‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 499 sur 542 · TROMPETTE MARINE — T8CHA.IKOWSKY · texte numérisé non relu

TROMPETTE MARINE — T8CHA.IKOWSKY

l'instrument don! on fait usage à Bayreuth, pour cette partie, n'est pas autre chose qu'un trombone à piston d'échelle moyenne (en ut).

Trompette marine (ail. Trumscheit,Scheidtholt, Trompetengeige; lat. tromba marina, tympanischiza ; instr. nommé aussi Chorus, par Gocleus [1512]), instrument a archet primitif mais très répandu en Allemagne, du xrve au XVIe s. et plus longtemps encore ; il servait autrefois d'instr. de signaux dans la marine anglaise. La t. m. se compose de trois planchettes longues et étroites, collées de façon à former une table d'harmonie sur laquelle une seule corde était tendue, tandis que d'autres cordes qui parfois étaient tendues à côté de la table d'harmonie (bourdons) étaient frottées continuellement par l'archet, en même temps que la corde principale. Le chevalet à deux pieds de la t. m. était fixé à la table d'un seul côté, tandis que de l'autre il vibrait sur la table d'harmonie et donnait à l'instrument un timbre de crécelle (cf. chevalet)'. On ne jouait sur la t. m. que des sons en flageolets.

Tropes (lat., tropi), nom que l'on donne, dans le chant grégorien, aux diverses formules vocales qui apparaissent à la fin de la petite doxologie formant la suite de l'introït : Gloria patri et filio et spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et in secula sEcUlOrUm AmEn (cf.EVOViE).Il n'y avait au début qu'un t. pour chaque mode ecclésiastique, mais il s'en créa plus tard un grand nombre que l'on distinguait nettement les uns des autres.

Troppo, (ital ), trop ; non troppo, pas trop.

Trost, 1 Johann-Kaspar. l'aîné, avocat du gouvernement et organiste à Halberstadt, vers 161)0, est l'auteur d'une série d'écrits sur la théorie musicale qui sont restés manuscrits, de même que ses traductions allemandes de treize préfaces de Frescobaldi, Donati, Rovetta, etc., du « Contrepoint» d'Artusi, du «Transsilvano » de Diruta, des « Istitutioni » de Zarlino, de « Regola facile e brève » cle Sabbatini, etc. Son fils. — 2. Johann-Kaspar, t/rm?'or, était organiste à Weissenfels et publia, en 1677, la description des orgues de 1' « Augustusburg » de cette ville. — 3. Gottfried-Heinrich, facteur d'orgues renommé, à Altenbourg, de 1709 à 1739 environ.

Troubadours {Trobadors [en Provence], trouvères, trouveurs, troveors [dans le Nord]), dénomination des chevaliers chanteurs et poètes que la France posséda du xr au xive s. Comme les « chantres d'amour » (Minnesânger) allemands, les t. prenaient leur « belle » comme sujet de prédilection de tous leurs poèmes. Tantôt ils s'accompagnaient eux-mêmes sur la viole,la vielle ou quelque instr. de la famille des harpes (rotta), tantôt ils engageaient un instrumentiste de profession qui les suivait partout (jongleur, ménestrel, ménétrier; angl. minstrel). Les t. les plus remarquables au point de \ ne musical furent : Raoul de Coucy, le roi Thibaut IV de Navarre, Adam de la Hâle et Guillaume de Machault. Les mélodies des t. ne sont généralement pas notées dans le système pro-

portionnel compliqué d'alors, mais bien en ut notation toute différente et beaucoup plus su

pie. Cf. ALBA et SIRVENTES.

Trugfortschreitung (ail.), v. cadence.

Trugschluss (ail.), v. cadence.

