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TROMBONE

valle formait avec le son grave du premier un intervalle de triton (cf. parallèles).

Tritonikon, v. contrebasson.

Tritonius, Peter, auteur d'une œuvre intéressante à différents points de vue : Melopœiœ seu harmoniœ tetracenticœ super XX11 gênera carminum heroicorum , elegiacorum lyricorum et ecclesiasticorum hymnorum (1507, imprimé par Erhard Oeglin sous la surveillance de Konrad Celtes). Les odes de T. sont le premier essai connu d'une écriture musicale (note contre note) qui se répandit beaucoup dans la suite et consiste dans l'observation stricte du mètre du poème.

Tritto, Giacomo, compositeur de l'école napolitaine, né à Altmura, près Bari (Naples), en 1735, m. à Naples le 17 sept. 1824 ; élève de Cafaro, au « Conservatorio délia Piétà », à Naples, devint, après avoir achevé ses études, premier maître adjoint (primo mœslrino) et suppléant de Gafaro comme maître d'harmonie au Conservatoire, en même temps que directeur de musique au théâtre « San Carlo». Il aurait, à la mort de Cafaro, obtenu la place de son maître, si Paesiello n'était revenu de Russie. T. devint, en 1779, professeur titulaire d'harmonie et succéda en 1800 à Sala, en qualité de professeur de contrepoint et de composition. Parmi ses élèves, on compte, entre autres, Spontini. T. a écrit cinquante et un opéras, la plupart pour Naples, mais aussi un grand nombre d'œuvres religieuses : huit Messes, parmi lesquelles une écrite à huit voix réelles et deux orchestres ; trois Messes solennelles à quatre voix ; un Requiem ; des fragments de Messes; des psaumes; un Tedeum à cinq voix avec orchestre ; deux Passions (selon saint Matthieu et saint Jean), etc. Toutes ces œuvres sont restées manuscrites. T. a consigné les principes de sa méthode d'enseignement dans : Partimenti e regole generali per conoscere quai numerica dar si deve ai vari movimenti del basso (1821, méthode de basse chiffrée) et : Scuola di contrapunto ossia teoria musicale (1823). Son fils, Domenico, a écrit aussi, de 1815 à 1818, plusieurs opéras pour le théâtre de Naples.

Tromba, 1. c.-à-d. trompette (instr. à vent et jeu d'orgue). — 2. T. marina, trompette marine, V. TROMPETTE.

Tromboncino, Bartolommeo, compositeur italien des xve et xvie s., né à Vérone. De nombreuses « frottoles » (v. ce mot) de sa composition se trouvent dans la collection de morceaux de ce genre publiée par Petrucci (neuf livres ; 1504-1508), et vingt-neuf sont transcrites pour une voix, avec accompagnement de luth, dans un volume en tablature, de 1509, par Franciscus Bossinensis (Petrucci).

Trombone (ital. trombone, c.-à-d. grande trompette, puisque tromba signifie trompette; ail. Posaune), instr. à vent en cuivre dont le timbre est analogue à celui de la trompette avec Laquelle il forme, au fond, une famille. Le t. ( et son nom allemand) est issu de la buccina v. ce mot) romaine; la buccine n'était du reste primitivement rien autre qu'un long tube droit

(tuba) que l'on enroula, pour faciliter son niement, aussitôt que les progrès de la faclfl instrumentale le permirent (sans doute à la H du moyen âge). Une opération analogue se p[ tiqua, comme on le sait, sur la bombarde d| on replia le tube sur lui-même et que 1| transforma ainsi en basson. Nous trouvons t. sous sa forme actuelle de t. a coulisses I début du xvie s. déjà. Martin Agricola(Jl/ws| instr uraentalis) dit que dans le « Busaun »,j mélodie est obtenue simplement par le soûl et le jeu de coulisses ( « durchs Blasen u| Ziehen » ). La disposition des coulisses d'iuj est connue de chacun pour l'avoir vue; ell<[ pour but d'augmenter la longueur du tube par conséquent de baisser l'accord de l'instii ment, ce qui fait que la pureté d'intonati| dépend entièrement de l'habileté de l'insti mentiste. C'est pour cette dernière raison quej système des pistons (v. ce mot) ne s'est pas pandu généralement pour le t. La sonorité t. est pleine et d'une grande beauté, elle à caractère pompeux et solennel. On construis! autrefois des t. de différentes dimensions, nui le t. ténor (en si bémol) est seul encore répanf de nos jours. L'étendue de ce dernier (si l'I fait abstraction des coulisses) comporte lf chelle des harmoniques de si bémol-1 à il (trois octaves) : le son naturel le plus graf (d'une émission difficile) peut être abaissé trois demi-tons (la-*, la bémol-1, sol-1 ; les «sol pédales » du t.) ; le son 2 de cette même séij harmonique peut l'être, lui, de six demi-ton du moins tel est l'abaissement que produit Y à longement le plus grand du tube ( on ne v(| pas bien pourquoi le son le plus grave il pourrait être abaissé dans la même proportioj si l'instrumentiste possédait suffisamment <| souffle. Les sons : «

