‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 422 sur 542 · SAX · texte numérisé non relu

SAX

SCALETTA

d'orgue sur la hauteur des sons, etc. Ses recherches figurent dans les « Annales de physique et de chimie » : Mémoire sur la construction des instruments à cordes et à archet (1819, el tirage à part): Sur la communication des mouvements vibratoires entre les corps solides (1820) : Sur les vibrations de l'air (1823) ; Sur la voix Itumaine (1825); Sur la communication des mouvements vibratoires par les liquides I LS26)s Sur la voix des oiseaux (1826), etc.

Sax, 1. Charles-Joseph (père), facteur d'instruments très sagace et de grand mérite, né à Dinant sur la Meuse, le 1er févr. 1791, m. à Paris le 26 avr. 1865; s'établit en 1815 à Bruxelles et ne tarda pas à acquérir une grande réputation, surtout dans le domaine de la fabrication des instruments de cuivre, bien qu'il fabriquât aussi des flûtes, des clarinettes, voire même des violons, des harpes, *des pianos et des guitares. De sérieuses recherches lui permirent de trouver les proportions les plus propres à donner aux instruments à vent toute l'ampleur et toute l'homogénéité de son possibles. 11 lui revient sans doute aussi une grande part dans les découvertes de son fils Adolphe (v. ce nom), auprès duquel il se rendit, à Paris, en 1853. — 2. Adolphe (proprement : Antoine- Joseph), tils du précédent, plus célèbre encore que son père, né à Dinant sur la Meuse, le 6 nov. 1814, m. à Paris le 4 févr- 1894 ; entra au Conservatoire de Bruxelles et apprit à jouer d'abord de la flûte et de la clarinette. Son premier travail fut le perfectionnement de la clarinette et de la clarinette-basse (1840). Sans ressources (son père dépensait beaucoup d'argent pour ses expériences et fut, à plusieurs reprises, subventionné par le gouvernement), il se rendit en 1842 à Paris, n'ayant comme unique recommandation qu'un exemplaire d'un instrument complètement nouveau, inventé par lui : instr. à vent en cuivre, mais à anche simple, comme la clarinette (v. saxophone). Mais il attira bientôt l'attention des principales sommités du monde musical parisien (Halévy, Auber, etc.) et trouva, en la personne de Berlioz, un ardent défenseur de ses innovations ; à ces encouragements artistiques s'adjoignirent peu après les secours pécuniaires indispensables à l'inventeur. S. construisit alors huit modèles différents de son saxophone ; puis il appliqua à la fabrication des instr. à vent en cuivre ses expériences personnelles et celles de son père, sur l'amélioration de la résonance des tuyaux. Les instruments rénovés de la sorte reçurent les noms de saxhorn (cf. bugle et tuba), saxotromba, «•te. S. lit breveter tous ses perfectionnements et acquit très rapidement une grande renommée ; ses instruments furenl adoptés principalement par les musiques militaires françaises. S.Mile, la jalousie de concurrents, incapables de lutter par d'autres armes, explique les nombreuses attaques auxquelles S. fut continuellement en butte : mais tous les procès furent réglés en sa faveur. Quelle que soit la dose de suffisance dont l'inventeur lit preuve, en donnant son nom à tous ses instruments, le mérite

de S. n'en est pas moins amoindri et l'Allemagne même, après s'être opposée à ces améliorations, fait taire des sentiments d'un chauvinisme arriéré. S. fut nommé, en 1857, professeur de saxophone au Conservatoire de Paris, et écrivit une « Méthode » pour le jeu de ses instruments. — 3. Marie, v. Sass.

Saxhorn, nom donné par Ad. Sax (v. ce nom) à la famille des instruments issus de l'ancien bugle, resp.de l'ophicléïde, grâce à l'application du mécanisme à pistons à la place des clefs. Sax construisait sept modèles différents de s. : les s. sopranino, soprano, alto (ténor), basse, basse grave et contrebasse. Cf. bugle.

Saxophone, nom donné par Ad. Sax (v. ce nom) à un nouvel instr. à vent qu'il construisit dès 1840 et qui, d'une part, semble appartenir au groupe des cuivres, tandis que, d'autre part, d'après le mode de production du son, il fait partie de la même catégorie que la clarinette (instr. à vent à anche simple). Le doigté du s. offre beaucoup d'analogie avec celui de la clarinette, toutefois une différence notable résulte du fait qu'il est non pas quintoyant, comme la clarinette, mais octaviant comme la flûte, le hautbois, etc. On construit huit modèles différents de s. : le s. aigu, en mi bémol3 ; le s. soprano, en ut3 ou si bémol'2; le s. alto, en fa% ou mi bémol 2 ; le s. ténor en ul"1 ou sibèmol^ ; le s. baryton, en fax ou mi bêmolx ; le s. basse enut1 ou si bémol -1 ; le s. contrebasse, en fa 1 ou mi bémol 1.

Saxotromba, nom donné par Ad. Sax (v. ce nom) à toute une famille d'instruments créés par lui et qui, au point de vue des dimensions du tube sonore, tiennent le milieu entre le bugle (ou plutôt le saxhorn [v. ce mot] qui en dérive) et le cor. Le timbre du s. est moins doux que celui du cor, mais aussi moins rude que celui des instruments de la famille du bugle. Sax construisait sept modèles différents de s?, correspondant à peu près à ceux de la famille des saxhorns. Le s. n'a pas été admis, jusqu'à ce jour, à l'orchestre.

Saynète, dénomination espagnole, adoptée en français, pour une farce en musique.

Scacchi, Marco, contrapontiste de l'école romaine, né à Rome vers la fin du xvie s. ; élève de Felice Anerio, fut, de 1618 à 1648, directeur de la Chapelle polonaise, à Varsovie. Il se retira ensuite à Gallese, près de Rome, où il mourut chargé d'années (avant 1685). S. a publié: trois livres de madrigaux à cinq voix (1634-1637); un livre de Messes de quatre à six voix (1638) : une ode funèbre pour Jean Stobœus (1647): une Messe à douze voix se trouve, en manuscrit, à la Bibliothèque de Berlin. S. eut une dispute avec un organiste de Danzig, Paul Syfert, dont il attaqua les compositions de psaumes, dans: Cribrum musicum ad triticum Syf ertinum,etc. (1643 ; ouvrage qui renferme, en outre, des Messes, des motets et des canons de différents musiciens de la Chapelle polonaise) ; un autre écrit de S. est intitulé : Brève discorso sopra lamtt' sica moderna (1647).

Scaletta, Orazio, compositeur et théoricien,

SCANDELLI — SCARLATTI

né à Crémone, maître de chapelle d'une église de Salo, sur les bords du lac de Garde, puis, à partir de 1607, à Crémone, plus tard à Bergame et, enfin, à la Basilique de St- Antoine à Padoue, où il mourut de la peste, en 1630. S. a publié des Villanelle alla Romana (1590), des madrigaux à six voix et une Messe à quatre voix, de même que deux ouvrages théoriques : Scala délia musica (souvent réédité; l'édition la plus ancienne qui soit connue, mais non la lre édit., est de 1598; la 7e éd. est inconnue ; la 8e de 1626) et Primo scalino délia scala di contrapunto (16*22).

Scandelli, Antonio, musicien de la Cour du arince électeur, à Dresde (déjà avant 1553, puisque c'est cette année-là que le duc Maurice de Saxe mourut, et que S., déjà à Dresde, composa four lui un Requiem) , né à Brescia en 1517, m. à Dresde le 18 janv. 1580 ,• dès 1566 second maître de chapelle, et dès 1568 maître de chajelle, fut en même temps que compositeur, un cornettiste distingué. Il a publié : Il 1° libro idelle Canzoni Napolitane (24 à quatre voix, 1566 ; d'autres éditions en 1572 et 1583, à Nuremberg) ; Neue teutsclte f/eistl. Liedlein mit 4 und 5 Stimmen (12 ; 1568) ; Nawe und lustige weltl. deutsche Liedlein (20, de quatre à six voix, 1570 ; autres éditions en 1578 et 1579, ous le titre : Schone weltliche und geistliche nawe deutsche Liedlein); Nawe schone auseresene geistliche deutsche Lieder (23, de cinq à ix voix, 1575) ; Il 11° lib. délie Canzoni Napolitane (24 de quatre à cinq voix, 1577). Quelques motets se trouvent dans différents recueils et eaucoup d'autres, en manuscrits, dans des ibliothèques ; il faut mentionner surtout, à Grimma, plusieurs Passions qui furent publiées aar d'autres musiciens, après avoir subi des transformations. On trouve à Zwickau un moet : Christus vere languores, qui doit être la dernière œuvre de S., et porte la remarque anuscrite : Ullima cantio Anthonii Scandelli ui 18. Januarii dievesperi Jtora 7,Anno 80, xelatis suae 63 obiit . Cf. Die Instrumentisten >nd Maler Briider de Tolaundder Kapellmeisler Antonius Scandellus («Archiv. for die sàchsische Geschichte », 1866).

Scaria, Emil, né à Graz le 18 sept, 1840, m. Blasewitz, près Dresde, le 22 juil. 1886 ; étudia 'abord la jurisprudence, mais se fit bientôt lianteur scénique, sous la direction de Netzer, Graz, de Gentiluomo et de Lewy, à Vienne, t débuta avec succès à Pest, dans le rôle de >ajnt-Bris (Huguenots). En 1862, il partit pour ondres et s'y perfectionna auprès de Garcia, ut engagé la même année à Dessau, puis, en 863 à Leipzig, en 1864 à Dresde, et finalement Vienne (1872) où il remplit pendant quelques innées les fonctions de régisseur de l'Opéra de a Cour. S. fut une des basses les plus remaruables de notre époque ; il se distingua surut dans les rôles wagnériens (Wotan, Hans achs, Hollandais).

