SCORE
SEEGERT
dopté pour le changement intentionnel de 'accord d'un instrument à cordes, changeront permettant d'obtenir certains effets autreaent impossibles. C'est ainsi que Paganini, >ar ex., accordait souvent la corde de sol en si >émol. Un certain nombre de compositions pour iolon. de Tartini, Biber, Nardini, Gampagnoli, te, exigent une s. déterminée.
Score (angl.), partition.
Scotto (Scoto), célèbre famille d'imprimeurs
le musique, à Venise, comprenant : 1. Otta-
iano, qui imprimait de 1536 à 1539 environ, et
niblia en premier lieu des madrigaux de Ver-
elot, pour une voix avec luth, arrangés par
Villaert. — 2. Girolamo, probablement le fils
u précédent, imprima de 1539 à 1573. Il publia
n 1551 un livre de madrigaux à deux voix, de sa
ropre composition. Après sa mort, ses héri-
iers continuèrent encore longtemps l'imprime-
ie et la maison d'éditions.
Scudo, Paul, musicographe, né à Venise le
juin 1806, m. à Blois le 14 oct. 1864; auteur
Critique et Littérature musicales (1850 et
$59, 2 vol.); L'Art ancien et moderne, nou-
aux mélanges, etc. (1854); L'Année musicale
Revue annuelle des Théâtres lyriques et des
oncerts (1860-1862, 3 vol.); La Musique en
862 (1863) ; Le Chevalier Sarti (1857, éd. ail.
ar Otto Kade, 1858) ; roman musical dont la
lite, Fréderique, parut dans la « Revue des
eux-Mondes». S. fut aussi collaborateur de
vers journaux de musique et fournit des ar-
cles sur la musique à plusieurs encyclopédies
nérales.
Sdrucciolando (ital.), terme employé parfois, ins les parties de la harpe, comme synonyme 3 glissando.
Sebastiani, Johann, compositeur allemand musique d'église, né à Weimar, en 1622; dent, en 1661, maître de chapelle du prince élecur de Brandebourg, à Konigsberg. 11 est surut connu comme auteur d'une Passion en usique : Bas Leiden und Sterben unserers errn und Heilands Jesu-Chrisli (1672) qui i rapproche des « passions » de Bach, en tant .'elle contient l'élément contemplatif exprimé r des chorals intercalés « zur Erweckung ehrerer Dévotion », et, à la fin, un chant d'ac- >ns de grâces pour les souffrances de Jésusîrist. Ces chorals étaient chantés par une ule voix, comme des airs avec accompagneent de violon. On a conservé en outre, de lui : eistliche und weltliche Lieder in Melodien setzt (1675).
Sébastien, Claude, organiste à Metz, auteur an singulier ouvrage allégorique : Bellum usicale inter plani et mensurabilis cantus ges de principatu musicae, etc. (1553; et de •uveau, 1563, 1568).
Sebor, Karl, compositeur tchèque, né à Bran-
is s/l'Elbe le 13 août 1843 ; élève du Conser-
toire de Prague et, en leçons particulières,
Kittl, fut d'abord maître de musique en
logne, puis devint chef d'orchestre à Erfurt
au Théâtre national tchèque de Prague. Il
, depuis 1871, chef de musique militaire à
Vienne. S. a écrit quelques œuvres de musique de chambre (quatuor et quintette pour instr. à archet), des morceaux de piano, des lieder, des chœurs et plusieurs opéras tchèques {Les Templiers ^ en Moravie, 1865: Drahomira; La fiancée du Hussite ; Blanka; La noce manquée, 1878).
Secco (ital.), sec. Cf. récitatif.
Sechter, Simon, célèbre professeur de contrepoint, né à Friedberg (Bohême) le 11 oct. 1788, m. à Vienne le 10 sept. 1867 ; fut élève de Johann-Anton Kozeluch et de Hartmann, à Vienne, puis devint, en 1811, maître de musique à l'Asile des aveugles. Il fut en outre, plus tard, membre de la Chapelle de la Cour, organiste de la Cour et, dès 1851, professeur d'harmonie et de composition au Conservatoire des «Amis de la musique ». L'œuvre principale de S. est intitulée : Die Grundsàtze der musikalisclien Komposition (1853-1854 , 3 vol.) ; elle contient, en principe, la théorie de la «basse fondamentale* de Rameau, mais fait fausse route en considérant comme normaux des enchaînements harmoniques, bons seulement dans les marches d'harmonie. S. a composé un grand nombre d'œuvres religieuses : des Messes, des graduels, des offertoires, écrits en partie dans les tons ecclésiastiques, un Te Beum, etc., mais quelques-unes seulement ont été publiées. Par contre, il a publié beaucoup de fugues, de préludes et d'autres morceaux pour orgue (op. 1-5, 8, 9, 12-15, 17, 20-22, 48, 50, 52, 55, 56, 61), deux quatuors pour instr. à archet (le second, intitulé : Dievier Temperamente, op. 6), des variations de piano, etc. Un opéra burlesque de sa composition : Ali-Jtitsch-hatsch, a été exécuté en
Seconde (lat. secunda; ail. Sehunde), le « second » degré dans l'ordre diatonique. La s. peut être majeure, mineure ou augmentée :
(cf. intervalle). La s. diminuée serait formée par deux sons enharmoniquement identiques (ex. : ut dièse çv ré bémol).
Secondo (ital.), le second (entre autres : partie inférieure, dans les œuvres pour piano à quatre mains) ; seconda volta (abr. Ildà), la seconde fois. Cf. PRIMO.
Sedlatzek, Johann, flûtiste, né à Oberglogau le 6 déc. 1789, m. à Vienne le 11 avr. 1866; vécut à Londres, de 1826 à 1850, mais le reste du temps à Vienne, d'où il faisait de grandes tournées de concerts, avec beaucoup de succès.
Seebert,CHRisTiAN-FRiEDRicii,rinvt')ilcur du « Fingerbildner », v. chiroplaste, né à Weida le 10 juin 1846, m. à Weimar, où il étail violoncelliste dans l'orchestre de la Cour, en 1883.
Seegert, (Seger, Seegr), Joseph, organiste remarquable, né à Repin, près de Melnik (Bohême), le 21 mars 1716. m.à Prague 1- 22 avr. 1782; élève de Czernohorsky el de Félix Benda, à Prague, où il fréquenta L'Université (magisler phil.), devint organiste de l'église St-Martin et,
SEELE — SEIFERT
plus tard, de l'église Teiner, à Prague. Il mourut peu avant la confirmation de sa nomination à la place d'organiste de la Chapelle de la Cour, à Vienne. S. a écrit plusieurs Messes, des psaumes, des litanies, etc.; mais il ne parut de lui que huit toccatas et des fugues pour orgue. Kozeluch, Mysliweczek, Mascheck, etc., sont ses élèves.
Seele (ail.), âme (v. ce mot).
Seeling, Hans, pianiste et compositeur de morceaux de piano brillants, né à Prague en 1828, parcourut l'Orient, l'Italie, etc., et mourut à Prague le 26 mai 1862. Il a laissé aussi des études de virtuosité, non sans valeur.
Seger, v. Seegert.
Seghers, Franç.ois-Jean-Baptiste, violoniste et excellent chef d'orchestre, né à Bruxelles le 17 janv. 1801, m. à Margency, près Paris, le 2 févr. 1881 ; élève du violoniste Gensse, dans sa ville natale, et de Baillot, au Conservatoire de Paris, fut l'un des fondateurs des « Concerts du Conservatoire » de Paris, Il fonda, en outre, en 1848, la « Société Ste-Cécile », qu'il dirigea jusqu'en 1854 et avec laquelle il donna des auditions d'œuvres chorales et orchestrales. Dès 1854, S. se retira de la vie active.
Segni, Giulio (dit : Giulio di Modena), né à Modène en 1498, devint, en 1530, organiste du grand orgue de l'église St-Marc, à Venise, mais fut appelé à Rome, en 1533,parle cardinal Santa Fiora, et y mourut en 1561. S. doit avoir été organiste et pianiste des plus remarquables. Doni mentionne de lui une œuvre imprimée : Ricercati, intabolatura di organi e di liuto.
Segno (ital.), signe. Cf. S.
Segond, L.-A., Dr med. et sous-bibliothécaire de la Faculté de médecine de Paris, s'occupa incidemment de l'anatomie du larynx et prit lui-même des leçons de chant de Manuel Garcia. Il a publié : Hygiène du chanteur, Influence du chant sur l'économie animale.
Causes principales de V affaiblissement de la voix et du développement de certaines maladies chez les chanteurs. Moyens de prévenir ces maladies (1846) et Mémoires pour servir à l'histoire anatomique et physiologique de la phonation (1859; recueil de discours faits par S. à l'Académie des sciences).
Segue (Seque, ital.), cela suit; seguente (sequente), suivant.
Seguidilla, danse espagnole de mouvement rapide et à trois temps, analogue au boléro. Le rythme de castagnettes
est exécuté pendant quatre mesures, au début et entre chaque strophe chantée, tandis que la mélodie vocale est interrompue.
Seibert, Louis, né à Cleeberg, près Wiesbaden, le 22 mai 1833; professeur de piano (au Conservatoire) et compositeur, à Wiesbaden (orchestre et musique de chambre, lieder, chœurs pour voix d'hommes, etc.).
Seidel, 1. Friedrich -Ludwig, né à Treuen brietzen le 1er juin 1765, m. à Charlottenbourg 1 5 mai 1831; élève de Benda, à Berlin, organist de l'église Ste-Marie dans cette ville, devint, e: outre, directeur auxiliaire au Théâtre nationsi (1801), directeur de musique de la Chapell royale (1808) et, enfin, maître de chapelle de 1 Cour (1822). Il a écrit plusieurs opéras (De Dorf barbier ; Lila), de la musique pour plu1 sieurs œuvres scéniques , un oratorio ( Di Unsterblichkeit), une Messe, des motets, de psaumes, de la musique de piano et des liedeJ — 2. Johann- Julius, organiste, né à Breslau lj 14 juil. 1810, m. dans la même ville le 13 fé^J 1856 ; fut, dès 1837, organiste de l'église Si Christophe, à Berlin. Il est l'auteur de : Dn Orgel und ihr Bau (1843), opuscule clairemeil rédigé qui a été publié, en de nouvelles édition! par K. Kuntze (1875) et B. Kothe (1887).
Seidl, 1. Anton, chef d'orchestre distingué, ni à Budapest le 7 mai 1850, m. à New York le lj mai 1898; élève du Conservatoire de Leipzi (1870-1872), séjourna ensuite à Bayreuth, auprt de Wagner, et fut parmi les jeunes musicier. qui eurent la bonne fortune d'aider à la confe» tion des parties et partitions des dernière œuvres du maître. En 1875, sur la recommarj dation de Wagner, il fut appelé à Leipzig pa Angelo Neumann, comme chef d'orchestre d Théâtre ; il suivit Neumann et son théàti wagnérien itinérant jusqu'à Brème, mais a* cepta un appel à New York, lorsque Neuman échangea le théâtre de Brème contre celui c Prague. S. succédait à Damrosch comme clu d'orchestre du théâtre allemand ; mais il r tarda pas, en outre, à acquérir une grande n nommée comme chef d'orchestre de concer qu'il organisa lui-même («S. Orchestra»), fut, en 1896 et en 1897, parmi les chefs d'o chestre de Bayreuth, et devait diriger une sa son d'opéra wagnérien, à Londres, lorsque mort le surprit. — 2. Arthur, musicographe c mérite, né à Munich le 8 juin 1863; suivit 1< cours des gymnases de Munich et de Rati bonne (auditeur à l'Académie royale de musj que), puis étudia la philosophie et l'iiistoi | littéraire à Munich, Tubingue, Berlin et La zig. En outre, il s'occupait activement de m sique, sous la direction de Paul-Fr. Stad Spitta et Bellermann, et obtint, en 1888, grade de Dr pkil, avec une thèse de très gran( valeur : Vom musikalisch Erîtabenen, Prol\ gomena zur Aesthetik der Tonkunst. Depu lors, S. a écrit : Zur Geschichte des Erhabe. heitsbegriffs seit Kant (1889). Après avoir s journé quelques années àWeimar, il vit actiu. lement à Dresde. Ses travaux, aussi bien qi ses articles dans divers périodiques, lui ont cr«l un excellent renom.
