TAMBOUR DE BASQUE — T APPERT
cèdent, niais plus grand cependant que : 3. le I. militaire ou caisse claire (ail. Militdrtrommel) dont la sonorité est claire et perçante. Il y a de nos jours une tendance fort accentuée à racourcir de plus en plus le cylindre des t., particulièrement de la caisse claire, dans laquelle le cordon est aussi remplacé souvent par des tiges métalliques que régissent des clefs.
Tambour de basque (i-andero, v. ce mot), petit tambour à main, tendu d'une seule membrane, mais dont le cercle est, en outre, pourvu de grelots. Cet instrument sert en Espagne, dans l'Italie méridionale et aussi en Orient, à accompagner les tarentelles et autres danses analogues. C'est le danseur lui-même qui tient l'instrument dans sa main. Les Allemands et souvent aussi les Français donnent improprement au t. de basque le nom de tambourin.
Tambourin, sorte de tambour dont le cylindre est allongé mais d'un diamètre restreint, et que les joueurs provençaux de galoubet (espèce de llageolet) frappent en cadence, tout en jouant de leur instrument. De là le nom de t. appliqué à certains morceaux de musique — en forme de danse — dont l'effet est analogue à celui que produisent les joueurs de galoubet (cf. la suite en mi min. de Rameau). Le morceau intitulé t. est en mesure binaire, avec une basse stationnaire. On donne souvent, à tort, le nom de t. au tambour de basque (v. ce mot).
Tambur, instr. à cordes arabe et perse, de la famille du luth, et qui se jouait comme la mandoline, au moyen d'un médiateur. Cf. Arabes.
Tamburini, Antonio, célèbre chanteur (basse), né à Faenza le 28 mars 1800, m. à Nice le 9 nov. 1876 ; lils d'un maître de musique, débuta dans la carrière comme choriste à Faenza, puis comme chanteur de petits rôles, dans une troupe itinérante d'opéra(Bologne, Cento, etc.). Il s'était déjà créé, jusqu'en 1824, une brillante renommée et avait remporté des triomphes à Milan, Rome, Venise, Naples (au « ïeatro nuovo »). De 1824 à 1832, il fut accaparé par Barbaja, qui avait en mains les théâtres de Naples, Milan et Vienne ; mais, de 1832 à 1841 , il brillait au Théâtre italien de Paris, aux côtés des Rubini, des Lablache et des Persiani, Grisi, Viardot, etc. Il chanta dans la suite encore en Italie, en Russie, à Londres, etc., jusqu'au moment où, ^ en 1855, il se retira dans une villa, près de Sèvres. T. avait épousé, en 1822, la cantatrice Marietta Goja.
Tamburo (ital.), tambour (v. ce mot).
Tamtam (gong, tchung), instr. à percussion oriental (chinois, hindou), disque de métal forgé, dont l'alliage comprend des parties de métaux nobles. Le t. est fortement concave dans sa partie centrale ; le large bord est pourvu d'une entaille assez profonde et semicirculaire. Le son du t. résonne et bourdonne très longtemps après la percussion; son effet, tant dans le piano que dans le forte, a quelque chose d'angoissant, d'effrayant. Le t. est employé dans l'orchestre de théâtre moderne (ailleurs aussi, pour certains effets spéciaux), cependant son coût est si élevé (les meilleurs t.
viennent de la Chine) qu'on le remplace soi vent, imparfaitement, par une cymbale suspei due et que l'on percute au moyen d'une baguett
Cf. CYMBALES.
Tanaka, Shohé, jeune savant japonais, élè"\ de Spitta, à Berlin, s'est fait connaître par de recherches sur l'accord mathématique des son (son harmonium accordé mathématiquement été baptisé par Bùlow «Enharmonium»). I « Vierteljahrsschrift fur Musikwissenschaft
Tanbur, v. tambur.
Tanéjeff, S.-J., né le 13 nov. 1856; élève d Nicolas Rubinstein et de Tschaikowsky, prc fesseur au Conservatoire de Moscou, où il es très estimé comme pianiste.
