‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 433 sur 542 · SCHWARZ · texte numérisé non relu

SCHWARZ

sieurs revues musicales. Il acheta, en 1886, la maison d'éditions de C.-F. Kahnt, mais la revendit, en 1888 déjà, au D' P. Simon. S. est le gendre de Jules Bliithner, dont il dirige actuellement la succursale, à Berlin. — 2. Rorert, compositeur, frère du précédent, né' à Erfurt le 6 déc. 1845; élève de R. Pflughaupt et du Conservatoire de Leipzig, fut, de 1870 à 1875, directeur de plusieurs sociétés, à Elbing. Il vit actuellement à Kônigsberg, où il dirige également plusieurs sociétés chorales. En plus de nombreux chœurs pour voix d'hommes (avec orchestre : Der Gothen Todesgesang ; Abendstille am Meere) et de morceaux de piano, S. a écrit une sérénade pour orchestre (op. 50), un opéra : Frauenlob (Leipzig, 1885), un oratorio : Der Jûngling von Nain, un quatuor pour instruments à archet (en la mineur), un morceau de concert pour violoncelle, etc.

Schwanberg, Johann-Gottfried, né à Wolfenbuttel le 28 déc. 1740, m. à Brunswick le 5 avr. 1804; fit son éducation musicale, aux frais du duc de Brunswick, en Italie et spécialement auprès de Hasse. Il fut ensuite, pendant nombre d'années, maître de chapelle de la Cour, à Brunswick, et écrivit pour le théâtre de cette ville une douzaine d'opéras italiens (« opéra séria », dans le style de Hasse), un prologue dramatique : Der Auspruch des A polio (1794) et trois sonates pour violon et violoncelle.

Schwanzer, Hugo, directeur de l'Institut de musique qui porte son nom, à Berlin, né à Oberglogau le 21 avr. 1829, m. à Berlin le 15 sept. 1886; fréquenta l'Institut royal de musique d'église, à Berlin, et devint, en 1862, organiste de la paroisse juive réformée. Il passa, en 1866, à la nouvelle synagogue et fut en outre, de 1856 à 1869, professeur d'orgue et de piano, au Conservatoire Stern. S. a publié quelques compositions d'orgue et des œuvres vocales, ainsi qu'une méthode de piano.

Schwarz, 1. Andréas- Gottlob, bassoniste distingué, né à Leipzig en 1743, m. à Berlin le 26 déc. 1804 ; fut hautboïste pendant la guerre de sept ans, puis, dès 1770, fit partie des orchestres de la Cour de Stuttgart, d'Ansbach, et des concerts de Lord Abington, à Londres. En 1787, il entra dans l'orchestre de la Cour, à Berlin. Son fils — 2. Christoph-Gotteob, né à Ludwigsbourg le 12 sept. 1768; excellent bassoniste, musicien de la Chambre du prince de Galles, fut aussi, de 1788 à 1826, membre de l'orchestre de la Cour, à Berlin. Un second fils de Andréas S., remarquable violoniste, vécut également à Berlin. — 3. Wilhelm, professeur de chant renommé, né à Stuttgart le 11 mai 1825, in. à Berlin le 4 janv. 1878; étudia la théologie et la philologie, et fut, pendant quelque temps, directeur d'une école supérieure de jeunes filles, puis vicaire au lycée d'Ulm. Il se voua ensuite complètement au chant el se fixa comme professeur de chant à Hanovre, puis à Berlin, après avoir chanté quelque temps au théâtre. Sa « nouvelle méthode d'enseignement • ne réussissant point, il entra coinine employé dans la maison de banque Stroussberg. S. est

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l'auteur de deux ouvrages '.System der Gesangskunstnachpltysiologischen Grundsœtzen(lSbl) et Die Musik als Gefuhlssprache ira Verhœltnis zur Stimme und Gesangsbildung (1860). — 4. Wenzel, né à Brunnersdorf (Bohême) le 3 fév. 1830; élève du Conservatoire de Prague, puis propriétaire d'un Institut de musique, à Eger, vit depuis 1864 à Vienne. Il a écrit des ouvrages destinés à l'enseignement de la musique. — 5. Max, pianiste, fils de Wilhelm S. (3), né à Hanovre le 1er déc. 1856; élève de Fr. Bendel, de Bùlow et de Liszt, fut, de 1880 à 1883, professeur au Conservatoire du Dr Hoch, à Francfort-sur-Mein. Il fonda ensuite, dans la même ville, lors du changement de direction (après la mort de Baff) et avec d'autres professeurs qui démissionnèrent en même temps que lui, le «Conservatoire Baff». — 6. Bianca (y. Bianchi, 2).

Schwebung (ail., syn.: Schlag, Stoss), battement (y. ce mot).

Schwegel (Schwiegel, Schvwegel), ancien mot allemand (suegala) qui signifie simplement tlùte et, d'une manière générale, tout instrument à vent. On entendait cependant par »S. surtout la flûte ou le tuyau à bouche ordinaire; c'est pourquoi Notker (vers l'an 1000) donne au tuyau d'orgue le nom de suegalum. Quelques anciens instruments ont encore un registre qui porte le nom de S. ou Schwegelpfeife (8' et 4'), jeu à bouche ouvert dont les tuyaux sont légèrement coniques.

