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de doigts extraits de la « Méthode de piano » de Czerny (op. 500), les lettres de jeunesse de Schumann (v. plus haut), etc. — 3. Georg- Alfred, né à Kônigstein (Saxe) le 25 oct. 1866 ; élève du Conservatoire de Leipzig, fut nommé, en 1891, directeur de musique à Dantzig et, quelques années plus tard, chef d'orchestre et de chœurs (Concerts philharmoniques) à Brème. S. est un compositeur de talent ; on connaît de lui : Amor und Psyché (pour soli, chœur et orchestre), une symphonie en si mineur (couonnée), un quatuor et un trio avec piano, une sonate pour piano et violon (op. 12), des morceaux de concert pour piano, d'autres pièces pour piano, des lieder, etc.
Schunke, 1. Karl, né à Magdebourg en 1801, lève de son père, le corniste virtuose Michael ;. (1780-1821, un frère de Gottfried S.), et de ilies avec lequel il alla à Londres. En 1828, S. e fixa à Paris ; il eut un vif succès comme irtuose et comme professeur et fut nommé oianiste de la Cour de la reine, etc. Privé de 'usage de la parole, par une attaque, il se précipita de sa fenêtre, le 16 déc. 1839. S. a publié, l côté de choses médiocres mais nombreuses 't dans le goût du jour, quelques pièces de vaeur pour le piano. — 2. Ludwig, ami intime de I Schumann, né à Cassel, le 21 déc. 1810, couin du précédent, élève de son père, Gottfried J., qui était très estimé comme corniste virtuose, uis de Kalkbrenner et de Reicha, à Paris. Il e fit entendre avec succès à Paris et à Vienne, uis se fixa à Leipzig, en 1833, et fut l'un des Dndateurs de la Neue Zeitschrift fur Musik. *a mort ne vint que trop tôt rompre les liens 'amitié qui l'unissaient à Schumann ; en effet, mourut le 7 déc. 1834. Quelques composions de cet artiste, enlevé trop tôt à l'art, déotent un talent plein de sève et d'ardeur (une Dnate de piano, des variations sur la « Valse inèbre « de Schubert, des caprices, un diverssement, un rondo, etc.).
Schuppanzigh, Ignaz, violoniste, né à Vienne h 1776, m. dans la même ville le 2 mars 1830 ; pt célèbre en tant que chef du quatuor d'instr. archet qui, le premier, interpréta les quatuors Beethoven, en même temps, du reste, que ux de Haydn et de Mozart. Le quatuor était abord entretenu par le comte Rasoumowski ce nom), mais il se maintint ensuite, indéndant, et donna des concerts en Allemagne en Russie. S. avait dirigé, dans ses jeunes nées, les concerts du « Augarten » ; il était tré, en 1824, dans l'orchestre de la Cour, et it, en 1828, la place de chef d'orchestre de 1' « Ora allemand ». Parmi ses compositions, un solo violon avec accompagnement de quatuor rchets, et deux thèmes variés ont été publiés. chuppert, Karl, compositeur de chœurs alands pour voix d'hommes, né à Cassel, le juil. 1823, m. dans la même ville, où il était enu organiste de la Cour, le 6 déc. 1865. as deutsche ScJtwert).
chùrer, Johann-Georg, fut, dès 1748, comiteur de la Cour, à Dresde, où il mourut le févr. 1786. S. était un compositeur très fé-
cond, comme le prouve l'énorme quantité de ses œuvres, en majeure partie destinées à l'Eglise et dont les manuscrits sont conservés à Dresde : quarante Messes, trois Requiem, cent quarante psaumes, puis des oratorios, quatre opéras italiens : Astrea (1746), Galatea (1746), Ercole (1747) et Calandro (1748), et une opérette allemande : Doris (1747).
Schurig, Volkmar-Julius-Wilhelm, né à Aur (Erzgebirge saxon) le 24 mars 1822; séminariste à Dresde, fut élève de Johann Schneider, Julius Otto et Th. Uhlig. De 1842 à 1852, il remplit les fonctions de directeur du chœur de la synagogue; de 1844 à 1856, celles d'organiste de la paroisse anglicane de Dresde; de 1856 à 1861, celles de cantor et d'organiste de la paroisse évangélique de Pesth, où il fonda une Société chorale allemande d'hommes. En 1861, S. retourna à Dresde où il fut, dès 1871, maître de chant à l'Asile des aveugles, de 1873 à 1893, cantor de l'église Ste-Anne, enfin, dès 1876, professeur de théorie à l'Académie Rolfuss. S. a composé des œuvres agréables et simples ; il a publié des fantaisies pour orgue (op. 1, 31 [Introduction pour le « Ricercar » à six voix de Bach]), des préludes d'orgue (op. 46), des chants d'église anglais, des chœurs religieux, et des motets (op. 8, 9, 10, 16, 17, 18, 20, 21, 22, 24, 27, 30, 34, 44), des chants religieux pour une seule voix (op. 14, 33), des duos religieux (op. 15, 19, 28, 38), puis des chants pour voix d'enfants ou de femmes, des lieder patriotiques, etc. Les chants d'enfants, avec piano, (op. 48), méritent d'être recommandés pour tous les enfants qui connaissent la langue allemande.