Tangentes, nom que l'on donnait, dans l'an cien clavicorde, aux languettes ou goupilles d métal qui, fixées à l'extrémité des touches, fro taient (langere = toucher) les cordes, au lie de les pincer comme le faisaient les plume dans les clavecins à plumes de corbeau. Le so des clavicordes était produit par conséquer d'une façon toute analogue à celui des instr. archet. Mais, en même temps qu'elle faisait v brer la corde, la t. limitait la partie de celle-c qui devait vibrer; chaque corde aurait fourn deux sons, si la partie qui se trouvait à gauch de l'exécutant n'avait été condamnée au moyei de bandelettes de drap intercalées qui remplis saient également le rôle d'étouffoir, aussitôt qu la t. quittait la corde. Ces bandelettes de dra manquaient au « cembal d'amour » de G. Silber mann (v. ce nom). Un effet spécial, connu sou; le nom de balancement (v.ce mot) n'était rendi possible que par le mode de production di son.
Tans'ur, William (de son vrai nom Tanzer compositeur anglais, né à Dunchurch en 170 (baptisé le 6 nov.), m. à St-Neots le 7 oct. 1783 remplit les fonctions d'organiste à Barnes (Sur rey), jusqu'à ce qu'en 1739 il eût été appelé \ un poste semblable, à Ewell Leicester et à St Neots. Il a publié : A comjdele melody, or th. harmony of Sion (1735 et 1738); The melody o, t/te heart (1737) ; Heaven on earth (1738) ; Th. royal melody compleat (New Jiarmony of Sion 1754 et 1755); The royal psalmodist complea (sans date) ; The psalm singers jewel (1760) Melodia sacra (1772), ainsi qu'un ouvrage théo rique: A new musical grammar (17 '46, plusieurs fois réédité; éditions ultérieures sous le titre A new musical grammar and diclionary, 176' et souvent, depuis lors) dont il a aussi paru ui extrait sous le titre: Eléments of musik dis played, or, ils gramrnar made easy (1772).
Tapada (Tapadillo, esp.), jeu bouché de l'orgue. Les désignations de grandeur en pieds 13, 26, sont les mêmes que pour le baxoncelh (v. ce mot).
Tappert, Wilhelm, écrivain musical, né è Ober-Thomas-Waldau, près Bunzlau, le 19fév 1830; lit au séminaire de Bunzlau ses études d'instituteur, carrière qu'il suivit, du reste, plusieurs années. Mais, en 1856, il se voua à la musique, suivit les cours du «Conservatoire
TARGH1 — TARTINI
JCullak » et fut, pour la théorie, l'élève particulier de Dehn. Depuis cette époque, T. a élu donicile à Berlin, où il donne des leçons de mu- ;ique et s'occupe surtout de littérature musicale. De 1876 à 1880, T. a rédigé Y Allgemeinc deut- •che Musihzeitung ; il a été en outre pendant ongtemps l'un des collaborateurs les plus assilus du « Musikalisches Wochenblatt » , du Klavierlehrer », etc. Il a publié sous formes de jrochures: Musik und musikalische Erziehung 1866)- Musikalische Studien (1868); Bas Veriot der Quintenparallelen (1869) ; WagnerlLexicon. Worterbuch der Unhœflichkeit , en- \haltend grobe, hœhnende, gehàssige und ver- '.eumderische Ausdrùcke, welche gegen den Meister Richard Wagner, seine Werke und seine Anhânger von den Feinden und Spottern /ebraucht ivorden sind (1877). T. est un zélé Collectionneur d'anciennes tablatures (tablatures de luth, etc.) et possède déjà mainte pièce rare et énigmatique; il serait à désirer qu'il publiât le résultat de ses recherches et de ses expériences. Comme compositeur, T. ne s'est fait connaître que par des lieder, des transcriptions de vieux lieder allemands, et des études pour piano.
Tarchi, Angelo, compositeur d'opéras, né à Naples en 1760, m. à Paris le 19 août 1814; élève de Tarantino et de Sala, au Conservatoire «délia Pieta», a écrit un grand nombre d'opéras italiens pour les scènes de Naples, Turin, Venise, Milan, Florence, Mantoue, Bergame, Londres, etc. En 1797, il partit pour Paris et écrivit dès lors une série d'opéras-comiques français, dont un seulement : D'auberge à auberge (Théâtre Feydeau, 1800) remporta un réel succès et fut même gravé en une double édition allemande (à Hambourg, sous le titre : Von Gasthof zu Gasthof: à Vienne, sous celui de : Die zivei Posten). T. était oublié depuis longtemps, lorsqu'il mourut. Tardando (ital.), syn. de ritardando.
Tarditi, Orazio, compositeur de l'Ecole romaine, devint en 1640 organiste de St-Michel, à Murano; en 1642, organiste au dôme d'Arezzo; en 1647, moine de l'ordre des Camaldules, à Ravenne, et enfin, en 1648, maître de chapelle du dôme de Faenza. Il est l'auteur de trois livres de Messes de trois à cinq voix (avec quelques psaumes, en partie avec instruments; 1639, 1648, 1650); Messa e salmi concertait a 4 voci (1640) ; Messa e salmi a 2 voci ( 1668); qui nze livres de Motetti concerlati, de une à cinq voix, en partie avec instruments (violon, théorbe), et dont plusieurs volumes n'ont pas été conservés ; quatre volumes de motets a voce sola, avec basse chiffrée (3me vol., 1646) ; des psaumes à huit voix avec basse chiffrée (1649); des complies et des litanies à quatre voix, avec des antiennes à trois voix (1647) ; des litanies de trois à cinq voix, des antiennes et des motets à trois voix et un Te Deum à quatre voix (1644,) ; des madrigaux à cinq voix (1639); deux livres de Canzonette amorose, à deux et trois voix (1642, rassemblés par Al. Vincentini, et 1647) ; et des Sacri concentus, à deux et trois voix (1655, op.
35!), qui sont conservés àBologne | « Liceo filarmonico»)et Breslau (Bibliothèque municipale).
Tarentelle (Tarantella), danse napolitaine, mais probablement originaire de Tarente, si l'on ne veut admettre qu'elle tienne son nom de la tarantule dont, à en croire les dictons populaires, la morsure exciterait à la danse, de même que, d'autre part, la danse seule serait capable d'en neutraliser les suites. Les exemples que divers auteurs anciens nous ont communiqués de danses destinées à guérir des piqûres de tarantules diffèrent considérablement de la t. moderne. Cette dernière, écrite dans un mouvement très rapide {presto), est à 3/8 ou 6/8 (gigue). Comme toutes les autres danses, la t. a été adoptée par la musique artistique ; elle est devenue l'une des formes préférées de morceaux brillants (pour piano, violon, violoncelle, etc.).
Tartini, Giuseppe, remarquable violoniste, compositeur et théoricien, né à Pirano (Istrie | le 12 avr. 1692, m. à Padoue le 16 févr. 1770; reçut les premières leçons de musique à Pirano et à Capo d'Istria. Il résista énergiquement au désir de ses parents, de le voir entrer au couvent des Franciscains, et se lit inscrire en 1710, à l'Université de Padoue, comme étudiant en droit. La musique, et surtout le violon, étaient depuis longtemps son occupation favorite, mais pas d'une manière aussi suivie que l'escrime dans lequel il était passé maître ; il doit même avoir été quelque peu bretteur. L'orientation de sa vie changea tout à coup, lorsqu'il se fut marié secrètement avec une parente du cardinal Cornaro et que, accusé de détournement et d'enlèvement, il dut s'enfuir; c'est dans une retraite absolue, à Assise, où il avait trouvé asile au couvent des Franciscains par l'entremise d'un religieux de sa connaissance, qu'il développa son talent de violoniste. Il suivit, en outre, pour la théorie, l'enseignement de l'organiste du couvent, Czernohorski (Pater Boemo). Au bout de deux ans, T, rentrait à Padoue où l'accusation contre lui avait été, entre temps, retirée. Peu après, il entendit à Venise le célèbre violoniste Veracini et cette audition révélatrice l'engagea à se livrer à de nouvelles études; il envoya sa femme auprès de ses parents, à Pirano, et se retira à Ancone. C'est à cette époque (1714) que T. découvrit les sons résultants (v. ce mot) dont il fit un usage pratique en vue d'atteindre une intonation absolument pure des sons. En 1721, il fut nommé violoniste solo et chef d'orchestre de la basilique de « Sant'Antonio », à Padoue, poste qu'il a rempli jusqu'à sa mort, bien qu'il fût très médiocrement doté. De 172:; à 1725, T. séjourna comme musicien de La chambre du comte Kinsky, à Prague, où il avait été appelé (sa virtuosité lui avait acquis une grande renommée au loin) pour la fête du couronnement de Charles VI. Il paraîtrait même avoir repoussé une offre brillante qui lui était venue de Londres. En 17iS. T. fonda à Padoue une Ecole supérieure de violon, dont sont sortis les Nardini, les Pasqualino <•! tant
