TAFFANEL
d'une corde est excessivement faible, lorsqu'il n'est pas renforcé par la t. d'harmonie, car la surface d'où les vibrations se communiquent à l'air est trop étroite (cf. aussi ouïes). C'est de la même façon que s'explique l'effet du pavillon, dans les instr. à vent.
Tabourot, Jean, v. Arreau.
Tacchinardi, 1. Nicgolo, excellent chanteur (ténor), né à Florence le 8 sept. 1772, m. dans la même ville le 14 mars 1859; il avait le cou si étonnamment court qu'il avait l'air difforme, mais il put triompher de l'impression désagréable que son extérieur produisait, grâce au charme de sa voix. Il se fit entendre d'abord sur les scènes italiennes, puis, de 1811 à 1814, aux côtés de Grivelli, à l'Opéra italien de Paris, d'où il retourna en Italie et chanta encore, jusqu'en 1831, sur différentes scènes. T. a publié des exercices de chant et un petit ouvrage : Dell" opéra in musica sul teatro italiano e de suoi difetti. — 2. Fanny, fille du précédent, v. Persiani.
Tacet (lat, en ital. tace ou taci, abr. tac, « se tait »), indication qui, dans une partie de chœur ou d'orchestre, indique que la voix ou l'instrument en question « se tait », fait silence pendant le numéro où elle se trouve.
Tactus (lat., attouchement, coup, hausse et finalement «mesure »), désignation de certains rapports métriques, dans la musique, empruntée aux gestes du directeur qui règlent le mouvement d'un morceau. Sebald Heyden déclare (p. 48 de YArs canendi, 1536) que la brève vaut dans le tempus perf'ectum (v. tempus ) trois, dans le tempus imper fectum deux t. et, de même, dans le premier cas la longue six, la maxime douze t., dans le dernier par contre la longue quatre, la maxime huit t. Dans les deux cas, c'est la semibrève qui est l'unité de mesure, c.-à-d. que le chef battait les semibrèves (nos mesures entières actuelles); mais la semibrève avait autrefois à peu près la valeur de notre noire, dans un mouvement modéré (andante). Lorsqu'il y avait prolatio major (v. ce mot), dont le mouvement était un peu plus lent que celui de la prolatio minor, la minime (notre blanche) était choisie comme unité de mesure, c.-à-d. qu'on la battait; la semibrève
<> ) valait alors trois, la minime ( ^ ] un, la semiminime f ^. j un demi t., la fusa ( N ) un
quart de t., et la semifusaf ^ )un huitième de t., tandis qu'avec la prolatio minor les durées correspondaient aux nôtres: o \t., 4 — i/a$.
i -AUt.
=ll/s t-> ^; ~ Vie *• Le t. était donc,
au xvie s., et même encore au début du xvne s. tout autre chose que ce que nous appelons de nos jours une « mesure » (ail. Takt); c'était non point la réunion de plusieurs unités de temps marquées avec le bâton de mesure, mais une seule de ces unités. Lorsque les plus longues
durées furent abandonnées ( ^5 G fcj h
L'unité de tomps marqué recula de plus en plus
dans le sens des courtes durées. Une fois la pro latio major supprimée, certains pays (l'Allema gne, entre autres) ont conservé la dénominatior des durées d'après leur valeur dans la prolatù minor (« Ganze », «Halbe», « Viertel», etc.ï, er sorte que finalement le mot t. prit le sens qu'a vait, au xine s., perfectio (valeur de la longu< parfaite), celui d'une unité d'ordre supérieur d'une mesure. Pour ce qui concerne les diffé rentes sortes de mesures, la division destempi ou le groupement des mesures en unités d'or dre encore supérieur, cf. les articles métrique rythme et phrasé, où l'on trouvera aussi le renseignements nécessaires sur la dynamique naturelle des motifs, selon leur situation dans la mesure. Cf. enfin sur les signes de mesure soit, dans la notation proportionnelle, soit dans la nôtre, les mots mesure, modus, tempus, pro
LATIO, DIMINUTION, AUGMENTATION, PROPORTION. SESQUIALTERA et HEMIOLIA.
Tadolini, Giovanni, né à Bologne en 1793, m dans la même ville le 29 nov. 1872; élève d( Mattei (composition) et de Babini (chant), fut de 1811 à 1814, accompagnateur et chef des chœurs à l'Opéra italien de Paris. Il remplit ces mêmes fonctions une seconde fois, de 183( à 1889, mais vécut le reste du temps à Bologne où il se vouait entièrement à la composition T. a écrit huit opéras (La f'ata Alcina, Venise
1815 ; La principessa di Navarra, Bologne
1816 ; II credulo deluso, Rome, 1817 ; Tamerlano, Bologne, 1818 ; II finto molinaro, Rome 1820; Moctur, Bologne, 1824: Mitridate, Venise, 1826; et Almanzor, Trieste, 1827), ainsi que des « canzonette », etc.
Taeglichsbeck, Thomas, violoniste, compositeur et chef d'orchestre, né à Ansbach le 31 déc 1799, m. à Baden-Baden le 5 oct. 1867; élève de Rovelli, à Munich, il entra en 1817, comme violoniste, à l'orchestre du Théâtre de Munich Il y devint peu après second chef d'orchestre mais entreprit de longues tournées de concerte et fut nommé, en 1827, maître de chapellt du prince de Hohenzollern-Hechingen (jusqu'en 1848). Il vécut ensuite à Strasbourg, à Lôwenn berg (Silésie) et finalement à Dresde. T. a écrit de nombreux divertissements, fantaisies, variations, etc. pour violon et piano, ainsi que poui violon et orchestre, un Concerto militaire (op. 8] pour violon, un concertino, plusieurs sonates de violon, un trio avec piano, deux symphonies, une Messe avec orchestre, des chœurs pour voix d'hommes et pour voix mixtes, des lieder avec piano, etc. Les deux symphonies de S. ont été exécutées avec succès, aux « Concerts du Conservatoire» de Paris (1835, 1837).
Taffanel, Claude-Paul, né à Bordeaux le 16 sept. 1844; excellent flûtiste, élève de Dorus et pour la composition, de Reber, fut de 1864 à 1890 flûtiste à l'Opéra de Paris. T. a fondé, en 1879, la « Société des quintettes pour instruments à vent». Il fut nommé, en 1890, chet d'orchestre de la « Société des Concerts » dont il était flûtiste depuis 1867. Enfin, en 1893, T. a été appelé à diriger, au Conservatoire, la classe de flûte, après avoir rempli depuis 1875, les