Schuster, Joseph, compositeur fécond, né à Dresde le 11 août 1748, m. dans la même ville, le 24 juil. 1812 ; fils d'un chanteur de la Chambre électorale, qui lui donna, de concert avec le maître de chapelle Schûrer, les premières leçons de musique. Il partit en 1765, avec Seydelmann, pour l'Italie où il resta trois ans et écrivit plusieurs opéras. Quelques années après son retour, S. fut nommé compositeur de la Chambre du Prince-Electeur; mais il retourna déjà, en 1774, en Italie et travailla, sous la direction du P. Martini, à Bologne. Il écrivit alors des opéras pour les scènes de Venise et de Naples, puis reçut le titre honorifique de maître de chapelle du roi de Naples. De 1778 à 1781, S. séjourna en Italie pour la troisième et dernière fois; depuis lors il vécut à Dresde où, alternativement avec Schûrer, Naumann et Seydelmann, il dirigea soit à l'église, soit au théâtre. En 1787, enfin, il fut nommé maître de chapelle, conjointement avec Seydelmann. S. a écrit environ vingt-cinq opéras (dont Fétis attribua quelques-uns, par erreur, à Joseph Schirer),la plupart italiens, mais dont quelques-uns sont cependant en allemand : Der (jleichgiUtii/r Ekemann; Doktor Murner ; Sieg der Liebe ùber die Zauberei; Das Laternenfest. Ces œuvres furent très goûtées, ;ï cause de leurs agréables mélodies. Pour l'église, S. écrivit : une Messe, une Passion, un Te Deum, le psaume lxxiv; il composa aussi plusieurs oratorios;
SGHUÏT — SCHUTZ
la cantate : Bas Lob der Musik, considérée comme la meilleure de ses œuvres; des morceaux de piano à 2 et à 4 mains, un divertissement pour piano et violon, un concerto pour 2 pianos. Un concerto pour piano, 6 quatuors pour instr. à archet et des symphonies sont restés manuscrits.
Schùtt, Eduard, pianiste et compositeur, né à St-Pétersbourg, le 22 oc t. 1856 ; élève de Petersen et de Stein, au Conservatoire de cette ville, fat encore, de 1876 à 1878, au Conservatoire de Leipzig. I] vit à Vienne où il dirige la «Société académique wagnérienne»; il est lié d'amitié avec Leschetitzky. En 1882, S. joua avec succès, à St-Pétersbourg, son concerto de piano en sol mineur (op. 7); il a publié en outre une sérénade pour orchestre d'archets (op. 6), des variations pour deux pianos (op. 9), des lieder et une quantité de morceaux de piano d'un genre fin, délicat, mais superficiel.
