BERTON
BESOZZI
Çherubini et comme critique musical. Quelques lorceaux de chant, des fragments de deux péras, non encore exécutés, furent publiés, de lème qu'un traité d'harmonie : Compendio de' rincipii di musica secondo un nuovo sisterrta L866).
Berton. 1. Pierre-Montan , né à Paris en J727, m. dans la même ville le 14 mai 1780 ; il emplissait les fonctions de maître de chapelle u roi et chef d'orchestre de l'Opéra. B. était un xcellent chef et s'est acquis une certaine répuition par l'exécution des œuvres de Gluck; il omposa lui-même divers opéras et en arrangea lusieurs de Lully. — 2. Henri-Montan, fils du recèdent, né à Paris le 17 sept. 1767, m. dans i même ville le 22 avr. 1844; auteur d'opéras voris, fut nommé, en 1795, professeur d'har- ;ionie au Conservatoire, qui venait d'être fondé, mis chef d'orchestre de 1' « opéra buffa » (Italens, 1807), membre de l'Académie (1815), et rofesseur de composition au Conservatoire 1816). B. écrivit quarante-huit opéras, parmi esquels il convient de citer Montano et Stéhanie (1799), Le délire (1799), et Aline (1803), uatre ballets, puis cinq oratorios, des cantaîs, etc., qui furent exécutés dans les concerts pirituels. — 8. Henri, fils naturel du précéent, né à Paris le 3 mai 1784, m. le 19 juil. 842 ; remplit, de 1821 à 1827, les fonctions de rofesseur de solfège au Conservatoire de Paris. I écrivit également quelques opéras.
Bertoni, Ferdinando-Giuseppe, né dans l'île e Salo, près Venise, le 15 août 1725, m. à Deenzano le 1er déc. 1813; fut nommé en 1752 remier organiste de St-Marc et accepta, en utre, en 1757, le poste de directeur des chœurs u Conservatoire « de' Mendicanti ». Il succéda, p 1784, à Galuppi, comme premier maître de liapelle de St-Marc, mais se retira, en 1810, à j>esenzano, où il mourut. B. a beaucoup écrit de jiusique d'église, cinq oratorios, trente-quatre néras et plusieurs œuvres de musique de ïambre.
, Bertrand, Jean-Gustave, né à Vaugïrard, rès Paris, le 24 déc. 1834 ; écrivain savant, crique musical et feuilletoniste de divers jouraux parisiens, publia une Histoire ecclésiastique de l'orgue (1859); Essai sur la musique [ans l'antiquité ; Les origines de l'harmonie R866); De la réforme des études du chant au \onservaloire (1871); Les nationalités musiiles étudiées dans le drame lyrique (1872). Berwald. 1. Johann-Friedrich, né à Stockolm le 4 déc. 1787, m. dans la même ville le ■i juin 1861 ; enfant prodige, il jouait du violon, u public, à l'âge de cinq ans déjà. Il fit exécuter, ! peine âgé de neuf ans, sa première symphonie | entreprit un grand nombre de tournées de con- •rts. Il fut, pendant longtemps, élève de l'abbé ogler, reçut en 1806, le titre de musicien de la ïambre du roi et fut nommé chef d'orchestre Stockholm en 1834. Plusieurs de ses compotions, du reste sans importance, parurent déjà vant 18003. — 2. Franz, neveu du précédent, né Stockholm le 23 juil. 1796, m. dans la même illele 30 avr. 1868; fut directeur du Conser-
vatoire de sa ville natale, écrivit des symphonies et quelques œuvres de musique de chambre, restées manuscrites pour la plupart, de même qu'un opéra : Estrella de Soria (Stockholm, 1862).
Berwin, Adolf, né à Schwersenz, près Posen, le 30 mars 1847, fréquenta le Gymnase de Posen, reçut des leçons de piano de Lechner, des leçons de violon de Frôhlich, puis étudia plus tard le contrepoint auprès de Rust, à Berlin, et la composition auprès de Dessof, à Vienne. B. est professeur académique et membre effectif de l'Académie Ste-Cécile, à Rome ; il est en outre premier bibliothécaire de cette Académie et du Lycée musical, et fut nommé chevalier en 1889. B. fut promu par décret royal datant de 1882, directeur des bibliothèques royales réunies à l'Académie Ste-Cécile. Il est l'auteur d'une traduction italienne de la méthode Lebert et Stark, et prépare en ce moment une histoire de la « musique dramatique en Italie pendant le xvme s. ».