manquent au t. ténor et tous ceux qui sol inférieurs à si bémol-{ sont à peine utilisables! l'orchestre. A partir de mi1, l'échelle des t., s'J tend chromatiquement jusqu'à v.tA et un grai nombre de sons peuvent se produire de divel ses manières (par ex. : /a2 simplement comnl son harmonique 6. ou dans la deuxième pos| lion comme son 7, ou encore dans la cinquièi comme son 8). Le t. passe en fa (étendue l'orchestre : si-* à fàs) et le t. alto en mi bém>\ (étendue: la1 à mi bémol'') sont plus rare1! quand au « dessus » de la famille des t., il étr autrefois représenté par le iituus (cf. slidj trumpet). Les t. sont considérés pour la noh tion comme des instruments non transpos teurs. On note la partie de t. ténor en clef d'tj quatrième ligne ou en clef de fa (celle-ci seul* nient pour les sons les plus graves, resp. poi le 2me ou le 3me t.), pour celle de t. alto e| clef d'ut troisième ligne. — T. quarte (Quar posaune) est une ancienne dénomination pouj

TROMLITZ — TROMPETTE

basse en fa; t. quinte (Quint-posaune), le ! dom d'un t. basse en mi bémol, (étendue : la-1—

d bémol3). Le t. contrebasse de Wagner est en

1 bémol, une octave au-dessous du t. ténor. fies virtuoses les plus célèbres sur le t. furent

elcke, Queisser, Nabich et d'autres encore. — f «ans I'orgue, le t. est le jeu d'anches le plus

rand et le plus fortement intoné (16' et 32' au (édalier, ou parfois aussi 8' au manuel), i Tromlitz, Johann-Georg, flûtiste, composifeur et fabricant de flûtes à Leipzig, né à Géra tin 1726, m. à Leipzig en févr. 1805 ; a publié : rois concertos pour flûte et quatuor d'instr.àar- > net, deux sonates pour flûte et piano, des mor- ;eaux pour flûte, des lieder avec piano, etc., nnsi que plusieurs traités : Kurze Abhandlung

om Flotenspielen (1786), Ausfiihrlicher und trundlicher Unterricht die Fiole zu spielen 1791), Ueber die Floten mit mehreren Klappen il 800), et un article sur la flûte, dans 1' « Allgeaeine Musikalische Zeitung » (1799).

; Trommel (ail.), caisse, tambour (v. ce mot). | Trompe, ancienne dénomination du cor, llont trompette est le diminutif. T. de chasse, i.-à-d. cor naturel (dans les œuvres de Lully). I Trompette (ital. Tromba; ail. Trompeté; kngl. trumpet), l'instr. à vent en cuivre bien

onnu, parent des cors et des cornets et prenant place entre les deux au point de vue de 'élévation de son échelle (v. cornet). La t. est imcienne, elle jouait déjà un rôle au moyen \ge, surtout dans la musique militaire, et porta plus tard les noms de clarino ou de clareta. Le \uba de l'antiquité, tube de métal droit, était légalement parent de la t. ; en effet, l'art de recourber un tuyau de métal est d'origine récente pt, dans les t. du xvie s. encore, le tube ne revient jamais sur lui-même mais se développe en étant tordu dans une seule direction. La t. moderne se distingue du cor par le circuit plus allongé de son tube, celui du cor étant plus circulaire. On change l'accord de la t., comme celai du cor, par l'adjonction de tubes additionnels (tons de rechange, en la, si bémol, si, ut; ré bémol, ré, mi bémol, mi, fa, fa dièse, sol, la bémol, la aigu et si bémol aigu). La perce de la t. est assez étroite, aussi le son fondamental ne parle-t-il pas et le son 2 est-il d'une sonorité désagréable dans les tons graves (la grave et si bémol grave). On note les parties de t. comme celles de cor (instr. transpositeurs), mais la t. sonne une octave plus haut que le cor, autrement dit: un ut4 écrit pour cor en fa