Truhn, Friedrich-Hieronymus, né à Elbh le 14 nov. 1811, m. à Berlin le 30 avr. li élève de B.Klein et de Dehn, ainsi que, pendaïf quelque temps, de Mendelssohn. Il fut plusieui années chef d'orchestre de théâtre, à Dantzijl puis de 1848 à 1852, directeur de musique à El bing. En 1854, il fit des tournées de concert] avec Bulow ; il séjourna ensuite quelque temj à Riga, puis vécut surtout à Berlin où il étal très considéré comme critique. Comme compcl siteur, T. s'est fait connaître par de jolis liedej ainsi que des œuvres chorales, un opéra : Trilby (Berlin, 1835), une opérette : Der vierjàhriâ Pastor (ibid. 1833) et un mélodrame : Kleopatr\ (1853).

Trumscheit (ail.), v. trompette marine.

Tschaikowsky, Peter-Iljitsch, le composl teur russe moderne le plus en vue, né danj l'usine de Wotkinsk, dans le gouvernement dl Wisetka le 25 déc. 1840, m. (du choléra) à S1| Pétersbourg, dans la nuit du 5 au 6 nov. 1893 étudia le droit et entra au service de l'Etat,maij[ peu après la fondation du Conservatoire d| St-Pétersbourg, par Antoine Rubinstein, devit élève de l'établissement. Il y fut nommé à sol tour, en 1866, maître d'harmonie, et occupa cl poste jusqu'en 1877. Depuis lors T. se voua, e:[ dernier lieu, avec un traitement d'honneur dl l'empereur, uniquement à la composition , vil vant tantôt à St-Pétersbourg, tantôt en Italie, eij Suisse, etc. T. était une nature essentiellemei musicale, portée au lyrisme ; il était, en outrcl d'un tempérament très russe, aussi trouve-t-o{ dans son œuvre, à côté de passages d'une tei dresse et d'une sensibilité presque féminineEl de trouvailles délicates , d'autres" passage! d'une rudesse et d'une brutalité encore à demi asiatiques. T. a su conquérir aussi une placj fort considérée en dehors de sa patrie. Il a écril des opéras russes : Le Wofévode (1869), O/^W/j schnik (1874), Wakoula, le forgeron (1876), Eu\ gène Onêguine (1879 ; en allemand à Hambourg en 1892), La pucelle a" Orléans (1881), Mazeppc\ (1882), Tscharavitscliki (La petite jmntouflt 1886), Tscharadeika (La magicienne, 1887) Dame de pique (1890). et Yolanthe (1893); url drame lyrique : Snegoroutschha ( Blanchel neige): des ballets : Le lac des cygnes (op. 20) La belle au bois dormant (1890) et Casse-noi\ sette (op. 71); six symphonies (I, sol min. op 13; II, ut maj. op. 17: III, ré maj. op. 29; IV fa min. op. 36; V, mi min. op. 64; VI Pathétif que. op. 74); quatre suites d'orchestre (op. M 53. 55 et op. 61 [Mozarliana]): 1812, Ouverture solennelle (op. 49); des poèmes symphoniques ( fantaisies orchestrales ) : La tempêté (op. 18), Francesca da Rimini (op. 32), Me fred (op. 58), Roméo et Juliette (ouverture-fantaisie) et Hamlet (op. 67); une sérénade pour| instruments à archet (op. 48); Ouverture trio? l>hole sur l'hymne national danois (op. 15)

TSCHËXG

jtrclie slave (op. 31), Marche du couronnej-nt (1883) : Cantate du couronnement (soli, ( eur et orchestre); trois quatuors pour instr. i irchet (op. 11, 22 et 30), un sextuor pour instr. rcheï(Souvenirde Florence, op. 70, pour deux )lons, deux altos et deux violoncelles) : deux ncertos pour piano (op. 23, si bémol maj. et 44. sol min.), ainsi qu'une fantaisie pour vno et orchestre (sol min., op. 56); un trio ec piano (op. 50, la min ) ; un concerto pour Ion (ré maj., op. 35); un Capriccio, pour 3loncelle et orchestre (op. 62) ; une sonate ur piano (op. 37); un grand nombre de moraux pour piano (pp. 1, 2, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 19, ;9, 40, 51, et Les saisons) ; des morceaux air piano et violon (op. 26, 34) ; des variations >ur violoncelle et piano (op. 33) ; des romances sses (op. 6, 16, 25, 27, 38, 47, 57, 63, 65); six ios (op. 46) ; et deux Messes (op. 41, 52). Enfin, est l'auteur d'un Traité d'harmonie, ainsi îe de traductions en russe du « Traité d'insumentation» de Gevaert, et du « Katechismus jr Musik », de Lobe.

