TYMPAN ON
Salvayre , Gervais-Bernard-Gaston, né à ■ 'oulouse le 24 juin 1847 ; fit ses premières étuies à la maîtrise de la cathédrale de cette ville, uis entra au Conservatoire d'où, en 1865, il iassa au Conservatoire de Paris (Marmontel, tenoist, Bazin, Thomas). Après s'être présenté ,'lusieurs fois, il obtint, en 1872, le grand prix \e Rome ; il séjourna deux ans en Italie d'où il Envoya, entre autres, un Stabat Mater, dont exécution au Conservatoire fut le premier sucés du jeune auteur. En 1877, S. remplit les mctions de chef des chœurs à l'Opéra populire (Chàtelet). Les ouvrages principaux de S. Diit, en plus du « Stabat » : Le bravo (opéra en uatre actes ; Théâtre-Lyrique, 1877), Le Fanango (ballet-pantomime; Opéra), Egmont ramelyrique en quatre actes; Opéra-Comique, 386), La Dame de Monsoreau (opéra en cinq ctes ; Opéra, 1887), Richard 111 (opéra en quae actes; St-Pétersbourg, 1883), Myrto (comédie Tique), Salah-Ed-Dîn (opéra en quatre actes); es psaumes {Super flumina Babylonis et In ntu Israël) pour chœur, soli et orchestre ; une 'mphonie biblique : La vallée de Josaphat 876) ; une Suite espagnole pour orchestre ; un ir de danse varié, pour instr. à archet ; un trio >ur piano, violon et violoncelle ; enfin un rand nombre de pièces pour piano et de méloes vocales. S. est actuellement chroniqueur usical au Gil Blas.
Salve (lat., salut), début de l'antienne à la Sainte-Vierge : 5. regina mater misericordiœ, qui se chante de la Pentecôte à l'Avent ; les trois autres antiennes sont : Aima redemptoris mater (de l'Avent à la Purification de la Vierge), Ave regina cœlorum (jusqu'au jour des Rameaux), et Regina cœli lœtare (Pâques).
Samara, Spiro, né à Corfou le 29 nov. 1861, d'un père grec et d'une mère anglaise ; fit ses premières études musicales à Athènes, sous la direction de Enrico Stancampiano (un élève de Mercadante), puis entra au Conservatoire de Paris. Après avoir fait exécuter, à Paris, quelques petits ouvrages scéniques et publié des mélodies, il obtint en 1886, à Milan, un succès considérable avec un opéra en trois actes: Flora mirabilis (éd. Sonzogno). Un autre opéra de S., Medgé, écrit auparavant déjà, fut représenté à Rome en 1888 ; un troisième, Lionella, à Milan, en 1891. Un mélodrame, La Martyre, parut en 1894. S. vit actuellement à Athènes, où il a fondé un grand orchestre sym phonique.
Sambuca, l'une des dénominations d'instrutrument les plus vagues du moyen âge, employée le plus souvent dans le sens du grec (Toi/mBôxyi, en latin s., pour désigner une sorte de petite harpe triangulaire ; ailleurs, s. est considéré comme un dérivé du latin sambucus (sureau) et désigne une sorte de flûte, ou encore comme une corruption de symphonia (samponia, zampogna), désignant alors soit la musette, soit la vielle à cylindre (S. rotata). Enfin, s. est employé parfois pour saqueboule (y. ce mot) et désigne alors un instrument de la famille du trombone. Les termes de Sambut et de Sambiut, que l'on trouve aussi, sont des déformations allemandes de s. et s'appliquent aux harpes triangulaires.
