‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 423 sur 542 · SCHMITT — - SCHMOLL · texte numérisé non relu

SCHMITT — - SCHMOLL

iVûrzbourg, Francfort-s/M., Wiesbaden,Mayen-

je et Leipzig (1865-1876) et, dès 1876, chef d'or-

hestre de la Cour, à Darmstadt. Son opéra,

Yinz Eugen, fut bien accueilli autrefois ; il fut

uivi d'autres : Die Weibertreue (Kaiser Kon-

d vor Weinsberg), La Reole, Alibi, et de

îœurs pour voix d'hommes, écrits en vrai style

pulaire allemand («Heute scheid' ich, morgcn

andr' ich»).

Schmitt, 1. Joseph, compositeur, moine à berbach, quitta les ordres en 1780, et devint archand de musique à Amsterdam, puis, en 00, chef d'orchestre à Francfort-s/M., où il ourut en 1808. Il publia lui-même plusieurs uvres de sa composition (symphonies, quaors et trios pour instr. à archet seuls et avec te, morceaux concertants, méthode de vion, etc.). — 2. Nikolaus, Allemand de naissandevint, en 1779, chef des musiques de la rde, à Paris, et plus tard premier bassonste de l'Opéra italien. Il a fait paraître des atuors, des quintettes pour instr. à vent, des os de clarinettes, trois concertos de basson, ois quatuors pour basson et trio d'archets, des nations pour basson, etc. — 3. Aloys, pianiste pédagogue de mérite, né à Erlenbach-s/Mein avière) le 26 août 1788, m. à Francfort-s/M. 25juil. 1866; fit ses études musicales auprès son père, qui était cantor, et, plus tard, aus de J.-A. André, à Offenbach, Il vécut, de 6 jusqu'à sa mort, à Francfort-s/M., où il it très estimé comme professeur, mais fit un our de plusieurs années à Berlin, vers 1820, ut pianiste du duc de Cambridge, à Hanovre 25-1829). Les œuvres de S., pour l'enseignent du piano, sont depuis longtemps en usage peu partout : Etudes : Op. 16, 55, 62 (Rapsos), 67 (Etudes), 115; « Méthode du jeu du no», op. 114; sonatines, op. 10, 11 ; ronop. 3. Il a écrit, en outre, quatre con- [tos de piano, plusieurs morceaux de cont, des variations et des rondos pour piano et (îhestre ; d'autres pour piano et quatuor d'arpts ; un grand nombre de sonates, de variade rondos, etc., pour piano seul ; pluirs ouvertures : des quatuors pour instr. à |het; des oratorios (Moses ; Ruth); des Mesdes opéras (Das Osterfest zu Paderborn ; Tochter der Wûste ; Valeria ; Der Doppelyzess), etc. — 4. Jakob (Jacques), frère cadet (élève du précédent, né à Obernburg (Ba- :'e), où son père avait été transféré, le 2nov. \ vécut à Hambourg, où il était un profes- |r de piano estimé, et y mourut en juin 1853. publié une méthode de piano (op. 30), des les (op. 37, 271, 330), des sonates de violon, çrand nombre de sonates de piano, des variais, en partie, avec accompagnement de quad'archet, et beaucoup de musique de salon, [écrit en outre un opéra : Alfred der Grosse. Friedrich, professeur de chant renommé, Francfort-s/M le 18 sept. 1812, m. à Vienne 'janv. 1884, —6. Georg-Aloys^iIs etélève de rs S. (3), né à Hanovre le 2 févr. 1827; étudia |iéorie sous la direction de Vollweiler, à Hei- >erg, et réussit à obtenir, tout jeune, quelque

succès, avec un opéra: Trilby, représenté à Francfort-s/M. Après avoir poussé ses études de piano jusqu'à la virtuosité, S. fit, pendant plusieurs années, des tournées de concerts en Allemagne, en Belgique, en France, à Londres, en Algérie, etc., et fut ensuite chef d'orchestre au théâtre d'Aix-la-Chapelle, de Wùrzbourg,etc. Enfin, en 1857, il fut appelé à Schwcrin, comme chef d'orchestre de la Cour et y resta jusqu'à sa retraite, en 1892. S. a contribué, en une large mesure, au relèvement du niveau musical et particulièrement de l'Opéra, à Schwerin. En 1893, il accepta encore la direction du « Lehrergesangverein », à Dresde. Parmi ses élèves, il faut mentionner surtout la pianiste Emma Brandes. S. a composé plusieurs opéras, beaucoup de musique scénique, des ouveitures, de la musique symphonique, etc. Des morceaux de piano, un trio et de petites pièces vocales ont été publiés. — 7. Hans, pédagogue de piano estimé, né à Koben (Bohème) le 14 janv. 1835; fut d'abord (1846-1850) élève des classes de hautbois du Conservatoire de Prague et devint, en 1855, premier hautboïste de l'Opéra de Bucharest, passa plus tard au théâtre de la « Hofburg » , et finalement à la chapelle de la Cour, à Vienne. Mais une maladie incurable du larynx le força à renoncer complètement à son instrument. S. entra alors, à l'âge de vingt-cinq ans dans la classe de piano de Dachs, au Conservatoire de Vienne; il obtint, en 1862, la médaille d'argent et fut nommé sur-le-champ professeur au Conservatoire. Depuis 1875, S. dirige les classes de perfectionnement pour le piano, dans cette institution. Parmi ses œuvres de piano, d'une pédanterie vraiment excessive, il faut mentionner trois cents études sans extension d'octave; Vademecum ; Fundament der Klaviertechnik ; Zirkelûbungen in Skalen und Akkorden (op. 9); cent vingt petits morceaux de genre; une édition instructive du « Gradus ad Parnassum », de Clementi ; Repertoirestudien (arrangement progressif d'œuvres d'enseignement) ; puis : Schule des Gehors (méthode de chant élémentaire, avec adjonction des principes de la théorie musicale) ; des lieder ; des morceaux caractérisques pour piano ; un morceau de concert pour violon. Il a écrit aussi (en se basant sur les travaux de L. Kôhler) : Das Pedal des Klaviers (1875;. Un opéra, Bruna (texte du compositeur lui-même, d'après « Zlataarog» de Baumbach), est resté manuscrit.

