‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 426 sur 542 · GUES · texte numérisé non relu

GUES

Schnyder von Wartensee, Xaver, pédagogu estimé, né à Lucerne le 16 avr.1786, m. à Franc fort-s/M. le 27 août 1868 ; issu d'une famille a: sée, était originairement destiné à la carrier de fonctionnaire, mais suivit son penchant mv> sical et alla à Vienne, dans l'espoir de prendr des leçons de Beethoven. Comme celui-ci n prenait pas d'élève, S. eut recours à l'enseigne ment de J.-Ch. Kienlen. Après avoir fait 1 campagne de 1815, il fut quelque temps maîtr de musique à l'Institut Pestalozzi, à Yverdoi mais se fixa en 1817, comme professeur demi sique, à Francfort-s/M., où il occupa bient( une situation en vue. S. a écrit surtout de œuvres vocales, un opéra féerique : Fortune (1829), un oratorio : Zeit und Ewigheit , de cantates, des chœurs religieux et profanes, de chants suisses pour chœurs d'hommes, deu symphonies, une sonate pour piano, etc. Il fourni des articles de critique musicale à 1 « Câcilia » de Mayence et à 1' « Allgemeine mi sikalische Zeitung » de Leipzig.

Schober, Franz von, l'ami de Franz Schube: (v. ce nom),né à Malmô (Suède) le 17 mai 179 m. à Dresde le 13 sept. 1883 ; survécut cil quante-cinq années entières à son ami. S.viva vers 1843 à la Cour de Weimar ; il se fixa e 1856 à Dresde, plus tard à Pesth, à Munie' puis à Gratz. Ses poésies ont été publiées € 1842 et en 1865.

Schoberlechner. Franz, pianiste-compos teur, né à Vienne le 21 juil. 1797, m. à Berlin 7 janv. 1843; élève de Hummel et de Forster Vienne, donnait des concerts à l'âge de dix aï déjà, avec un concerto écrit pour lui spécial ment par Hummel. Il fut entraîné, dès le débu par la vie errante du virtuose, se rendit d'aboi en Italie (1814), joua dans plusieurs grand* villes et fit exécuter à Florence un Requiem un opéra de sa composition. En 1815. S. devii chef d'orchestre de la duchesse de Lucques, c

SGHOBERT — SGHOLZ

il donna un second opéra ; mais il rentra à [Vienne en 1820. Trois ans plus tard, nous le trouvons à St-Pétersbourg, puis, en 1824, il pouse la cantatrice Sophie dall'Occa (née à St-Pétersbourg en 1807, m. à Florence en 1863), dont les nombreux déplacements rendirent sa ie encore plus agitée. Les deux époux partagèent leur vie surtout entre St-Pétersbourg, Vienne et l'Italie septentrionale (Bologne, Floence, Milan). En 1831, S. acheta une villa près ie Florence, dans laquelle il se retira plus ard. La mort le surprit au cours d'un voyage k travers l'Allemagne. Les compositions de S. omprennent surtout : des variations, des fanaisies, des rondos, des sonates pour piano, quelques thèmes variés avec orchestre (op. 46, i7), des quatuors pour instr. à archet, un trio avec piano, une sonate de violon, un rondo à quatre mains et une ouverture.

Schobert, v. Sghubart, 2.

Schœberlein, Ludwig, né à Kolmberg, près Ansbach, le 6 sept. 1813, m. à Gôttingue le 8 juil. 1881 ; théologien protestant, fit ses études à Munich et à Erlangen, puis devint successiement vicaire à Munich, répétiteur (1841) ouis privat-docent (1849) à l'Université d'Erangen, professeur extraordinaire à Heidelberg 1850), professeur ordinaire à Gôttingue (1855), 3t,en même temps, conseiller consistorial (1862) et abbé de Bursfelde (1878). En plus de ses ourages de théologie, S. a publié, avec Fr. Riegel : Schatz des liturgischen Chor - und Gemeindegesangs (3 vol. ; 1865-1872), un ouvrage les plus précieux.

Schœff er, Peter (le cadet), fils du compagnon lu même nom de Gutenberg et de Faust, l'un les plus anciens imprimeurs de musique allemands. Il imprima d'abord (1511) à Mayence iv. Sghlick), plus tard à Strasbourg (1530 ; v. Walther), où il s'associa avec Matthias Apiaius ; dès 1539, il travailla de nouveau seul et oaraît être mort peu après. S. a publié, entre autres, les anthologies suivantes : XX caniunculœ gallicœ 4 voc. (1530) ; Motetarum i voc. a diversis musicis lib. 1 (1535) et Cantioles 5 voc. selectissimœ (1539).