Tscheng (Cheno), ancien instr. à vent chi- »is, consistant en une calebasse évidée qui •rt de magasin à air et s'alimente au moyen un tube en forme d'S ; la partie supérieure, iverte, de la calebasse est pourvue d'une série 2 à 24) de tuyaux à anches libres. Cette derère sorte d'anche ne fut connue en Occident Lie grâce au t. et elle fut introduite dès la fin du ècle passé dans l'orgue et dans le physharonica (harmonium).

Tschirch, six frères, qui tous ont été d'excelnts musiciens : 1. Hermann, né à Lichtenau, rès Lauban (Silésie), le 16 oct. 1808, m. orgaiste à Schmiedeberg, en Silésie, en 1829. — Karl-Adolf, né à Lichtenau le8avr. 1815,m. Guben (Silésie), où il était pasteur supérieur, 27 août 1875 ; était un excellent pianiste et ollabora, de 1845 à 1855, à la « Neue Zeitchrift fur Musik ». — 3. Friedrich- Wilhelm, é à Lichtenau le 8 juin 1818, m. à Géra le 6 mv. 1892 ; élève du séminaire de Bunzlau et e l'Institut royal de musique d'église, à Berlin, fut, de 1843 à 1852, directeur de musique à iegnitz et, depuis lors, maître de chapelle de i Cour, à Géra. Ses quatuors pour voix d'homîes sont appréciés et très répandus en Allelagne. En 1869, T. fit un voyage en Amérique, ù il était invité par des sociétés de chant, et ionna des concerts de ses œuvres à Baltimore, ew-York, Philadelphie, Washington, Chicao, etc. Nous citerons parmi ses compositions s plus importantes : Eine nacht auf dem \Ieer (couronné par l'Académie de Berlin), Ber ànc/erkampf, Die Harmonie, et d'autres îœurs pour voix d'hommes avec orchestre, me Messe et un opéra : Meister Martin und eine Gesellen (Leipzig, 1861). Comme composteur de salon pour le piano, T. s'est discrètenent caché sous le pseudonyme de Alexander 'zerski. — 4. Ernst-Lererecht, né à Lichteiau le 3 juil. 1819, m. à Berlin le 26 déc. 1854 : ut, de 1849 à 1851, chef d'orchestre de théâtre i Stettin, puis se fixa à Berlin (œuvres orches-

— TUBA s',;;

traies: ouverture : Kampj und Sieg; opéras : Frithjofei Ber flief/ende Hollander, qui ne furent représentés ni l'un ni l'autre). — 5 Ih i\mon-JuLius, né à Lichtenau le 3 juin 18-20. m. à Hirschberg en S.,où il était directeur royal de musique et organiste, le 10 avr. VSffi : e*cellen1 pianiste et compositeur de morceaux pour piano destinés à l'enseignement. — 6. Rudolf, né à Lichtenau le 17 avril 1825; m. à Berlin 1.' 16 janv. 1872; directeur royal de musique^ fondateur du « Màrkischer Central - Sângerbund « (1860), a écrit un certain nombre d'œuvres pour musique d'harmonie, entre autres : Bie H<<bertusjagd (exécuté chaque année à l'occasion des chasses de la Cour, à Grunewald), et Bas Fest der Biana.

Tschudi, v. Broadwood.

Tschung, v. tamtam.