TASKIN — TAUBERT
d'autres virtuoses remarquables. L'habileté de T. dans la conduite de l'archet est devenue un modèle pour tout l'art moderne du violon. Ses compositions pour violon sont classiques et ont été rééditées en partie. T. a publié : dix-huit concertos pour violon (op. 1; en trois parties de six numéros chacune; douze sonates pour violon, avec violoncelle ou clavecin (aussi comme op. 1, mais éditées à Paris); six sonates pour violon, id. (op. 2); douze sonates pour violon avec basse (op. 3); six concertos pour violon-solo, deux violons, alto et violoncelle ou Cembalo di concerto (op. 4); six sonates pour violon avec « continuo » (de même comme op. 4); six autres sonates id. (op. 5) : six sonates id. (op. 6); six sonates id. (op. 7); Sei sonate a 3, duo violini col basso (op. 8); six sonates pour violon avec « continuo» (op. 9); « L'art de la conduite de l'archet » (L'arle deW arco). Les concertos ont paru en diverses éditions, à Paris et à Amsterdam. T. a laissé en outre les manuscrits de quarante-huit sonates pour violon avec basse, d'un trio pour deux violons et basse, de cent vingt-cinq concertos à cinq parties, ainsi que d'une Sinfonia a 6 (deux cors et quatuor d'instr. à archet; Bibl. de Kœnigsberg). La sonate surnommée le Trille du diable est comprise dans ces sonates laissées en manuscrit, mais a été gravée, après la mort de l'auteur, un grand nombre de fois. Varie deW arco a été réimprimé dans les « Principes de composition » de Choron (6me vol.), ainsi que séparément, chez André; des sonates ont été éditées par Alard, Léonard, David, Wasielewski, G. Jensen, etc. Les ouvrages théoriques de Tartini sont : Trattato di musica seconda la vera scienza deW armonia (1754), De principj delï armonia musicale contenuta nel diatonico génère (1767); une réponse à une critique de l'un de ses traités : Risposta... alla critica del di lui trattato di musica di Monsgre. Le Serre di Ginevra (1767) et une lettre à une élève : Lettera alla signora Maddalena Lombardini (plus tard Mme Syrmen) insera'ente ad una importante lezione per i suonatori di violino («Europe littéraire», 1770). Un écrit datant de ses dernières années, Délie ragionie délie proporzioni, n'a pas paru et semble être désormais perdu; une autre dissertation sur les ornements dans le jeu du violon n'a probablement pas été imprimée en italien,mais a paru en une traduction française de P. Denis : Traité des agréments de la musique (1782). Plusieurs notices biographiques sur T. ont paru; elles ont pour auteurs: l'abbé Fanzago (1770), J.-A. Hiller (1784), A. Forno (1792), C. Ugoni (1802), Fayolle (1810). Le système tonal de Tartini marque un progrès notable sur celui de Rameau, en ce sens que T. cherche aussi à se débarrasser du son 7 de la série harmonique supérieure et qu'il rapporte la consonance mineure à une série harmonique (inférieure) directement opposée à la série supérieure. La conception de l'accord mineur comme image renversée, comme antipode de l'accord majeur, conception que formula déjà
Zarlino, est exposée avec toute la netteté dé rable dans les pages 65, 66, 91, etc. du Trd\ tato.
Taskin, Pascal, célèbre facteur d'instrumen parisien, né à Theux en 1723, m. le 9 fév: 1795; l'inventeur des tangentes de cuir du clsB vicorde (cf. piano). Son neveu, Pascal-Josep| T., était conservateur des instruments de I chapelle de Louis XV; le deuxième fils de d dernier, Henri-Joseph, né à Versailles le 2| août 1779, m. dans la même ville le 4 m 1852, page musical de Louis XVI, élève de s tante, Mme Gouperin, qui était organiste, a p blié des trios avec piano, un concerto pou piano, un caprice pour piano et violon, dei morceaux pour piano, des lieder, etc. Troï] opéras de lui sont restés manuscrits. Un petit fils de ce dernier, Emile-Alexandre T., né Paris le 8 mars 1853, m. dans la même vill le 5 oct. 1897, fut un chanteur scénique trè^ apprécié à Amiens, Genève, Lille et Pari (Opéra-Comique), et enseigna le chant au Con servatoire de Paris.