Sammartini, 1. Pietro, musicien à la Cour de Florence, publia : Motetti a voce sola (1635 ; 2e éd. 1638), des motets de deux à cinq voix et des litanies à six voix (1642), des motets d'une à cinq voix (1643), des Salmi concertati à huit voix (1643) et des Salmi brevi concertati à quatre voix (1644). — 2. Giovanni-Battista, organiste de plusieurs églises de Milan et maître de chapelle au couvent de nonnes « Santa Maria Magdalena », de 1730 à 1770 environ. S. est regardé comme l'un des premiers précurseurs de Haydn, dans le domaine de la musique symphonique et de la musique de chambre. Sa première symphonie pour orchestre fut exécutée à Milan, en 1734. Parmi les œuvres gravées de S., on connaît: douze trios pour deux violons et basse (Londres et Amsterdam), vingt-quatre symphonies ('Paris), et quelques nocturnes pour flûte et violon (ibid.) Mais S. doit avoir écrit en tout plusieurs milliers d'œuvres (symphonies, quatuors pour instr. à archet, trios, concertos de violon ,' Messes, psaumes, etc.). S. fut le maître de Gluck.— 3. Giuseppe, frère du précédent, hautboïste virtuose, partit pour Londres en 1 727 et y mourut en 1740, après avoir élé musicien delà Chambre du prince de Galles. 11 publia à Londres des trios pour deux hautbois et basse, huit ouvertures et six concerti grossi.
SAMPONIA — SANGLOT
Samponia, v. sambuca et chtfonie.
Samuel, Adolphe, compositeur et théoricien, né à Liège le 11 juil. 1824, d'une famille israélite; élève du Conservatoire de sa ville natale, puis de celui de Bruxelles où il obtint, en 1845, le grand prix de Rome (cantate : La Vendetta, pour soprano, ténor et orchestre). A partir de ce moment, S. se voua avec ardeur à la composition, fit plusieurs voyages d'études et déploya une grande activité littéraire; il devint, en 1860, professeur d'harmonie pratique au Conservatoire de Bruxelles, puis, en 1877, directeur du Conservatoire de Gand, à la tête duquel il est encore aujourd'hui. S. est considéré comme l'initiateur des concerts populaires de musique classique, en Belgique. La liste des œuvres musicales de S. comprend : cinq opéras et opéras-comiques (Il a rêvé, 1845 ; Giovanni da Procida, 1847-1848 ; Madeleine, 1849 ; Les deux prétendants , 1850 ; L'heure de la retraite, 1851) ; plusieurs cantates (Jeanne a" Arc, 1842 ; Cantate de jubilé, 1855 ; Cantate nationale, 1859; De Wederkomst, lS15;Léopold Pr, 1880) ; un oratorio (Amor Lex Aeternae ; chœurs, soli, orgue et orchestre (1883) ; des chœurs pour YEslher, de Racine ; un Ave Maria pour chœurs, orgue et orchestre, 1868); sept symphonies (I, inédite; II, la mineur, 1846; III, mi mineur, 1858 : IV, ré mineur, 1863; V, si bémol majeur, 1869-1890 ; VI, ré mineur, 1889 ; VII, Christus, avec chœurs [le chef d'oeuvre de S.], 1893) ; des fragments symphoniques (Roland à Roncevaux) ; une ouverture de concert (1843) ; deux quatuors pour instr. à archet (I, mi bémol, 1844; II, si mineur, 1865) ; des chœurs pour voix mixtes et pour voix d'hommes ; des motets ; des mélodies, en grand nombre ; des pièces pour piano et une Petite méthode de piano (à l'usage des enfants). A côté de ces œuvres, S. a encore publié un Cours d1 harmonie pratique et de basse chiffrée, un Livre de lecture musicale (quatre cents airs nationaux), un compte rendu sur Les instruments de musique à V Exposition de Paris (1878), des essais historiques, dans diverses revues, et un grand nombre d'articles critiques parus dans les périodiques belges, de 1849 à 1874.