Tua, Teresina (actuellement Mme la comtesse de Franchi- Verney [v. ce nom]), née à Turin le 22 mai 1867, fille d'un pauvre musicien ambulant, élève de Massart à Paris, quitta le Conservatoire avec le premier prix et se fit connaître depuis 1882, dans toute l'Europe, comme une violoniste de talent.

Tuba, 1. Instr. à vent des Bomains. trompette droite à perce large. — 2. Dénomination adoptée pour les instr. en cuivre modernes, graves, chromatiques et à perce large, appartenant à la famtlle des rugles (v. ce mot). (Jette catégorie d'instr. fut construite en premier lieu, en 1835, par Ad. Sax (v. ce nom), en France (d'où leur nom de Saxhorn, qui s'applique, du reste, à tous les bugles), par Moritz et Wieprecht, en Allemagne. Les t. ont quatre pistons, en sorte qu'ils peuvent combler chromatiquement le vide qui sépare le son 2 du son 1 de leur échelle naturelle (une octave entière), le quatrième piston abaissantcette échelle d'une quarte. Cependant les sons les plus graves, voire même ceux qui résonnent au-dessous du son 1, ne valent pas grand'chose et exigent une très grande dépense de souffle. Le modèle le plus petit (le plus aigu) de t. est le t. basse (ail. Barytonhorn, Tenorbass, Bassluba. Euphonium) en si bémol, qui possède connue son 1 le si bémol-1, et monte à l'aigu jusqu'à fa* : le romrardon en mi bémol (parfois aussi en fa) est accordé une quinte plus bas que le premier, avec comme son 1 mi bémol-1 ou fa-1 (la sonorité n'étant bonne qu'à partir de si bémol-1). Le t. contrerasse en si bémol ou ut (nommé Helihon. lorsque le tube revêt uneforme circulaire) a même comme fondamentale si bémol-* ou ut-1 et pourrait, au moyen des pistons, atteindre encore l'octave inférieure : toutefois, sa sonorité est mauvaise au-dessous du m\ bémol-1 exigé par Wagner. Les compositeurs de musique symphonique notenl les parties de t. bassecomme s'il s'agissait d'instruments non transpositeurs (c.-à-d. comme elles sonnent réellement); dans les partitions dv musique d'harmonie, par contre, ou tait usage pour les t., comme pour les autres bugles, de la notation dite de cornet (le son 2 de la série harmonique noté comme ut9). -3. Les Tuhen de Wagner,

TUBA CURVA — TUNSTEDE

dans l'« Anneau du Niebelung » sont en si bémol (t. ténors) et en fa (t. basses), mais le compositeur ne les considère que comme demiinstruments, pourvus de pavillons de cors. Les t. ténors vont de si bémol1 (ou un peu plus bas) à fa4, les t. basses de si bémol-1 à sol5.

Tuba curva, instr. à vent en cuivre, naturel, et ne fournissant qu'un nombre restreint d'harmoniques. Le jeu de cet instrument était enseigné, en 1798, au Conservatoire de Paris et, Méhul en fait usage dans l'orchestre de «Joseph en Egypte ».

Tubal ou Jubal, nom que l'on donnait, dans l'orgue, à un jeu ouvert, à bouche, de 8' (plus rarement de 4' et de 2'), aujourd'hui démodé.

Tucher, Gottlteb, baron de, fonctionnaire de tribunal bavarois, né à Nuremberg le 14 mai 1798, m. le 17 févr. 1877; fut nommé, en 1856, conseiller près la Haute-Cour de justice, à Munich, et prit sa retraite en 1868. T. a publié : Kirchengesânge der berùhmteslen âltern italienischen Meister (Anerib, Nanini, Palestrina, Vittoria) gesammelt und Herrn Ludicig von Beethoven geicidmet (1827); Schatz des evangelischen Kirchengpsangs (1840; 2e éd. augm. 1848, 2 vol.) ; Die Melodien des deutsch-evangelischen Kirchengesangbuchs (1854) et Ueber den Gemeindegesang der evangelischen Kirche (1866).

Tuckermann, Samuel-Parkman, né à Boston le 11 févr. 1819, m. à Newport (Bhode Island) le 30 juin 1830; élève de Karl Zeuner, fut d'abord organiste de l'église Saint-Paul, à Boston, où il publia deux recueils de chants d'église (en partie de sa propre composition). T. se rendit en Angleterre pour y étudier le style d'église (Londres, Cantorbéry, York, etc.). En 1853, il revint en Amérique avec le grade de Dr mus. et regagna son ancien poste. T. a écrit lui-même beaucoup de musique d'église ; il a encore publié : Cath.edral chants et Trinity collection of church-music; il possédait une bibliothèque musicale de valeur.

Tuczek, Franz, compositeur bohème, né à Prague vers 1755, mort à Budapesth en 1820; fils du directeur de musique du même nom de l'église St-Pierre, à Prague, fut d'abord ténor, puis accompagnateur au théâtre du comte Schwerts, à Prague. Il devint, en 1797, concert meister du duc de Courlande, à Sagan, en 1800 directeur de musique au théâtre de Breslau et, en 1802, maître de chapelle du Théâtre do Leopoldstadt,à Vienne. T. a écritpour divers théâtres dans lesquels il fut occupé, dix opéras, parmi lesquels il faut surtout noter Lanassa, puis des oratorios, des cantates et des danses fort appréciées en leur temps. Une petite-fille de T.,Léopoldine (T.-Herrenburg), née à Vienne le 11 nov. 1821, m. àBaden, près Vienne, le 20oct. 1883, fut, de 1841 â 1861, l'un des membres les plus appréciés du personnel de l'Opéra de la Cour, à Berlin. Elle avait été à bonne école, comme cantatrice légère, auprès de Joséphine Frôhlich, mais elle chantait avec tout autant de talent les rôles dramatiques et lyriques convenant â sa voix.

Tudway, Thomas, né vers 1660, m. â Lo| dres en 1730; devint, en 1705, professeur musique à Cambridge, mais fut destitué, 1706, pour avoir offensé les chefs de l'Unive site. T. a composé un grand nombre d'œuvr<| vocales religieuses et formé une collection valeur d'ancienne musique d'église, collectic| qui est conservée au «British Muséum ».

Tulou, Jean-Louis, célèbre flûtiste, vM Paris le 12 sept. 1786, m. à Nantes le 23 juillj 1865 ; était fils de Jean-Pierre T., professeur basson au Conservatoire et compositeur poil son instrument (m. en déc. 1799), devint, A 1796, élève de Wunderlich, et remporta, à rajj de quinze ans, le premier prix de flûte, apr< qu'on le lui eût refusé, en 1800, sous prétexl qu'il était trop jeune et malgré sa supérioril En 1804, T. devint premier flûtiste à l'Opéil italien et, en 1813, à l'Opéra (successeur à\ Wunderlich); ses triomphes atteignirent Ici apogée dans un ouvrage de Lebrun : Le rossl gnol, dans lequel il était chargé du « rôle » dj rossignol. C'est alors que la lutte qu'il soutt nait contre un dangereux concurrent (Droue| se termina en sa faveur. S'étant compromi lors de la restauration des Bourbons, T. tomh| en disgrâce sous le nouveau régime, c -àqu'il n'obtint pas de place dans la chapill royale ; de son côté, il donna, en 1822, sa d(1 mission de flûtiste à l'Opéra. Il fut cependail réengagé, en 1826, comme première flûte-sol et reçut aussitôt après le poste de professeu de flûte au Conservatoire, fonctions qu'il remplies jusqu'en 1856. En 1857, T. prit un retraite bien méritée et alla vivre à Nantes.! s'est opposé jusqu'au moment de sa retraite l'introduction de la flûte Bœhm au Conserva toire. Ses compositions sont au nombre d'un centaine et plus, pour flûte (concertos, soli pou les concours de la classe de flûte au Conserva toire, thèmes avec variations, duos de flûtes trios pour trois flûtes, etc.).