Schweinskopf, ancienne dénomination allemande pour les pianos à queue.

Schweitzer, Anton, maître de chapelle à Gotha, né à Cobourg en 1737 m. à Gotha, le 23 nov. 1787; écrivit environ vingt «Singspiele» et musiques de scène. Plusieurs ont paru en réduction pour le piano : Elysium (1774) ; Alceste (1774, 1786 ; texte de Wieland) et Die Dorfqala (1777).

Schweizerfldte (ail.), 1. Ancienne dénomination allemande de la flûte traversière (aujourd'hui Querfloïte). — 2. Dans les orgues allemandes, jeu à bouche ouvert de 8', à tuyaux de métal, pourvus d'oreillettes, et de perce étroite; comme il octavie facilement, ce jeu ne s'emploie que mélangé à d'autres jeux de 8'. Son timbre est très clair et perçant. Ce même jeu prend généralement le nom de Schweizerpfeif'e lorsqu'il est de 4', celui de Schwei%erflœtenbass lorsqu'il est au pédalier.

Schwencke, famille distinguée de musiciens, dont le père 1. Johann-Gottlieb, né à Breitenau (Saxe) en 1744, m. à Hambourg le 7 déc. 1823, musicien du conseil à Hambourg, était un excellent bassoniste. Son fils — 2. Christian- Friedrich-Gottlieb. successeur de Ph.-E. Bach comme cantor de la ville de Hambourg, né à Wachenhausen (Harz) le 30 août 1767, élève de Marpurg et deKirnberger,fut nommé, à l'âge de vingt-trois ans déjà, cantor et directeur de musique de l'église Ste-Catherine, à Hambourg. Il conserva ce poste jusqu'à sa mort, le 27 oct. 1822. Parmi les compositions de S., nous citerons surtout : trois sonates de violon, six grandes fu-

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gues, des sonates de piano et un grand nombre d'œuvres religieuses : un psaume, un Pater noster et une ode de Klopstock (parue comme supplément à 1' « Allgemeine Musikalische Zei tung, en 1779); il réinstrumenta, en outre, le « Messie » de Hândel et la Messe en si mineur de Bach. S. a écrit aussi différents articles pour 1' « Allg. M. Z. ». — 3. Johann-Friedrich, fils et élève du précédent, né à Hambourg le 30 avril 1792, m. dans la même ville le 28 sept 1852; fut à la fois organiste, violoncelliste et clarinettiste de talent. Il fut nommé, en 1829, organiste de l'église St-Nicolas, à Hambourg. S a composé un assez grand nombre d'œuvres, malgré son état de santé précaire : des cantates avec accompagnement d'orgue; un recueil de chorals pour les églises de Hambourg, œuvre excellente plusieurs fois rééditée; plus de cinûj cents préludes et postludes; l'harmonisation de plus d'un millier de chorals et de soixante treize chants populaires russes, un septuor pour cinq violoncelles, contrebasse et tymbales. Un accompagnement d'orchestre pour Adélaïde et Wachtelschlag de Beethoven. En outre, il a fait beaucoup d'arrangements d'œuvres de Spohr, etc. — 4. Karl, frère du précédent, n$ à Hambourg le 7 mars 1797, fut un composi teur de talent et un pianiste virtuose. Il ât,i dans ses jeunes années, des tournées de con certs à St-Pétersbourg, Stockholm et Paris, et publia quelques œuvres bien écrites pour le piano (trois sonates de piano à 4 mains, uni sonate de violon); une symphonie de lui parut aussi en réduction pour le piano, après avoir été exécutée au Conservatoire de Paris (1843) et à Hambourg. Un grand nombre d'autres œuvres restèrent manuscrites (musique de chambre et une Messe). Vers la fin de ses jours, S. vécut à Nussdorf, près de Vienne; on a perdu sa trace dès 1870. Une partie de ses mémoires parut dans le « Hamburger Correspondent» (1884-1885). — 5. Friedrich-Gottliek, fils et élève de Joh.-Friedr. S., né à Hambourg le 15 déc. 1823; succéda en 1852 à son père, comme organiste de la nouvelle église gothique de Si Nicolas. 11 se fit entendre déjà très jeune, da des concerts d'orgue et de piano et, en 18< joua lui-même, sur différentes orgues de Pari ses propres œuvres. Il a écrit un grand nomb de lieder et de préludes pour des chorals, tro| fantaisies pour orgue, trompettes, trombone tymbales, des chants religieux pour chœur femmes avec orgue, etc. En outre, il a revu augmenté les recueils de chorals de son père et donné une nouvelle édition de ses préludes de chorals (1886), en y ajoutant quelques moi ceaux de sa composition.

Schwingung (ail.), vibration.

Sciolto (ital.), indication pour une exécuti d'allure libre.

Scontrino, Antonio, né à Trapani, en 1851, | compositeur d'opéras (Matelda, 1875 ; Il progeltista, 1882; Il sortilegio, 1882; Gringoire, 1890), a écrit aussi des morceaux de virtuosi' pour la contrebasse.

Scordatura (ital., «accord différent »), terme

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