‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 501 sur 542 · BALD · texte numérisé non relu

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Uber. 1. Christian-Benjamin, né à Breslau le 20 sept. 1746, m. dans la même ville en 1812, comme avocat du gouvernement et commissaire de justice; amateur passionné de musique, il donnait dans sa maison, chaque semaine, deux concerts d'amateurs dans lesquels on exécutait <h-<, (.'livres d'orchestre et de musique de

chambre, voire même de petits opéras, etc. Un vaudeville que U. écrivit pour l'une de ces auditions : Clarisse, a été imprimé, ainsi que de lai musique pour une comédie: Der Yolonlàr; une cantate : Deuhalion und Pyrrha ; un Divertimento pour piano, deux violons, flùle, cor naturel, alto et basse; neuf divertissements pour piano, violon, deux cors et basse; des concert inos pour piano, flûte, alto, deux cors et cor de bal

UEBERM^SSIG

i jt; plusieurs sonates pour piano; une sérénade; i quintette, etc. Ses deux fils reçurent de lui une

j Icellente éducation musicale et devinrent mu-

lhiens de profession, ce furent: — 2.Friedrichjristian-Hermann, né à Breslau le 22 avril 81, m. à Dresde le 2 mars 1822; vivait à Dresde puis 1818, comme cantor et directeur de mumie de la « Kreuzschule », après avoir étudié f droit à Halle, et remplacé momentanément irk dans la direction des concerts d'abonneent.il avait fait exécuter à ce moment un courte pour violon et une cantate de sa compo-

[ftion,- mais il passa bientôt tout à fait à la muque, devint musicien de la chambre du prince

il louis-Ferdinand de Prusse et, après la mort ih'oïque de ce dernier (1806), fut nommé pre-

I lier violoniste à Brunswick (1807) puis chef

[j'orchestre d'opéra à Gassel (1808). U. écrivit ins cette ville plusieurs opéras français {Les

UHLRICH

xr,

tarins), puis un intermezzo : Der f'alsche Wefer, la musique pour Moses, de Klingemann, [pur le Taucher (mélodrame), de Schiller, etc. In 1814, il fut appelé au poste de maître de iiapelle du théâtre de Mayence (opéra : Der rohe Ta(/), en 1816 à celui de directeur de la loupe théâtrale Seconda, à Dresde; il vécut lisuite quelque temps à Leipzig et obtint enla, en 1817, le cantorat de la « Kreuzschule », à resde. U. écrivit entre autres, à partir de ce loment : une cantate de Pâques et un oratoo de la Passion (Die letzten Worùe des Er- >sers). Ont paru à l'impression : les ouvertures u Juif errant et des Marins, un concerto our violon et des mélodies sur destextes alleîands et français. — 3. Alexander, né à Brestu en 1783, m., comme maître de chapelle du rince de Schônaich-Karolath en 1824; exilent violoncelliste, a publié un concerto ||our violoncelle; des variations pour violon- ! bile avec quatuor d'instr. à archet ou orchestre; des caprices etc. pour violoncelle; un sep- I hor pour clarinette, cor, violon, deux altos et ieux violoncelles ; des variations pour instruments à vent ; des lieder, etc.

Uebermàssig (ail.), augmenté.

Uberti (Hubert), Antonio, appelé Porporino ïj'aprèsle nom de son maître Porpora, excelnt chanteur scénique, né à Vérone en 1697, de iarents allemands, m. à Berlin le 20 janv. 1783: hauteur de la Chambre royale, à Berlin. Uccellini, Don Marco, maître de chapelle dual à Modène, publia, de 1639 à 1649, une série >p. 1 à 5) d'œuvres de musique de chambre, oit ; Sonate, Sinfonie, Concerti, Arie e Can- ■ one, pour un â quatre instruments à archet et ontinuo (l'op. 5, que Fétis ne connaît pas, se rouve à la Bibliothèque de Breslau). Il a enuite fait représenter un opéra à Florence, en 678, et un à Naples, en 1677; un troisième opéra (esta non représenté. U. doit avoir été un violonste remarquable, car il fait déjà monter la partie e violon de ses œuvres jusqu'à la6lue position. Ugalde, Delphine, née Beaugè, célèbre canatrice scénique française, née à Paris le 3 déc 829, chanta d'abord à l'Opéra national, puis de 848 à 1858, à l'Opéra-Coinique et au Théâtre

