I:hwarz), cantatrice scénique douée d'une voix
[ soprano aigu, née dans un village des bords
i Neckar le 27 juin 1858 ; fit sa première édu-
ition musicale auprès du directeur de musique
rilczek, puis se rendit à Paris et suivit les
»urs de Mme Viardot-Garcia, aux frais de Pol-
li qui l'avait engagée pour une période de dix
inées. Elle débuta à Carlsruhe, en 1873, dans
rôle de Barbarina de Figaro ; après avoir
ianté à Londres, pour le compte de Pollini,
le accepta un engagement à Mannheim (1876)
Siis à Carlsruhe de nouveau et à Vienne (1880).
jBibelregal, nom que les Allemands donnaient,
i xvie au xvnie s., à un petit orgue portatif
ayant que des jeux d'anches.
iBiber. 1. Heinrigh-Johann-Franz (von), né à
î'artenberg (Bohême) en 1644, m. à Salzbourg
3 mai 1704 ; violoniste virtuose, reçut ses
res de noblesse de l'empereur Léopold Ier et
journa plus tard à la cour de Bavière. Il pu-
ia : 6 sonates pour violon (1681), 7 parties à
)is voix, 2 sonates « tam aris quam aulis
rvientes » (1676) et un livre Vespem und Li-
neien mit Instrumentenbegleitung (1693). —
â.loys, né à Ellingen en 1804, m. à Munich
13 déc. 1858; facteur de pianos renommé.
Bicinium (lat.), c.-à-d. composition à deux
rties, spécialement pour le chant. Cf. Tri-
«;ium.
Biedermann, , percepteur d'impôts à Beich-
gen en Thuringe vers 1786, fut un des derrs virtuoses sur la vielle, dont il perfectionna construction.
Bierey, Gottlob-Benedict, né à Dresde le juil. 1772, m. à Breslau le 5 mai 1840 ; élève Weinlig, fut d'abord chef d'orchestre de iupes d'opéra qui voyageaient, donnant des n-ésentations un peu partout, puis fut nommé f d'orchestre du théâtre de Breslau, à la te du succès que remporta à Vienne, en 1807, i opéra y^ladimir. Il succédait ainsi à Gh.-M. Weber et prit en outre en 1824 la direction me du théâtre ; il se retira en 1828, séjourna cessivement dans diverses villes de l'Allegne, mais retourna au bout de quelques anis à Breslau. Outre un grand nombre de ngspiele»,B. a écrit des cantates, des Messes, ^ «ouvres pour orchestre et de la musique de imbre ; un traité d'harmonie, Harmonielehre, ^ resté manuscrit, ne se, Wilhelm, né à Rathenow le 20 avr. 2, est établi depuis 1851 à Berlin, où il a dé une fabrique de pianos (spécialité de nos droits) qui jouit d'une certaine remuée.
5ifara (Bifra, ou encore Piffara, Piffaro, rement dit Tibia bifaris = flûte à double 0, l'un des jeux d'orgue qui peuvent re'mplale « tremblant » (v. ce mot) et qui impriment son une sorte de tremblement constant.
•igaglia, Diogenio, né à Venise où il fit
lûIGTIONNAIRE DE MUSIQUE. — 6.
partie de l'ordre des Bénédictins; publia en 1725 douze sonates pour violon ou flûte seule. D'autres œuvres du même auteur sont restées manuscrites.
Bignio, Louis von, excellent chanteur scénique (baryton), né à Budapest en 1839, fils d'un fonctionnaire supérieur; acheva ses études gymnasiales puis entra à l'université, mais se voua bientôt à la musique; il suivit les cours du Conservatoire de Budapest et étudia ensuite le chant et la mimique avec Rossi et Gentiluomo, à Vienne. Il débuta avec succès en 1858 au théâtre allemand de sa ville natale, et fut engagé peu de mois après au Théâtre national hongrois. L'Opéra impérial de Vienne se l'attacha en 1863 et lui confia spécialement les parties de ténor lyrique dans lesquelles il excellait; il resta à Vienne jusqu'en 1883 et fit valoir ses droits à la pension de retraite. B. retourna alors à Budapest où il se fit encore entendre, au Théâtre national ; il s'était aussi créé une grande réputation comme chanteur de concert (à Londres entre autres).
Bigot, Marie, (née Kiene), née à Colmar le 3 mars 1786, m. le 16 sept. 1820 ; pianiste remarquable, très estimée de Beethoven lui-même, vécut de longues années à Vienne où son mari était bibliothécaire du comte Rasumowski. Elle se fixa en 1809 à Paris où elle organisa, à partir de 1812, des cours de piano très suivis.