Taste (angl.), goût.
Tasto solo (abrév. t. s.), indication qui, dan les accompagnements de clavecin ou d'orgu (continuo) écrits au moyen d'une simple bass chiffrée, signifie que le passage en question] doit être exécuté sans aucune harmonisation quelconque, la partie de basse étant jouéel seule. Lorsqu'il s'agit d'un son isolé qui n doit être accompagné que d'octaves (unisono\ on se contente de placer un zéro sur la note de basse ; par ex.:
Taubert, 1. K.-Gottfr.-Wtlhelm, né à Berlin le 23 mars 1811., m. à Berlin le 7 janv. 1891; fils d'un employé au ministère de la guerre, élève de Ludwig Berger (piano) et de Bernhard Klein (composition), fit en outre des études, de 1827 à 1830, à l'Université de Berlin. 11 se fit connaître de bonne heure, comme pianiste et compositeur, et vécut quelque temps, comme maître de musique, à Berlin. En 1831, T. fut nommé directeur des concerts de la Cour; en 1842, il devint chef d'orchestre de l'Opéra et directeur des c Soirées symphoniques » de la chapelle royale, puis fut nommé, en 1869, premier maître de chapelle. T. fut, en outre, dès 1875, président de la section, de musique du Sénat de l'Académie royale des Beaux-Arts. T. fut un compositeur fécond et très renommé; il a publié des symphonies, des ouvertures, de nombreuses œuvres de musique de chambre, des lieder, des morceaux de piano, des chœurs, etc. Ses Kinderlieder, ainsi que la musique pour Mêdée d'Euripide et pour la Tempête de Shakespeare ont eu et ont encore un certain succès. Ses opéras sont : Die Kirmess (1832), Der Zigeuner (1834), Marquis und Dieb (1842), Joggeli (1853), Macbeth (1857) et Cesario (1874). — 2. Otto, né à Naumburg-s/S. le 26 juin 1833; suivit les classes du gymnase de cette ville, et
TAUDOU
lut ensuite préposé au chœur du Dôme. Il a h ^té, pour la musique, élève de O. Glaudius, nais lit aussi des études, de 1855 à 1858, à l'U- >t| iiiversité de Halle et prit, en 1859, le grade de Dr phil,. à Bonn. 11 remplit ensuite divers )Ostes, dans l'enseignement secondaire, et proesse, depuis 1863, au Gymnase de Torgau, où 1 est en même temps cantor de la « Stadt- [àrche » et directeur de la Société de chant. T. brrive à d'excellents résultats avec les modestes essources de cette ville ; il a organisé, entre nutres, des représentions de drames antiques ivec musique moderne. Il a publié un grand lombre de lieder, de chœurs, etc., et écrit, en )lus de beaucoup de choses n'ayant pas trait à a musique : Die Pfiege der Musik in Torgau 1868), Der Gymnasialsingchor in Torgau 1870), « Daphne » , das erste deutsche Opern- \exibuch (1878). T. a aussi fait paraître un volume de poésies. — 3. Ernst-Eduard, né à Rej^enwalde (Poméranie) le 25 sept. 1838 ; fut, alors [u'il étudiait la théologie à Bonn, élève particuier d'Albert Dietrich. Il finit par se vouer enièrement à la musique et travailla encore sous a direction de Kiel, à Berlin. Il vit actuellement t Berlin et s'est fait connaître par de la musijue de chambre, des morceaux pour piano et les lieder.
Taudou, Antoine, violoniste et compositeur rançais, né à Perpignan le 24 août 1846 ; slève du Conservatoire de Paris (prix de Rome, .869), est, depuis 1883, professeur d'harmonie à •,e même conservatoire. T. a publié un trio pour lûte, alto et violoncelle, un trio avec piano, un juatuor pour instr. à archet (si bémol min.), un îoncerto pour violon, et plusieurs pièces pour )rchestre.
Tausch, 1. Franz, excellent clarinettiste, né i Heidelberg le 26 déc. 1762, m. à Berlin le 9 evr. 1817; jouait déjà à l'âge de huit ans dans a chapelle de Mannheim à laquelle appartelait aussi son père. En 1777, il alla avec la Jlour à Munich, où il resta jusqu'en 1789, ipoque à laquelle il accepta un engagement avantageux, dans l'orchestre de la Cour, àBerin. T. fonda, en 1805, une « Ecole pour instrunents à vent». Il a publié: deux concertos pour larinette, deux morceaux concertants pour leux clarinettes, andante et polonaise pour clarinette, des duos de clarinettes, des trios jour deux clarinettes et basson, six quatuors jour deux cors de basset et deux bassons ainsi jue deux cors ad libitum, des marches miliaires, etc. T. était un digne émule de Béer et ie Stadler. Bârmann était son élève, et son fils, Friedrich- Wilhelm T., fut aussi un excellent larinettiste (m. en 1845). — 2. Julius, pianiste, ompositeur et chef d'orchestre, né à Dessau e 15 avr. 1827, m. à Bonn le 11 nov. 1895 ; élève ie Fr. Schneider ainsi que, de 1844 à 1846, du onservatoire de Leipzig. Il s'établit à Dùsseliorf, en 1846, et prit après le départ de Rietz la direction de la « Kùnstlerliedertafel. » En 1853, T. devenait remplaçant et, en 1855, successeur ie Schumann, comme directeur de la « Société de musique » et des concerts d'abonnement (il
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prit sa retraite en 1889); il a dirigé plusieurs festivals de musique du Bas-Rhin. On a publié plusieurs de ses compositions : des lieder, des duos, des œuvres pour chœur et orchestre (Der Blumen Klage auf den Tod des Sàngers [soprano-solo et voix de femmes] et Dein Leben schied, dein Ruhm begann [chœur pour voix d'hommes]), des quatuors pour voix d'hommes, un Ave Maria pour soprano-solo et orchestre^ la musique pour Was ihr wollt, des morceaux pour piano, une ouverture de fête, etc.
Tausig, Karl, pianiste éminent, né à Varsovie le 4 nov. 1841, m. à Leipzig le 17 juil. 1871; fils d'un excellent pianiste (Aloys T., m. le 14 mars 1885 ; élève de Thalberg, auteur de brillants morceaux pour piano), termina auprès de Liszt les études commencées chez son père, et fit une grande sensation par sa technique stupéfiante et impeccable, aussi bien que par ses remarquables interprétations. De nombreuses tournées de concerts remplirent sa courte existence ; dans ses quelques moments de repos, il vécut, de 1859 à 1860, à Dresde, en 1862 à Vienne, et depuis 1865 à Berlin où il fonda, en 1866, une «Académie pour l'enseignement supérieur du piano », Mais il abandonna déjà celle-ci en 1870. Gomme compositeur, T. ne s'est fait connaître que par quelques morceaux pour piano (Soirées de Vienne, caprices sur des thèmes de Strauss; etc.); il s'occupa, par contre, de la publication d'œuvres classiques pour piano, prépara une nouvelle édition du Gradus ad Parnassum de Clementi (avec des variantes d'une difficulté plus raflinée que celle de l'original), rédigea la réduction pour piano des «Maîtres-Chanteurs» de Wagner, etc. Ses Technische Studien ont été publiées après sa mort, par H. Ehrlich. — Sa veuve, Séraphine (von Vrabely), est une excellente pianiste, élève de Dreyschock.
Tauwitz, Eduard, né à Glatz le 21 janv. 1812, m. à Prague le 25 juil. 1894; fut successivement chef d'orchestre des théâtres de Wilna (1837), Riga (1840), Breslau (1843), et Prague (1846). Il fut pensionné dès 1863 et devint directeur de la « Sophien-Academie» et de la «Société chorale allemande d'hommes». T. a écrit des morceaux d'église, des lieder, des chœurs et des opéras : Trilby (Wilna, 1839), Bradamanle (Riga, 1844) et Schmolke und Bahel (opéra-comique, Breslau, 1846).
Tayber, v. Teyrer.
Taylor, 1. Edward, érudit musical anglais, né à Norwich le 22 janv. 1784, m. à Brentwood, près Londres, le 12 mars 1863: fut d'abord marchand de fer, mais, doué d'une belle voix de basse, il se sentait toujours davantage attiré vers la musique et jouait aussi de divers instruments à vent et de l'orgue. Une fois adonné à la musique, T. concentra tous ses efforts sur le domaine de l'histoire et de la théorie, puis succéda, en 1»37, à Stewns, comme professeur de musique au cGresham Gollege». T. fut l'un des fondateurs du«Purcell-Club» et de la « Musical Antiquarian Society». 11 a publié : Three inaugural lectures