lyrique. En 1866, elle prit la direction des Bouffes-Parisiens et se fit remarquer alors dans 1rs opérettes d'Offenbach. Elle composa elle-même un opéra: La halle au Moulin, et forma d'excellentes élèves (entre autres : Marie Sass).

Ugolini, 1. Vincenzo, compositeurMe l'école romaine, élève de Bernardin.» Xanini ej maître de Benevoli, devint maître de chapelle, en 1<>i>3. à Ste-Marie-Majeure de Borne, en 1609 à la cathédrale de Benevent, en 1615 à l'église St-Louis des Français àRome,cn 1620 à l'église St-Pierre. U. est mort en 1626 ; il fut l'un des meilleurs représentants de l'école palestrinienne.il a publié: un livre de madrigaux à huit voix (1614), deux de madrigaux à six voix (1615), quatre livres de motets de une à quatre voix avec continuo (1616- 1619), deux livres de psaumes à huit voix (1620), deux livres de Messes et de motets de huit à douze voix (1622) et un recueil de psaumes et de motets à deux voix (1624).— 2.Blasio, prêtre vénitien, auteur de : Thésaurus antiquitatwn sacrarum, co?nplectens selectissima opuscula, in quibus veterum Hebraeorum mores etc.

illustrantur (17 44 à 1769, 34 vol. in folio: le vol. xxxii ne traite que de la musique des Hébreux et contient en outre une traduction latine de dix chapitres du Schilte Ha</giborim, etc.).

Uhl, Edmund, né à Prague le 25 oct. 185:!; élève du Conservatoire de Leipzig, vit depuis 1878 à Wiesbaden où il est professeur au Conservatoire, rédacteur musical du « Rheinische Courier » et organiste de la synagogue. Parmi ses compositions, on connaît surtout quelques œuvres agréables de musique de chambre (trio avec piano, sonate pour violoncelle), une romance pour violon avec orchestre, puis quelques recueils de morceaux pour piano et des lieder.

Uhlig, Theodor, violoniste, né à Wurzen, près Leipzig, le 15 févr. 1822, ni. à Dresde le 3 janv. 1853: élève de Fr. Schneider, â Dessau (1837 à 1840), depuis 1841 membre de la chapelle royale de Dresde. D'adversaire résolu de Wagner, il devint l'un de ses plus enthousiastes partisans (il a fait la réduction de « Lohengrin • pour piano). Ses nombreuses compositions (ila laissé 84 œuvres: symphonies, musique pour des comédies, musique de chambre) sont restées pour la plupart manuscrites ; on n'a publié que quelques chants et un morceau caractéristique en forme de fugue (1882). Plus laid, U. ne s'occupa plus que de littérature musicale : Die Wahl der Taktarten ; Die yesunde Vernit nft und das Verbot Forlschreiln ng in Quinten : Druchfehler in dm Sympftonie - Partituren Beethovens. En 1888, parul toute la correspoudance de Wagner avec U.

Uhlrich, Karl-Wilhelm, né à Leipzig le lu avr. 1815, ni. à Stendal le 26 nov. 1874 : élève de Matthaei, fut membre de l'orchestre du vandhaus », coneerlnieisler à Magdabourg, enfin, pendant de longues années et jusqu'à sa mort, concertmeister <!«■ la Cour, à Sondcrshausen. Il fut l'un des musiciens qui cou tribuèrentle plus à établir la renommée desi Loh- Konzerte ».

ULIBISCHEW — UNISSON

Ulibischew, v. Oulibicheff.

Ulrich, Hugo, compositeur, né à Oppeln, en Silésie, le 26 nov. 1827, m. à Berlin le 23 mai 1872 ,• nature richement douée, fut malheureusement forcé, par sa situation précaire, de battre monnaie avec des travaux de manœuvre musical (corrections, arrangements, réductions pour piano, etc.). A l'exception des quatre années (1859-1863) qu'il passa comme maître de composition, au Conservatoire Stern de Berlin, U. n'a rempli aucun poste officiel ; l'enseignement était pour lui une torture. Il reçut ses dernières leçons de musique de S. Dehn, à Berlin, où il s'était rendu en 1846, après avoir fini ses études secondaires (à Breslau et Glogau) : il avait été auparavant élève de Mosewius, à Breslau. Les quelques œuvres qui suffisent à assurer le bon renom de leur auteur sont un trio pour piano (op. 1), et trois symphonies: n° I, si min. ; n° II, Sym})honie triomphale (couronnée en 1853 par l'Académie des Beaux-Arts de Belgique et exécutée ayec grand succès dans beaucoup de villes) et n° III, en so/maj., œuvre des dernières années de sa vie où l'on sent déjà le manque d'un véritable besoin de créer. Un opéra: Bertrand de Born, est resté inachevé.

Umbreit, Karl-Gottlieb. né à Rehstedt, près Golha, le 9 juin 1763, m. dans la même ville le 27 avril 1829, après avoir été plusieurs années organiste à Sonnenborn, près Gotha. U. était un excellent organiste (élève de Kittel, à Erfurt); il a publié : Allgemeines Choralbuch fur die protestantische Kirche (1811 ; 332 chorals harmonisés à 4 voix avec une assez longue introduction ; traduction française par Choron, sans date) ; une collection de mélodies de chorals : Die evangelischen Kir chenmelod t'en zur Verbesserung des hàuslichen und Kirchlichen Gesangs (1817), ainsi qu'un certain nombre d'oeuvres pour orgue : douze morceaux d'orgue (1798), vingt-cinq morceaux d'orgue, cinquante mélodies de chorals (à une voix), vingt-quatre mélodies de chorals avec diverses basses chiffrées en deux cahiers de douze mélodies chacun, quatre mélodies de chorals avec variations.

Umkehrung (ail.), renversement.

Umlauf, 1. Ignaz, né à Tienne en 1756, m. dans la même ville le 8 juin 1796 ; fut plusieurs années directeur de musique de l'Opéra allemand, à Vienne, et suppléant de Salieri à la chapelle de la Cour. Ses vaudevilles: DieBergknappen,Die puce farbenen Set kuhe (Die schone Schusterin), Die Apotheke, Die gluckliclten Jœger, Der Ring der Liebe, Das Irrlichl, faisaient autrefois fureur, et sa romance « Zu Steffen sprach in Traume » était extraordinairement populaire. — 2. Michael, fils du précédent, né à Vienne le 9 août 1781, m. dans la même ville le 20 juin 1842 ; fut, comme son père, d'abord violoniste à l'Opéra allemand puis, plus tard, suppléant de Weigl et, après la mort de celui-ci, son successeur, comme maître de chapelle de l'Opéra allemand, jusqu'au moment où cette entreprise passa à des particuliers. U. a écrit un vaudeville : Der Grenadier, un opéra :

Das VSirtsliaus in GrenaAa (non représenté! six ballets, quelques morceaux d'église pour! chapelle de la Cour, et il a publié : une sonaj pour violon, une sonate pour piano à quah mains et quelques morceaux pour piano.

Umlauft, Paul, né à Meissen le 27 oct. 185 élève du Conservatoire de Leipzig, fut titulairJ de 1879 à 1883, d'une bourse de la fondatiol Mozart. Il a publié diverses œuvres vocale! entre autres Agandecca pour chœur d'homme*! solo et orchestre, et Mittelhochdeutsches Liede spiel (quatre voix seules, avec piano). Son opér Èvantkia fut couronné, en 1893, lors du coi cours ouvert à Cobourg, pour une pièce en u:| acte.

Un, (uno : ital. un), un poco, un peu; corda, avec la pédale de gauche (au piano),

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