Schùtz (Sagittarius),Heixrich, le maître qui, le premier, fit connaître à' l'Allemagne la réforme musicale profonde dont l'Italie fut le théâtre vers 1600, et qui, lui-même, contribua à la création de nouvelles formes, de sorte qu'on peut l'envisager, dans le domaine de la composition religieuse, comme le plus grand précurseur de J.-S. Bach et surtout de G.-Fr.Haendel, durant le xvne siècle ; né à Côstritz, près Géra, le 8 oct. 1585, m. à Dresde le 6 nov. 1672. Ses parents allèrent s'établir àWeissenfels, en 1591, et prirent possession de l'héritage de son grandpère. Sa belle voix de soprano lui procura une place dans la Chapelle vocale de la Cour, à Cassel, où il put fréquenter le Gymnase. Bien que richement doué sous le rapport musical, il entra, sur le désir de ses parents, à l'Université de Marbourg, pour y étudier le droit, et travailla avec ardeur à ses études juridiques. Mais, en 1609, le landgrave Maurice de Hesse lui ayant offert un subside annuel de 200 florins, s'il voulait aller étudier la musique en Italie, il ne put résister à cette offre et ses parents consentirent, eux aussi, à ce qu'il se vouât complètement à l'art musical. Il devint ainsi, en 1609, élève de Giovanni Gabrieli, le glorieux maître qui représente le point culminant de l'Ecole vénitienne, et resta auprès de lui jusqu'à sa mort (1612). A Venise, les deux Gabrieli avaient surtout développé l'art de la composition pour double chœur; mais Monteverde n'en était pas moins connu et estimé dans cette ville où il l'ut appelé peu après (1613), comme maître de chapelle de l'église St-Marc, une preuve que ni les monodies, ni le nouveau style dramatique (des Florentins) n'étaient inconnus à Venise. Il fautbien admet In. par conséquent, que S., se trouvant au milieu de cette évolution, de cel enfantemenl de formes nouvelles, fut luimême entraîné dans le mouvement et rentra dans sa patrie, plein d'idées nouvelles. Comme premier témoignage de l'emploi consciencieux de son subside, S. ;i\;iii envoyé au. landgrave, • ■H 1611 déjà, un Livre «le madrigaux à cinq voix, composés et imprimés à Venise (conservés à la bibliothèque de Cassel). Après la
mort de Gabrieli (1612), il rentra à Cassel et fut nommé organiste de la Cour. Sa réputatio commençait à s'étendre, aussi, en 1614, le princ électeur de Saxe demanda-t-il le concours de i pour diriger sa chapelle, à l'occasion du baj tême d'un prince (le duc Auguste). Le princ fut même si enchanté du musicien qu'il le dq manda déjà en 1615, pour quelques années, ne le laissa du reste plus repartir, malgré désir du landgrave de conserver S. auprès C lui. En 1617, S. devint définitivement maître c chapelle de la Cour, mais, à diverses reprise il obtint des congés qui lui permirent de voy; ger, entre autres en Italie (1628-1629), pour étudier, aux sources mêmes, les progrès c nouveau style. Il se rendit aussi trois fois Copenhague (1633-1635, pour y organiser ur. chapelle; 1637-1639, séjournant à son retor longtemps à Brunswick [1638] ; enfin de 1642 1645). A Dresde, les circonstances, grâce aï événements de la guerre, étaient très défav< râbles au développement de l'art; la Chape! fut un temps dissoute (1633-1639) et ne fut rôti blie ensuite qu'avec une dizaine d'instrumei tistes et de chanteurs; c'est là, sans dout la raison pour laquelle S. déploya une si graric activité en dehors de Dresde. Il est vrai qu' était déjà en réalité maître de chapelle à Ci penhague depuis 1633; en 1656, lors de l'av nement de Georges II, il fut en partie déga|; de ses obligations envers la Cour de Dresd mais ne put obtenir sa pension de retraite qu' avait réclamée bien souvent. Parmi les œuvn de S., il <faut d'abord mentionner Dafne, le pr mier opéra allemand, composé sur le textel Rinuccini (traduit par Opitz), joué en 1627, château de Hartenfels, près de Torgau, à l'o casion du mariage de la princesse Sophie ( Saxe avec Georges II de Hesse-Darmstac Malheureusement, le texte seul de cet opéra été conservé, la musique en a été probableme: détruite, en 1760, par un incendie. S. écriï encore la musique d'un ballet : Orpheus wn Eurïdïce(16o$), pour le mariage de Jean-Geo ges II de Saxe (non conservé). Les « Passioi en musique » du maître, sont d'un très haut térèt historique, d'abord les Sieben \Vo: ChrisW am Kreuz (manuscrit autographe la Bibliothèque de Cassel), puis Die Eistor des Leidens und Sterbens unsers Heyland Jesu-Chrïsti (4 Passions, d'après S. Matthie S. Luc, S. Marc et S. Jean, à la Bibliothèqi de Dresde). Karl Riedel(v. ce nom) a réunj 1870, ces quatre Passions en une seule (apr avoir élagué un grand nombre de morceau et S. a publié également les « Sept Paroles Cet homme éminent a beaucoup contribué p des auditions réitérées, à faire apprécier le m rite de S. dans toute sa plénitude. Un autre o vrage encore : Hisloria der froihlichen w siegreichen Aufersteltung unsers einigen h lœsers und Seligmacliers Jesu-Chrisli (gra' en 1623) doit être rangé parmi les « Passions soit à cause de sa forme, soit à cause de facture. Les autres publications de S., pan lesquelles les motets ont souvent aussi u