‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 417 sur 542 · SAINT-AMANS · texte numérisé non relu

SAINT-AMANS

fut ensuite concertmeister de la « Société de musique» de Gothenburg (1876-1877): puis de l'orchestre de Hanovre (1882-1888) et remplit, depuis 1888, les fonctions de chef d'orchestre de la Cour, à Biickebourg, où il a réorganisé la Chapelle et créé une société chorale mixte. S. n'est pas seulement un excellent violoniste et un chef d'orchestre de mérite, mais aussi un compositeur délicat (morceaux de concert pour violon: rhapsodies roumaines; lieder).

Saint-Amans, Louis-Joseph, né à Marseille le 26 juin 1749, m. à Paris en 1820; devait devenir avocat, mais se joignit à une troupe d'acteurs qui allait en Italie et surgit, en 1769, à Paris, comme compositeur scénique. Tl fit représenter, avec succès, plusieurs opéras-comiques, dirigea, de 1778 à 1779, l'Opéra de Bruxelles, rentra à Paris et y fit partie, dès 1784, du corps enseignant de l'Ecole royale de musique, d'où sortit le Conservatoire. Mais, en 1801, lors de la réduction du personnel, S. fut congédié et se fixa à Brest où il écrivit, dans les dernières années de sa vie, surtout des oratorios, des cantates, de la musique de chambre. On connaît en tout vingt-quatre opéras et ballets de sa composition. S. a aussi écrit un ouvrage élémentaire sur l'harmonie (1802J.

Saint-Georges, .... chevalier de, né à la Guadeloupe le 25 déc. 1745 (fils d'un fermier général français et d'une négresse), m. dans la misère, Paris, le 12 juin 1799: élève de Leclair, fut an violoniste extraordinaire, mais extravagant. 1 a publié des sonates de violon, avec basse op. 1), deux recueils de sonates-trios pour deux violons et basse, cinq concertos de violon Bt six morceaux concertants pour deux violons et orchestre. Cf. Jarnovig.

Saint - Huberty, Antoinette - Cécile (née lavel), célèbre cantatrice de l'Opéra de Paris, née à Toul en 1756, était la fille d'un ancien officier qui devint directeur de théâtre (àMannîeim, Varsovie, etc.), chanta d'abord à Varsovie, Berlin et Strasbourg, puis, à partir de L777, à Paris. Elle débuta, à Paris, dans le rôle le Melissa de l'« Armide » de Gluck, d'abord ivec peu de succès, parce qu'elle n'était pas )elle et qu'en outre sa méthode vocale n'était oint irréprochable. Cependant Gluck reconnut on grand talent dramatique et la protégea, en orte qu'elle fut, pendant plusieurs années, 'une des étoiles de l'Opéra, jusqu'à ce qu'elle pousa, en 1790, un comte d'Entrègues, avec quel elle se rendit d'abord à Vienne et à raz, plus tard à St-Pétersbourg et finalement Londres. Le comte doit avoir été initié à ertaines transactions secrètes de la paix de ilsit, qu'il communiqua au ministre des atfaies étrangères, à Londres ; c'est probablement la suite de cette affaire qu'il fut assassiné, insi que sa femme, par un de ses domestiques, 22 juil. 1812.

Saint - Lambert, Michel de, professeur de iano, à Paris, a publié un Traité de Caccomagnemenl du clavecin, de l'orgue, etc. (1680 1707]) et des Principes du clavecin (1697 1702] ).

SAINT-SAENS

Saint-Lubin, Léon de, violoniste et compositeur, né à Tarin le 5 juil. 1805 (fils d'un professeur de langue française, qui émigra plus tard à Hambourg), m. à Berlin le 13 fév. 1850 ,• joua déjà en 1817, à Berlin et à Dresde,en public, étudia encore sous la direction de Polledro, à Dresde, et de Spohr, à Francfort s/M., puis devint, en 1827, concertmeister au théâtre de «Josephstadt», à Vienne. Il reprit ses études, après avoir entendu Paganini, et devint, en 1830, concertmeister du théâtre «Kônigstadt », à Berlin. S.-L. a écrit cinq concertos de violon, dix-neuf quatuors et un octette pour instr. à archet, ainsi que quelques opéras (Kônig Brànors Schwert; Berlin, 1830), de la musique pour divers drames, etc.

Sainton , Prosper-Philippe-Catherine, violoniste distingué, né à Toulouse le 5 juin 1813, m. à Londres le 17 oct. 1890; élève de Habeneck, au Conservatoire de Paris, fit partie, pendant plusieurs années, de l'orchestre de l'Opéra et des Concerts du Conservatoire. Il entreprit des tournées de concerts lointaines et fut professeur de violon, de 1840 à 1844, au Conservatoire de Toulouse. S. vécut ensuite à Londres, comme professeur de musique à la « Boyal Academy of music » et premier violon-solo à l'Opéra royal; en outre, de 1844 à 1856, il remplit les fonctions de virtuose de la Chambre de la reine. S. avait épousé une cantatrice renommée, Charlotte S.-Dolry (née en 1821, m. en fév. 1885). Il a écrit des concertos, des morceaux de concert, des romances et des fantaisies pour violon,

Saint-Saëns, Charles-Camille, l'un des plus grands parmi les compositeurs vivants, né à Paris le 9 oct. 1835, d'une famille normande ; reçut les premières leçons de musique de sa grand'tante, puis de Stamaty (piano) et de Maleden (théorie), entra au Conservatoire en 1847 et y suivit les cours de Benoist (orgue), Halévy, Beber et Gounod (composition). Il se présenta à deux reprises pour le concours du Prix de Borne (1852 et 1864), mais sans succès, ce qui ne l'empêcha nullement, du reste, de se vouer avec ardeur déjà à la composition; il avait déjà écrit, en 1860 : une Ode à Sle-Cécile (couronnée par la Société Sainte-Cécile et exécutée en 1852), trois symphonies (dont la première, en mi bémol, fut seule publiée), de la musique d'orgue, de la musique vocale religieuse, des pièces pour piano, Y Oratorio de Noël (1858), un quintette avec piano, le concert" de violon en ut majeur (publié beaucoup plus tard, comme concerto n° 2). -En 1853, S. avait été nommé organiste de l'église Saint-Merry. mais, en 1858 déjà, il succéda à Lefébure-Wely au grand orgue de la Madeleine et conserva ce poste jusqu'en 1877. A côté de cela, il dirigeait une classe de piano, à l'Institut de musique de Niedermeyer, et entreprenait de nombreuses tournées de concerts dans lesquelles il s.' faisait connaître à la fois comme pianiste, comim' organiste et comme compositeur. Mais c'esl avant tout à ses poèmes symphoniques que S. doit sa réputation universelle, d'où il ne fau-

Page 1