TREU
veau en Italie, puis retourna, de 18*21 à 1823, encore une fois à Lisbonne. Les derniers signes de vie que nous avions de lui sont les représentations des opéras : Giulio Sabïno in Langres (1824), et Le gelosie villane (1826, tous deux à Bologne).
Treu (appelé en Italie Fedele), Daniel-Gottlieb, violoniste et compositeur, né à Stuttgart en 1695; élève de J.-S. Kusser, qui était alors maître de chapelle de la Cour, à Stuttgart, avait déjà écrit un grand nombre d'oeuvres instrumentales et d'opéras, lorsque le duc de Wurtemberg, dont il avait conquis les faveurs par son talent de violoniste, lui procura les moyens de se perfectionner auprès de Vivaldi, à Venise. Après avoir écrit et fait représenter douze opéras à Venise, il apparut en 1725 à la tête d'une troupe italienne d'opéra qui joua à Breslau jusqu'en 1727. Il remporta alors de vrais triomphes avec ses opéras: Astarte, Coriolano, Utisse e Telemacco, et Don Chisciolte. On sait encore que, dans la suite, T. fut maître de chapelle à Prague (1727) et, en dernier lieu, chez le comte Schaffgotsch, à Hirschberg (1740). La date de sa mort n'est pas connue.
Trial, Jean-Claude, compositeur d'opéras français, né à Avignon le 13 déc. 1732, m. à Paris le 23 juin 1771 ; devint, en 1767, directeur de l'Opéra, avec Berton. Il a écrit quatre opéras {Esope à Cylhere [1767], La fêle de Flore, Sylvie [en collaboration avec Berton], et Theonis), la musique pour La, chercheuse d'esprit, des cantates et des œuvres orchestrales. — 2. Antoine, acteur, né en 1736, m. en 1792 ; débuta en 1764 au Théâtre italien et réussit particulièrement dans les rôles de valet poltron et de paysan niais. Il a laissé son nom à l'emploi des ténors comiques. - 3. Armand-Emanuel, neveu de Jean-Claude T., né à Paris le 1er mars 1771, m. dans la même ville le 9 sept. 1803; a écrit de même une série d'opéras qui eurent du succès. T. épousa dans la suite une actrice, se laissa aile]' à une vie désordonnée et mourut jeune.
Triangle, inslr. à percussion admis dans l'orchestre moderne et de construction très primitive. Il s'agit d'une baguette d'acier recourbée en forme de triangle (d'où le nom de l'instrument) et que l'on percute au moyen d'une autre petite baguette d'acier. Le t. a une sonorité aiguë, vibrante et métallique. La partie de t. se note sur une seule ligne, puisqu'il suffît d'indiquer le rythme: