, au Conservatoire de Vienne, de Mme Passy- Cornet, et, en leçons particulières, de Proch. Elle débuta en 1870, à Wurzbourg, dans le rôle de Valentine des « Huguenots » et chanta de 1872 à 1876, à Francfort s/ M., puis à Berlin et, après son mariage (1878) avec le ténoi Sachse (plus tard bibliothécaire et maintenant professeur à Berlin), à Dresde. Après avoii voyagé pendant quelque temps, elle fut enga gée à Leipzig, de 1880 à 1882, puis elle fut appelée au Théâtre de la Cour,àBerlin, commf prima donna.

Sackpfeife (ail.), syn. de Dudelsack, musette.

Sâgh, Joseph, né à Pesth le 13 mars 1852 élève de Abranyi, fonda, en 1885, la revue musicale Zenelap et écrivit une méthode d« chant à l'usage des écoles (1873), ainsi qu'ur Dictionnaire des musiciens hongrois (1877).

Sagittarius, v. Schùtz.

Sahla, Richard, né à Graz le 17 sept. 1855 élève de Caspar, de W. Remy (Dr Mayer) et d< Kuno Hess, puis du Conservatoire de Leipzû (1868-1872: David), il débuta comme violoniste en 1873, aux concerts du « Gewandhaus ». I

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