Scarlatti, 1. Alessandro, le célèbre fondateur e l'Ecole napolitaine, né à Trapani (Sicile) en 659, m. à Naples le 24 oct. 1725; fit, selon

Quanz, ses études musicales à Rouir, auprès de Garissimi,puis, en 1680, til epéouter son premier opéra connu: LOnesta neWamore, au palais de la reine Christine de Suède (qui, depuis son abdication, résidait à Home). S. -portait, encore en 1684, le titre de maître de chapelle de la reine de Suède; dix ans plus tard, notfa le trouvons maître de chapelle de la Cour à Naples, puis en 1703 suppléant et en 1707 successeur de Foggia à Ste-Marie-Majeure de Rome. En 1708, il quitta cette place pour réintégrer son ancien poste de Naples et prit en même temps la direction du Conservatoire de « Sant- Onofrio». Il doit avoir aussi enseigné au Conservatoire « dei Poveri » et à celui de « Loreto ». Parmi ses disciples personnels, on compte : Logroscino, Durante et Hasse. Scarlatti produisit un très grand nombre d'œuvres. D'après ses propres indications, retrouvées sur un exemplaire du texte de l'opéra ligrane, il avait écrit en 1715 déjà cent six opéras. Le nombre de ses autres œuvres est presque incroyable ; on compte deux cents Messes (jusqu'à dix voix) et une énorme quantité de cantates pour une voix seule, avec « continuo » ou violon, dont la bibliothèque du Conservatoire de Paris possède, à elle seule, hait volumes. A cela s'ajoutent : toute une série d'oratorios (1 doloridi Maria ; Il sacri fizio d'Abramo ; Il martirio di S. Teodosia ;La concezzione délia Beata Virgine ; La sposa de' sacri cantici ; S. Filippo Neri ; La Vergine addolorala), plusieurs Stabat, une Passion selon St-Jean(pour alto, chœur, violon, alto et orgue), un grand nombre de psaumes, de motets, de Miserere, de madrigaux et de sérénades vocales, quatorze duos de chambre (exercices pour la voix), des toccatas pour orgue ou clavecin, etc. Quelques œuvres seulement de S. ont été gravées (Concerti sacri, motets de une à quatre voix, avec instr. à archet et basse d'orgue, parus comme op. 1 et 2). Parmi les opéras, il faut mentionner particulièrement : La Rosaura (1690 environ ; réédité par Eitner, dans la xive année des publications delà «Gesellsch. fur Musikforschung »), dans lequel S. introduisit pour la première fois l'« accompagnato » ; Teodora (Rome, 1693), dans lequel il introduisit le da capo du grand air ; Pirro e Demetrio (Naples. 1694); Ilprigioniero f'orlunato (1698); Laodicea e Bérénice (1701) ; Tigrane (1715; orchestre: violons, violes, violoncelles, contrebasses, deux hautbois, deux bassons et deux cors), et Griselda (1721). Parmi les nouvelles éditions dels œuvres de Si,. il faut noter surtout quelques morceauxdans les ouvrages de Choron, Rochlitz Dehn, Prince de la Moskova, Proske. Gommer (Tu es Petrus, à huit voix); une Messe entière éditée par Proske, et une Messe des morte, par Choron. Un air et un duo de Laodicea <■ />'< nice, un trio et un quatuor de Grisëlda, avec une traduction aUentandfc de A. v. Wolzogen, ont été publiés par J.-J. Maier. - 9. Domeni&sq fils du précédent, non moins célèbre que BOti père, surtout comme claveciniste et compositeur d'œuvres pour le clavecin, né à N'a pies en 1685 (selon d'autres, en 1683),m. dans la mêm p

SCEMANDO

ville, ou à Madrid, en 1757 : élève de son père et de Gasparini, à Rome, fit d'abord connaître son nom par quelques opéras écrits pour les théâtres de Rome (il n'y avait alors pas d'autre manière de débuter, pour un compositeur italien). En même temps, S. était très apprécié comme pianiste et, lorsqu'en 1709 Hândel vint à Rome, le cardinal Ottoboni ne lui opposa personne que S. comme représentant italien du jeu du piano et de l'orgue. Cette noble lutte se termina à l'honneur des deux parties ; cependant, à l'orgue, Haendel fut déclaré supérieur à S., ou plutôt l'Allemand supérieur à l'Italien. En 1715, S. fut nommé successeur de Baj, comme maître de chapelle de l'église St-Pierre, une preuve évidente de son grand renom ; il n'y resta que jusqu'en 1719, époque à laquelle il partit pour Londres, en qualité de « Maestro al cembalo » de l'Opéra italien, et put faire représenter son opéra Narciso. Deux ans plus tard, le roi du Portugal l'appela à sa Cour de Lisbonne, comme claveciniste et professeur de clavecin des princesses ; toutefois, en 1725, il retourna à Naples et, lorsqu'en 1729 la princesse Madeleine-Thérèse épousa le prince héritier du trône d'Espagne (Ferdinand VI, 1746), il la suivit à Madrid, où il resta jusqu'en 1754, année de son retour à Naples. D'après une autre version, S. serait mort à Madrid. L'abbé Santini possédait trois cent quarante-neuf compositions pour clavecin et pour orgue de S., cependant sa collection n'était pas même complète. C.-F. Pohl avait recueilli trois cent quatre copies manuscrites (y compris l'édition de Czerny : trois cent soixante-dix-sept, dont trentesept seulement dans celle-ci). S. lui-même publia : Pièces pour le clavecin, composées par D. S., maître de clavecin du prince des Asturies (deux recueils contenant trente-deux morceaux, y compris une fugue d'Alessandro S.) et Esercizi per gravicembalo di Don. D. S., cavalière di S. Giacomo e maestro de' serenissimi pincipi e principessa délie Asturie. Parmi les éditions nouvelles des œuvres de piano de S., il convient de noter surtout le grand recueil de Czerny (deux cents morceaux), soixante sonates publiées chezBreitkopf et Hârtel, douze sonates et fugues éditées par Kôhler, trois sonates par Tausig, dix-huit morceaux par Bûlow, dix-huit par Schletterer, vingt-huit chez André, à Offenbach, un choix très riche (plus de cent numéros) dans le Trésor des pianistes, de Farrenc, et quelques morceaux dans les recueils de Pauer : A Ite Meister et Alte Klavier Musik, ainsi que dans : Alte Klavier musik, de Peters. Les sonates de Scarlalti se composent d'une seule partie, dans la forme du lied, l'écriture en est le plus souvent homophone, la figuration vive et parée d'ornements délicats, en sorte que leur auteur doit être regardé comme l'un des initiateurs de la musique de piano moderne, comme le précurseur d'un Ph.-E. Bach, d'un Haydn, etc. — 3. Giuseppe, compositeur scénique, petitlils de Alessandro S., mais non pas un fils de Domenico S., né à Naples en 1712, m. à Vienne le 17 août 1777: écrivit d'abord quelques opéras

— SGHAD

pour des scènes italiennes, puis alla se fixer ei 1757 à Vienne, où un grand nombre de ses opé ras italiens furent représentés (De guslibus nm est disputandum ; Il mercato di Malmantile L'isola disabitata, etc.)

Scemando (ilal.), en disparaissant.

Scénario, d'un opéra, d'un ballet, etc., c.-à-d le texte complet ou l'action avec toutes les in dications de mise en scène.

Scénique, Musique s., v. musique.

Schaab, Robert, né à Rôtha, près de Leipzig le 28 fév. 1817, m. le 18 mars 1887; élève de C.-h Becker et de Mendelssohn, fut dès 1853 profes seur à Leipzig, et dès 1878 organiste de l'églis St-Jean. S. a publié des compositions pour or gue, fort bien écrites.

Schachner, Rudolf-Joseph, pianiste et com positeur, né à Munich le 31 déc. 1821, m. à Rei chenhall le 15 août 1896 ; élève de Henselt et d J.-B. Cramer, se fit entendre avec succès : Munich, Leipzig, Paris, etc., puis se fixa à Lon dres, en 1853, comme professeur de piano, et i occupa longtemps une position distinguée. Plu tard, il élut domicile à Vienne. Il faut mention ner parmi ses compositions : deux concertos di piano, plusieurs œuvres pour piano et un ora torio : Israels Rùckkehr nach Babylon.

Schacht, Matthias-Heinrigh, né à Vibora dans la Jutlande, le 29 avr. 1660 ; devint, eij 1683, cantor et maître d'école à Ottensen, eil 1686 recteur à Kierteminde, puis mourut en cettj ville le 8 août 1700; auteur d'un dictionnaire dj musique : Bibliotheca musica sive authorurA musicorum catalogus (non imprimé; daté: Kiei teminde, 1687;. Gerber a utilisé une copie dl divers fragments de ce manuscrit pour so; « Dictionnaire ».

Schack (Cziak) Benedikt, ténor et composi teur d'opéras, né à Mirowitz, en Bohême, e:j 1758, m. à Munich le 11 déc. 1826 ; fut nommé en 1780, maître de chapelle du prince Carolatlij puis chanta à Prague, à Salzbourg, à Vienne à Graz et, en dernier lieu, à Munich. 11 fit valoi ses droits à la retraite, en 1805. S. a écrit pluj sieurs opéras, dont l'un : Die beiden Antonl (Die dummen Gartner, 1787, en collaboratio avec Gôrl), a paru en réduction pour le piano on a gravé en outre de lui une Messe et del compositions vocales. S. était lié d'amitié, : Salzbourg, avec M. Haydn et L. Mozart, et, I Vienne, avec J. Haydn et W.-A. Mozart. C dernier écrivit pour lui le rôle de Tamino (S appartenait dans les deux villes à la troupe d Schikaneder).

Schad, Joseph, pianiste, né à Steinach (Bs vière) le 6 mars 1812 ; élève de l'Ecole de mus j que de sa ville natale, puis, ensuite, de Aloyj Schmidt, à Francfort s/M., fit des tournées d concerts en Suisse et fut engagé, en 1834, comml organiste et directeur de musique à Morge (canton de Vaud). Plus tard, S. devint profesl seur au Conservatoire de Genève, puis se fixj à Bordeaux en 1847, et y fut très estimé jusqu' sa mort (4 juil. 1879). S. a composé un trèl grand nombre de fantaisies, de transcriptions! de valses, de mazurkas, etc., pour le piano, dl

SGHADE — SCHAPLER

nême qu'un ballet, Frantzia (Bordeaux, 1864), it des mélodies vocales.

Schade,l. Abraham (Schad.eus), originaire de >enftebourg, lit ses études à Leipzig (1564), et >ccupa, jusqu'en 1617, différentes places de receur, à Meissen, Schneeberg, Bautzen , etc. Il ,'est fait connaître par la publication d'un ;rand recueil : Promptuarium musicum (1611- 613, 1616 ; 4 part.) qui contient trois cent quare-vingt-quatre motels de cinq à huit voix, '[Principalement de compositeurs allemands de a fin du xvie et du début du xvne s. Cette an- ]! hologie, comme le Florilegium Porteuse, de [[ 'todenschatz, est d'une très grande valeur pour étude de l'histoire de la musique à cette épo- [iie. — 2. Karl, professeur de chant dans les coles municipales d'Halberstadt , a publié : ")arstellung einer Reihenfolge melodischer, 'hythmischer und dynamischer Uebungen als leitrâge zur FÔrderung des Gesangs in Volkschulen (1828); Singebuch fur deutsche Volkschulen (1828); Singebuch fur Schulen, de deux quatre voix (1829); Kurze und grûndliche llementar-Gesangbildungslehre ( 1831 ) ; Wie er Lehrer N. seine Schule, die erste Klasse ei- ,er Dorfschule, fur den Gesang ausbildete 831) et Ueber den Zweck des Gesangunterichts in Schulen (1831).

