THEORIE DE L HARMONIE
TIIERN
e, PHILOSOPHIE DE LA. MUSIQUE, ESTHÉTIQUE
(Sicale). La t. pratique et la t. spéculative t des rapports réciproques très étroits, mais es forment cependant deux domaines nettent séparés de l'activité intellectuelle de omme; chacun de ceux-ci a donné naissance toute une littérature, bien que la t. ration- Ile, spéculative, se développe beaucoup plus itement que la t. purement empirique dp rt.
'Théorie de l'harmonie. La t. de l'h. a pour t l'étude de la signification des harmonies jcords), autrement dit l'explication des phémènes intellectuels qui accompagnent l'audin musicale. En classant toutes les espèces ssibles d'accords, en étudiant leurs rapports ciproques, en cherchant enfin à développer
lois naturelles de la forme musicale et rticulièrement de l'écriture harmonique, la. de l'h. exerce d'une façon systématique magination musicale, elle développe les faites tant au point de vue de la conception pide d'une œuvre musicale qu'à celui de la oduction musicale personnelle. Une théorie acte de la nature de l'harmonie est réalisable squ'à un certain point, en tant que la pensée usicale (représentation ou conception des ns) est soumise aux mêmes lois que toute aui pensée, et qu'une chaîne plus ou moins sere de causes à effets doit exister entre les viations excitatrices et les sensations sonores lis entre ces dernières et les idées musicales, établissement d'un système harmonique (v. stème) n'a par conséquent rien d'arbitraire îe dans ses traits extérieurs, dans la termi- )logie, l'ordonnance des diverses parties,
Mais, de même que la connaissance de la
iture de l'harmonie augmente peu à peu
s'approfondit, de même la t. de l'h. doit
m à peu se transformer, d'autant plus que
!)bjet propre de ses recherches, l'exercice pra-
jue de la musique, est entraîné dans un
ouvement d'évolution vers des formations de
us en plus compliquées. — Il est important
î bien distinguer de la t. de l'h. que nous ve-
>ns de définir (théorie spéculative) et qui ren-
è dans le domaine de la philosophie et de la
lysique, la théorie de l'écriture musicale,
ïculée tout entière en vue de la pratique et
ri reçoit souvent aussi le nom de t. de l'h. La
upart des « traités d'harmonie », conçus dans
! dernier sens, ne contiennent aucun rensei-
îement sur la nature de l'harmonie ou, du
oins, ne fournissent que des données absolu-
ent insuffisantes ; leur seul but est de trans-
ettre d'une façon tout empirique l'art de l'en-
îaînement des accords et de la conduite des
oix. Cf. chiffre et contrepoint. — Le pro-
ème capital de la t. spéculative de l'harmo-
lie est la définition et l'explication de la conso-
Hnce et de la dissonance; l'antiquité classique
déjà posé les premières bases de cette défi-
lition et révélé définitivement les principes
*ndamentaux de l'acoustique mathématique
intervalle). La musique contrapontique
t harmonique amena peu à peu la constata-
tion de l'importance des accords consonants de trois sons; Zarlino (1558) comprenait déjà l'opposition qui existe entre l'accord parfait majeur et l'accord parfait mineur, et ne prétend nullement l'avoir découverte lui-même. Rameau (1772) remarqua le premier que nous comprenons toujours les sons isolés 'dans le sens d'accords et que, inversement, tout accord s'interprète d'une façon une, dans ses rapports aven un son : ce principe présenté, d'une manière confuse encore, dans le « Traité de la basse fondamentale » de Rameau, a été développé de nos jours avec une absolue clarté (la « conception dans le sens de l'interprétation harmonique » de Helmholtz). Il n'y a plus qu'un petit pas à faire pour parvenir à la constatation que toutes les formations harmoniques DOIVENT ÊTRE INTERPRÉTÉES DANS LE
sens d'accords consonants, de telle façon que les accords dissonants n'apparaissent plus comme des formations indépendantes, mais, bien comme de simples modifications d'accords consonants (cf. dissonance et fonctions). Enfin les passages en forme de gammes doivent, eux aussi, être interprétés dans le sens d'accords (v. gamme). Cf., en outre: son, parenté,