TIETJENS — TIMBALES
ordin de 1885); Rouget de Liste, son œuvre, sa
Vie (1892; prix Kastner-Boursault en 1894); Les
i "êtes de ta Révolution française (étude parue
ans le «Ménestrel », mais non encore éditée en
■plume); Chants populaires pour les écoles
; 895; en collaboration, pour le texte, avec Mau-
| ce Bouchor). En outre, T. a publié trois séries
Ile dix, dix et vingt numéros) de Mélodies
populaires des provinces de France, et il col-
ibore à une quantité de journaux et revues :
'Revue des traditions populaires», « Ménes-
•el », « Revue internationale de musique »,
il Temps », « Nouvelle revue », « Revue bleue »,
il Revue encyclopédique », etc. etc.
1 Tietjens (en réalité Titiens;, Thérèse-Johan-
e-Alexandra, célèbre cantatrice scénique (so-
hrano), née de parents hongrois, à Hambourg,
L 17 juil. 1831, m. à Londres le 3 oct. 1877; lit
ibn éducation musicale à Hambourg et débuta
jussi dans cette ville, en 1849, avec un énorme
'accès. Elle chanta ensuite quelque temps à
J'rancfort-s/M., puis fut engagée, en 1856, à
Opéra de la Cour, à Vienne. En 1858, T. ac-
lepta de brillantes conditions à Londres, où elle
■asta jusqu'à sa mort, aussi considérée comme
antatrice scénique que comme cantatrice d'o-
iatorios. Elle ne visita Paris qu'une seule fois
|L863) et fit une courte tournée en Amérique
Tilborghs, Joseph, théoricien et compositeur
ïamand, né à Nieuwmoer le 28 sept. 1830,- élève
e Lemmens (orgue) et de Fétis (composition)
u Conservatoire de Bruxelles, fut, de 1855 à
J882, maître de musique à l'Ecole normale de
>ierre. Il est actuellement professeur d'orgue
u Conservatoire royal de Gand, et professeur
e contrepoint à l'Ecole de musique d'Anvers.
\ a publié une série de morceaux d'orgue fort
•ien écrits, ainsi que des motets pour voix
rgales, avec accompagnement d'orgue.
! Tilman, Alfred, compositeur belge, né à
Bruxelles le 3 févr. 1848, m. à Schserbeck-
îîruxelles le 20 févr. 1895 ; élève du Conserva-
!oire de sa ville natale, s'est fait connaître sur-
out par des compositions importantes destinées
l l'église (Requiem, TeDeum), ainsi que par des
antates, vingt-quatre fugues à deux et à trois
oix, etc.
Tilmant, Théophile-Alexandre, compositeur t chef d'orchestre, né à Valenciennes le 8 juil. 799, m. à Asnières, près Paris, le 7 mai 1878 ; lève de R. Kreutzer au Conservatoire de Pais, fut, de 1838 à 1849, deuxième chef d'orchesre au Théâtre italien, et, depuis lors, premier ;hef d'orchestre à l'Opéra-Comique. Son frère, Alexandre T., né en 1808, m. à Paris le 13janv. 880, fut l'un des fondateurs des « Concerts du Conservatoire », dans lesquels il fit une partie le violoncelle, tout en appartenant à l'orchestre lu Théâtre italien.
Timanoff, Vera, née à Ufa (Russie) le 28 févr. 855,- élève de Nowitzky, dans sa ville natale, )uis, plus tard, du Conservatoire de St-Péters- |)Ourg, de Tausig (à Berlin) et de Liszt. Pianiste listinguée.
Timbales (ital. Timpani ; ail. Pauhen ; angl.
kettle-drums), instr. à percussion les plus précieux au point de vue musical. On fait généralement usage de deux ou de trois t. simultanément; chacune d'elles se compose d'un bassin hémisphérique en cuivre, tendu d'une membrane tannée dont la tension, réglée par une série de clefs qui sont placées dans le cercle, détermine la hauteur exacte du son. Les t. ont été pourvues plus récemment d'un mécanisme spécial de tension, agissant également sur ioute la périphérie de l'instrument et tenant lieu des différentes clefs dont le réglage nécessite trop de temps (ail. MascJiinenpauken). Le bassin de la timbale est percé à son extrémité inférieure d'un petit trou (ouïe) à partir duquel un large pavillon se dirige vers la membrane; ce pavillon, haut d'un demi-pied environ, a, dans sa plus grande largeur, huit à dix pouces. Ouïe et pavillon font cependant fréquemment défaut dans les t. de construction récente. Comme une t. ne peut, sans qu'on en change l'accord, donner qu'un seul son, on place toujours au moins deux t. l'une à côté de l'autre, afin d'éviter les trop fréquents changements d'accord et de ne point trop limiter, pour le compositeur, l'usage de l'instrument. Le nombre habituel des t. est même, généralement, de trois, dans les orchestres actuels (Berlioz, Liszt, Wagner, etc.), un grand avantage pour l'instrumentiste, comme pour le compositeur ; d'autres fois encore, ce dernier exige deux ou plusieurs timbaliers. On construit deux modèles différents de t. : la grande t., dont l'accord peut varier de fa1 à ut-, la petite t. dont l'accord peut varier de si bémol1 à /a2. Leur accord primitif était en :
tonique et dominante du ton des trompettes avant Bach et Hœndel. Beethoven a fait usage, pour le motif principal du « Scherzo » de la ixe symphonie, du son le plus grave de la grande et du son le plus aigu de la petite t.:
Autrefois, alors qu'on faisait encore des L un usage très restreint, en les accordant régulièrement sur la tonique et la dominante, on les traitait comme instruments transpositeurs, autrement dit : on indiquait au début l'accord (Timpani in Es B [mi t? -si ?], in D A [réla] in B F [si bémol-fa], etc., etc.), mais l'on notait toujours ull sol1 ou plutôt encore ut* sol1:
Sons réels : __
±qtrd==
fâg^