Schaeffer. 1. Karl-Friedrich-Ludwig, né à

!>ppeln le 12 sept. 1746, m. à Breslau, où il

tait avocat et notaire, le 6 avr. 1817; musicien

récoce et fort habile, laissa une Messe, deux

péras : Walmir und Gertraud et Der Orkan,

ix concertos de piano, des sérénades, etc. —

. Heinrigh, né à Gassel le 20 févr. 1808, m. à

lambourg le 28 nov. 1874 ; en son temps, ténor

es apprécié sur les scènes de Magdebourg,

irunswick et Hambourg, se maria en 1840 et

uitta le théâtre pour se vouer entièrement à la

omposition. S. a publié des chœurs d'hommes

cinq et six voix; il a laissé en manuscrits des

ympnonies, des quatuors, etc. — 3. August, né

Rheinsbergle 25 août 1814, m. à Berlin le 7 août

879; passa la plus grande partie de sa vie à

ierlin, très connu comme auteur de chansons

'umoristiques, de duos, de chœurs, etc. Un

péra de sa composition, Emma von Falken-

ein, fut représenté en 1839, au théâtre de

Kônigsstadt », à Berlin. — 4. Julius, né à

revese, près Osterbourg (Ane. Marche), le 28

3pt. 1823 ; son père était cantor et l'envoya au

ymnase de Stendal,puis à l'Université de Halle

de 1844 à 1847, il étudia d'abord la théolo-

îe, puis la philosophie. Il se lia intimement

vec Robert Franz et, par lui, fut mis en rap-

orts avec Schumann, Mendelssohn, Gade, etc.

race à ces relations, S. conçut le désir de se

ouer entièrement à la musique, mais il ne le

ialisa qu'après avoir été pendant deux ans

écepteur à Jassy (Moldavie). En 1850, il de-

int l'élève de Dehn,à Berlin, et, cinq ans plus

rd, il obtint la place de directeur grand-du-

il de musique, à Schwerin, où il créa le chœur

la « Schlosskirche ». En 1860, S. succéda à

einecke, comme directeur de musique univer-

taire et directeur de la « Singakademie», à

Breslau; en 1861, il reçut le titre de directeur royal de musique et, en 1878, celui de «professeur » ; en 1872, déjà, l'Université lui avait conféré le grade de Dr phil. lion. c. Com.me compositeur, S. n'a fourni que quelques recueils de lieder et de chœurs ; par contre, il doit sa réputation notoire à ses excellents recueils de chorals (1866 et 188C) et à son activité littéraire. On connaît surtout ses articles et ses brochures en faveur des arrangements des œuvres de Bach et de Hândel, par Robert Franz, par opposition aux travaux de Chrysander; ce sont : Zwei Beurteiler von Dr R. Franz ; Fr. Chrysander in seinen Klavierausziigen zur deutschen Hândel- Ausgabe; R. Franz in seinen Bearbeitungan altérer Vokalwerke.

Schaernach, Luise, excellente cantatrice de théâtre et de concert (mezzo-soprano), née à Oldenbourg vers 1860 ; fit ses études musicales au Conservatoire de Hambourg ( von Bernuth), débuta à Weimar, dans le rôle d'Ortrude, de « Lohengrin », et y fut engagée. En 1883, elle chanta à Londres, avec beaucoup de succès, dans « Savonarole », de Stanford.

Schafhaeult, Karl-Franz-Emil (de), né à Ingolstadt le 16 févr. 1803, m. à Munich le 25 févr. 1890 ; acousticien aussi distingué que bon géognoste, professeur de géognosie, d'industrie minière et métallurgique, conservateur des collections géognostiques de l'Etat, membre de l'Académie royale de Bavière, etc., eut une grande part dans les découvertes et même dans la fabrication des instruments de Theobald Bôhm (v. ce nom), avec lequel il était intimement lié. S. fit, entre autres, des recherches sur les causes du timbre, recherches dont le résultat ébranla fortement la théorie de Helmholtz sur le timbre (« Allg. Musikzeit. », 1879). S. était encore étudiant, lorsque, sous le pseudonyme transparent de de Pellisov (pellis ovis), il écrivit pour les (vNeue Annalen der Chimie» : Théorie gedackter cylindrischer und konischer Pfeif'en und der QuerflÔten (1833), et Ueber Schall, Ton, Knallundeinige andreGegenstànde der Akustih (1834 ; les deux aussi en tirage à part); puis Ueber die Kirchenmusik des katholischen Cultus (« Allg. Musikzeit., 1833) ; un rapport de valeur sur les instruments de musique à l'Exposition de Munich (1854); Ueber Phonometrie (mesure de l'intensité du son 1854) ; Der echte Gregorianische Choral in seiner Entwickelung (1869); Ein Spaziergang durch die liturgische Musikgeschichte der hatholischen Kir'che (1887 ; continuation de l'essai précédent), et une biographie détaillée de l'abbé Vogler (1888).

Schalllôcher (ail.), ouïes (v. ce mot).

Schallwelle (ail.), onde sonore, vibration.

Schalmei (ail.), chalumeau.

Schanzune, ancienne corruption germanique de « chanson ».

Schapler, Julius, violoncelliste, né dans Le Harz en 1820; maître de musique à Thorn, auteur d'œuvres de musique de chambre, parmi lesquelles un quatuor pour instr. à archet, un trio avec piano, et un quintette avec piano,

SCHARFE — SGHEIBE

remportèrent des prix dans différents concours.

Scharfe, Gustav, professeur de chant estimé, né à Grimma (Saxe) le 11 sept. 1835, m. à Dresde le 25 juin 1892: fut, pendant onze ans, baryton de l'Opéra de Dresde et, dès 1874, maître de chant au Conservatoire.il reçut, en 1880, le titre de « professeur ». Son élève le plus célèbre est Emil Gôtz. S. a publié une excellente méthode de chant : Die methodische Entwickelung der Stimme.

Scharwenka, 1 . Ludwig-Philipp, né à Sam- 1er (Posen) le 16 févr. 1847; son père était architecte et se fixa, en 1857, à Posen où S. fréquenta le gymnase, puis, en 1866, à Berlin, où il devint élève de la « Nouvelle Académie de musique » de Kullak, et plus particulièrement de VVùerst. Il reçut, en outre, des leçons particuculières de H. Dorn. En 1870, S. fut nommé professeur de théorie à l'Académie de Kullak, puis, en 1881, maître de composition au Conservatoire fondé par son frère, et dont il prit la direction (avec Hugo Goldschmidt), après le départ de ce dernier pour l'Amérique. S. s'est créé un bon renom, par une série de compositions intéressantes pour orchestre, pour piano, pour violon, pour violoncelle et pour la voix. Il faut noter surtout des œuvres chorales: Herbstfeier (op. 44) et Sakuntala (les deux avec soli et orchestre); deux symphonies; une Arkadische Suite ; une sérénade pour orchestre ; une ouverture de fête ; DÔrper Tanzweise, pour chœur et piano ; une suite pour piano et violon (op. 99), etc. S. a épousé, en 1880, Marianne Stresow, violoniste de talent, qui enseigne également au Conservatoire Scharwenka. — 2. Frànz-Xaver, frère du précédent, pianiste distingué et compositeur notable, né à Samter le 6 janv. 1850; lit, jusqu'à l'âge de dix-huit ans, les mêmes études générales et musicales que son frère. Il eut particulièrement pour maîtres, à Berlin, Th. Kullak (piano) etR. Wùerst (composition). Aussitôt après avoir terminé ses trois années d'études, il fut engagé, en 1868, comme professeur à l'Académie de Kullak; puis, en 1869, il se fit entendre pour la première fois à la « Singakademie », comme pianiste, et remporta un très grand succès. Il ne tarda pas à se faire connaître par un grand nombre d'autres concerts à Berlin et dans d'autres capitales. En 1874 , S. abandonna sa situation de professeur , pour se produire un peu partout en Europe, comme virtuose. Toutefois, le 1er oct. 1881, il ouvrit, à Berlin, avec quelques professeurs distingués, un grand Conservatoire (Philippe S., Mme S. -Stresow, Albert Becker, Philippe Rïifer, J. Kotek, O. Lessmann, W. Langhans, M. Rôder, W. Jàhns, A. Hennés). Enfin, en 1891, il accepta un appel qui lui était adressé de New- York, comme directeur d'un Conservatoire qui porte son nom :« Scharwenka-Conservatory ». Quant à l'institution de Berlin, elle fut réunie, en 1893, au Conservatoire Klindworth ("direction : Philippe S., H. Goldschmidt, 11. Genss). En tant que compositeur ; S. occupe aussi un ran.u distingué; son premier concerto

de piano (si bémol mineur) est apprécié à b® droit ,• en outre, il faut mentionner : le secon< concerto de piano (ut mineur), deux trios et ui quatuor avec piano, une sonate de violoncelle ■une de violon, deux sonates de piano, des lie der, un certain nombre de pièces de genre pou piano (Danses polonaises), enfin une sympho nie et un opéra en quatre actes : Malaswintht (Weimar, 4 oct. 1896). Les compositions de g ont de la vigueur, un rythme entraînant; leu harmonisation est intéressante et emprunt plus d'un élément à la musique nationale polo naise.

Schauensee, Franz-Joseph-Leonti Meyer de compositeur, né à Lucerne le 10 août 1720, en tra en 1738 au couvent des Cisterciens de St Urban, puis, en 1741, dans le régiment suiss de Sardaigne, sous les ordres de Keller. Il fin promu officier, mais fait prisonnier à Nice e| libéré, sur son engagement formel de ne p reprendre les armes. En 1752, S. entra dans 1 ordres, devint organiste de la collégiale Liudgard, où il vivait encore en 1790. S. a écri plusieurs opéras, mais surtout de la musiqtu d'église ; on a gravé de lui : sept Messes ; qua tre motets, pour soprano et alto ; Obeliscus mu sicus (offertoires); Ecclesia triumphans if canto ( Te Deum, Tantum ergo, etc.); Cantict doctoris (Antiennes à la Ste Vierge); Panthéon musicum (concertos d'orgue); un concerto poui orgue, piano et accompagnement, etc. Beau coup d'autres œuvres, entre autres une Messi à vingt-six voix réparties en trois chœurs, res tèrent manuscrites.

Schebek, Edmund, Dr juris, secrétaire de h chambre du commerce de Prague, né à Peters dorf (Moravie) le 22 oct. 1819, m. à Prague h 11 fév. 1895; écrivit le rapport officiel autaft chien sur les instruments de musique à l'Expo* sition universelle de Paris (1855 ; tirage à pars en 1858). On connaît, en outre, de lui : Der Gei genbau in Italien und sein deutschêr Ursprung (1874), et Zwei Briefe iiber J.-J. Froberger (1874).

Schebest, Agnes, cantatrice scénique de n talent, née à Vienne le 15 févr. 1813, m. î Stuttgart le 22 déc. 1869; chanta à Dresde j qu'en 1833, puis à Budapest (1833-1836) et, représentations, sur différentes scènes. Elk remporta de grands succès, puis elle épousa en 1841, l'auteur de la « Vie de Jésus », D.-F, Strauss; elle quitta alors la scène. S. a écrit: Aus dem Leben einer Kiinstlerin (notes autobiographiques, 1857).

Schechner-Waagen,NANETTE, née à Munich en 1806, m. dans la même ville le 30 avr. 1800 ; fui. de 1825 à 1835, cantatrice estimée sur les scènef allemandes de Vienne, de Berlin et de Munich. En 1832, elle épousa le peintre Waagen ; puis, elle dut quitter la scène, en 1835, pour raison de santé.

