‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 430 sur 542 · SCHUMANN · texte numérisé non relu

SCHUMANN

orgue et pour piano : six fugues sur Bach (si bémol, la, ut, si) pour orgue ou piano à pédalier (op. 60); Andante et Variations pour deux pianos (op. 46) ; Bilder aus Osten (op. 66, d'après « Makamen des Hariri » de Rûckert [à quatre mains] ; orchestré par Reinecke) ; douze morceaux de piano à quatre mains, pour les petits et les grands enfants (op. 85); neuf Charakteristisclie Tonstiicke (scènes de bal, op. 109, à quatre mains) ; Kinderball (op. 130, à quatre mains); puis, pour piano à deux mains : Variations sur ABEGG (op.l);P«p#/ons(op.2);Etudes d'après des Caprices de Paganini (op. 3); Interniezzi (op. 4); Impromptus sur un thème de Clara Wieck (op. 5) ; Die Davidsbûndler (op. 6); Toccata (op. 7) ; Allegro (op. 8) ; Carneval (op. 9 ; morceaux sur ASCH); six études de concert, d'après des Caprices de Paganini (op. 10): lre sonate (fa dièse min., op. 11); Phantasiestûcke (op. 12); Etudes sous forme de variations (XII études symphoniques , op. 13) ; 3e sonate (la min., Concert sans orchestre, pp. 14) ,• Kinderscenen (op. 15) : Kreisleriana (op. 16) ; Fantaisie (op. 17); Arabesque (op. 18); Blumenstiick (op. 19) ,* Humoresque (op. 20); Novelletten (op. 21) ; 2e sonate (sol min., op. 22) ; Nachtstùcke (op. 23); Faschingsschwank aus Wien (op. 26); trois romances (op. 28) \Scher zo, gigue, romance et fughette (op. 32) : Etudes pour piano pédalier (op. 56, en canons) ; Esquisses pour piano pédalier (op. 58); Album fur die Jugend (op. 68, en deux parties); quatre fugues (op. 72) ; quatre marches (op. 76) ; Waldscenen (op. 82) ; Bunte Blàtter (op. 99) ; trois Phantasiestûcke (op. 111); trois sonates de piano pour la jeunesse (op. 118) ; Albumblàtter (op. 124); sept morceaux de piano en forme de fuguettes (op. 126): Gesânge in der Frtihe (op. 133) et un canon sur An Alexis. Une édition critique, complète, des œuvres de S. a été publiée par la maison Breitkopf et Hârtel (sous les auspices de Klara S.). Les « Davidsbiindler » qui jouent un rôle tant dans les œuvres musicales que dans les écrits de S., ne sont personne autre que S. lui-même et ses amis, les fondateurs de la « Neue Zeitschrift fur Musik ». S. aimait, à la manière de Platon, à faire valoir sous la forme de dialogue les différents points de vue auxquels on peut se placer pour apprécier une œuvre, et les représentait au moyen de personnages fictifs : l'enthousiaste et impétueux Florestan, le doux Eusèbe et le maître toujours sensé et réfléchi, Raro. Les lettres ABEGG et ASCH (ces dernières étant aussi les « lettres musicales » de son nom) trahissent le nom et le lieu de naissance d'un amour de jeunesse de Schumann. Les poésies de Jean Paul ont marqué des traces profondes dans les conceptions du maître (« Arabesque », « Blumenstiick », etc.), de même que celles de E.-T. -A. Hoffmann (« Phantasiestûcke », « Kreisleriana », « Nachtstùcke »). Les articles de S. pour la « Neue Zeitschrift » parurent en volumes, sous le titre • le: GesammelteSchriften iiber Musik und Musiher (1854, 4 vol ; 4e éd. par G. Jansen, 1891, 2 vol: trad, anglaise par F. Raymond-Ritter ;

trad. française d'un heureux choix d'articles,, par H. de Curzon, 2 vol. [1894,1898]). Klara S. a publié : Robert Schumanns Jugendbriefe (1885) ; Fr.-G. Jansen : R S.'s Briefe, neue Folge (1886). Quant à la biographie de S., elle a étéécrite par J. von Wasielewski (1858 ; 3e éditj 1880), H. Reimann (1887), A. Reissmann (3* éd. 1879) et H. Erler (R. S.'s Leben aus seinen Briefen; 2 vol., 1887). Parmi les monographies sur S., il faut mentionner : L. Mesnard, Un successeur de Beethoven (1866); S. Bagge, R. S. undseine Faustscenen (1879); P. comte deWaldersee,. Veber Schumanns Manfred(1880 ; les deux dernières dans les « Vortrâge » de Breitkopf et. Haertel) ; G. Jansen, Die Davidsbiindler (1883) ;: J. von Wasielewski, Schumanniana (1884), et B. Vogel, Robert Schumanns Klaviertonpoesie (1887). — 2. Klara-Josephine, d'abord connue sous son nom déjeune fille, Klara Wieck, une despianistes les plus admirables, si ce n'est la plusadmirable de notre siècle, née à Leipzig le 13sept. 1819 , m. à Francfort-s/Mein le 20 mai 1896 ; la fille de Friedrich Wieck (v. ce nom), qui en fit une virtuose parfaite. Elle jouait en public à l'âge de dix ans déjà et fit des tournéesde concerts dès 1872 ; toutefois, il est hors de doute que les conceptions géniales de son mari développèrent son talent et lui donnèrent seulement, sa pleine maturité artistique. L'époque de ses. succès durables et de son vrai renom, qui la plaça bien au-dessus de la foule des virtuoses du piano, date du temps de ses fiançailles avec- S. (1837). Elle avait déjà fait sensation à Vienne,, à Berlin, à Paris, avant son mariage (1840). Klara S. excellait surtout, au début de sa carrière, dans l'exécution des œuvres de Beethoven , qu'elle interprétait avec une perfection absolue ; plus tard, elle fit entrer dans son répertoire les œuvres de Chopin et celles de son mari, dont elle fut, naturellement, l'interprète la mieux qualifiée. Après la mort de Schumann,. aux côtés duquel elle eut le courage de rester jusqu'à la fin, elle vécut avec ses enfants, d'abord quelques années auprès de sa mère, à Berlin (celle-ci s'était séparée de Fr. Wieck, puis, avait épousé, en secondes noces, le professeur de musique Bargiel, dont elle eut un fils, Woldemar Bargiel). En 1863, elle alla s'installer à Wiesbaden ; mais elle se vit obligée de reprendre la carrière de virtuose, pour entretenir sa famille. De 1878 à 1892, elle fut premier professeur de piano au Conservatoire Hoch, à Francfort-s/Mein, puis se voua exclusivement à l'enseignement privé. Klara S. ne fut pas seulement une pianiste distinguée, elle composa aussi plusieurs œuvres de mérite, parmi lesquelles il convient de citer : des lieder (op. 12 [douzepoésies de Rûckert, mises en musique par Robert et Klara Schumann, les nos 2, 4 et 11 sont de Klara S.], op. 13 et op. 23), un concerto da piano (op. 7), un trio (op. 17), trois sonates daj violon (op. 22), des préludes et fugues (op. 16),. des variations sur un thème de Robert S. (opl 20). Elle se chargea, en outre, de la révision des. œuvres de son mari, pour l'édition complète de- Breitkopf et Hrertel ; elle publia les exercice*'

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SGHUNKE — SGHUSTER

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