Tuma, Franz, excellent contrapontiste, né Kostelec s/Adler (Bohême) le 2 oct. 1704. m. ai couvent des frères de la Charité, à Vienne, L 4 févr. 1774 ; élève de Czernohorsky, à Prague et de J.-J. Fux, à Vienne, devint, en 1741, com positeur de la chambre de l'impératrice douai rière Elisabeth (T. était virtuose sur la gamhe) Après la mort de sa femme (1768), il devin maladif et se retira au couvent des Prémontré! de Géra; mais il retourna plus tard à Vienne T. a écrit près de trente Messes (celles en m min. et en ré min. sont considérées par Amhro: comme vraiment grandioses), un Miserere, i répons, des « lectures », etc.

Tunder, Franz, organiste distingué, né 1614, m. à Lubeck le 5 nov. 1667 ; organiste d< la « Marienkirche», prédécesseur et beau-pèn de Dietrich Buxtehude, élève de Frescobaldi, Borne.

Tunstede (s'écrit aussi Dunstede), Simon, ne à Xorwich, était, vers 1351, «Begens chori » du, couvent des Franciscains, à Oxford (Dr mus.). et mourut prieur de son ordre, dans le couvent de nonnes de Bruisyard (comté de Suffolk) en

TUORBA — TURPIN

Î9. ï a écrit : De musica coutinua et discreta diagrammatibus et De quatuor principaus, in quibus totius musicœ radiées consist. Ce dernier ouvrage, l'un des plus imports pour la théorie de la musique prortionnelle au xiv" siècle a été reproduit en rtie (IV. principale) dans les «Scriptores, ;. », de Goussemaker, voire même deux fois, r erreur («Script. », III, p. 334-364, comme onyme I, et IV, p. 254-298, sous le nom ôme de Dunstede).

Tuorba, c.-à-d. théorbe.

Turbae ( « foules » ), dénomination des chœurs peuple (les Juifs [Judaeorunï], ou les païens aganorum]) qui prennent part à l'action ou terviennent d'une façon quelconque dans les ssions, les drames religieux, les oratorios, c. Le terme de t. a surtout pour but de difféncier ces chœurs des chœurs purement conmplatifs (chorals, etc.).

Turco (ital.), turc; alla turca, à la turque, iànomination de morceaux dont la mélodie est îcompagnée d'accords pleins, peu variés et ruyants; ex. : le final de la sonate en la maur, de Mozart.

Turini, 1. Gregorio, chanteur et cornettisteà , Cour de l'empereur Rodolphe II, à Prague, é à Brescia vers 1560, m. à Prague vers 1600 ; publié un recueil: Cantiones admodum dévoue cum aliquot psalmis pour quatre voix égas (1586), un recueil de « canzonette » à quatre oix (1597) ainsi que Teutsche Lieder nach Art er welschen Yillanellen mit 4 Stimmen. — Francesco, fils et élève du précédent, né à îrescia, vers 1590, m. dans la même ville en 1656; ut, au moins depuis 1624 (d'après les titres de ses euvres), organiste du dôme de sa ville natale, auteur de : un livre de Messes de quatre à inq voix, deux livres de Motetti a voce sola 629 et 1640), trois livres de madrigaux (le jremier et le second de une à trois voix, avec uelques sonates de deux à trois voix [pour ieux violons et basse], 1624; le troisième pour trois parties vocales, deux violons et « chitarrone », 1629), puis de Misse da cappella a 4-5 , avec « continuo » (1643).