Scheibe, Johaxn-Adolf, célèbre musicographe, né à Leipzig en 1708, m. à Copenhague en avr. 1776 ; était le fils d'un excellent facteur d'orgues, Johann S. (m. le 3 sept. 1748 ,• constructeur des orgues de l'église de St-Paul [1716],

SCHEIBLER — SCHEIDEMANTEL

et de celles de St-Jean [1744], que J.-S. Bach trouvait irréprochables), étudia, dès 1725, à l'Université de Leipzig et devint, en même temps, un excellent musicien. Lorsque, en 1729, dans le concours pour la place d'organiste de l'église St-Thomas, on lui préféra Gôrner (Bach était membre du jury), S. se mit à voyager ; il se rendit d'abord à Prague, puis à Gotha, à Sondershausen, et, en 1736, à Hambourg, où il attira sur lui l'attention du monde musical, par ses attaques contre Bach, dans le sixième fascicule de la revue musicale intitulée : Der kritische Musikus (1737 à 1740). Il devint, en 1740, maître de chapelle du Margrave de Brandebourg-Gulmbach, puis, en 1744, maître de chapelle de la Cour du Danemark, à Copenhague. En 1745, S. publia une nouvelle édition augmentée du Kritischer Musikus ; enfin, en 1758, 1 fit valoir ses droits à la retraite. S. a écrit, en outre : Abhandlung vom Ursprung und Aller ier Musik, insonderheit der Vokalmusik 1754) ; Beantwortung der unparteiischen Anm,erkungen(Birnbaums) etc., iiber eine Stelle des Kritischen Musikus, » (précisément l'attaque ïontre Bach, 1758) ; Abhandlung iiber das Renlatïv (« Bibliothek der Kiinste und Wissenschaften ; vol. II et III). Quant à un traité de composition projeté, en quatre vol. (Ueber die musikalische Komposilion),\\ n'en termina que e premier volume (1773) ; un Compendium nusices theorico-2>raciicumest resté manuscrit. e toutes les compositions de S. (deux cents uvres d'église ; cent cinquante concertos de llûte ; trente concertos de violon ; soixante-dix atuors [symphonies] ; trios ; sonates ; un oraorio de la Résurrection et un autre de l'Ascenion), il ne parut que trois sonates pour flûte et iano;six sonates pour flûte et « continuo » (Muikalische Erquichstunden) ; quelques chants e franc-maçons: des cantates tragiques (à deux oix, avec piano et une introduction esthétiue); des mélodies enfantines (avec avant-propos), et un opéra danois : Thusnelda (avec une troduction esthétique). S. fut le premier qui emarqua que la musique polyphonique a été ventée par les peuples du Nord.

Scheibler, Johann-Heixrich, l'inventeur de la néthode d'accord, connue sous le nom de « méiode Scheibler », né à Montjoie, près Aix-la- Ihapelle, le 11 nov.1777, m. à Grefeld le 20nov. 838 ,■ était fabricant de soieries à Grefeld, mais e possédait malheureusement pas la culture cientifique nécessaire pour exprimer ses idées 'une manière suffisamment claire. Ses écrits ont : Der physikalische und musikalische nonmesser (1834) ; Anleitung, die Orgel vermitilst der Stôsse (vulgo Schicebungen) und des ietronoms korrekt gleichschwebend zu slimlen (1834); Ueber mathematische StimwMng, 'emperaturen und Orgelbauslimmung nach 'ibrationsdifferenzen oder Stossen ( 1835 ) ; litteilung iiber das Wesentliche des musikaschenund i)hysikalischen Tonmessers(lSSo).

ous ces ouvrages ont été réunis, sous le titre 3 : Schrif'ten iiber musikalische und physihache Tonmessung, etc. (1838). Top fer (1842) et,

en français, Vincent (1849) et Lecomte (Me moire explicatif de l'invention de S., etc., 185(3) ont donné des descriptions fort claires de la méthode Scheibler. L'appareil de S., dont l'inv. nteur vendit le brevet à un mécanicien de Grefeld, se compose de cinquante-six "diapasons, de la2 à la3, qui, vibrant deux à deux, donnent toujours quatre vibrations à la seconde (le diapason du la -fait 220 vibrations doubles, donc la 3 aura 220 -f- 4. 55 = 440).— 2. Lumvio, né à Montjoie, près Aix-la-Chapelle, le 7 juin 184S ; son frère possédait une fabrique de drap et l'envoya à l'école industrielle, puis le fit entrer comme apprenti dans sa fabrique. S. travailla dans cet établissement jusqu'en 1874, avec une interruption pour son service militaire, et fa campagne de 1870-1871. Mais, à ce moment, il se voua à l'étude de l'histoire de l'art (universités de Bonn, Munich, Berlin, Vienne), fit des voyages d'études à travers la Hollande, l'Allemagne, à Paris, à Madrid et à Londres, s'occupant spécialement des anciens peintres allemands et hollandais, afin de pouvoir remplir les fonctions de directeur d'un Musée des Beaux- Arts. Il n'atteignit malheureusement pas ce but, mais remplit, de 1880 à 1884, une place dans l'admininistration du « Musée de peinture » à Berlin, où il avait à s'occuper de la confection d'un nouveau catalogue et sut acquérir la renommée d'un vrai connaisseur. En 1883, S. se maria, se remit à l'étude du piano qu'il avait négligée depuis longtemps, quitta sa place du Musée et se voua tout entier à l'étude de l'histoire de la littérature du piano. Il fit alors, dans ce but, une collection spéciale qui prit de très grandes proportions (elle embrasse tout le xvme et le xixe s.). Notre dictionnaire est redevable à S., qui est devenu dans son nouveau domaine une autorité indiscutable, de plusieurs communications de valeur. En 1880, S. fut promu DT phil., à Bonn, à la suite d'une thèse sur les peintres de Cologne, de 1460 à 1510.

Scheidemann, Heinrich, illustre organiste, né vers 1596, m. au début de l'année 1663; prédécesseur de J.-A. Reinken, à l'église Ste-Catherine de Hambourg, succédait lui-même à son père, Hans S. (1625). Il est peut-être un neveu de David S., qui, en 1585, était organiste de l'église St-Michel, à Hambourg (auteur de la musique de « Wie schôn leucht't uns der Morgenstern » ) et qui publia, avec Hier, et Jakob Pnetorius et Joachim Decker, un recueil de chorals (1604). S. fut envoyé, après que son père l'eût suffisamment préparé, en 1614 environ, auprès de Jan- Pieter Sweelinck, le maître d'orgue le plus renommé de son temps, à Amsterdam. On ne doit avoir gravé de S. que : Fiai f fer 'nui /<■/:■ter Teil der Ristischen Lieder, in Melodim </''bracht ( 1662 ) et Die verschmiihh' Eitelheû 24 Gespràche (1658). Dix-lmit morceau^d'orgiie et de piano sont restés manuscrits. Cf. Vterteljahresschrifï fur Musik-Wisse»sr/mfl (1891).

Scheidemantel, Karl , éminenl chanteur de théâtre et de concert (baryton), né à Weimnr le 21 janv. 1859, y suivit les cours du séminaire (élève particulier de Bodo Bor«h<}râ), ei fut en-

SGHEIDT — SGHELBLE

suite engagé au théâtre de la Cour (1878 à 1896; déjà nommé, en 1885, chanteur de la chambre).

11 travaillla encore, pendant les mois d'été de 1881 à 1883, auprès de J. Stockhausen. Enfin, en 1886, il chanta à Bayreuth le rôle d'Amfortas, dont il est resté l'un des principaux titulaires, et entra dans le personnel de l'Opéra de Dresde, où il est encore actuellement.

Scheidt, Samuel, l'un des trois grands maîtres de l'Allemagne centrale, dont les noms monosyllabiques commencent par S.: Schùtz, Scheidt, Schein ; né à Halle, sur la Saale, en 1587. Elève de Sweelinck, à Amsterdam, S. devint, en 1609, organiste de l'église St-Maurice et maître de chapelle du margrave Ghristian- Wilhelm de Brandebourg, à Halle, où il mourut le 24 mars 1654. S. occupe une place importante dans l'histoire du jeu d'orgue protestant, car, le premier, il parvint à adopter et varier le choral à l'orgue d'une manière artistique et bien appropriée à l'instrument. Son œuvre principale : Tabulatura nova (1624, 3 vol.), contient des psaumes, des toccatas, des chorals variés, des fantaisies, des passamezzi, une Messe, des hymnes, des Magnificat, les morceaux d'orgue étant notés en tablature allemande (nouv. éd., en 1892, comme vol. I des « Denkmaler deutscher Tonkunst »). Mais il faut encore noter : Tabulaturbuch (cent psaumes à quatre voix etde nombreux lieder ; 1650) ; Cantiones sacrae 8 voc. (1620) ; Concerti sacri 2-

12 voc. adjeclis symphoniis et choris instrumenlalibus(lQ2ïet 1622) ; Ludi musici (pavanes, gaillardes, etc.; Ire partie, de 4 à 5 voix, 1621; ÏIme partie, de 4 à 7 voix, 1622); Liebliche Kraftblùmtein (avec basse chiffrée, 1625); Newe geistliche Konzerte (à 2 et à 3 voix avec la basse générale, 1631) ; Geistlicher Konzerten, 2. Theil (1634) ; id. 3. Vieil (à 2, 3 et un plus grand nombre de voix, avec basse générale, 1635); id. 4. Theil (1640); 70 Symphonien auf Konzertenmanier ; (à 3 voix et basse générale, 1644). Fétis conclut de ce que, jusqu'en 1624, ces œuvres parurent à Hambourg que S. y aurait vécu.

Schein, Johann-Hermann, l'un des prédécesseurs importants de Bach au cantorat de Saint- Thomas, à Leipzig néàGrùnhain (Saxe), le 20 janvier 1586, m. à Leipzig le 19 nov. 1630. Il arriva, en 1599, dans la Chapelle vocale de Dresde, comme sopraniste, devint en 1603, interne à l'école du couvent de Pforta, puis, en 1607, entra à l'Université de Leipzig, comme stud. jur. Il prit ensuite une place de précepteur et de maître de musique, chez le capitaine de Wolffersdorf, à Weissenfels. Le 21 mai 1615, S. fut appelé à la Cour de Weimar, en qualité de maître de chapelle et, enfin, l'année suivante, il obtint la place de cantor de St-Thomas, à Leipzig. Ses compositions sont: Venus Kràntzlein oder neue weltliche Lieder zu 5 Stimmen (1609) ; Cymbalum Sionium sive cantiones sacrae 5-12 voc. (1615) ; Banchello musicale newer anmutiger Padoanen, Gagliorden{\b\l)\ vingt suites de cinq danses, en forme de variations, pour quatre et cinq instruments; œuvre

d'une haute importance historique) ; Das Tedeum mit 24 Stimmen (1618); Balletto pastorale 3 voc. (1620) ; Musica divina, 8-24 voc. (1620); Musica boscarreccia, Waldliederlein, 3 Stimmen in drei Teilen (1621, 1626, 1628; éd. postérieures : 1632-1644, 1651) ; Fontana d'Israël, Israels Briinnlein. Kraftsprùclœ (1623; autre édit. 1651-1652); Madrigali 5 voc. (1623) ; Diletti pastorali, Hirten Lust (à cinq voix; 1624 et 1650); Villanella 3 voc. (1625 et 1627); Opella nova, geistliche Konzerte mit 3-5 Stimmen,!. und 2. Teil (1618 et 1626 [1627]); Stu denten Schmauss (à cinq voix, 1626 et 1634) ; Cantional oder Gesangbuch Augsburg. Konfes sion zu 4-6 Stimmen (1627; une seconde édit. de la même année, contient 27 numéros nouveaux, en tout 313 chants allemands et latins édit. encore en 1645 ; l'œuvre la plus considé rable de S., conservée dans la bibliothèque ducale de Stolberg-Wernigerode et dans celle de la ville de Leipzig). En outre, S. a composé u grand nombre de chants de circonstances, à l'occasion de mariages et d'autres cérémonies Cf. A. Prùfer, J.-H. Schein (1895; biographie e bibliographie).