Schœlcher, Victor, politicien français, né le Il juil. 1804, m. à Paris le 26 déc. 1894 ; mem- Dre du Sénat, sous-secrétaire d'Etat au minisère de la marine, vécut en Angleterre durant e second empire, pour s'être déclaré, lors du coup d'Etat (1851), partisan de la Constitution, nais rentra en 1870 à Paris. S. était un admirateur enthousiaste de Hsendel ; il a écrit : The ife of Handel (1857) et légué au Conservatoire le Paris sa précieuse collection d'œuvres de Hœndel et d'ouvrages sur Haendel, de même ju'une riche collection d'instruments.

Schcen, Moritz, violoniste, né à Krônau (Mo- •avie) en 1808, m. à Breslau le 8 avr. 1885; élève le Hubert Ries et de Spohr, était maître de /iolon, avec le titre de « directeur royal de musique », à Breslau. Il a écrit une série d'œuvres nstructives pour le violon : Prahtischer Lehrlang fur den Violinunterricht (12 livraisons), les duos de violon (études), 12 leçons pour les

commençants (op. 26), Der Opernfreund, Der Sontagsgeiger, Erholungsslunden, etc.

Schœnfeld, HERMANN,né à Breslau le 31 janv. 1829 ; élève de Julius Seidel pour .la composition, fut, pendant de longues années, directeur royal de musique etcantor de l'église Ste-Marie- Madeleine, à Breslau. Il a écrit quatre cantates d'église, des motets, des psaumes pour chœur mixte, une symphonie, cinq ouvertures de concert, un trio avec piano, une sonate de violon, œuvres qui toutes furent exécutées à diverses reprises. Seuls, des morceaux d'orgue, des recueils de chants d'école et quarante-deux chorals à quatre voix, destinés à l'école, ont été publiés.

Schœnstein, Karl, Freiherr von, né à Budapest le 26 juin 1797, m. à Vienne le 16 juil. 1876; employé du gouvernement autrichien, fut mis à la retraite en 1856, après avoir été chambellan et conseiller ministériel. S. fut, dans sa jeunesse, un chanteur en vogue et l'un des premiers qui interpréta magistralement les lieder de Schubert. Le maître lui dédia, du reste, les « Mùllerlieder ».

Schofar, ancien instr. à vent hébreu, pourvu d'une embouchure en forme de bassin et analogue à notre cor.

Scholtz, 1. Adolf, né dans un village sur la frontière de la Silésie et de la Pologne, en 1823 (son père était inspecteur prussien de la frontière), m. à Breslau le 13 août 1884; fut dans ses jeunes années un trompette virtuose de première force, engagé premièrement dans le llme régiment d'infanterie, à Breslau, mais bientôt après dans l'orchestre du théâtre de cette ville. Une esquisse biographique enthousiaste sur S. a été publiée, dans la « Zeitschrift fur Instrumentenbau», par son élève Eichborn (1886, n° 35). — 2. Hermann, pianiste et compositeur délicat, né à Breslau le 9 juin 1845; fut l'élève de Brosig, puis alla en 1865 à Leipzig et en 1867, sur les conseils de Liszt, à Munich, où il reçut à l'Ecole royale de musique des leçons de Bùlow et de Rheinberger,et fut à son tour, pendant six ans, maître dans cet établissement. Depuis 1875, S. vit à Dresde où, en 1880, il a reçu le titre de virtuose de la Chambre royale de Saxe. A côté d'œuvres de grandes dimensions : un concerto de piano (manuscrit) et un trio en fa mineur (op. 51), il faut mentionner une sonate, op. 44 ; six thèmes avec variations; Stimmungsbilder, op. 60; ballade, op. 66; et une série de jolis morceaux lyriques (Albumblatter, op. 20; Mddchenlieder. op. 37 ; Lyrische Blàtler, op. 40). L'édition de Chopin, revue par S. (Ed. Peters), se distingue par une revision du texte très soigneuse et par un excellent doigté ; il faut aussi noter ici les arrangements excellents de la partie lente des deux concertos de Chopin, pour piano seul.

