THOMA — THOMAS
(1863); Les Hotteterre et les Chèdevilte, célèbres joueurs et facteurs de flûtes, hautbois, bassons et musettes des XVIIe et XVIIIe siècles (1894; le meilleur ouvrage de l'auteur); etc.
Thoma, Rudolf, né à Lehsewitzt, près Steinau s/0., le 22 févr. 1829; suivit les classes du séminaire d'instituteurs de Bunzlau, puis fréquenta l'Institut royal de musique d'église, à Berlin. Il devint, en 1857, cantor à l'église de la « Grâce », àHirschberg en S., puis, en 1862, à l'église Ste-Elisabeth, à Breslau, où il vit depuis lors. T. est, en outre, directeur d'une société chorale qui porte son nom et d'une « Ecole de musique ». En 1870, il reçut le titre de « directeur royal de musique ». T. a écrit de la musique d'église, des oratorios : Moses et Johannes der Taiifer, deux opéras : Melgas Rosen (1890), Jone (Breslau, 3 mai 1894), etc.
Thomas, 1. Ghristian-Gottfried, musicographe et compositeur, né à Wehrsdorf, près Bautzen, le 2 févr. 1748, m. à Leipzig le 12 sept. 1806; concourut sans succès à Hambourg, en 1789, avec Forkel, Hiller et Schwencke, pour la place de directeur de musique laissée vacante par la mort de Ph.-E. Bach. T. a publié : Praktische Beitrâge zur Geschichte der Musïk, musikalischen Litteratur, etc. (1778, ouvrage se rapportant surtout au commerce de la mus\quey,Unparteiisc}ieKritik der vorziiglichsten seit drei Jahren in Leipzig aufgefuhrten und fernerhin aufzuf'ùlirenden grossen Kirchenmusihen Konzerte, und Opern (1798 et 1799 ; publication périodique qui cessa de paraître) et Musikalische Kritische Zeitschrift (1805, 2 vol.). Parmi ses compositions, on connaît : un Gloria à trois chœurs, avec accompagnement instrumental; une cantate en l'honneur de Joseph II, et quelques quatuors. — 2. Gharles-Louis-Ambroise, l'un des composileurs français modernes qui eurent le plus de vogue, né à Metz le 5 août 1811, m. à Paris le 12 févr. 1896; fils d'un maître de musique, reçut de bonne heure des leçons régulières de violon et de piano, puis entra, en 1828, au Conservatoire de Paris où il eut comme maître Kalkbrenner (piano), Dourlen (harmonie), Barbereau (contrepoint) et Le Sueur (composition). Il remporta déjà en 1829 le premier prix de piano, *en 1830 le premier prix d'harmonie, en 1831 une mention honorable au concours pour le prix de Rome qu'il obtint enfin, en 1832, avec une cantate intitulée : Herman et Ketty. Après avoir, selon la règle, passé trois ans en Italie (Rome, Naples, Florence, Bologne, Venise et Trieste) et s'être arrêté quelque temps à Vienne, il rentra en 1836 à Paris, en possession déjà d'une certaine expérience, et se voua avec ardeur à la composition. Les ouvrages scéniques de la première période de T. sont : La double échelle (un acte, 1837), Le perruquier de la régence (1838, tous deux à l'Opéra-Comique); La gipsy (ballet, 1839; en collaboration avec Benoît); Le panier fleuri (1839), Carline (1840, tous deux à l'Opéra-Comique),- Le comte de Carmagnola (Opéra, 1841); Le guérillero (id. 1842); Angélique et Médor (Opéra-Comi-
que, 1843); Mina (ballet, id.) ; Betty (id.). Les quatre premiers ouvrages tombèrent, les autres furent accueillis froidement, en sorte que T. fut momentanément dégoûté de la scène e t se tourna vers d'autres domaines. En 1849 seulement, il réapparut avec Le Caïd et, en 1850, Le songe d'une nuit d'été (tous deux à l'Opéra-Comique), deux œuvres qui ont consacré définitivement sa renommée dans le grand public et lui ont assuré une place en vue parmi les compositeurs d'opéras français. Mais le « Songe » fut suivi d'œuvres qui, de nouveau, n'eurent qu'un succès médiocre : Raymond (1851), La Tonelli (1853), La cour de Célimène (1855), Psyché (1857) et Le carnaval de Venise (1857, tous à l'Opéra-Comique). Le silence des dix années qui suivirent ne fut interrompu que par l'apparition du Roman dElvire (1860). Enfin, deux créations décisives dans la carrière de T. : Mignon (1866) et Hamlet (1868), virent le feu de la rampe, l'une à l'Opéra-Comique, l'autre à l'Opéra. Lorsqu'en 1871 Auber mourut, personne ne doutait que T. ne fût appelé à lui succéder, à la tête du Conservatoire ; mais la Commune choisit un autre successeur (Daniel), ce qui fit que T. ne prit cette place qu'une fois l'ordre rétabli. En 1851 déjà, T. avait été élu à l'Institut comme successeur de Spontini ; il fut en outre nommé en 1845 chevalier, en 1858 officier et en 1868 commandeur de la Légion d'honneur. La muse d'Ambroise T. n'est pas sans analogie avec celle de Gounod, à la fois sensuelle, gracieuse, élégante ; son domaine principal fut l'Opéra-Comique, et Mignon conserve encore auprès du public une situation privilégiée que d'aucuns, non sans quelque raison, attribuent au livret pour autant au moins qu'à la musique. Hamlet remporta aussi de grands succès à Paris et en province. Quant au plus récent opéra de T. : Françoise de Rimini, terminé depuis des années, il ne fut représenté que le 14 avr. 1882 et avec un succès très médiocre. Il faut encore ajouter à la liste des œuvres de T. un opéra-comique en un acte (Gille et Guillolin, 1874) ; Hommage à Boïeldieu (cantate ; Rouen, 1875) ; une cantate pour l'inauguration de la statue de Le Sueur, à Abbeville (1852); un Requiem; une Messe solennelle; un quintette et un quatuor pour instr. à archet ; un trio avec piano; une fantaisie pour piano et orchestre; des morceaux pour piano; une marche religieuse; quelques motets : six * canzone » napolitaines et une série de quatuors pour voix d'hommes, d'un grand effet. Le manque absolu de conscience et de conviction artistiques dont les œuvres de T. font preuve, ont attiré à leur auteur des critiques très virulentes delà part de plusieurs écrivains ôminents (Destranges, Les faux ctef-d' œuvres, etc). a Harold, né à Cheltenham le 8 juil. 1834, m. à Londres le 29 juil. L885; élève favori de Bennett à 1' « Acadeiny of Music », ainsi que de Potter (théorie) et Blagrove (violon), pianiste distingué, professeur de piano à 1' « Academy of Music » et à la ■ GuilanaU School », a écrit beaucoup de musique pour !<■