Scheitholt (ail.), v. trumscheit.

Schelble, Johann-Nepomuk, fondateur et directeur de la Société Ste-Cécile, à Francfort sur-M., né à Hùfingen, dans la Forêt-Noire, 1< 16 mai 1789, m. à Francfort-sur-M. le 7 aoû 1837; grandit dans un milieu des plus mo destes, devint, en 1800, enfant de chœur dan; le couvent de Marchthal, puis, après l'abolitioi de celui-ci, entra à l'école de Donaueschingen où Weisse (un élève de Anton Raaff) lui fit fair de rapides progrès, surtout dans le chant. El 1807, S. se mit en route pour aller travaille chez l'abbé Vogler, à Darmstadt, mais il restl à Stuttgart où il avait été aimablement accueibj et fut engagé comme chanteur dans la chapellj de la Cour; bientôt après, il devint maître I l'Institut de musique fondé par le roi du Wùrteml berg. Cependant, en 1813, il se rendit à Viennl où il se fit entendre comme chanteur scéniqu<| ainsi qu'à Pressbourg, puis à Berlin, mais sanl grand succès, car son jeu était défectueux. ]| n'en fut pas moins appelé, en 1816, à Francforl comme ténor à l'Opéra, puis, en 1817, comml directeur de musique de l'|A.cadémie. Il se retinl en 1818, et fonda une Société chorale mixte qil prit le nom de « Crecilrenverein », lorsque, ej 1821, un comité lui eut fourni des garantie! pécuniaires. Lorsqu'en 1831, le comité se retir j S. prit la direction de là. Société à ses propre! risques. Un mérite particulier de S., dont conséquences continuent à se faire heureus» ment sentir parmi ses élèves, consiste en s méthode spéciale pour l'enseignement élémei taire delà musique. Par des exercices suivis c perception et de distinction d'un petit nomb de sons (cf. dictée musicale) :

7~Sr

S. centralisait en quelque sorte la perceptic

SGHELLE — SCHERZO

absolue des sons et donnait une base solide à

l'éducation de l'ouïe.

Schelle, 1. Johann, né à Geisingen (Saxe)

le 6 sept. 1648, cantor à Eilenbourg, succéda > en 1676 à Knupfer, comme cantor de l'église

St-Thomas, à Leipzig, où il mourut le 10 mars

1701. S. a écrit de la musique d'église qui est

restée manuscrite. On ne connaît de gravées, >de lui, que les mélodies pour les Anddchtige

Studenten, de Feller mentionnées par Ahle, , Winlergesprâche, p. 39.)— 2. KARL-EDUARD,mu- J sicographe, né à Biesenthal, près Berlin, le 31

mai 1816, m. à Vienne le 16 nov. 1882; étudia ijila philologie et la théologie, prit son grade de \DT phil., mais se voua toujours davantage à la i musique. Après de longs séjours à Paris, à iRome, à Florence, il fut appelé à succéder à Jlïïanslick, comme rédacteur musical de la. Presse. i;[l conserva cette situation jusqu'à la fin de sa jk'ie et la remplit avec beaucoup d'impartialité ; Jl fit, en outre, soit au Conservatoire, soit à l'Ecole de musique de Horak, des conférences tLur l'histoire de la musique. Son ouvrage : Die ktâpslliche Sàngerschule in Rom, genannt die

\Sixtinische Kapelle (1872), est une étude spé-

•iale du plus grand mérite.

,];:, Scheller, Jakob, violoniste de génie, mais jJnii finit par se dévoyer entièrement, né à jjîchettal, près de Raknitz (Bohême), le 16 mai J.759 ; élève de l'abbé Vogler, à Mannheim, où ,Jil avait trouvé un engagement dans l'orchestre. ai|l fut plus tard concermeister à la Cour ducale li(lj vurtembergeoise de Mômpelgard. On parle ,Jiurtout de son extraordinaire virtuosité dans ajle jeu des harmoniques et dans celui des l loubles cordes.

jll|| Schelper, Otto, né le 10 avr. 1844; excellent J hanteur scénique (baryton), engagé jusqu'en ltjr; 876 au théâtre de Cologne et depuis lors à ppjl f,eipzig.

rei, Schemelli, Georg-Christian, né en 1676, ,tJ|antor du Château, à Zeitz, publia, en 1736, un ,J,ecueil de chants religieux (neuf cent cinquante- :(]11|[uatre « geistreiche, sowohl alte als neue Lie- JJfer und Arien » ) dont J.-S. Bach écrivit la

uiusique.

,,>.,.; Schenck, Johann, virtuose sur la gambe, à la i^our du prince-électeur du Palatinat, plus tard

tjj| Amsterdam, où il publia, de 1685 à 1695, toute ! ilne série d'œuvres pour « basse de viole »

[gambe), soit : quinze sonates (suites), Ronsl-

'^ffeningen, op. 2; Scherzi musicali, op. 6; ,,Jouze sonates (suites), op. 8 (La Ninf'a del llpwo); *'d-i op. 9 (L'Echo du Danube); id. op.

ijUO (Les bizarreries de la goutte); enlin des

jonates de chambre à quatre parties pour deux

Colons, gambe et continuo, op. 3 (Il giardino

..jlrwionico) ; dix-huit sonates pour violon et

.-. bntinuo, op. 7; et Sang- Air en van d'Opéra

V [cm Ceres en Bachus, op. 1.

Schenk, Johann, compositeur du « Dorfbarîier » et, en cachette, professeur d'harmonie de Beethoven (v. ce nom), né à Wiener-Neustadt, jrès Vienne, le 30 nov. 1753, m. à Vienne le 29 iéc. 1836; élève de Wagenseil, vivait, sans poste

i; fficiel, du produit, de ses compositions et de

ses leçons particulières, et mourut dans une situation précaire. Son premier grand ouvrage fut une Messe, exécutée en 1778, dans la chapelle Ste-Madeleine et qui le fit avantageusement connaître. Puis vinrent plusieurs œuvres de musique d'église (un Stabat, uiïe Messe), plusieurs concertos de harpe, six symphonies, et, enfin, les «Singspiele » qui le rendirent momentanément célèbre : Die Weinlese (1785) ; Die Weihnacht auf dem Land (1786; ces deux ouvrages anonymes), 1m Finstern ist nicht tappen (1787), Das unvermulete Seefest (1788), Das Singspiel ohne Titel (1789), Das Erntekranz (1790), Adimet und Almanzine (1795), Der Dorf barbier (1796), Der Bettelsludent (1796), Die Jagd (1797) et Der Fassbinder (1802). Ses dernières compositions furent deux cantates : Die Huldigung et Der Mai (1819). Le plan grandiose que S. avait conçu d'écrire un opéra, dans le style de Gluck, troubla momentanément son esprit et n'eut pour résultat que de le faire renoncer complètement à la composition. Le comique de bon aloi, soit dans le libretto, soit dans la musique, fit pendant longtemps du « Barbier du Village » l'une des pièces à succès de toutes les scènes allemandes.

Scherer, Sébastian- Anton, était, en 1664, deuxième organiste au Dôme d'Ulm et publia : Musica sacra (1655 ; Messes, psaumes et motets, de trois à cinq voix, avec instruments); Tabulatura in cymbalo et organo intonalionum bréviwm per octo tonos (1664, 2 vol.; publié aussi complet en un vol.); des sonates pour deux violons et basse de viole (1680) et des suites pour le luth (s. date).

Scherzando, scherzoso (ital., en plaisantant), d'une allure légère, en badinant.

Scherzer, Otto, compositeur de lieder, plein de tempérament et excellent organiste, né à Ansbach le 24 mars 1821, m. à Stuttgart le 28 févr. 1876; élève de Molique, pour le violon, à Stuttgart (1837), fut, de 1838 à 1854, violoniste dans l'orchestre de la Cour à Stuttgart, mais travailla pendant ce temps assidûment l'orgue, sous la direction de Faisst. En 1854, S. fut nommé professeur d'orgue et directeur des exercices d'ensemble au Conservatoire de Munich: mais, en 1860 déjà, il fut appelé comme directeur de musique de l'Université de Tubingue et y resta jusqu'à sa retraite qu'il obtint, en 1877, pour raisons de santé. L'Université de Tubingue lui conféra, lors de son départ, le titre de Dr phil. hon. c. A partir de 1877, S. vécut de nouveau à Stuttgart. Les compositions de S. n'ont pas été estimées à leur juste valeur; elles comprennent trois cahiers de six lieder chacun (op. 1, 3, 4), un Liederbuch (op. 2 : 25 lieder), un choral varié (op. 5), et des morceaux pour piano, dans le vol. iv de la « Méthode de piano » de Lebert et Stark. Différentes compositions pour orgue sont restées manuscrites.

Scherzo (ital., plaisanterie), désignation d'un morceau d'allure capricieuse, généralement ra- ' pide et agité, d'une grande finesse harmonique et rythmique, délicatement construit et réclamant par conséquent une interprétation déli-

SGHETKY — SGHIKANEDER

cate. Le s. prend place entre le mouvement lent et le iinale (rondo) ou (fréquemment de nos jours) entre le premier mouvement et le mouvement lent de la sonate, de la symphonie, etc.; il occupe la place autrefois (Haydn et Mozart) réservée au menuet. Mais le nom même du s. est beaucoup plus ancien que cette forme; on le rencontre, de même que Capriccio, pour désigner soit des mélodies profanes (au xvie s. déjà), soit des morceaux de musique instrumentale (au xviie s.). Cf., par ex., Sghengk.

Schetky, Ghristoph, violoncelliste distingué, né à Darmstadt, en 1740; élève de Filtz, à Mannheim, lit partie de l'orchestre de la Cour, à Darmstadt, mais voyagea beaucoup en Allemagne. En 1768, il se fixa à Hambourg, puis, deux ans plus tard, à Londres, et mourut à Edimbourg, en 1773. S. a publié : six trios pour instruments à archet, six duos pour violoncelle et violon, six sonates de violon avec basse, six duos de flûtes, six quatuors pour instrum. à archet, six duos pour violoncelles, six autres faciles, six sonates pour violon et violoncelle ; il a laissé, en manuscrits, des concertos de violoncelle, des symphonies, etc.