Scholz,BERNHARD-E., compositeur (listin-né,

directeur et théoricien, né à Mayence le 30 mars 1835; élève, pour le piano, de Ernsl l'a un- (autrefois directeur de la « Liedertafel » de Mayence), pour la théorie, en 1855, ,1e S.-W. Dehn (dont il publia, en 1859, le traité de contrepoint,

SCHONDORF

de canon et de fugue, laissé manuscrit par l'auteur [2e édit., 1883]). Il devint, en 1856. maître de théorie à l'Ecole royale de musique de Munich, fut de 1859 à 1865 chef d'orchestre au théâtre de Hanovre, puis vint à Berlin jusqu'au moment où il fut appelé à Breslau, comme directeur des concerts de la « Société de l'orchestre ». Enfin, le 1er avr. 1883, S. succéda à Raff comme directeur du Conservatoire du DrHoch, à Francfort-s/M. A son départ de Breslau, il reçut de l'Université de cette ville le titre de BT phil. honoris causa et, peu de temps après, du gouvernement prussien, celui de « professeur royal ». Malgré de violentes intrigues, qui n'eurent d'autre conséquence que le renvoi de l'ancien personnel, S. parvint à prendre rapidement pied dans sa nouvelle situation, et le Conservatoire entra dans une nouvelle ère de prospérité. Depuis 1884, S. est aussi directeur de la société de chant « Rrihl ». Il a publié des lieder, de la musique de chambre (quatuors pour instr. à archet, op. 46 et 48 ; quintette, op. 47); une symphonie en si majeur (op. 60) ; Malinconia (pour orchestre), une suite d'orchestre : Wanderung , Bas Sièges f est (pour soli, chœur et orchestre), Bas Lied von der Glocke, (id.), des ouvertures (pour Ylphigénie, de Goethe, et lm Freien), un Requiem, et il a fait représenter des opéras : Carlo Rosa (Munich, 1858),Zielensche Husaren (Breslau, 1869), Morgiane (Munich, 1870), Golo (Genovef'a, Nuremberg, 1875), Ber Trompeter von Sàchingen (Wiesbaden, 1877), Bievornehmen Wirte (Leipzig, 1883) et Hugo (Francfort-s/M., 1897).

Schondorf, Johannes, né àRœbel (Mecklembourg) en 1833 ; alla à l'école à Rostock et y reçut des leçons de musique de A. -H. Sponholtz, puis devint élève particulier de Th. Kullak et de Wuerst, à Berlin, et, de 1850 à 1854, élève du Conservatoire Stern-Kullak. En 1855, S. fut nommé directeur du « Liederkranz » de Neubrandenburg; plus tard, il devint organiste des deux églises de cette ville ; depuis 1864, il est organiste de l'église paroissiale, maître de chant à l'école du Dôme et directeur de la « Société chorale mixte » de Gustrow. S. est un musicien distingué, dont les Y ater tandis che Gesànge (op. 18, 19, 20 pour voix mixtes, op. 21 pour voix d'hommes) méritent d'être chaudement recommandés à tous les directeurs de sociétés allemandes; il faut citer, en outre, différentes compositions pour piano, des chants d'école, un hymne à l'empereur, etc.

Schott, 1. Nom d'une des plus grandes maisons d'édition musicale du monde (B. Schott und Sôhxe, à Mayence), maison qui a publié plus de vingt-cinq mille ouvrages, parmi lesquels les dernières œuvres de Beethoven (IXe symphonie, quatuors et Missa solemnis), presque tous les opéras de Donizetti, Rossini, Auber, Adam et, parmi les plus récents, les « Maî- Ins-Chanteurs », 1* « Anneau du Niebelung » et « Parsifal », do Richard Wagner. La maison fut fondée en 1773 par Bernhard Schott (m. en 1817), H reprise par ses fils Andréas (né en 1781, m. en 184(1) et Johann-Joseph (né en 178-2,

