V. MOUVEMENT
Seitz, 1. Robert, né à Leipzig le 8 avr. 1837, m. dans la même ville le 26 sept. 1889 ; fonda, en 1866, un magasin de musique et y ajouta, plus tard, une maison d'éditions qu'il rendit prospère, en publiant des œuvres nouvelles de Raff et d'autres. Il revendit cependant son commerce, en 1878, pour fonder une fabrique de pianos. En 1884, S. fit faillite, et le Musikali-
SELLXER
sches Centralblatt, qu'il avait fondé en 1880, et qui contient bon nombre d'articles de valeur, cessa aussi de paraître. — 2. Fritz, violoniste de talent, né à Gùnthersleben, près Gotha, le 12 juin 1848; élève (et gendre) de Uhlrich, puis, en 1874, de Lauterbach, à Dresde. Il "fut d'abord second chef d'orchestre à Sondershausen, puis concertmeister à Magdebourg, et il remplit, depuis 1884, les fonctions de chef d'orchestre de la Cour, à Dessau,
Séjan, Nicolas, organiste de grand talent, né à Paris le 19 mars 1745, m. dans la même ville le 16 mars 1819j devint, en 1760, organiste à Saint-André-des-Arts, en 1772 à Notre-Dame (avec Daquin, Couperin et Balbâtre), puis, en 1789, organiste du Roi et professeur à 1' « Ecole royale de chant et de déclamation ». Il perdit sa place par la Révolution, mais fut nommé, en 1807, organiste au Dôme des Invalides, et, en 1814, de nouveau organiste de Notre-Dame. S. a publié six sonates de violon, trois trios avec piano, et quelques morceaux pour orgue et pour piano.
Sekunde (ail.), seconde-
Seligmann, Hippolyte-Prosper, violoncelliste virtuose, né à Paris le 28 juil. 1817, m. à Monte-Carlo, près de Monaco, le 5 fév. 1882; élève de Norblin, au Conservatoire, fit de grandes tournées de concerts et publia un grand nombre de divertissements, de fantaisies, de morceaux caractéristiques, etc. pour violoncelle et piano. S. possédait un merveilleux violoncelle d'Amati.
Selle, Thomas, contrapontiste de renom, né à Zœrbig (Saxe) le 23 mars 1599, m. à Hambourg le 2 juil. 1663 ; fut d'abord recteur à Wesselburen (Schleswig-Holstein), puis, dès 1624, à Heide, devint en 1630 cantor à Itzehoe, en 1637 cantor au « Johanneum » et directeur de musique des cinq églises principales de Hambourg, et, en 1640, en outre, cantor de la cathédrale. Ses compositions portent les titres fleuris, si répandus de son temps : Concertatio Castalidum (1624, concertos d'église à trois voix); Deliciae pastorum Arcadiae (1624, chœurs profanes à trois voix); Hagiodemelydria (1631, dix petits concerts spirituels, d'une à quatre voix); Monophonia harmonica latina (1633, deux à trois voix) ; quinze Concentus ecclesiastici, de deux à trois voix); Concentus 2 voc. adbassum continuum (1634) ; Decas prima amorum musicalium (1635, à trois voix): Concentuum trivocalium germanico-sacrorum pentas (1635); Concentuum latino-sacrorum 2, 4 et 5 vocibus ad bassum continuum, etc. (1646 et 1651, deux livres), et deux mélodies pour le Sabbatische Seelenlust, de Rist (1651, 1658). Enfin, on connaît les manuscrits de concertos, de madrigaux et de motets, de trois à seize voix.
Sellner, Joseph, hautboïste distingué, né à Landau le 13 mars 1787, ni. à Vienne le 17 mai 1843; vint jeune encore, avec ses parents, en Autriche, fit la campagne de L805, comme hautboïste, dans un régiment autrichien de cavalerie, et fut pendant quelque temps directeur d'une musique d'harmonie en Hongrie. Il de-
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vint ensuite premier hautbois au théâtre de Pest, passa, en 1811, à Prague, sous la direction de K.-M. von Weber, et y lit encore des études de composition auprès de Tomaczek. En 1817, S. entra dans l'orchestre de l'Opéra de la Cour, à Vienne ; dès 1822, il fit en outre partie de la Chapelle de la Cour, après avoir été nommé, en 1821, professeur de hautbois et directeur des concerts d'élèves (jusqu'en 1838), au Conservatoire. S. a écrit une excellente méthode de hautbois, qui parut en éditions française et allemande, et qui passe encore aujourd'hui pour l'un des meilleurs ouvrages de ce genre. Il a composé aussi plusieurs morceaux pour la guitare, une introduction et une polonaise brillante pour clarinette et orchestre, etc.
Sembrich, Marcelea (de son vrai nom:
Praxede-Margellixe Koghanska ; S. est le nom de sa mère), cantatrice légère de grand renom, née à Wisniwezyk (Galicie)le 18 févr. 1858; son père, Casimir Kochansky, était professeur de musique et violoniste. A l'âge de quatre ans, Marcella commençait à jouer du piano, à six ans, du violon; en 1870, elle entra au Conservatoire de Lemberg, où elle fut élève de son futur époux, le pianiste Wilhelm Stengel (né le 6 août 1846), qui l'emmena, au bout de cinq ans, auprès de Epstein, à Vienne, pour son perfectionnement. S. commença en 1875 ses études de chant, auprès de Victor Robitansky puis, au bout d'une année, se rendit à Milan où elle travailla pendant huit mois sous la direction de G.-B. Lamperti/i/m. En mai 1877, elle débutait dans les « Puritains », sur la scène italienne d'Athènes, puis elle rentra à Vienne, en juillet 1877, et y étudia le répertoire allemand, auprès du corniste Richard Lewy. Elle fut engagée à Dresde, en 1878, et fit partie du personnel du théâtre de la Cour pendant un an et demi. En juin 1880, S. alla à Londres où elle fut immédiatement engagée pour cinq saisons consécutives. Des tournées de concerts et de représentations la conduisirent ensuite dans presque toutes les grandes villes du continent et de l'Amérique (1883-1884), puis elle travailla encore, pendant l'été 1884, auprès de Francesco Lamperti sen. De 1878 à 1889, elle habitait Dresde ; mais, en 1889, elle élut domicile à Berlin, d'où elle a entrepris de nouvelles tournées de concerts, avec un succès toujours croissant. Mme S. n'est pas seulement cantatrice et pianiste, mais encore violoniste excellente.
Séméiographie (gr., écriture au moyen de signes), syn. de notation musicale.
Semet, Théophile-Aimé-Emile, compositeur, né à Lille le 6 sept. 1824, m. à Corbeil, près Paris, le 15 avr. 1888; élève de Halévy, au Conservatoire de Paris, fut pendant longtemps timbalier dans l'orchestre de l'Opéra. Il est l'auteur de plusieurs opéras ; Les nuits d'Espagne (1857), La demoiselle d'honneur (1857), Gil Blas (1800), Ondine (1863), La petite Fadelle (1869) qui trouvèrent, en paTlie, bon accueil auprès du public.
Semibrève, lat. Semibrevis, (o), la plus grande, si l'on fait exception de la brève (v. ce
mot) assez vieillie, des valeurs de notes qui nous soient restées de la notation proportionnelle. La s., notre « ronde » actuelle, était encore au xme s. la plus petite (!) valeur et correspondait à l/s ou 1f3 de brève, suivant la proportion (v. ce mot) indiquée au début du morceau. Au sujet des s. de la ligatura cum opposita proprietate,