Schgraffer, Jakob, m. en 1859, après avoir été organiste de la paroisse de Bozen ; fut un compositeur estimé de musique religieuse : bénédictions, offertoires , de la musique pour la Fête-Dieu; un oratorio: Jésus Leiden und Tod. S. avait fait son éducation musicale à Milan.

Schicht, JoHANN-GoTTFRiED,undes musiciens les plus capables qui, après Bach, occupèrent le poste de cantor de St-Thomas à Leipzig, né à Reichenau, près de Zittau, le 29 sept. 1753, m. à Leipzig le 16 févr. 1823; était déjà pianiste et organiste fort habile, lorsqu'il arriva, en 1776, à Leipzig, pour y étudier le droit. Il fut choisi de suite comme accompagnateur au piano, dans les concerts des « Drei-Schwanen » (qui devinrent plus tard les concerts du « Gewandhaus ») et conserva ses fonctions, lorsque J.-A. Hiller lit renaître ces concerts dans la maison « Opel •■>, puis, de 1781 à 1785 encore, au « Gewandhaus ». En 1785, S. succéda à Hiller comme chef d'orchestre des concerts du « Gewandhaus » , enfin, en 1810, à A.-E. Millier comme cantor à St-Thomas. La femme de Schicht, née Valdesturla, originaire de Pise, était une excellente cantatrice. S. a composé «les oratorios : Die Feier des Christen auf Golfloiha, Moses auf Sinaï, Das Ende des Gerechten ; plusieurs Messes, le psaume C (d'après M. Mendelssohn),- quatre Te deum;des motets; des cantates ; neuf harmonisations à quatre et huit voix, pour le Miserere de Léo; puis un concerto de piano, des sonates, des caprices, etc. Il a écrit un ouvrage théorique: Grundre- <jeln der Harmonie, et traduit en allemand la méthode de chant, de A.-M. Pellegrini-Celoni et celles «le piano, de Pleyel et de Clementi. Son vaste recueil de chorals est une peutre de valeur durable; parmi les mille deux cent quatre-vingtcinq mélodies qu'il contient, trois cent six sont de S. lui-même.

Schick, Margarete-Luise (née Hamel^ lèbre cantatrice, née à Mayence le 26 avr. 17 m. à Berlin le 29 avr. 1809 ; fille d'un bassoni de talent, elle débuta en 1792 à Mayence, m; passa en 1794 à Hambourg et, bientôt après. Berlin, où elle fut engagée comme cantatr de la Cour et resta jusqu'à sa mort. S. mou: de la rupture d'une artère du cou, surven immédiatement après l'exécution du Tedei de Righini, à laquelle elle avait pris part, Dôme de Berlin. La S. était très estimée de s contemporains et placée immédiatement apa la Mara, surtout comme interprète de Glu] Elle avait épousé, en 1791, le violoniste S. (nJ La Haye en 1756, m. à Berlin, où il était c(l certmeister de l'orchestre de la Cour, le 10 d 1813), dont on a publié six concertos de viol] Cf. Lewezow, Leben und Kunst der Frau I S. (1809).

Schiedermayer, Joseph-Bernhard, organil du Dôme de Linz, m. le 8 janv. 1840 ; fut I compositeur de musique d'église très fécol (seize Messes, offertoires, graduels, hymnl litanies, etc.), mais écrivit aussi deux symplj nies, des trios pour instr. à archet, des concl tos de piano, des morceaux d'orgue, ul Theoretisch-praktische Chorallehre zum (\ brauch beim katholischen Kirchenritus (182l et publia un extrait de la Méthode de violon I Léopold Mozart.

Schiedmayer und Sœhne, importante fabj que de pianos, à Stuttgart, renommée surt<| pour ses pianos droits. La fabrique fut foncj en 1806, par Lorenz S., dont le père, David I était fabricant d'instruments de musique, à 1 langen. Deux fils de Lorenz S., Adolf (ml Stuttgart le 16 oct. 1890) et Hermann, prirenlj succession du commerce créé par leur pèl tandis que deux autres, Julius (né à Stuttgl le 17 févr. 1822, m. en févr. 1878) et Paul (ni Kissingen le 18 juin 1890), fondèrent une fat] que d'harmoniums, sous la raison commercil J. et P. Schiedmayer. Cette fabrique a, comij l'autre, beaucoup prospéré.

Schietto (ital.), simple, naturel.

Schiefferdecker, Johann-Christian, nél Weissenfels, m. à Lubeck en avr. 1732 ,• devil en 1702, accompagnateur à l'Opéra de Hal bourg puis, en 1707, organiste à l'église SI Marie de Lubeck. Il a écrit quatre opéras, pcl Hambourg, et composé toute une série -J « Abendmusiken » pour Lubeck (Cf. Bux'l hude).

Schikaneder, Emanuel-Johann, directeur I théâtre et auteur du libretto de la « Flûte < chantée », né à Ratisbonne en 1751, m. le F sept. 1812 ; fut d'abord acteur, chanteur, ej dans une troupe itinérante, devint le gendre I directeur (Artim), auquel il succéda en fin I compte. La troupe jouait dans toutes les gwl des villes d'Autriche-Hongrie. L'œuvre génll que Mozart écrivit sur son texte insipide del « Flûte enchantée » le sauva de la banqueroil et lui procura même momentanément desbéi| fices importants, car Mozart ne s'était réser aucun droit sur son œuvré. Cependant il m<

SCHILDT —

ut dans la misère. S. a écrit encore quelques bxtes d'opéras (Der Zauberfiote zweiter Theil ; Oie beiden Antone, etc., pour Winter, Schenk, itc.) et en mit un lui-même en musique : Die i .yranten.

t Schildt, Melchior, né probablement à Hanorfre en 1592, m. dans la même ville le 22 mai t|n67; élève de Sweelinck, fut, de 1623 à 1626, î Ire-aniste de la cathédrale de Wolffenbuttel, , juis, de 1629 jusqu'à sa mort, organiste de ■église du Marché, à Hanovre. Ses compositions ont de la valeur, mais on a conservé seu- Drjment deux chorals variés, pour orgue, et deux t h'ies de variations, pour piano. Cf. Viertel- Lhresschrifï fiirM.-W. ( 1891).

i Schilling , Gustav , musicographe , né à j'nchwiegerhausen, près Hanovre, le 3nov.l803, M. dans l'Etat de Nebraska en mars 1881 ; étu-" la la théologie à Gôttingue et à Halle, obtint o(|i grade de Drphil., mais prit, en 1830, la direction de l'Ecole de musique Stopel, à Stuttgart. i déploya dès lors une grande activité comme mkusicographe et fut nommé conseiller à la Cour «ïncière de Hohenzollern. Des démêlés qu'il o ait sur le point d'avoir avec la justice l'obli- ,i'rent, en 1857, à émigrer en Amérique ; il dut Ijissi fuir les tribunaux de New-York et vécut ms lors oublié, à Montréal (Canada) et, en der- ■Jler lieu, dans la Nebraska. S. a publié : Musiilisches Handwôrterbuch... insbesondere fur Maviersjrieler (1830) ; Beleuchtung des Rof- Meaters in Stuttgart (1832); Encyklopàdie der SQmten musikalischen Wissenschaften oder niversallexikon der Tonkunst (1835-1840; J jvol.) ; Versuch einer Philosophie des Schonen , der Musik oder Aesthetik der Tonkunst (1838); ôlyphonomos (1839; traité d'harmonie en trente- : i leçons, impudent plagiat de la Musikwisnschaft , de Logier ; Ailgemeine Generalsslehre (1839) ; Lehrbuch der allgemeinen \usikvoissenschaft (1840); Bas musikalische iropa (biographies, 1840) ; Geschichte der ùtigen oder modernen Musik (1841); Akustik Y'er die Lehrevom Klang (1842) ; Musikalische inamik oder die Lehre vom Vortrag in der Musik (1843, sans valeur réelle) ; Franz Liszt l(jB44); Sicherer Scldûssel zur Klaviervirtuojiâ£(1844) ; Fur Freunde der Tonkunst (1845); /wr musikalische Autodidak /(traité d'harmonie, ; J46); Die schone Kunst der TÔne (1847); Mu- 'Mtalisclie Didaktik oder die Kunst des Unteri; mphts in der Musik (1851); Ailgemeine Volkswisiklehre (1852) ; Der Pianist (1854) et une i ||uvelle édition du Versuch iiber die voahre % das Klavier zu spielen, de Ch.-Ph.-E. Bach 57).

chimon, Adolf, professeur de chant distiné, pianiste et compositeur, né à Vienne le 29 r. 1820, m. à Leipzig le 21 juin 1887; fils du intre et chanteur scénique Ferdinand S., nu par ses portraits de Beethoven, Weber Spohr, et qui fut engagé à Munich, en 1821. montra dans sa jeunesse des dispositions narquables pour la musique et, à l'âge de ze ans, devint élève du Conservatoire de ris(Borton et Halévy). Devenu accompagna-

SCHINDLEK

teur des classes de chanl de Bordogni cl dr Banderali, il se familiarisa toujours plus avec la méthode d'enseignement italienne et, g à ses relations avec Rubini, Labïaohe, Mario, Nourrit, Ponchard, Roger, Duprez, M>e8 Grisi, Damoreau, Pauline Garcia, etc., etc., ii prit luimême un vif intérêt à la pédagogie vocaie. Enfin, S. ne put qu'entretenir son goût pour te chaiû, en occupant le poste de « Maestro al cembalo » au « Her Majest}''s Théâtre » de Londres (1850-1852), puis à l'Opéra italien de Paris (1852 et suiv.). Entre temps, il s'était révélé compositeur de mérite. En 1846 déjà, la Pergola de Florence (où S. séjournait pour étudier le chant italien) avait donné son opéra : Stradella. Flotow, dont S. avait aidé à traduire « Martha » en italien, monta en 1858, à Schvverin, un autre ouvrage de notre auteur : List um List, opéra-comique qui fut aussi donné à Dresde, à Berlin, etc. En outre, S. publia à Paris un grand nombre de compositions vocales italiennes et françaises, plusieurs quatuors pour instr. à archet, un trio avec piano, une sonate de violon, des sonates de piano, des morceaux de piano à deux et à quatre mains, puis, à Vienne, des lieder allemands. En 1872, il épousa la cantatrice de concerts bien connue, Anna Regan, avec laquelle il lit différents voyages artistiques. Enfin, en 1874, il fut appelé comme professeur de chant, au Conservatoire de Leipzig, puis, en 1877, à l'Ecole royale de musique de Munich; mais, en 1886, il reprit sa situation de Leipzig, où sa femme fut aussi engagée comme professeur. Après la mort de son mari, Mme S.-R. est retournée à Munich, où elle est très estimée comme professeur de chant, à l'Ecole royale de musique.

Schindelmeisser, Ludwig, né à Konigsberg (Prusse) le 8 déc. 1811, m. à Darmstadt le 30 mars 1864, frère utérin de Henri Dorn ; fut chef d'orchestre de théâtre à Salzbourg, Insbruck, Graz, Berlin (Théâtre de « Kônigstadt »), Peslh (Théâtre allemand), Hambourg (1847), Francfort s/Mein (1848), puis chef d'orchestre de la Cour, à Wiesbaden (1851-1853), et finalement à Darmstadt (dès 1853). S. a écrit sept opéras (Melusina, 1861), un ballet (Diavolina), un oratorio (Bonifacius), des ouvertures, un concerto de clarinette en ut mineur, un quadruple concerto pour quatre clarinettes et orchestre (op. 2) et un grand nombre de morceaux pour piano (trois sonates, impromptus, etc.).

Schindler, Anton, fidèle compagnon de B< ëthoven dans les dernières années de s,a vif el biographe du maître, né à Medl, près Xtusta.lt (Moravie), en 1796, m. à Bockenheini, près Francfort s/Mein, le 16janv. 1864; se lit violoniste et fut, pendant quelque temps, chef d'orchestre de l'Opéra allemand, à Vienne. 11 demeura pendant dix ans dans la même maison que Beethoven, consacrant au grand musicien tout le temps dont il pouvait disposer, surtout pendant la dernière maladie de c"elui-ci, où il lui fut d'un grand secours. S. devint, en L831, maître de chapelle du Dôme et directeur de musique de l'Académie, à Munster, puis, en 1835,

SGHINDLŒCKER

maître de Chapelle de la cathédrale d'Aix-la- Chapelle, place qu'il abandonna au bout de quelques années. Enfin, en 1842, il revint à Munster et se retira plus tard à Bockenheim. La gloire posthume de Schindler est due uniquement à ses relations avec Beethoven. S. consigna ses souvenirs sur le maître qu'il vénérait entre tous, dans sa Biographie Ludwig van Beethovens (1840) ; puis il écrivit une brochure : Beethoven in Paris (1842 ; sur l'accueil réservé aux œuvres de Beethoven, dans les « concerts spirituels » de Paris), qui fut ajoutée aux éditions subséquentes de la biographie.

Schindlœcker, 1. Philipp, excellent violoncelliste, né à Mons (Hainaut) le 25 oct. 1753 ; se rendit de bonne heure à Vienne, où il devint premier violoncelliste à l'Opéra de la Cour et au Dôme de St-Etienne. Il fut nommé virtuose de la Chambre impériale, et mourut le 16 avr. 1827. Une seule sérénade de sa composition, pour violoncelle et guitare, a été gravée. — 2. Wolfgang, neveu du précédent, né en 1789, violoncelliste et hauboïste ; a fait paraître différentes œuvres de musique de chambre pour instr. à vent et des duos de violoncelles.

Schira, Francesgo, né à Malte le 19 sept. 1815, m. à Londres en oct. 1883 ; élève du Conservatoire de Milan, donna son premier opéra, Elena e Malvina, en 1832, à la Scala et fut immédiatement engagé à Lisbonne, comme chef d'orchestre et compositeur de l'Opéra italien. Mais, en 1842, il alla à Paris où Maddox l'engagea pour l'Opéra anglais (« Princess's Théâtre » de Londres); en 1847, il passa à « Drurylane » sous la direction de Bunns, qui se chargea l'année suivante de l'entreprise du « Coventgarden ». Enfin, en 1852, S. rentra à « Drurylane», mais pour peu de temps, car il se voua ensuite complètement à l'enseignement du chant. S. écrivit pour Lisbonne : II f'anatico per la musica et / cavalieri di Valenza ; pour Londres, des opéras anglais : Mina et Theresa, the Orfan of Geneva (un troisième opéra anglais : Kenilicorth, ne fut pas donné) et un opéra italien : Niccolo de Lapi ; pour Venise : La salvaqgia (1875) et Lia (1876). S. a fait exécuter en outre une opérette ; The earring, puis une cantate : The lord of Burleigh (festival de musique de Birmingham, 1873) et beaucoup d'autres ouvrages de moindres dimensions. Comme professeur de chant, S. était très estimé.

Schirmacher, Dora, pianiste de talent, née à Liverpool lel^sept. 1857: fille d'un professeur de musique estimé, fut, de 1872 à 1877, élève du Conservatoire de Leipzig et se fit entendre en 1877, avec succès, dans les Concerts populaires du lundi, à Londres. Elle est depuis lors très considérée, comme pianiste virtuose.

Schisma (gi\), nom que l'on donne à la plus petite valeur dont il soit tenu compte, dans la lixalion des valeurs acoustiques, celle de l'intervalle ut : si $ (cf. rapports des sons). Cette valeur n'est autre que la différence entre la tierce de la huitième quinte et le son de l'oclave: 38.5:2n, n étant un nombre entier et 2n plus petit que 38.5, c.-à-d. 32805 : 32768 (=2ir-),

— SGHLEINITZ

en logarithme à base 2 =0,mm, autreme dit la onzième partie du comma syntoniqi

Cïooy de ton' mtervalle que l'oreille ne p€ percevoir. Le diaschisma est déjà dix fois pi grand, ut : rê' J7J7, autrement dit la différer entre la seconde tierce inférieure de laquatrièr

quinte inférieure ( -^ et un son d'ocla

\-%r)> soit 2025 : 2048 ; logarithme : 0, 016296,\

leur qu'aucun tempérament passable ne saur ignorer. Le s. correspond exactement à la d[ férence entre le diaschisma et le comma syntj nique, et presque exactement à la différent entre la quinte mathématiquement pure et ce] du système tempéré de douze degrés (logj rithme = 0}00i630), différence qui, pour cel raison, porte aussi le nom de schisma.

Schladebach, Julius, Dp med., est conn comme rédacteur des premières livraisons d'i Neues Universallexikon der Tonkunst (185-1 terminé par Edouard Bernsdorf. S., qui publj dans ses jeunes années plusieurs compositiol religieuses, paraît avoir abandonné la rédsl tion du Dictionnaire et s'être détourné tout à fil de la musique. Il vécut, en effet, comme rédsl teur de journaux politiques, à Liegnitz, à Pi sen, etc., et mourut en 1872, à Kiel. Sa demie] publication est intitulée : Die Bildung d\ menschlichen Stimme zum Gesang (1860).

Schlaginstrumente (ail.), instr. à perçu sion, batterie.

Schlàger, Hans, né à Filskirchen (Haute- A triche) le 5 déc. 1820, m. à Salzbourg le 17 m 1885 ; élève de Preyer, fut nommé, en 1854, ( recteur du « Wiener Mânnergesangverein puis, en 1861, maître de chapelle du Dôme directeur du « Mozarteum » à Salzbourg. S opéras, Heinrich und Use (1869) et Hans Hc dekukuk (1873), ont été représentés à Sal bourg. En 1867, S. épousa une comtesse Zicl et abandonna sa place. Parmi ses autres coi positions, il faut relever un quatuor (courom à Milan), un tableau symphonique : Waldrm sters Brautfahrt, des lieder, des Messes et d symphonies.

Schlecht, Raimund, prêtre, né à Eichstâdt 11 mars 1811, m. dans la même ville le 24 ma 1891 ; fut nommé, en 1836, préfet et premier ma| tre, en 1838 inspecteur et directeur du séminai de sa ville natale. Plus tard, il reçut le titre ( conseiller ecclésiastique. S. a publié : Officiw in nativitate Domini (1843); Vesperce breviar romani (1852); un choix de chants d'église a lemands ; Gradualia et offertoria de commm sanctorum, et une Geschichle der Kirchenmus (1871) qui ne contient que peu de rechercht personnelles.il écrivit aussi des études, parfo intéressantes, pour les « Monatshefte fur Mi sikgeschichte », et un grand nombre d'articl* pour le « Konversationslexikon » de Mendel.

Schleifer (ail.), coulé (v. ce mot).

Schleinitz, Heinrich-Konrad, pendant lonj temps directeur du Conservatoire de Leipzi (1847-1881), né à Zechanitz, près de Dobel (Saxe), le 1er oct. 1802, m. à Leipzig le 13 rm

SCHLESINGER — SCHLIGK

1881 ; lils d'un maître d'école, étudia le droit et pratiqua à Leipzig comme avocat. Il était déjà membre du comité de direction des concerts du i Gewandhaus », lorsque Mendelssohn, avec i lequel il se lia intimement, fut appelé à Leipzig. ,Après la mort de Mendelssohn, S. abandonna la pratique du barreau pour prendre la direction du Conservatoire, qu'il conserva jusqu'à sa mort, en se tenant, un peu trop étroitement peut-être, aux traditions de Mendelssohn.

Schlesinger, nom de deux importantes maisons d'édition musicale. — 1. La « Schlesin- , jersche Buch- und Musikalienhandlung », à Berlin, fondée en 1810, par Adolf-Martin S., l'éprise en 1851 par son fils, Heinrich S. (m. à "Berlin le 14 déc. 1879; fondateur du journal 'musical : Echo), puis vendue, en 1864, à R. Lieîau (v. ce nom). — 2. M.-A. S., à Paris, fondée m 1834, par Moritz-Adolf S., fils aîné de Martin Schlesinger, et fondateur de la Gazette i-Musicale, qui fut agrandie en 1835, sous le titre jfle Revue et Gazette musicale ( cf, presse mu- Iicale). La maison S. fut vendue, en 1846, à jfjouis Brandus.

' Schletterer, Hans-Michel, né à Anspach le ,|iî9 mai 1824, m. à Augsbourg le 4 juin 1893; fit '.• ;a première éducation musicale auprès de OU, jbûrrner et Me ver, fréquenta ensuite le sémi- ' pire pédagogique de Kaiserslautern (1840- 1 '842), mais continua ses études musicales à Juassel (Spohr, Kraushaar), et à Leipzig (David, iflichter). Il fut d'abord, de 1845 à 1847, maître au ,) éminaire de Finstingen (Lorraine), puis, de ]p47 à 1853, directeur de musique à Deux-Ponts ifeweibrùcken) et, de 1854 à 1858, directeur de '' musique de l'Université, à Heidelberg. Enfin, en 1p58, il fut appelé à Augsbourg, comme maître llj,e chapelle de l'église protestante et professeur j'e chant à l'Institut von Stetten; à partir de 1865, dirigea la société de chant sacré, qu'il avait "{ mdée lui-même, et remplit les fonctions de directeur de l'Ecole de musique d' Augsbourg, | u'il avait également créée. En 1878, S. reçut le j tre de DT phil. {honoris causa), de l'Université j'e Tubingue. S. a publié un grand nombre de i impositions, particulièrement de la musique

I ijcale : psaumes, cantates (Lasset die Kindlein

I I Jephthas Tochter), chœurs pour voix d'hom- ! es avec orchestre (Ostermorgen, Tùrmerlied), l'ngt-sept recueils de chants a cappella, pour j pix d'hommes, voix de femmes et voix mixtes, I x-huit recueils de lieder (en partie avec vio- I ncelle), Die kirchlichen Festzeiten (op. 28), et

xatre opérettes (Dornroschen [op. 45], Pha- Jtios Tochter [op. 49], Der erfiillte Traum I Ip. 52], et Vater Beatus). En outre, S. a fait 'traître des ouvrages destinés à l'enseignement : une méthode de chant à l'usage des 1 oies (op. 29 et 30), une autre pour voix d'hom- ; : es (op. 20) et une méthode de violon (op. 7). s'est chargé également d'un très grand nom- ' je d'arrangements et de travaux de révision euvres classiques. Dans le domaine de la litrature musicale, il a publié : Geschichte der 1 hstlichen Dichtung und kirchlichen Tonkunst I1 '0 pi. 1, 1869) ; Uebersichtliche Darstellung der

Geschichte der geistlichen Dichtung und kirchlichen Musik ; Zur Geschichte der dramatischen Musik und Poésie in Deutschland (vol. I : Das deutsche Singspiel, (Î863); J.-Fr. Reichardt, sein Leben und seine Werke (1865) ; Studien zur Geschichte der franzosischen Musik (1884-1885; 3 vol.); puis dans, la collection du comte Waldersee (Breitkopf et Hàrtel), les études sur G-B. Pergolese, J.-J. Rousseau, L. Spohr et Der Ursprung der Oper, et, enfin, beaucoup d'autres travaux de moindre importance, parus dans des revues musicales allemandes (« Allgemeine Musikalische Zeitung »). S. avait épousé la célèbre violoniste Hortensia Zirges, née le 19 mars 1830. Elle avait fait ses études à Paris et était mariée depuis 1850, mais, à la suite d'une paralysie des deux bras, elle fut obligée d'abandonner sa carrière, en 1870 déjà.

Schlichtegroll, Adolph-Heinrich-Friedrich von, professeur au gymnase et conservateur de la Bibliothèque ducale de Gotha, né à Gotha le 8 déc. 1764, m. à Munich le 4 déc. 1822 ; a publié : Nekrolog der Deutschen (1790-1806), vaste biographie générale allemande, en trente-quatre volumes.

Schlick, 1. Arnold, organiste de la Cour du prince électeur du Palatinat, publia : Spiegel der Orgelmacher und Organisten (1511), et Tabulaturen etlicher Lobgesang und Liedlein uff die Orgeln und Lauten ( 1512 ; collection de mélodies arrangées pour orgue et, en partie, pour luth, avec ou sans chant, notés en «tablature»). Ces petits ouvrages comptent parmi les plus anciens imprimés musicaux de Peter Schoffer le jeune, et sont très rares (ils ont été réimprimés par Breitkopf et Hârtel). S. écrivit le dernier de ses ouvrages pour son fils, qui portait le même nom que lui, et que Kiesewetter regarde comme l'auteur d'un traité de la Bibliothèque de Berlin : De musica poetica, écrit de 1533 à 1540, (cf. « Allgemeine Musikalische Zeitung », 1831) ; on trouve, dans ce traité, un essai très singulier de disposition de plusieurs voix sur un seul système de lignes horizontales, les notes de chaque voix étant différenciées par leur forme et par leur couleur. C'est bien à tort que Kiesewetter, et d'autres encore, ont considéré cette tentative comme la manière habituelle de disposer une partition, au xvie s. — 2. Johann- Konrad, violoncelliste distingué, d'abord à Munich (1776), et plus tard à Gotha, où il mourut en 1825 ; auteur de : cinq quintettes (avec flûte), un morceau concertant, pour violon et violoncelle, trois trios avec piano, six quatuors pour instr. à archet, trois sonates pour violoncelle et basse, un concerto de violoncelle, etc. Ces œuvres ont été gravées, tandis que beaucoup d'autres encore restèrent manuscrites. L'épouse de S., Regina, née Strina-Sacchi, était une excellente violoniste. Leur fils, Johann-Friedkk.h- Wilhelm, violoncelliste, né à Gotha le 24 janv. 1801, m. à Dresde le 24 avr. 1874, fut pendant longtemps assistant de la chapelle royale de Dresde, et finalement musicien de In chambre. En outre, S. était un fort habile constructeur

SCHLIMBAGH

de violons et de violoncelles, d'après les meilleurs modèles italiens.

Schlimbach, Georg - Christian - Friedrich, excellent connaisseur en matière d'orgues, né à Ohrdruf (Thuringe) en 1760, devint, en 1782, organiste à Prenzlau, et fut plus tard propriétaire d'une Ecole de musique, à Berlin. 11 a publié : Ueber die Struktur,Er1ialtung, Stimmung und Prufung der Orget (1801), et fournit, en outre, plusieurs articles étendus à la « Berlinische Alusikalische Zeitung » (1805-1806).

Schlœsser. 1. Louis, compositeur et critique musical, né à Darmstadt le 17 nov. 1800, m. dans la même ville le 17 nov. 1886; élève de l'.inck, à Darmstadt, Mayseder et Salieri, à Vienne, et de Le Sueur et Kreutzer, à Paris. Après avoir terminé ses études, il fut d'abord concertmeister et plus tard chef d'orchestre de la Cour, à Darmstadt. S. a composé des opéras: Das Leben ein Traum (1830), Die Braut des Herzogs (1847) : un mélodrame : Die Jahreszeiten: la musique pour Faust; des entr'actes ; des ballets ; des symphonies : des ouvertures ; des quatuors pour instr. à archet ; des concertos; des œuvres de piano; des lieder, etc., dont soixante-dix numéros environ sont publiés. — 2. Adolf, fils et élève du précédent, pianiste, né à Darmstadt le lor févr. 1830 ; donna des concerts dès 1847, en Allemagne, et se fixa, en 1853. à Londres, où il occupe, comme professeur de piano, une situation très en vue. S. est professeur à la « Royal Academy of Music ». Un quatuor et un trio avec piano, ainsi qu'une série de recueils d'études de sa composition ont été publiés.

Schlottmann, Louis, pianiste de talent, né à Berlin le 12 nov. 1826, élève de W. Taubert et de S. Dehn, donna des concerts, entre autres à Londres, avec succès, et vit à Berlin, où il a su se faire estimer comme professeur. En 1875, S. reçut le titre de directeur royal de musique. Il a composé des œuvres symphoniques, de la musique de chambre, des lieder et des pièces pour piano.

Schlùssel (ail.), clef (y. ce nom).

Schlùsselfiedel (ail.,), c.-à-d. vielle à clefs, instr. à cordes frottées qui était en usage du xvc au xvne s., et dont les cordes n'étaient pas directement doigtées, mais raccourcies (comme dans la vielle à manivelle), au moyen d'un clavier. Il s'agit, par conséquent, d'un instr. à archet à l'usage des mauvais musiciens, car les clefs (c.-à-d. les touches) étaient naturellement un pont d'âne plus détestable encore que les « tons » des luths (cf. instrument a archet).

Schmeil, professeur à Magdebourg, inventeur du noLograpJie, appareil qui peut être lixé au piano et note la musique au fur et à mesure de l'exécution. Les notes s'inscrivent sur une bande de papier qui se déroule graduellement. Voir, au sujet de tous les appareils de ce genre, l'art, mki.oorai'he.

Schmelzer, Joiiann-Heinrich, musicien delà chambre, à la Cour de Vienne, plus tard (1055), •à Prague, et finalement, en 1678, maître de chapelle de la Corn- de Ferdinand III, m.après 1695.

— iSCHMIDT

Il a publié : Sacro- prof anus concentus musi eus (1661, sonates pour violon, violes et trom bones), Arie per il balletto a cavallo ( pour h mariage de l'empereur Léopold Ier avec Mar guérite d'Espagne, 1667), et Duodena selecta rum sonatarum (à quatre voix, Nuremberg 1669).

Schmid, 1. (Schmidt), Bernhard, nom d< deux organistes de Strasbourg, dont le plus agi (le père), né à Strasbourg en 1520, fut, dès 1560 organiste de l'église St-Thomas et, de 1564 j 1592, de la Cathédrale, tandis que son fils lui succéda dans ses deux places. S. senior est l'auj teur d'un recueil en tablature : Eine neue une kùnstliche auff Orgel und Instrument Ta bulatur Buch (1577; fantaisies sur des motet; deLassus, Grecquillon, Richafort,Clemens not papa, Arcadelt, etc., et danses). Quant à so» fils, il a publié : Tabulaturbuch von allerhani auserlesen enschonen Praludiis, Tokkaten,Ma tetten. Kanzonetlen, Madrigalen und Fuge^ von 4-6 Stimmen (1607). — 2. Anton, conser vateur de la division musicale de la Bibliothé que de Vienne, né à Pihl, près Leipa (Bohême le 30 janv, 1787, m. à Vienne le 3 juil. 1857. Au teur de plusieurs monographies d'une grand valeur : Ottaviano deï Petrucci da Fossont brone, der Erfinder des Musihnotendrucks mt beiceglichen Metalltypen, und seine Nachfol zerim XVI. Jakrh (1845); Joseph Haydn um Niccolo Zingarelli (1847; fournissant la preuv que Haydn est bien l'auteur de l'hymne autri chien : « Gott erhalte Franz den Kaiser » ) Christoph WiUibald, Ritter von Gluck (185^ biographie détaillée). En outre, il faut mention ner ses Beilrdge zur Litteratur und Geschicht der Tonkunst (dans la « C;ecilia » de Deh (1842-1846).

Schmidt, 1. Johann-Philipp-Samuel, conseille aulique et directeur des bureaux de la « See handlung », à Berlin, né à Kônigsberg (Prussi le 8 sept. 1779, m. à Berlin le 9 mai 1853; écr: vil plusieurs opéras, pour Kônigsberg et Bei lin, ainsi que des cantates, des hymnes, de Messes, des symphonies, des quatuors, etc dont une bonne partie fut publiée. S. a arrang en outre, pour le piano, un grand nombre symphonies et de quatuors de Haydn etu Mozart, le Faust de Badziwill, etc. — 2. Josep* violoniste, né à Buckebourg le 26 sept. 1795,D dans la même ville le 15 mars 1865; maître chapelle de la Cour, à Buckebourg, conipos des lieder, des psaumes, un oratorio (Die 6r< burt Christi), etc. L'un de ses vingt-deux fants, Julius-(1es.\r, né en 1818, fut un viqj celliste de talent ; un autre, Viktor, né juil. 1833, est violoniste. — 3. Hermann, co siteur de la Cour royale et directeur de la sique de ballets, à Berlin, où il était né le 5 1810, mourut le 19 oct. 1845; élève de brielski (flûte) et de Bohmer, il a écrit plusieui opérettes, ballets, entr'actes, de même quedel musique d'orchestre et de chambre. — 4. Gvtav, chef d'orchestre distingué, né à Weimarl 1er sept. 1816, m. à Darmstadt le 11 févr. 18$ fut chef d'orchestre aux théâtres de Brun)

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