Tùrk, Daniel-Gottlob, excellent organisleet théoricien, né à Claussnitz, près Chemnitz, le 10 août 1756, m. à Halle-s/S., le 26 août 1813; suivit les classes de l'école de la Croix, à Dresde, et fut élève particulier d'Homilius. Il étudia le violon, l'orgue et presque tous les instruments à vent, entra en 1772 à l'Université de Leipzig, et étudia encore sous la direction de Hiller qui lui fit une place parmi les violonistes du «Grosses Konzert » et du Théâtre. En 1776, T. devint cantor à l'église de St-Ulrich, à Halle, et maître de musique au gymnase; en 1779, il futnominé directeur de musique de l'Université et en 1787 organiste à la « Liebfrauenkirche ». Il abandonna alors les fonctions de maître au gymnase et de cantor. Les événements de 1806 qui interrompirent ses fonctions à l'Université, ainsi que la perte de sa femme (1808) hâtèrent sa fin. T. a composé et publié un oratorio : Die Hirten bei der Krippe in Bet/dehem, dix-huit

sonates pour piano, dix-huit sonatines, un grand

nombre de morceaux de piano et quelques lieder. Des symphonies, des compositions religieuses, des morceaux d'orgue, etc., sont restés manuscrits. T. était un pédagogue apprécié et ses œuvres didactiques et théoriques furent très remarquées; ce sont : une grande * Méthode de piano » avec remarques critiques (1789), Kleines Leltrbuch fur Anfdnger im Klavierspieien (1792), Von den toichtigsten Pflichten eines Organisten. Ein Beitrag zur Verbesserinigdcr musikalischen Liturgie (1787)- Kurse An sung zum Gêner albass-spieien (1791: édition revue, 1800 et plus tard) ; Anleitung zu Temperaturberechnungen (1806).

Turle, James, né à Somerton le 5 mars 1802, m. à Londres le 28 juin 1882; fut,de 1831 à 1875, organiste et chef des chœurs à l'abbaye <!«■ Westminster, en même temps que, de 1840 à 1843, directeur des « Ancient Concerts ». T. était un excellent maître et un compositeur de musique d'église fort habile; il a publié, avec E. Taylor, le Peoples music booh. Son frère, Robert et son cousin, William, étaient aussi de bons organistes.

Turley, Johann-Tobias, excellent facteurd'orgues à Treuenbrietzen (Brandenburg), né dans celte ville le 4 avr. 1773, m. le 9 avr. 1829.

Turn (angl.), doublé, gruppetto(v. ce mot).

Turnhout, 1. Gérard de (de son vrai nom Gheert Jacques, surnommé T.), contrapontiste belge, né à Turnhout vers 1520, m. à Madrid le 15 sept. 1580; devint, en 1545, chantre de lachapelle du Dôme d'Anvers, fut admis comme maître (en 1562) de la Confrérie delà Vierge, en cette ville ( v. confrérie), et devint en 1563 maître de chapelle du Dôme. Les dommages causés en 1566 par les iconoclastes (destruction des orgues, pillage de la bibliothèque, etc.) furent autant que possible réparés par ses soins dans les années suivantes, au moyen de nouvelles acquisitions, de copies, etc. Il devint, en 1572, maître de chapelle de Philippe II, à Madrid. T. a publié un recueil de motets à quatre et cinq voix (1568); un recueil de motets et de chansons à trois voix, (1569) ; Praestantissimorum divinae musices auctorum Missae À\ de quatre à six voix (1570; la 6e Messe est de T. lui-même). On trouve, enfin, d'autres œuvres de lui dans les anthologies de Phalése et de Tylman Susato. — 2. Jean de (de son vrai nom Jean-Jacques), fils du précédent (ainsi qu'il ressort des recherches du chevalier de Burbure); fut de 1589 (et probablement déjà auparavant) jusqu'en 1595, au moins, maître de chapelle de la Cour du duc de Parme (gouverneur des Pays-Bas), à Bruxelles. Il a publié : un livre de madrigaux à six voix (1589), un de madrigaux à cinq voix (1595) et un livre de inotetsde cinq à huit voix (1600).

Turtschaninoff, Peter-Ivanowitch, né le 30 nov. 1779, m. à St-Pétersbourg le 4 mars 1856; pope dont les compositions, d'une grande Mileur, sont conservées parla Chapelle de laCour impériale.

Turpin, Edmund-Harot, excellent organiste,

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