SCHNEIDER
Anweisung zu Choralvorspielen (1829, contenant cinquante préludes); Choralkenntnissnebst Regeln und Beispielen zu richtigem Vortrag des Altargesangs (1833); Musikalische Grammatik oder Handbucfi zum Selbststudium musikali- \hcher Iheorie (1834); Die Orgelregister, deren v\Entstehung, Namen, Behandlung, Benutzung wmd Mischung (1835) et Musikalischer Fiihrer fur diejenigen, icelche den Weg zum Schulfach "petreten, etc. (1835). Cf. aussi « Allgemeine Musi- I talische Zeitung » (1832 : Bemerkenswerte Er- Vmdung ira Orgelbau). — 5. Johann-Christian- : Friedrich, pédagogue célèbre, compositeur et 'héoricien distingué, né à Altwaltersdorf, près «Zittau, le 3 janv. 1786, m. à Dessau le 23 nov. 853 ; son père, Johann-Gottlob (né à Altwal- : ersdorf le 1er août 1753, m., organiste à Gerstloff, le 3 mai 1840), fut d'abord tisserand, mais 1 >arvint à force de persévérance à faire de la 1 Musique son véritable gagne-pain; son plus Éjrand mérite est l'éducation de ses fils, Frie- Wrich, Johann et Gottlieb. Friedrich S. suivit 'les cours du gymnase de Zittau dès 1798, puis "i-eux de l'Université de Leipzig, dès 1805; il c >tait déjà depuis longtemps un compositeur élé et avait déjà publié, en 1803, trois sonates '! 'le piano. En 1807, il devint organiste de l'église Cj>t-Paul, en 1810 chef d'orchestre de la troupe 11 'l'opéra de Sekonda, en 1813 organiste de 1 '"église St-Thomas, enfin, en 1817 directeur de Mnusique au Théâtre municipal. S. était déjà ( llors très recherché comme professeur, mais il 1 léploya une beaucoup plus grande activité en- More, lorsqu'il eut été appelé à Dessau, en 1821, ''orarae maître de chapelle de la Cour. Il fit de ' l'orchestre une phalange de premier ofdre,créa
I in fort bon chœur d'église, recruté parmi les élèves du gymnase et du séminaire, fonda une
II ' Lieclertafel », et donna une vive impulsion à *» « Singakademie ». En 1829, S. ouvrit une '" ]cole de musique, qui obtint les plus beaux résultats, et dans laquelle on venait de loin corniche de près, jusqu'au jour où l'ouverture du | Conservatoire de Leipzig eut fait pâlir son 11 !clat. S. a dirigé toute une série de festivals de ri husique : Cologne (1824), Magdebourg (1825), ffaremberg (1828), Strasbourg (1830), Halle Ml830etl835),Halberstadt,Potsdam (1834), Dessau (1834), Wittenberg (1835), Côthen (1838 et
B46), Coblence (1840), Hambourg (1840), Meis- !en (1841), Zerbst (1844) et Lubeck (1847). Parmi %s œuvres de S., il faut placer, en toute prendre ligne, ses oratorios, autrefois estimés et <> jouvent chantés dans les festivals de musique: ri )at Weltgericht, Die Siïndflut, Das verlorene
* *a radies, Pharao, Jésus Geburt, Chris tus das
* tind, Christus der Meister, Gideon, Gethsei nane und Golgalha, Absalon (tous gravés),
vas befreite Jérusalem, Salomonis Tempelbau, >! wnifacius, Christus der Erloser, Die Hœllen- ' uÂrt des Messias, Totenfeier; puis vingt-cinq ,: tintâtes ; cinq hymnes ; treize psaumes ; sept péras; vingt-trois symphonies ;un grandnomre d'ouvertures (sur le « God save theKing», • ir la « marche de Dessau », etc.) ; des quav- lors avec piano (op. 24, 34, 36); des trios ; des