Besard, Jean-Baptiste, né à Besançon, luthiste et compositeur pour le luth, publia : Ihesaurus harmonicus; (I<o03: arrangements divers pour le luth); Novus par tus (1617; id.); Traité de luth, dont la seconde édition parut sous le titre : Isagoge in artem testudinariam (1617).
Beschnitt, Johannes, né à Bockau (Silésie), le 30 avr. 1825, m. à Stettin le 24 juil. 1880; entra en 1842 au Séminaire de Breslau et, en 1844, à l'Institut royal de musique religieuse où il resta une année. Il fut appelé, en 1848, aux fonctions de cantor et de maître à l'école catholique de Stettin ; il dirigea une société chorale d'hommes et composa un grand nombre de chœurs faciles et mélodieux, dont plusieurs sont devenus populaires.
Besekirskij, Wasil-Wasilewitch, violoniste, né à Moscou en 1836, se rendit en 1858 à Bruxelles pour y étudier avec Léonard, remporta de grands succès à Bruxelles et à Paris, puis rentra en 1860 à Moscou, où il avait précédemment déjà fait partie de l'orchestre du théâtre. Dès lors, il a fait de nombreuses tournées de concerts, entre autres à Madrid (1866), à Prague (1869), etc. B. a publié quelques œuvres pour son instrument.
Besler. 1. Samuel, né à Brieg le 15 déc. 1574, cantor (1599) puis recteur (1605) de l'école du Saint-Esprit, à Breslau, mourut de la peste le 19 juil. 1625. On a conservé de lui toute une série de compositions religieuses datant de 1602 à 1624. — 2. Simon, sans doute de la même famille que le précédent, fut de 1615 à 1628 cantor de l'église Ste-Marie-Madeleine à Breslau ; on ne possède de lui que quelques œuvres vocales à quatre parties, publiées en partition. Cf. pour les deux B. le catalogue des œuvres musicales conservées à Breslau jusqu'en 1700, par Em. Bohn.
Besozzi, Louis-Désiré, né à Versailles le 3 avr. 1814, m. à Paris, après une longue carrière vouée à l'enseignement, le 11 nov. 1879. B. était issu d'une famille de musiciens dont plusieurs membres, à partir de 1750 déjà, s'étaient fait
BESSEMS — BIANCHI
connaître à Turin. Parme, Dresde et Paris, comme virtuoses sur le hautbois, le basson et la flûte. Elève des classes de composition de Lesueur, au Conservatoire de Paris, il obtint en 1837 le grand prix de Rome. B. a écrit principalement des morceaux de piano et des exercices de solfège encore en usage dans un grand nombre de sociétés chorales.
Bessems, Antoine, né à Anvers le 6 avr. 1809, m. dans la même ville le 19 oct. 1868; entra en 1826 dans la classe de violon de Baillot au Conservatoire de Paris ; il tit partie pendant quelque temps de l'orchestre du Théâtre italien, puis entreprit des tournées de concerts. En 1852, il se tixa définitivement à Anvers. B. a écrit des œuvres instrumentales et un certain nombre de compositions religieuses.
Besson, Gustave-Auguste, né à Paris en 1820, m. dans la même ville en 1875; inventeur de diverses formes nouvelles d'instruments de cuivre ; il perfectionna le mécanisme des instruments à vent à pistons, et fonda la maison connue aujourd'hui sous la raison de commerce « Fontaine-Besson et Cie ».
Best, William-Thomas, né à Carlisle le 13 août 1826, organiste virtuose des plus remarquables ; fut d'abord organiste de Pembroke Chapel à Liverpool (1840), puis organiste de l'église des aveugles (1847) et de la société philharmonique (1848), occupa ensuite le banc de l'orgue célèbre du Panopticum et celui de l'église St-Martin à Londres (1852). B. accepta plus tard la place d'organiste d'Inn Chapel à Lincoln (1854) et enfin celle de St-George's Hall à Liverpool (1855); il est en outre organiste de la Musical Society (1868) et de la Philharmonie Society (1872). 11 a publié non seulement des anthems et d'autres œuvres de musique d'église, mais surtout des fugues, des sonates, divers morceaux d'orgue et de piano, ainsi que deux ouvertures. Ses œuvres capitales sont cependant : The modem sdiool for the organ (1853) et The art of organ playing (1870, parties I et II ; deux autres pailies sont encore manuscrites). B. rédige depuis un certain nombre d'années une quantité d'œuvres classiques et modernes pour orgue, publiées dans la «Cecilia» de l'éditeur Àugener de Londres.
