BERNARD DE CLAIRVAUX — BERNUTH
ment les prix de piano, de contrepoint et d'orgue. Il fut jusqu'en 1895 titulaire de l'orgue de Notre-Dame-des-Champs, à Paris. B. se voue actuellement tout entier à la composition; on connaît déjà de lui : deux cantates, deux suites pour orchestre, un concerto de violon (dédié à Sarasate), une Fantaisie et un Concertstûck pour piano et orchestre, un Andante et Rondo pour violoncelle et orchestre, un Divertissement pour instr. à vent, de la musique de chambre, des morceaux de piano, des mélodies, des chœurs, etc. Il vient de terminer une cantate, Guillaume le Conquérant, pour baryton, chœurs et orchestre et une sonate pour piano et violoncelle.
Bernard de Clairvaux, Saint, né à Fontaines (Bourgogne) en 1091, m. à Clairvaux, où il était abbé, le 20 août 1153; écrivit une lettre, Decorreclione antiphonarii, comme introduction à un ouvrage : Prœfatio seu tractatus in Antiphonarium Cistercensie, publié sous son patronage. Un Tonarius ( Tonale, sous forme dialoguée), connu sous le nom de « Tonale de B. », ne fut également publié que sous son patronage. Ces trois écrits sont reproduits dans une anthologie parue à Leipzig en 1517 (cf. Fétis, Bibliographie universelle, art. « Bernard » ) ; Gerbert (Scriptores II) ne donne que le « Tonale » ; dans son édition des œuvres de saint Bernard, Mabillon donne la lettre seulement.
Bernardi.l.STEFFANO, chanoine deSalzbourg vers 1634, publia plusieurs livres de madrigaux, des Messes, des motets, des psaumes (1611-1637), ainsi qu'un traité de contrepoint : Lehre vom Kontrapunkt (1634). — 2. Francesco, sopraniste, dont la réputation fut quasi universelle, sous le nom de Senesino, né à Sienne en 1680, fut d'abord engagé à Dresde, où Hamdel vint le chercher en 1720, pour l'emmener à Londres ; il se brouilla avec Hamdel en 1729 et passa dans la troupe théâtrale de Bononcini. Dix ans plus tard il rentra en Italie. — 3. Enrico, né à Milan le 11 mars 1838, chef d'orchestre de théâtre dans sa ville natale, écrivit toute une série d'opéras, d'opérettes et de ballets, qui furent représentés, mais sans grand succès, sur les principales scènes de l'Italie septentrionale.
Bernardini, Marcello, né à Capoue (Marcello di Capua), vers 1762, composa de 1784 à 1794, une vingtaine d'opéras (comiques pour la plupart) donnés sur diverses scènes italiennes. Le succès fut assez grand mais de courte durée. Il écrivit lui-même la majeure partie de ses livrets.
Bernasconi, Andréa, né à Marseille en 1712, m. à Munich le 24 janv. 1784 ; il avait été appelé, en 1753, au poste de second maître de chapelle et, en 1755, à celui de maître de chapelle de la cour de Bavière. B. composa une vingtaine d'opéras pour les théâtres de Vienne, Rome et principalement Munich ; un grand nombre d'œuvres de musique d'église sont restées manuscrites.
Berner, Friedrich- Wilhelm, né à Breslau le 16 mai 1780, m. dans la même ville le 9 mai
1827; organiste de l'église Ste-Elisabeth, maître de musique au séminaire et plus tard directeur de l'Institut royal de musique religieuse. B. fut excellent organiste (le maître d'Ern. Kôhler et d'Ad. Hesse) et compositeur de talent (œuvres de musique d'église, dont la plupart sont restées manuscrites).
Bernhard, Christoph, né à Dantzig en 1627, m. à Dresde le 14 nov, 1692; élève de Schùtz, à Dresde, fut envoyé à deux reprises en Italie par le prince électeur de Saxe, pour y recruter des chanteurs. B. fut nommé second maître de chapelle à Dresde (1655), puis cantor à Hambourg (1664-1674) et succéda enfin à Schùtz comme maître de chapelle de la cour de Saxe. C'était un excellent contrapuntiste. DesGeistliche Harmonien ( 1665 ) et Prudentia Prudentiana (hymnes, 1669) furent imprimés, tandis que son Tractatus compositions et un ouvrage sur le contrepoint sont restés manuscrits.
Bernicat, Firmin, né en 1841, m. à Paris en mars 1883; composa toute une série d'opérettes (13) poui^ les théâtres parisiens.
Bernon, abbé du couvent de Beichenau (en lat. Augiœ, d'où son nom Berno Augiensis) depuis 1008, m. le 7 juin 1048 ; outre un grand nombre d'ouvrages non musicaux, il rédigea un Tonale avec préface (Prologus), De varia psalmorum atque cantuum modulatione, et De consona tonorum diversitate (tous reproduits par Gerbert, Scriptores II): d'autre part, Trithemius parle encore d'un traité, De instruments musicalibus. W. Brambach a donné une excellente monographie (1881) sur le système musical de Bernon.
Bernouilli, Johann, né à Bâle le 27 juil. 1677, m. dans la même ville le 2 janv. 1747, et son fils Daniel, né à Groningue le 9 févr. 1700, m. à Bâle le 17 mars 1781, professèrent tous deux les sciences naturelles à l'Université de Bâle. Ils publièrent d'importants mémoires sur l'acoustique.
Bernsdorf, Eduard, né à Dessau le 25 mars 1825, élève de Fr. Schneider, à Dessau, et d'A.- B. Marx, à Berlin ; professeur de musique et critique musical (dans les Signale) à Leipzig. Il termina et publia Y Universallexikon der Tonkunst (3 vol. avec supplément, 1855-1856), commencé par J. Schladebach. B. se fit connaître comme compositeur par quelques morceaux de piano et des lieder.
Bernuth, Julius von, né à Bées (prov. rhénane) le 8 août 1830 ; étudia le droit à l'Université de Berlin, tout en s'occupant de musique sous la direction de Taubert et de Dehn, puis entra en 1854 au Conservatoire de Leipzig, après un stage de deux ans comme référendaire à Wesel. Il fonda à Leipzig la société Aufschwung (1857) et le Dilettanten-Orchesterverein (1859), dirigea momentanément les concerts de YEuterpe (successeur de Langer), ceux de la Singakademie (successeur de Rietz), et le chœur d'hommes, Mânnergesangverein. En 1863, il fit encore des études de chant auprès de Garcia à Londres ; de retour à Leipzig il reprit la direction de YEuterpe et remplit ses