Bilhon, (Billon), Jean de, chantre de la chapelle pontificale ; plusieurs Messes, motets, etc. de sa composition se trouvent dans les anthologies musicales de 1534 à 1544.
Billert, Karl-Fr.-August, né à Altstettin le 14 sept. 1821, m. à Berlin le 22 déc. 1875 ; peintre et musicien, compositeur et collaborateur du dictionnaire de musique Mendel-Reissmann.
Billeter, Agathon, compositeur favori de chœurs d'hommes, né à Mgennedorf, au bord du lac de Zurich, le 21 nov. 1834: élève du Conservatoire de Leipzig, organiste et directeur de musique à Burgdorf (Suisse).
Billington, Elisabeth, (née Weighsel), née à Londres vers 1768, m. à Venise le 25 août 1818; fille d'un musicien allemand, élève de J.-Chrétien-Bach, cantatrice de grand talent. Elle était d'une beauté remarquable. Elle épousa le contrebassiste Thomas B. et se rendit avec lui en 1784, à Dublin, où elle débuta dans la carrière théâtrale. La même année cependant, elle rentrait à Londres où l'appelait un brillant engagement (1000 livres sterl.) au « Drury-Lane ». Elle remporta ensuite de grands succès en Italie, perdit son mari à Naples, se remaria peu après (Felissent) mais se sépara bientôt de son second mari. De retour à Londres en 1801, elle y chanta encore jusqu'en 1811. En 1817, elle se réconcilia avec son mari et se retira dans ses domaines, près de Venise, où elle mourut.
Billroth, Johann-Gustav-Friedrigh, né à Hall, près Lubeck, le 17 févr. 1808, m. à Halle s/ la S. le 28 mars 1836 ; professeur de philosophie, collabora à diverses revues musicales et publia avec R.-Ferd. Becker des chorals du xvie et du xvne s.
BILSE — BISGHOFF
Bilse. Benjamin, né à Liegnitz le 17 août 1816, destiné dès son enfance à la carrière musicale ; il était en 1840 directeur de la musique de sa ville natale à laquelle il fit réaliser de grands progrès. En 1867, il conduisit son orchestre à l'exposition internationale de Paris, donnant à l'aller et au retour de nombreux concerts dans les principales villes et récoltant partout des lauriers. Il avait déjà perdu sa place avant son départ, grâce à des intrigues, et devint le propre entrepreneur de son orchestre avec lequel il voyagea beaucoup. En 1868, il élut domicile à Berlin, où il organisa des concerts (au Concerthaus) qui jouirent d'une grande réputation. Il s'est retiré dans sa ville natale en 1884; l'empereur lui a conféré le titre de « directeur de musique de la cour ».
Binchois, Gilles (Aegidius), l'un des plus anciens compositeurs de l'école néerlandaise primitive, disciple de Dunstaple et, quoique plus âgé que lui, contemporain de Dufay, né à Bins (Binche) en Hainaut vers 1400; il était en 1452, second maître de chapelle à la cour de Philippe le Bon de Bourgogne et mourut à Lille vers la fin de sept. 1460. On ne connaît jusqu'à ce jour qu'une très petite partie de ses œuvres. H. Riemann a publié, avec la chanson déjà transcrite par Kiesewetter, Ce mois de May, 6 rondeaux de B. d'après un manuscrit de la bibliothèque de Munich ; cette [édition comprend à la fois une transcription en notation moderne et la description du codex. Un grand nombre [d'oeuvres profanes et religieuses du même auteur sont encore manuscrites, dans les bibliothèques de Bologne et de Vienne (précédemment Trente). Leur publication sera accueillie avec un vif intérêt.
Binder. 1. K.-Wilh.-Ferd., né 'à Dresde en 1764, était un constructeur de harpes renommé, établi à Weimar vers 1797. — 2. Karl, né à Vienne le 29 nov. 1816, m. dans la même ville le 5 nov. 1860, fut premièrement chef d'orchestre du théâtre de Josephstadt, dans sa ville natale, puis chef d'orchestre à Hambourg, à Près- bourg et de nouveau à Vienne; auteur d'opérettes, de mélodrames, etc.
Biniou, instr. breton à anche double avec réservoir d'air, analogue à la musette. V. ce mot et Cornemuse.