fa4. L'é

sonne fa3, pour t. en fa par contre tendue de la t. à l'aigu est la même presque pour tous les tons, à savoir le son (réel) Seuls, les virtuoses donnent avec sûreté des sons plus aigus, toutefois on peut encore réclamer des tons les plus élevés les sons de si bémol"1 à ut3. Le timbre de la t. est aigu et perçant, mais aussi brillant et solennel, lorsqu'il s'allie aux autres instr. de cuivre de l'orchestre (dans le groupe desquels il est tout désigné comme instrument mélodique) ; par contre, une mélodie de t. qui n'est ni soutenue par d'autres

instr.de cuivre, ni d'une allure très lai toujours un caractère commun, ordinaire.

Wagner écrit toujours pour trois t., afin de pouvoir faire entendre des accords de trois sons par des instruments de timbre*identique. Dans l'orchestre symphonique qui ne comporte, dans la règle, que deux t., celles-ci forment tantôt avec les cors, tantôl (par opposition aux quatre cors) avec les trombones^ un groupe spécial et indépendant. L'usage .les sons bouchés passa directement du cor (v. ce mot) à la t., mais il nécessita le raccourcissement de l'instrument que l'on obtint au moyen de circuits plus serrés. Les sons bouches étaients du reste d'une sonorité détestable, en sorte qu'on les abandonna bientôt et qu'on se mit à la recherche d'un meilleur moyen de compléter chromatiquement l'échelle deia t. En 1780, Michael Woggel, d'Augsbourg, essaya (avec Stein) de ressusciter l'ancienne trompette à coulisses, en construisant son « Inventionstrompete » à deux coulisses ; en 1770, Kàlbel avait construit, à Saint-Pétersbourg, le cor à clefs; en 1801, ce fut Weidinger, à Vienne, qui imagina la t. à clefs; Clagget, en Angleterre, fabriqua en 1790 une double trompette (en ré et en mi bémol avec une seule embouchure et un piston); puis vint, en 1813, Blûlnnel, en Silésie, qui construisit la première véritable t. a pistons (deux pistons; l'inventeur de ce système en vendit le brevet à Stôlzel). Asté, de Paris, avait essayé de combiner (vers 1800) le système de coulisses avec celui des clefs et avait donné naissance à. une sorte d'instrument intermédiaire entre le cor et la trompette, inslrumenl sur lequel on pouvait faire usage des sons bouchés et pour lequel Buhl écri vit une méthode: la t. d'HARMONiE. Enfin. Muller à Mayence et Sattler à Leipzig ajoutèrent, en 1830, un troisième piston à la t. déjà pourvue de deux. Les t. naturelles disparaissent de plus en plus, actuellement, et font place aux t. chromatiques (omni toniques) a pistons, t. dont l'échelle naturelle peut être, comme celle des cors à pistons, transposée d'un demi- ton à trois tons entiers par l'usage des pistons (v. ce mot). Les t. à pistons sont généralement en fa ou actuellement, aussi en si bémol aigu; leur partie est notée en conséquence, celle de"(petite) t. en si bémol aigu, le plus souvent comme une partie de cornet (v. ce mot). Les l. plus aiguës encore, en ré aigu, par ex. (destinées à faciliter l'exécution des parties très élevées de t. dans Bach et Hândel), font usage également de la notation de cornet. Parmi les méthodes de t. les plus remarquables, nous noierons celles d'Arban, de Kosleck (deux parties), puis les Orchesterstudien de F. Gumberl (recueil des passages de t. les plus importants du répertoire symphonique et théâtral). Cf. H. Eichborn, Die Trompeté aller m (1888) et Das aile Clarinblasen auf Trompeten (1894). V. en outre clarino. La t. basai de Wagner ( « Niebelungen » ) devait être une sorte de t. sonnant à l'octave grave de la t. ordinaire (en mi bémol, rè «'I ut grave): mais

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