Betz, Franz, né à Mayence le 19 mars 1835, l'un des meilleurs chanteurs scéniques contemporains (baryton), fut engagé successivement, de 1856 à 1859, à Hanovre, Allenbourg, Géra, Bernbourg, Kôthen et Rostock. Il l'ait partie aujourd'hui encore de l'Opéra de Berlin où il avail débuté en 1859, dans le rôle de Don Carlos d'tËrnani». B. compte parmi les plus excellents chanteurs wagnériens ; il chantait en 1870, à Bayreuth, Le rôle de Wotan.
Bevin, Elway, organiste de la cathédrale de Bristol en 1589 el membre extraordinaire de la chapelle royale en 1605, perdil les deux places qu'il occupait en 1633 par suite de son dévouement à la cause catholique-romaine. Il publia de la musique d'église (anthems, etc.) et un ouvrage intitulé: Brief and short introduction to the art of musique 1 1681).
Bexfield, William-Richard, né à Norwic!
le 27 avr. 1824, m. à Londres le 29 oct, 1853 fut d'abord organiste à Boston (Lincolnshir puis, à partir de 1848, organiste de l'église St Hélène, à Londres. L'Université d'Oxford nomma bachelier en 1846, celle de Cambrid Dr mus., en 1849. Il a écrit un oratorio : Isra restored, une cantate : La mort d'Hector, ainil que des fugues pour orgue et des anthems.
Beyer. 1 Johann-Samuel, né à Gotha e| 1669, m. à Carlsbad le 9 mai 1744; fut canti à Freiberg en Saxe (1697) et à Weissenfe (1722), puis directeur de musique à Freiberg nouveau (1728). Il a publié : Primœ lineœ m sicœ vocalis (méthode élémentaire de cha 1703), Musikalischer Vorrath neu variirl Festchoralgesànge, etc. (1716) et Geistlich-m sihalische Seelenf'reude, bestehend aus Konzertarien, etc. (1724). — 2. Rudolf, né Wilthen près Bautzen le 14 févr. 1828. m. Dresde le 22 janv. 1853; compositeur et mal de musique estimé, ancien élève de Weinlig Hauptinann (1840), puis du Conservatoire S Leipzig ; B. écrivit de jolis lieder, de la musi de chambre, la musique de « Macchabées d'O. Ludwig, etc.
Bi, v. Bobisation.
Bial, Rudolf, né à Habelschwerdt (Silési| le 26 août 1834, m. à New- York le 13 nov. 1881 musicien d'orchestre, violoniste, à Breslau, il avec son frère, le pianiste Karl B. (né le 14 juiï 1833, m. à Steglitz près Berlin), le 20 déc. 18Ç| une tournée de concerts en Afrique et en AuJ tralie, il s'établit ensuite à Berlin où il fil d'abord chef d'orchestre du théâtre Kroll, pul du « Wallnertheater » (1864). B. donna aloJ une quantité d'opérettes et de vaudevilles ira amusants de sa composition ; il prit ensuite il direction d'un opéra ilalien, à Berlin, et finit e| carrière comme entrepreneur de concerts I New- York.
Bianca (ital.), « blanche » (note).
Bianchi. 1. Frangesco, né à Crémone en 1751 m. à Bologne le 24 sept. 1811 ; arriva en 17751 Paris, où il occupa le poste de claveciniste al Théâtre italien, séjourna à Florence (1780), Milan (S. Ambrogio et la Scala, 1784), puis Venise où il fut nommé second organiste c l'église St-Marc (1785); destitué de ses fonctior en 1791, pour cause d'incapacité, il fut rétab l'année suivante grâce à l'appui de protecteur influents. Appelé en 1793 aux fonctions de rli d'orchestre du Kings théâtre à Londres, il épousa en 1800 la cantatrice miss Lucy Jacksoi B. avait fourni jusqu'en 1795 en moyenne x> opéra par an (en tout 47 opéras, jusqu'en 1800 il est en outre l'auteur d'un traité théoriqi resté manuscrit, — 2. Valentine, cantatru scénique très fêtée (soprano d'une grande étei due au grave et à l'aigu), née à Wilna en 183 m. à Candau (Courlande) le 28 févr. 1884; fit st études au Conservatoire de Paris et débuta e 1855 à Francfort s/ M. et à Berlin. Elle fut ei gagée ensuite à Schwerin (1855-1861), Stettii St-Pétersbourg (1862-1865) et Moscou (jusqu'e 1867), donnant en outre pendant les quelque
BIBELREGAL — BILLROTH
mées qui suivirent, des représentations et des
mcerts dans une quantité de villes. B. épousa
p 1865 un intendant des domaines impériaux,
pn Fabian ; elle se retira définitivement de la
jîène en 1870. — 3. Bianga (de son vrai nom