Bioni, Antonio, né à Venise en 1698; fit représenter quelques opéras en Italie puis se rendit en 1726 à Breslau, comme chef d'orchestre d'une troupe d'opéra italien. Quatre années plus tard il devenait lui-même imprésario théâtral et se mettait à composer avec une ardeur infatigable (26 opéras italiens). Son Endimione (1727) eut un certain Buccès. Le prince électeur de Mayence le nomma en 17:51 compositeur de la cour. L'Opéra de Breslau cessa d'exister en 1733, dès lors toute trace «le B. esl perdue.
Birckenstock, Johann- Adam, violoniste, l'un des plus anciens compositeurs pour le violon en Allemagne, aé â Alsfeld (Hesse) le L9 févr. L687, m. à Eisenach le 26 févr. 1738; élève de Ruggiero Fedeli â Cassel, de Volumier â Berlin, de Fiorelli à Bayreuth el de de Val à Paris. Il fut
de 1725 à 1730 chef d'orchestre à Gassel, et remplit plus tard les mêmes fonctions à Eisenach. B. a publié 24 sonates pour violon avec continuo et 12 concertos pour quatre violons avec alto, violoncelle et contrebasse.
Bird. 1. William, v. Byrd. — 2. Arthur, compositeur de talent, né à Cambridge près Boston le 23 juil. 1856 (Carnaval pour orchestre, symphonie en la maj., ballet Rûbezahl, etc.)
Birkler, Georg-Wilhelm, né à Buchau (Wurtemberg) le 23 mai 1820, m. à Ehingen, où il était professeur au gymnase, le 10 juin 1877; écrivit divers articles sur l'ancienne musique d'église, dans les journaux de musique religieuse catholique et composa lui-même des Messes, des psaumes, etc. qui sont publiés.
Birnbach, 1. Karl-Joseph, né à Kôpernick près Neisse en 1751, m. à Varsovie, où il remplissait les fonctions de chef d'orchestre du théâtre allemand, le 29 mai 1805; a composé un grand nombre d'œuvres de genres très divers, dont quelques-unes seulement furent publiées. — 2. Joseph-Benjamin-Heinrigh, fils du précédent, né à Breslau le 8 janv. 1793, m. à Berlin le 24 août 1879 ; il possédait dans cette dernière ville* un institut de musique et mourut complètement aveugle. Il avait composé et publié une. quantité d'œuvres instrumentales; il est enou-j tre l'auteur d'un traité de théorie musicale: Der\ vollkommene Kapelhneister (1845).
Bis, (lat.) deux fois. Cf. Abréviations 1.
Bischoff.l.GEORG-FRiEDRiCH,néàEllrichdans le Harz le 21 sept. 1780, m. à Hildesheim le 7| sept. 1841 ; fut d'abord cantor et maître d'éco-j le à Frankenhausen, puis en 1816, directeur de| musique â Hildesheim. G'est â lui que revient! l'honneur d'avoir organisé le premier festival! de musique thuringien (20 et 21 juin 1810, à j Frankenhausen, sous la direction et avec kl concours de Spohr) ; il contribua aussi poinj une large part à l'arrangement de plusieurs j festivals postérieurs. — 2. Ludwig-Friedrichï Christian, né â Dessau le 27 nov. 1794, m. ; i Cologne le 24 févr. 1867 ; fut de 1823 â 1849 di recteur du gymnase à Wesel, fonda en 1850 1; Rheinische Musikzeitung paraissant à Gologn et qui fut, remplacée trois ans plus tard par 1; NiederrheiniscJie Musikzeitung. B. la rédigea jusqu'à sa mort ; il traduisit encore l'ouvragj d'Oulibichef sur Beethoven (1859). — 3. Kaspai Jakob, né à Ansbàch le 7 avr. 1823, m. à Mr nich le 26 oct. 1893, lit ses études musicales Munich, sous la direction de Ett, Stunz ( Franz Lachner, obtint le prix de la fondatio Mozart et se rendit â Leipzig. Il fonda à Fran fort s/M., en 1850, une société de chant évangt lique et vécut dès lors comme professeur c chant dans cette ville. B. écrivit au grand non bre de compositions religieuses, des symphonie! etc., et récemment encore un volumineux trai d'harmonie, Harmonielehre (1890). — 4. Just l (B.-Ghiliona), né à Lausanne en 1845; étud d'abord les mathématiques et ne se voua qu l'âge de dix-neuf ou vingt ans à la musique, lit toutes ses études au Conservatoire de Stui .ur;irl puis rentra à Lausanne, où il fut nonn.