sonates pour violon ou flûte : des sonates pour piano à deux et à quatre mains ; quatre cents chœurs et deux cents lieder avec piano. Une édition complète des œuvres de piano de S. a paru à Halberstadt. Quant aux écrits théoriques de S., ce sont : Elementarbuch der Harmonie und Tonsetzkunst (1820 et dès lors souvent ; éd. angl., 1828) ; Vorschule der Musik (1827) ; Ilandbuch des Organisten (1829-1830, quatre parties). S. reçut, à l'occasion du festival de Halle, le titre de Dr phil. hon. c. de l'Université de cette ville. Sa biographie a été écrite par F. Kempe, sous le titre : F. S. als Mensch und Kunstler (1859). — 8. Johann-Gottlob, frère du précédent, surtout estimé comme organiste, né à Altgersdorf le 28 oct. 1789, m. à Dresde lé 13 avr. 1864; suivit également les cours du gymnase de Zittau, et fut d'abord soprano, puis ténor et préfet du chœur de cette ville. En 1818, il se rendit à Leipzig pour y étudier le droit, mais succéda l'année suivante déjà à son frère, comme organiste à l'Université et professeur de chant à l'école gratuite de l'Etat. Il accepta, en 1812, les fonctions d'organiste de l'église Pierre et Paul à Gôrlitz et celles de directeur de plusieurs sociétés ; il donna des concerts d'orgue à plusieurs reprises, à Liegnitz, Leipzig, Dresde, etc., puis fut nommé, en 1825, organiste de l'église évangélique de la Cour, à Dresde, et prit, en 1830,1a direction de 1' « Académie de chant Dreyssig ». Sa réputation d'organiste s'étendit toujours plus et S. donna des concerts, en 1833, entre autres, à Londres. Comme professeur il ne fut pas moins estimé que son frère Friedrich ; on compte parmi ses élèves : G. Merkel, Berthold (son successeur) , Jansen (Delft), Nicolai (La Haye), van Eyken (Utrecht), etc. Il ne produisit, par contre, que peu d'œuvres, mais ses compositions (fugues, fantaisies, préludes pour orgue, chants avec orgue obligé), occupent un rang très honorable. — 7. Johaxn- Gottlieb, frère des deux précédents, né à Altgersdorf le 19 juil. 1797, m. à Hirschberg, où il était organiste de l'église de la Croix, le 4 août 1856, était également un excellent organiste. — 8. Louis, fils de G eorg- Abraham Schneider (v. plus haut), conseiller à la Cour royale et lecteur de Frédéric-Guillaume IV de Prusse, né à Berlin le 29 avr. 1805, m. à Potsdam le 16 déc. 1878; fit pendant longtemps partie du personnel du « Schauspielhaus » de Berlin, et doit être mentionné à cette place comme l'auteur d'une : Geschidtte der Oper und des Kôniglichen Opernhauses zu Berlin (1852; grande édit. de luxe in-fol., et édit. ord. in-8°). — 9. Johann-Julius, sans parenté avec les précédents, pianiste, organiste et professeur de mérite, né ù Berlin le 6 juil. 1805, m. dans la même ville Le 3 avr. 1885;' était le lils du facteur de pianos, Johann S., et reçut son éducation musicale de A.-W. Bach, Tùrrschmidt, L. Berger (piano), Hausmann (orgue) et Klein (composition). 1! devint, en 1829, organiste et canlor de L'église « Friedrichsvverder », fut, de 1835 à 1858, professeur de chant à l'Ecole industrielle, reçut, en 1837, le titre de directeur royal de musique, et
SCHNITGER
SCHOBERLECHNER
fut nommé, en 1839, membre de la commission des experts, puis, en 1849, membre de l'Académie. En 1854, S. devint professeur d'orgue, de chant et de composition à l'Institut royal pour la musique d'église, puis, en 1869, reviseur des orgues du royaume, et, en 1875, membre du sénat de l'Académie. S. avait fondé, en 1829, une « Liedertafel », en 1836 un chœur mixte, en 1852 un chœur liturgique à l'église « Friedrichswerder », chœur qu'il dirigea avec beaucoup de zèle et de succès. En outre, il fonctionna, dès 1836, comme directeur de musique de la grande Loge « Royal York » , et dirigea, de 1844 à 1847, la Société de musique de chambre classique, à Potsdam. Quelques-unes de ses compositions seulement sont publiées, mais il existe de lui de nombreuses œuvres vocales religieuses (un Te Deum; un Pater noster à douze voix ; une Messe à six voix ; des cantates ; des psaumes, etc.), deux opéras, deux oratorios, deux cents quatuors pour voix d'hommes, des chants maçonniques, un grand nombre de morceaux d'orgue, un concerto de piano, de la musique de chambre, des sonates pour piano, etc.