Sanctis, Cesare de, compositeur italien, né à Albano, près Rome, en 1830: reçut sa première éducation musicale à Rome, fut dès 1860 membre de la commission d'examen de l'Académie Ste-Cécile, et bientôt après maître de chapelle des églises « délia Minerva » et « S.-Giovanni de' Fiorentini ». S. fut aussi chef d'orchestre de théâtre à Rome, à Vérone, etc. : en 1877, il fut nommé professeur de contrepoint au « Liceo musicale » de Rome, el se consacra dès lors uniquement à l'enseignement et à la composition. Il passe pour l'un des maîtres les plus remarquables et les plus cultivés de Rome. Parmi ses œuvres, il faut noter surtout: un Requiem, à quatre voix (Turin, 1872 ; en mémoire du roi Charles-Albert), des Messes, des fugues, des canons, une ouverture de concert. S. a publié, en outre, un Trattato d'armonia.
Sanctus, v. Messe.
Sandberger, Adolf, né à Wurzbourg le 1 déc. 1864; fils du professeur de géologie à l'Un versité de cette ville, suivit les cours du gyn nase de sa ville natale, puis étudia la compt sition, de 1881 à 1887, aux écoles de musiqi de Wurzbourg et de Munich, et fit des science musicales, de 1883 à 1887, aux universités c ces mêmes villes et à Berlin (Spitta). Il prit so doctorat en philosophie, en 1887, et passa ei suite deux ans à l'étranger, en Autriche, e Italie, en France, en Angleterre et en Russi S. fut nommé, en 1889 provisoirement, puis, c 1892 définitivement, conservateur de la divisicl musicale à la Bibliothèque de la Cour roya et de l'Etat, à Munich. En 1893, enfin, if f; nommé privat-docent de sciences musicales l'Université de Munich. S. s'est fait connaîtrl en outre, comme un compositeur de talerj par des lieder (op. 1, 6, 11), des chœurs poi voix mixtes (op. 3), un chœur avec orchesti (op. 5), une sonate-trio (op. 4), des morceaux q piano (op. 2, 7), une sonate de violon (op. lu 1892), une ouverture pour un drame (op. £ enfin un opéra ; Ludwig der Springer (texte i\ S. lui-même; Gotha, 1896). En tant que mus| cographe, S. a publié une excellente biograph de Cornélius : Leben und Werke des Dichte musikers Peter Cornélius (1887); une étuc sur Gwendoline, de E. Chabrier (1892), ur autre sur le Cid, de Peter Cornélius (1893), e1 fin, son ouvrage principal : Beitràge zur G schichte der bayrischen Hofkapelle unter O' lando di Lasso (S vol.: I, 1893; II, 1894; 111,1 partie, 1895). En outre, S. a écrit un grai nombre d'articles dans le « Musikalisches W1 chenblatt » et dans la « Neue Zeitschrift f. Mi sik ». Il rédige une édition complète, vraime monumentale, des œuvres d'Orlandus Lassui édition dont le vol. VI a paru en 1898 (ch Breitkopf et Haertel)-
Sander, Constantin, v. Leuckart.
Sanderson, 1. Sybil, remarquable cantatrij scénique, née à San-Francisco ,• fit ses étud musicales à Paris, sous la direction de Sb: glia, Gounod, Massenet et Mme Marchesi, pu débuta, en 1889, à l'Opéra-Comique (Esclaî monde) et passa en 1894 à l'Opéra. Elle s'f fait entendre aussi dans de nombreuses tou nées, en province et à l'étranger, jusqu'au m< ment de son mariage (1897) avec un rici Chilien, M. Terry. — 2. Lilian, cantatrice • concerts (soprano), née à Milwaukee le 13 o 1867; élève de Stockhausen.
Sandoni, v. Cuzzoni.
Sandt, Max, van de, né à Rotterdam le oct. 1863 ; pianiste, élève de Liszt, succéda • 1889 à Bischoff, comme maître de piano au Co servatoire Stern, à Berlin.
Sanglot, ancien ornement du chant, cons' tant en un accent ou une chute (v. ce mot) s une interjection (ô ! ah ! hélas !), etc.: