TECHNIQUE
TELEMA.NN
(1838, ses leçons d'ouverture); The English cathedra! service, its glorrj, its décline and its desïgned extinction (1845, dans la « British and foreign Review»); An address front the Gresham prof essor of music to the fjatrons and lover s of art (1838 ; appel pour la fondation d'une Bibliothèque musicale au « Gresham Collège»). T. a composé quelques glees et d'autres morceaux de chant : il a publié une collection de chants populaires des pays rhénans et traduit en anglais les textes de plusieurs oratorios allemands (Tod Jesu de Graun, Siindflut et Weltgericht de F. Schneider, etc.). — 2. Franklin, pianiste renommé, né à Birmingham, le 5 févr. 1843, fut, de 1859 à 1861, élève du Conservatoire de Leipzig (Plaidy, Moschelès, Hauptmann, Richter, Papperitz), puis, après un court séjour à Paris, revint à Londres en 1862, où il occupe encore une place en vue, comme pianiste et comme professeur. Il fut nommé, en 1876, maître à la «National Training School for Music », et il est, depuis 1882, premier professeur de piano au « Royal Collège of music ». Son « catéchisme » du piano (Primer of the Pianoforte, 1879) a paru aussi en allemand, — c'est un excellent petit manuel. T. a traduit en anglais les traités d'harmonie, de contrepoint, et de canon et fugue de Richter; il a donné une nouvelle édition des douze premières sonates de Beethoven, etc.
Technique. On entend par t. de la composition ou aussi de l'exécution, toute la partie purement mécanique, tout le «métier» indispensables à l'exercice de l'art. La virtuosité a atteint de nos jours un développement tel que, pour en faciliter en une certaine mesure l'acquisition, le maître se voit obligé de séparer nettement le travail de pur mécanisme (v. ce mot) qui se fait au moyen d'EXERciCEs techniques (composé d'éléments premiers de la phrase musicale, apparaissant sans lien, fragmenlairement : passages, gammes, arpèges, ornements, etc., etc.), du travail musical. Le maître aura soin cependant de bien rétablir l'équilibre de l'éducation musicale, menacé par l'abus d'exercices techniques, en donnant à l'élève une nourriture intellectuelle suffisante.
Tedesca, Fernanda, violoniste de talent, née dans un domaine près de Baltimore, en 1860, m. en août 1885 ; ht son éducation musicale auprès de Wilhelmj, à Wiesbaden, puis de Vieuxtemps et de Léonard, à Paris.
Tedesco, 1. Ignaz-Amadeus, pianiste (surnommé en Bohême l'«Annibal des octaves»), né à Prague en 1817, m. à Odessa en nov. 1882; élève de Tomaczek, fit en Russie des tournées de concerts toujours couronnées de succès. Ses compositions appartiennent, pour la plupart, à un genre brillant très proche de la musique de salon. — 2. Fortunata, remarquable cantatrice scénique, née à Mantoue le 14 déc. 1826; élève de Vaccaj, au Conservatoire de Milan, débuta en 1844 à la Scala puis chanta dans la suite à Vienne, en Amérique, à Paris (Opéra, de 1851 à 1857 et de 1860 à 1862), à Lisbonne et à Madrid. Elle se retira de la scène en 1866.
Te Deum, c.-à-d. hymne sur les paroles célèbre « cantique de St Ambroise » (v. ce nonl Te deum laudamus, etc. La musique primiti du T. était une noble mélodie ecclésiastiqi tandis que le T. de nos jours est souvent éc pour plusieurs chœurs avec grand orchestre orgue et vise aux effets de masses.
Telemann, 1. Georg-Philipp, le plus f^ des contemporains de J.-S. Bach, fut de sJ vivant, beaucoup plus connu que ce demi tandis qu'il n'est maintenant presque pi qu'un nom historique ; né à Magdebourg 14 mars 1681, m. à Hambourg le 25 juin 17 Il fit son instruction générale d'abord à l'Ecc! de la Cathédrale de Magbebourg, sous les yel de son père qui était prédicateur, puis a^ Gymnases de Zellerfeld et de Hildesheim ; entra ensuite, en 1700, à l'Université de Lei zig, pour y étudier le droit et les langues m dernes. A l'âge de douze ans déjà, T. avs écrit un opéra (pour lequel il s'était inspiré ( Lully) ; il sut du reste s'approprier une e ture musicale telle qu'en 1704 on put lui co fier le poste d'organiste de la « Neukirche », Leipzig. Déjà auparavant, il avait été char d'écrire tous les quinze jours une compositid pour l'église St-Thomas, où Kuhnau était alo cantor ; il avait aussi fondé un Collepium mi sicum (société de chant composée d'étudiant qui parvint à un haut degré de perfection, prit part aux exécutions de la « Neukirche tandis que l'église St-Thomas, dont le chcei était auparavant renforcé par les étudiants, e éprouvait quelque dommage. T. écrivit aust plusieurs opéras pour le Théâtre de Leipzij ce qui lui fut cependant interdit lors de sa nom nation au poste d'organiste. Il fut appelé, encoi en 1704, comme maître de chapelle du coml Promnitz, à Sorau, où il se lia d'amitié ave Printz. En 1708, il accepta une place de cor certmeister à Eisenach où il succéda, en 1709, Hebenstreit, comme maître de chapelle de 1 Cour. T. a conservé ce dernier titre, avec un pension, jusqu'à sa mort, bien qu'il ne fû resté à Eisenach que quatre ans; il ne lit plu ensuite que de livrer quelques compositions la Cour. T. s'était lié aussi d'amitié ave J.-S. Bach, et il remplit le rôle de parrain d Ph.-E. Bach. Il partit, en 1712, pour Francfoi s/M., en qualité de maître de chapelle de l'églis des « Carmes déchaussés » et de « Ste Cathe rine » ; en 1721, il fut appelé aux fonctions d directeur de musique de la ville, à Hambourg où il est resté jusqu'à sa mort. A son titre d maître de chapelle de la Cour d'Eisenach, 1 s'était adjoint, avant son départ pour Ham bourg, encore celui de maître de chapelle d margrave de Bayreuth. On peut juger d quelle considération T. jouissait, lorsqu'or pense qu'à la mort de Kuhnau, en 1722, le can torat de l'école St-Thomas et la place de direc teur de musique de la ville lui furent offerts e que le conseil ne s'achemina que de fort mau vaise humeur vers une élection, lorsque T eut refusé (on sait que ce fut alors Bach qu l'emporta). T. était le type le plus parfait du
TELEN