— 10. Karl, ténor, né à Strehlen en 1822, m. à Cologne le 3 janv. 1882; étudia primitivement la théologie, puis passa à la musique et devint chanteur scénique (ténor lyrique, à Leipzig, Francfort, Rotterdam, Wiesbaden) puis, en 1872, professeur de chant au Conservatoire de Cologne. S. fut pendant longtemps, et pour beaucoup de villes, l'unique et indispensable interprète de la partie difficile de l'Evangéliste, dans la Passion selon saint Matthieu, de Bach.
— 11. Theodor, le quatrième fils de Friedrich Schneider, né à Dessau le 14 mai 1827; élève de son père et, pour le violoncelle, de Drechsler. Il devint, en 1845, violoncelliste à l'orchestre de Dessau, en 1854 cantor et directeur des chœurs de l'église du Château et de la ville. Mais, depuis 1859, il remplit les fonctions de cantor et de directeur de musique de l'église St- Jacoh, àChemnitz (l'église entretient un chœur soldé de quarante membres); en même temps, il dirige la « Singakademie », qui prête aussi son concours dans les grands concerts d'église, et une société chorale d'hommes, qu'il a fondée lui-même, en 1870. S. a dirigé, enfin, de 1886 à 1889, la société de chant des instituteurs. — 12. Karl-Ernst. né à Aschersleben le 29 déc. 1819, m. à Dresde le 25oct. 1893; étudia la théologie à Halle et devint, en 1840, maître à l'orphelinat de cette ville, en 1850 directeur de l'école supérieure des jeunes filles, à Bielefeld. Depuis 1859, S. était professeur dans un institut de Dresde ; il a écrit : Das musikalische Lied ingeschiclttlicher Enlwicklung (1863-1867; trois parties); Zur Periodisierung der Musikgeschichte (1863) et Musik, Klavïer und Klavierspiel (18^2).
Schnitger (Sciimtker), Arp, excellent facteur d'orgues, né à Godswarden (Oldenbourg) le 2 juil. 1648, m. à Neuenfelde vers 1720; construisit, entre autres, les orgues de St-Xicolas, de St- Jacob et de Ste-Gertrude à Hambourg, de la Cathédrale et de l'église St-Etienne à Brème,
de St-Jean à Magdebourg, de St-Nicolas à Bei lin, et de Ste-Marie à Francfort-s/O. Son filsl Franz-Kaspar S., prit une part active à se travaux, puis alla, après la mort de son père à Zwolle (Hollande), où il s'associa ave un frère aîné, qui y était déjà fixé. Le deux associés construisirent l'orgue de Zwoll (63 jeux) et celui de Alkmar (56 jeux). Franz | Kaspar S. mourut en 1729.
Schnorr von Carolsfeld, Ludwig, chanteu scénique (ténor) illustre, fils du peintre d même nom, né à Munich le 2 juil. 1836, m Dresde le 21 juin 1865 ; fit son éducation mus: cale auprès de J. Otto, à Dresde, et au Conseï vatoire de Leipzig, puis travailla spécialemer en vue de la scène, sous la direction de Eduar Devrient, à Garlsruhe. Il débuta dans cette vill et y fut engagé, en 1858 ; mais, deux ans plu tard, il fut appelé à Dresde comme fort ténoi Il mourut à la suite d'un refroidissement gagn lors de sa création de « Tristan », à Munich était un des meilleurs chanteurs wagnériens, e se fit remarquer surtout dans « Tannhâuser Il avait épousé la cantatrice Malwina Garr