Schmœlzer, Jacob-Ed., né à Gratz le 9 mars 1812, m. dans la même ville le 9 janv. 1880: compositeur de lieder très connus en Allemagne, reçut le premier prix du « Thûringer Sângerbund» pour son chœur « Allen Deiitschen».

Schmoll, Antoine, né à Stromberg (prov.

rhénane),de parents d'origine luxembourgeoise, le 17 août 1841 ; reçut, dès l'âge de sept ans, des leçons de piano, d'orgue, d'harmonie, puis de composition (Fr. Hûnten), et se fit entendre en public, en 1853 déjà. Fort jeune, il quitta son pavs et s'établit, comme professeur de piano, successivement à Toulouse (1864), Bruxelles

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SGHNABEL

(1873) et Paris (1875). En 1881, S. fit paraître son œuvre principale : Nouvelle -méthode de piano, théorique, pratique et récréative (seize fortes éditions en quatorze ans); auparavant déjà, il avait publié une cinquantaine d'oeuvres pour piano et, depuis lors, il écrivit toute une série d'œuvres coordonnées en vue de l'enseignement: Etrennes du jeune pianiste; 10 sonatines progressives ; L'écrin mélodique ; 80 études moyennes ; 50 grandes éludes ; cinq cahiers de Gammes et arpèges ; Album de lecture (320 petits morceaux) ; 300 préludes; 10 chansonnettes sans paroles, etc.

Schnabel (ail.), bec (de la clarinette ou de l'ancienne « flûte à bec » [ail. Schnabelflote]) .

Schnabel, 1. Joseph-Tgnaz, compositeur de musique d'église, né à Naumbourg-s/la-Queiss (Silésie) le 24 mai 1767, m. à Breslau le 16 juin 1831 ; fils d'un cantor, il dut interrompre pendant plusieurs années, à la suite de surdité, des études de musique commencées très tôt, mais, plus tard, ayant recouvert l'ouïe, il put les reprendre. Après avoir passé quelque temps dans différents petits villages, où il fit étudier des symphonies de Haydn à un orchestre composé de jeunes paysans, il se rendit à Breslau et y trouva un emploi de violoniste à la collégiale des Vicentins et d'organiste à « Ste-Glara », puis de violoniste dans l'orchestre du théâtre, qu'il dirigeait souvent, en tant que remplaçant. En 1804, S. devint maître de chapelle de la cathédrale, en 1806 directeur des concerts d'hiver de Richter, en 1810 également de ceux de la société du Lundi et du Vendredi ; enfin, en 1812, directeur de musique de l'Université, maître de musique au Séminaire catholique et directeur de l'Institut royal de musique d'église. La musique de S. est de « bonne musique », mais n'a guère laissé d'impression durable ; plusieurs de ses œuvres ont été publiées (cinq Messes, quatre graduels, deux offertoires, antiennes, hymnes, chants de vêpres, quatuors pour voix d'hommes , lieder, marches militaires et autres morceaux pour instruments de cuivre, un concerto de clarinette, un quintette pour guitare et quatuor d'instr. à archet). Beaucoup d'œuvres religieuses sont restées manuscrites. — 2. Michael. frère du précédent, né à Naumbourg le 23 sept. 1775, m. à Breslau le 6 nov. 1842 ; est surtout connu comme fondateur d'une fabrique de pianos, à Breslau (1814), fabrique qui fut reprise par son fils. — 3. Karl, fils du précédent, né à Breslau le 2 nov. 1809, m. dans la même ville le 12 mai 1881 ; s'occupa d'abord de la fabrique de son père et devint facteur de pianos, mais reçut en même temps, de son oncle, d'excellentes leçons de musique. Aussi, après avoir fait entendre un concerto de piano de sa composition, sur un piano à queue construit par lui-même, abandonna-t-il son atelier, pour se vouer complètement à la musique. Ses compositions n'ont guère eu, cependant, de retentissement (lieder, œuvres pour piano, cantates, opéras, Messes, œuvres symphoniques, etc.).

Schnarrwerk (ail.;, syn. do Rcgal, v régale.

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