SCHRADIECK

m. en 1855). Déjà au commencement de ce siè cle, les S. fondèrent à Anvers une succursa qui, dans la suite, acquit une grande impoi tance. Par l'emploi de la lithographie, pour l'ia pression musicale, ils amenèrent une transfoi mation complète dans la technique de cett branche, et utilisèrent les avantages que leu procurait leur innovation, par la fondât io d'une succursale à Londres (Adam Schott Bientôt une nouvelle succursale encore fut or verte à Paris, après que la maison d'Anvei eut été transférée à Bruxelles. Ce que les père avaient si bien commencé, les fils le continue rent en l'agrandissant à leur tour. Parmi ceu:g ci, ce fut Franz-Philipp (né en 1811, m. le mai 1874, au cours d'un voyage à Milan), qi dirigea, dès 1825, la maison de Mayence, d'î bord en commun avec son oncle, Johann-J< seph, puis, après la mort de ce dernier, seu Son frère cadet, Peter, travaillait, à Bruxelh et à Paris, à la diffusion des éditions c Mayence. La maison de Bruxelles, Schott fr res, publia entre autres, dès 1854, le Guic musical, importante revue musicale, qui pass plus tard aux mains de M. Kufferath (v. ( nom). A Londres, après la mort d'Adam Scho ce furent J.-B. Wolf (1849-1881), puis Cab Volkert, qui représentèrent la maison. Il fai mentionner encore ici le fonds légué à la vil de Mayence par Franz Schott et son épous Betty (née de Braunrasch; excellente pianist m. le 5 avr. 1875), fonds dont les intérêts se vent à entretenir un orchestre municipal perim nent. Après la mort de ces derniers propri taires, les affaires passèrent dans les mains c Peter Schott, de Franz von Landwehr, deu neveux de la famille, et du Dr L. Strecker ; maison principale de Mayence et la succursa de Londres devinrent la propriété des deu derniers, tandis que les succursales de Bruxe les et de Paris furent attribuées à Peter Schoi (fils du fondateur, m. à Paris le 20 sept. 1894, peine âgé de 38 ans) ; Peter S. avait vend quelque temps avant sa mort ses succursale mais les différentes maisons n'en continuèrei pas moins leurs affaires et leurs relations cod munes. — 2. Anton, chanteur de concert et c théâtre fort connu (ténor), né à Burg-Staufenec (Alpes de Souabe) en 1846 ; fut, dès 1865, offîci< d'artillerie wurtembergeois, mais, après la can pagne de 1871 , devint élève de Mme Agm Schebest-Strauss et débuta, à la fin de 181 déjà, à l'Opéra de Munich, où il fut engagé. I 1872 à 1875, S. fut ténor lyrique à l'Opéra c Berlin; il passa ensuite à Schwerin, comir fort ténor, puis à Hanovre, d'où il entreprit d( grandes tournées de concerts. En 1882, S. \ partie de la troupe wagnérienne itinérant d'Angelo Neumann, en Italie. Actuellement, vit sans poste fixe et ne chante plus que dac les concerts.

Schottisch (danse), v. écossaise.

Schradieck, Henry, excellent violoniste, i à Hambourg le 29 avr. 1846 ,• fils d'un musicie qui se chargea de sa première éducation mus cale, fut ensuite élève de Léonard, à Bruxell<

SGHRAMM — SCHRŒDER

(1857-1858), et de David, à Leipzig (1859-1861). » En 1863, S. devint concertmeister des « Privatfkonzerte », à Brème, puis il fut successivement professeur au Conservatoire de Moscou (1864- 1868), et concertmeister des Concerts philharmoniques de Hambourg ; de 1874 à 1882,il fut coor-

eiijkionné à Rôntgen, comme concertmeister du « Gewandhaus » et de l'orchestre du Théâtre, à Leipzig. Il remplit ensuite, pendant quelque temps, les fonctions de professeur au Conservatoire, jusqu'au moment où, en 1883, il accepta un appel au Conservatoire de Cincinnati. Depuis 1889, S. vit de nouveau à Hambourg, où il est actuellement concertmeister de la Société |philharmonique. S. n'a publié que quelques ouvrages didactiques pour violon : Tonleiterstudien, Anleitung zum Studium der Akkorde, Technische Studien, et vingt-cinq grandes études pour violon seul.

Schramm, Melchior, contrapontiste allemand; devint, en 1574, membre de la Chapelle du comte Hohenzollern, en 1595 organiste à Mûnsterberg, et plus tard à Offenbourg. S. a

ssf publié : deux livres de motets à cinq et six voix (Cantiones sacrœ, 1572; Sacrœ canliones,1516); deux livres de motets de cinq à huit voix (Cantiones selectœ, 1606 et 1614) ; enfin, Neue auserlesene deutsche Gesànge mit 4 Stimmen <1579).

Schreck, Gustav, né à Zeulenroda le 8 sept. 1849 ; reçut les premières leçons de musique du cantor de la localité, Stolle, puis fréquenta le lycée et le séminaire de Gretz (où il eut comme maîtres de musique Dietel et Urban).Il fut pendant quelque temps maître d'école et directeur de sociétés chorales, mais entra ensuite au Conservatoire de Leipzig (1868-1870; Papperitz, Plai- ,dy, Jadassohn). Si l'on fait exception de trois an-

i i nées qu'il passa en Finlande, comme maître de | musique, S. resta toujours à Leipzig et se fit connaître comme compositeur de talent (œuvres chorales : Konig Fjalar, Der Falken-Reiner, Begrùssung des Meeres; un concerto de

f|hautbois, etc.). Il fut nommé, en 1887, professeur de théorie au Conservatoire, et devint, en 1892, cantor de l'école St-Thomas, où il succédait à Rust. S. publie, depuis lors, un recueil des œuvres vocales religieuses qui forment le répertoire du chœur de St-Thomas.

Schreiber, Friedrich, né le 6 sept. 1824, dernier propriétaire (1872-1876 ; cf. Cranz) de la maison d'éditions musicales viennoise qui, fon-

|dée par Mollo (1801), fut reprise plus tard par

|Diarelli, et, en 1852, par Spina, maison qui •changea chaque fois de raison de commerce, en

| changeant de propriétaire. Les catalogues de la maison comportent - environ trente mille numéros.

Schrems, Joseph, né à Warmensteinach (Haut- Palatinat ) le 5 oct. 1815, m. à Ratisbonne le 25 oct. 1872 ; fils d'un maître d'école, fit ses études à Amberg et à Ratisbonne, et fut ordonné prêtre en 1838. Après avoir été curé à Hahnbach, pendant une année, il devint maître de chapelle et inspecteur de la prébende du Dôme, à Ratisbonne, jusqu'en 1871. S. fut très habile

directeur et, en faisant revivre l'ancienne musique d'église, il se montra digne émule de Proske et de Mettenleiter. Les archives musicales de la cathédrale de Ratisbonne sont devenues, grâce à lui, une des plus riches collections d'ancienne musique d'église. 'Parmi les nombreux élèves de S., il convient de citer les plus connus : M. Haller, G.-Y. Weber (MayenceX Dr Fr. Witt et Fr. Konen. Après la mort de Proske, ce fut S. qui continua la publication de la Musica Divina.

Schreyer, Johannes, né à Possendorf. près Dresde, le 20 juin 1856; élève du Conservatoire de Leipzig et de l'Académie royale de Berlin, musicien très cultivé, auquel ce dictionnaire doit plusieurs communications importantes. S. vit depuis 1881 à Dresde, où il est très estimé comme professeur de musique. Il a publié un choix de compositions pour orgue, de Bach, avec indication du phrasé.

Schrceder, 1. Hermann, né à Quedlimbourg le 28 juil. 1843; fils d'un directeur de musique, Karl S. (né à Endorf, dans le Harz, le 1er mai 1823, m. en 1889 à Berlin, où il était directeur depuis 1852; auteur d'opéras: Pizarro, Walpurgisnacht [1847]), élève de A. Ritter, à Magdebourg, fonda, en 1873, à Berlin, un Institut de musique, qu'il dirige encore, malgré sa nomination au poste de professeur de violon, à l'Institut royal de musique d'église (1885). S. fonda en 1871, avec ses frères, Franz (second violon), Ahvin (alto) et Cari (violoncelle), un quatuor itinérant, qui dura jusqu'en 1873. Il a composé de la musique symphonique et de la musique de chambre, et il a écrit, en outre, une méthode de violon : Die Kunst des Violinspiels. — 2. Karl, violoncelliste distingué et excellent directeur, frère du précédent, né à Quedlimbourg le 18 déc. 1848 ; élève de son père et, plus tard, de Drechsler, à Dessau, devint, à l'âge de quatorze ans, membre de la Chapelle de la Cour, à Sondershausen. En 1873, il fut nommé premier violoncelliste de l'orchestre de la Cour, à Brunswick, mais l'année suivante déjà, il fut appelé à la place de Hegar, à Leipzig, comme violoncelle-solo des concerts du « Gewandhaus » et de l'orchestre du théâtre, et comme professeur au Conservatoire. En 1881, S. prit, à Sondershausen, la succession de Erdmannsdôrffer, comme chef d'orchestre de la Cour et fonda, dans cette ville, un Conservatoire qui prit rapidement de l'extension et qu'il vendit à son successeur, Adolphe Schultze, en 1886. Après avoir été, pendant une saison, chef d'orchestre de l'Opéra allemand, à Rotterdam, S. fut appelé par le comte de Hochberg, comme premier chef d'orchestre à l'Opéra de Berlin; mais il ne conserva cette situation que jusqu'en 1888, succéda alors à Suchcr, à Hambourg, mais, en 1890, retourna à Sondersliauscn comme chef d'orchestre et directeur du Conservatoire princier, à des conditions plus avantageuses que celles qu'il avait eues précédemment. S. a publié quelques œuvres pour violoncelle (concerto, op. 32; caprices, op. 20 : méthode de violoncelle, op. 34 [en quatre parties], études, etc.);