Seifert, Uso, né à Rômhild (Thuringe) le févr. 1852 ; élève du Conservatoire de Dres<| (Wùllner, Blassmann, Merkel, Nicodé et Riscl bieter) est actuellement professeur dans ce mènj établissement, en même temps qu'organiste <l l'église réformée. S. s'est fait connaître par uil méthode de piano très répandue (1893) et p:|
SEIFRIZ -
des compositions de chant et de piano. Il a publié des éditions instructives d'un certain nombre d'œuvres anciennes.
Seifriz, Max, violoniste et chef d'orchestre, né à Rottweil le 9 oct. 1827, m. à Stuttgart le 20 déc. 1885 ; élève de Tâglichsbeck, devint, en 1841, violoniste de la Chapelle du prince de Hohenzollern, à Hechingen, passa, en 1849, au Théâtre municipal de Zurich, puis fut nommé, en 1854, chef d'orchestre de la Cour du prince de Hohenzollern, à Lôwenberg, où la résidence avait été transférée. Depuis la mort du prince, S. vivait à Stuttgart; il y fut nommé, en 1871, deuxième chef d'orchestre de la Cour. S. a écrit une symphonie, une ouverture et de la musique de scène pour Jungfrau von Orléans, des chœurs pour voix d'hommes, etc.
Seiler, Joseph, né à Lùgde, près Pyrmont, le 15 j an v. 1823, m. à Munster le 29 mai 1877; élève de Johann Schneider et de Reissiger, à Dresde, fut d'abord organiste à Lùgde, puis, dès 1859, organiste de l'église St-Maurice, à Munster. Il a composé des Messes, qui restèrent manuscrites, et collaboré assidûment à plusieurs revues musicales.
Seiss, Isidor-Wilhelm, né à Dresde le 23 déc. 1840 ; son père, qui était musicien de la chambre royale, lui fit donner les premières leçons de piano par Fr. Wieck, et de théorie par JuliusOtto, puis l'envoya encore à Leipzig, où il travailla, de 1858 à 1860, sous la direction de M. Hauptmann. C'est à ce moment que parurent les premières compositions de S., qui entreprit aussi des tournées de concerts comme pianiste. A Cologne, il eut un tel succès que Hiller l'engagea immédiatement pour le Conservatoire. C'est dans ces fonctions, qu'il remplit depuis bientôt vingt-cinq ans, qu'il reçut, en 1878, le titre de professeur. Il dirige, en outre, avec beaucoup de désintéressement, la « Société de musique ». S. est un compositeur et un critique de beaucoup de goût, surtout en ce qui concerne la musique de piano ; ses transcriptions, fort spirituelles, de fragments des quatuors de Haydn, celles des danses de Beethoven (trois contredanses et les Danses allemandes), son édition du concerto en mi bémol maj. de Weber font preuve à la fois de piété scrupuleuse et de réelle habileté. Les compositions originales de S. sont, pour la plupart, d'ordre didactique, ainsi les sonatines (op. 8), Etudes de bravoure (op. 10), Toccata (op. 11), préludes (op. 12). En outre, S. a fait paraître : Feierliche Scène und Marsch fiir Orchester ; un adagio pour violoncelle ; des morceaux de piano, etc.
Seitenbewegung (ail.), mouvement oblique.