SCHRŒDER-DEVRIENT — SGHRŒTER

il s'est aussi fait connaître comme compositeur scénique {Aspasia, 1892; Der Asket, Leipzig, 1893) et a publié des « catéchismes » de l'art de diriger l'orchestre, du jeu du violoncelle ( éd. angl., chez Augener, 1894), et du jeu du violon (id., 1895). — 3. Al wiN, frère du précédent, né à Neuhaldensleben le 15 juin 1855; fut d'abord pianiste, élève de son père, de son frère Hermann et, plus tard, de J.-B. André, à Ballenstedt (où le quatuor S. avait été appelé), mais travailla aussi le violon et devint élève de Ahna à l'Académie royale de musique, à Berlin. Il prit en même temps des leçons de théorie de W. Tappert, se forma seul comme violoncelliste, avec un tel succès, du reste, qu'il put entrer, en 1875, comme premier violoncelliste, dans l'orchestre des concerts Liebig. Il passa ensuite dans ceux de Fliege, puis de Laube (Hambourg) et succéda provisoirement, puis définitivement, à son frère, dans l'orcheslre du « Gewandhaus » , à Leipzig. Il fut en même temps professeur de violoncelle au Conservatoire, mais abandonna ces différents postes, pour se rendre plus tard à Boston, comme premier violoncelle-solo de 1' « Orchestre symphonique ». S. était aussi violoncelliste dans le quatuor de Pétri, à Leipzig, et se montra toujours un maître remarquable de cet instrument, qu'il avait pourtant choisi si tard.

Schrœder - Devrient, Wilhelmine, illustre cantatrice dramatique, née à Hambourgle 6 déc. 1804, m. à Cobourg le 26 janv. 1860; était la fille du baryton Friedrich Schrœder et de la célèbre actrice Sophie Schrœder, aussi granditelle, pour ainsi dire, sur la scène, où elle remplit d'abord des rôles d'enfant, et ensuite, jusqu'à l'âge de dix-sept ans, fut actrice. Joseph Mazatti se chargea alors de son éducation musicale. Sa mère était engagée au théâlre de la « Hofburg » , à Vienne , tandis que son père était mort déjà %en 1818. En 1821, S. débuta comme cantatrice, à Vienne, dans le rôle de Pamina, chanta la même année, en représentations, à Prague et à Dresde, et devint d'un seul coup l'une des cantatrices les plus en vue de l'Europe entière, lorsque, en 1822, elle donna de Fidelio une interprétation vraiment géniale. En 1823, elle fut engagée à Dresde et resta fidèle à cette scène jusqu'au moment où elle se retira, en 1847, dans la vie privée. Elle avait épousé, en 1823, l'acteur Karl Devrient, mais son mariage fut rompu en 1828. S. fit plus tard encore deux mariages; elle épousa, en 1847, un M. de Dôring (divorce, 1848), puis, en 1850, le baron von Bock. A la suite de sa participation à l'insurrection de mai 1849, elle fut expulsée de Dresde; le gouvernement russe même lui interdit de passer la frontière, cependant l'interdiction fut levée plus tard. Une pénible maladie jeta Mme S. sur un lit de douleur, mais sa sœur, Mme Auguste Schlônbach, la soigna avec un dévouement parfait jusqu'à sa mort. La méthode vocale de Mme S. n'était pas sans défaut, mais la passion qu'elle mettait dans son jeu et dans l'interprétation musicale de ses rôles, faisait oublier tous les défauts de sa technique. A. von

Wolzogen a publié, en 1863, une biographie de cette artiste remarquable.

Schrœder-Hanfstângel, v. Hanfst.engel.

Schroeter, 1. Leonhard, l'un des meilleurs contrapontistes allemands du xvie s., né à Tor gau vers 1540, m. à Magdebourg, où il était cantor de l'école « Altstâdt ». On a conservé de lui : des motets de quatre à huit voix, datant de 1576 à 1587 ; cinquante-cinq lieder de quatre à sept voix pour des mélodies protestantes allemandes (1562); un Te Beum (1571, imprimé en 1576, réédité par Otto Kade, dans le vol. V de l'histoire de la musique, d'Ambros). — 2. Christoph-Gottlieb, organiste de talent, théoricien habile et compositeur fécond, né à Hohenstein (Saxe) le 10 août 1699, m. à Nordhausen en nov 1782 ; arriva très j eune à Dresde, comm e enfant de chœur, et y devint ensuite chantre du Conseil et pensionnaire de l'Ecole delà Croix. Après avoir suivi les leçons de cette école, il entra à l'Uni versité de Leipzig, comme étudiant en théologie, mais se voua bientôt complètement à la musique. Le hasard voulut qu'il fût copiste de Lotti, pendant le séjour du maître à Dresde, de 1717 à 1719 ; son activité créatrice en fut stimulée et, de plus, de 1720 à 1724, il parcourut avec un baron allemand, riche amateur de musique, l'Allemagne, la Hollande et l'Angleterre. A son retour, S. fit des conférences musicales à Iéna, puis il fut appelé, en 1726, comme organiste à Minden et, de 1732 jusqu'à sa mort, il remplit les mêmes fonctions à Nordhausen. La liste de ses compositions, dressée par lui-même, com prend sept séries annuelles complètes de cann tates d'église ; une « passion » en musique : Die sieben Worte ( poème de S. lui-même) ; une quantité d'œuvres de circonstance; des can tates ; des sérénades ; des concertos; des ouver tures; des sonates; de la musique de chambre; puis des préludes et des fugues pour orgue Quant à ses ouvrages théoriques, ce sont: Epistola gratulatoria de musica Davidica et Salomonica (1716); Deutsche Anweisung zum Generalbass in bestàndiger Verœnderung des uns angeborenen harmonischen Dreiklangs; (1772 ; ouvrage intéressant, dans lequel, pour la première fois, nous trouvons exprimée l'idée que les accords parfaits, majeur et mineur, sont seuls des harmonies fondamentales, tandis que tous les accords de septième en découlent par addition ou substitution); Letzte Beschœftigunc/ mit musikalischen Dingen nebst sechs Tempe raturplànen und einer Notentafel (1782); enfin, un grand nombre d'articles polémiques et critiques, en partie intéressants, contre Scheibe, Sorge, etc., et parus dans la « Bibliotek » de Mizler et dans les « Kritische Briefe » de Marpurg. Le nom de S. joue un certain rôle dans l'histoire du piano à marteaux (cf. piano) son essai : Die umstàndliche Beschreibung eines neu erfundenen Klavierinstruments, auf welchem man in unterschiedenen Graden stark und schwach spielen kann (1763), se trouve dans le deuxième volume des « Kritische Briefe ». — 4. Corona-Elisabeth -Wilhelmine, célèbre cantatrice, née à Gubenle 14 janv.

SGHRYARI — SCHUBERT

1751, m. à Ilmenau le 23 août 1802; débuta à l'âge de seize ans, dans un concert à Leipzig, puis fut au théâtre de Weimar dès 1778. Elle excellait surtout dans la véritable cantilène. On a publié vingt-cinq chants de sa composilion (1786, en deux cahiers). — 5. Johann-Samuel, frère de la précédente, pianiste et compositeur, né à Varsovie en 1750, m. à Londres le 2 nov. 1788 ; fut pianiste de la Chambre du prince de Galles. Il a publié, à Londres : quinze concertos de piano, huit trios et trois quintettes avec piano, et six sonates de piano. Un autre frère de Corona S., Johann-Heinrioh, né à Varsovie en 1762, fut un excellent violoniste, séjourna dès 1782 à Londres et plus tard à Paris. Il a fait paraître des trios pour deux violons et flûte, et des duos pour violon et violoncelle.

Schryari (ail., Schreierpfeife), 1. Ancien instr. à vent, hors d'usage, et qui ne paraît guère avoir pu prétendre jamais à une réelle importance artistique. La perforation des parois latérales de l'instrument n'avait sans doute pas d'autre but que de faciliter le saut à l'octave ou à la double octave (instr. octaviant). M. Prœtorius le décrit dans le «Syntagma». — 2. Jeu mixte de l'orgue, le plus petit (aigu) de tous, plus aigu encore que YAcuta ; il ne se compose généralement que d'octaves, a cependant parfois une Lquinte et porte trois tuyaux sur marche. Le s. ne commence, dans la règle, qu'à 1', c.-àd. qu'il donne, pour la touche ut1, les sons ut4 ufi utQ. Son diapason est assez étroit.

Schubart, 1. Christian -Friedrich -Daniel, poète, né à Sontheim (Souabe) le 13 avr. 1739, m. à Stuttgart le 10 oct. 1791 ; connu par sa captivité de dix années (1777 à 1787) sur le Hohenasperg, était aussi musicien et devint, après sa captivité, dramaturge, directeur de théâtre et directeur de musique. Il écrivit, pendant sa captivité, non seulement des ouvrages sur la musique, mais un certain nombre de compositions : quelques morceaux de piano (Klagegesang ; des variations), un mélodrame (Evas Klage bei des Messias Tod), une opérette (Die glucklichen Reisenden), etc. Ses Musikalische Rhapsodien (1786) contiennent, dans le premier cahier, un morceau de chant :Pâtus und Arria (d'Anfossi, traduit et augmenté par S.), une cantate : Die Henné, un chant de berger; dans le second, un essai sur le jeu d'orgue (dédié à l'abbé Vogler) ; dans le troisième cahier, une adresse à Beecke, un catalogue, un chant comique, dix lieder, un menuet, un rondo, quelques morceaux de piano et une cantate : Die Macht der Tonkunst. Il faut enfin mentionner, comme ayant, au point de vue musical, un intérêt particulier, les Ideen zu einer Aestketik der Tonkunst que son fils Louis publia en 1806. Cet ouvrage a beaucoup contribué à susciter les inénarrables fantaisies esthétiques qui, dans le domaine musical, se firent jour depuis son apparition. G. Hauff a écrit une biographie de Schubart (malheureusement insuffisante, surtout au point de vue musical. Cf. également: Chr.-Fr.-D. Schubart's Leben in seinen Briefen, parD.-Fr. Strauss (2e éd., 1878).— 2.(Scho-

bert), pianiste et compositeur bien doué, parent du précédent (ses prénoms sont inconnus), né à Strasbourg en 1720, m. â Paris, d'un empoisonnement par des champignons, en 1768; était d'un caractère analogue à celui de Daniel S. et eut une vie très mouvementée. Une-place d'organiste qu'il occupait à Versailles lui fut retirée au bout de peu de temps ; par contre, il devint, en 1760, virtuose de la Chambre du prince Conti. S. a publié, à Paris, à Amsterdam et à Londres, plusieurs sonates de piano, des sonates de violon, des trios, des quatuors, des concertos (tous pour ou avec piano), enfin, dix « symphonies » pour piano, violon et deux cors.

Schubert, 1. Joseph, compositeur fécond, né à Warnsdorf (Bohême) en 1757, m. à Dresde, où il était violoniste de l'orchestre de la Cour, en 1812 ; auteur de plusieurs opéras, publia également des sonates de piano, des sonates de violon avec basse, des duos de violons, un concerto de violoncelle, etc. Il a laissé une quantité de compositions de tous genres, manuscrites. — 2. Johann-Friedrich, directeur de musique de différentes troupes de théâtre (à Stettin, Glogau, Ballenstedt, etc.), né à Piudolstadt le 17 déc. 1770, m. à Cologne en oct. 1811 ; publia un concerto de violon, un morceau concertant pour hautbois et basson, des duos de violons, des morceaux de piano et une Neue Singschule oder griindliche und vollstàndige Anweisung zur Singkunst (1804). Il fit, en outre, exécuter un opéra de sa composition, à Stettin. — 3. Ferdinand, frère aîné du célèbre compositeur, né à Lichtenthal, près de Vienne, le 18. oct. 1794, m. à Vienne le 26 févr. 1859 ; était, en 1809 déjà, maître suppléant à l'Orphelinat, puis devint successivement directeur de chœur à Altlerchenfeld (1820), maître (1824) et finalement directeur (1850) de l'Ecole normale de Ste-Anne, à Vienne. S. a fait paraître toute une série de compositions religieuses (Tantum ergo; Regina cœli ; un Requiem allemand à quatre voix, avec orgue, des chœurs, etc.). Un Requiem pour son frère Franz et deux opéras, à l'usage des enfants, restèrent manuscrits. Ce fut lui qui hérita la riche succession artistique de Franz Schubert. — 4. Franz-Peter, un des plus grands compositeurs de génie que l'Allemagne ait produits, le grand maître du lied et aussi l'un des meilleurs compositeurs de musique instrumentale, né à Lichtenthal, près Vienne, le 31 janv. 1797, m. à Vienne le 19 nov. 1828. Son père était maître d'école du faubourg de Lichtenthal et, de ses deux mariages, n'avait pas eu moins de dix-neuf enfants ; dix d'entre eux seulement vécurent au delà de la première enfance. Le falent musical extraordinaire de Franz se montra de très bonne heure, et ce fut son père qui le développa d'abord (leçons de violon) ; une fraîche voix de soprano et la facilité avec laquelle il déchiffrait lui ouvrirent les portes de la Chapelle de la Cour, à Vienne, en sorte qu'il entra au séminaire de la chapelle et y recul des leçons suivies de basse chiffrée (Rucziszka, Salieri). Ses maîtres n'avaient du reste rien autre

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