CORDA
Unca, (lat., crochet), le crochet de la croche ou aussi la croche elle-même; bis unca, j^, doi ble croche, etc.
Unda maris, v. tremblant.
Undezime, (ail. ; lat. undecima), onzième.
Unger, 1. Johann-Friedrich, né à Brunsl wick en 1716, m. dans lamême ville le 9fév.l781 conseiller de justice et secrétaire privé du duc U. fut l'un des premiers qui tenta d'adopter ail piano une machine notant au fur et à mesur ce que l'on joue. (cf. mélographe); il prit soif brevet de priorité contre le mécanicien Hohl feld qui avait construit, en 1752, un instrumenl semblable, d'après les données d'Euler, et il dé crivit son invention dans une brochure : Entl wurf einer Maschine, wodurch ailes, was au\ dem Klavier gespielt wird, sich von selber ii\ Noten set zl (1774). — 2. Karoline (appelée enltî lie Carlotta Ungher), cantatrice scénique, très fêtée, née à Stuhlweissenburg ( Hongrie ) li 28 oct. 1803, m. dans sa villa, près de Florence le 23 mars 1877 ; fit son éducation à Vienne et auprès de Ronconi, à Milan, chanta à Vienne Naples, Milan, Turin, Rome, puis en 1833 ; Paris, mais avec un médiocre succès. Elle s< fit entendre ensuite de nouveau en Italie, jus qu'au moment de son mariage, en 1840, avec un M. Sabatier, de Florence. Sa stature étai imposante, sa voix forte mais non exempte d< dureté à l'aigu. — 3. Georg, le Siegfried des « Nibelungen » de Wagner, en 1876, à Bayreutl et ailleurs, né à Leipzig le 6 mars 1837, m. dans la même ville le 2 févr. 1887 ; étudia d'abord ls théologie, mais débuta déjà en 1867 à Leipzig chanta ensuite sans succès notable à Cassel Zurich, Brème, Neustrelitz, Brùnn, Elberfeld ei Mannheim, jusqu'à ce que Wagner l'eut chois pour interprète du jeune héros, dans les représentations théâtrales de Bayreuth. Il étudia soi rôle auprès de Hey, à Munich, et le remplit de la façon la plus satisfaisante. De 1877 à 1881, ii fut engagé à Leipzig.
Ungher-Sabatier, v. Unger 2.
Unisson (lat. unisonus; aW.Einhlang; ital. uni sono), effet produit par deux parties vocales ou instrumentales chantant un même son. Jouer àj l'u., c'est par ex. exécuter simultanément sur plusieurs pianos le même morceau, ce qui peut avoir
UNTERDOMINANTE
rtains avantages au point de vue du dévelopment du sens métrique et de l'exactitude techcuie,mais doit être énergïquement repoussé en it que maxime pédagogique; en effet, le maître ut bien de la sorte contrôler d'une manière gérale les élèves, non pas les influencer directe- 3nt et, en outre, toute indépendance d'exécu- >n se trouve anéantie. Par contre, le jeu à l'u. tdela plus haute importance pour tous les strumentistes d'orchestre. On donne aussi le >m d'unissons aux passages qui, à l'orchestre, nt joués par divers instruments simultanéent mais dans différentes octaves. Lorsque violoncelle a la même partie que la continsse, on note souvent dans les partitions labasse ule, en ajoutant dans la partie de violoncelle: B. (col basso) al un. (unisono) ; de même |rsque la petite flûte doit jouer à l'octave supéeure de la grande flûte. La notation des deux irties serait du reste identique, dans les deux is, mais la contrebasse sonne à l'octave •ave, la petite flûte à l'octave aiguë de la notion.
Unterdominante (ail.), sous-dominante.
Untersatz (ail.), terme employé par certains cteurs d'orgue allemands pour: « Gedackt 32' ».
Uomo (ital., homme), Primo u., le premier lanteur d'une scène (comme prima donna, remière chanteuse), c.-à-d. premier ténor et utrefois (au siècle passé et au xvir s.) aussi remier sopraniste (castrat).
Urban, 1. Christian, théoricien, né à Elbing, ', 16 oct. 1778, musicien de la ville, plus tard à erlin et, en dernier lieu, directeur de musique e la ville de Dantzig, a public: Ueber die Mu- \k, deren Théorie und den Musikunterricht .823); Théorie der Musik nach rein naturgeicissen Grundsàtzen (1824) et un prospectus de eize pages : Ankûndigung meines allgemeinen iusikunterrichts Systems und der von mir eabsichtigten normalen Musikschule (1825). Il
écrit aussi un opéra: Der goldne Widder, t la musique pour Die Braut von Messina, de •chiller. — 2. Heinrich, compositeur de talent, é à Berlin le 27 août 1837; élève de Hubert lies,Laub, Hellmann, etc., vit à Berlin où il fut, Lepuis 1881 jusqu'à sa fermeture, maître à l'Ajadémie Kullak. Il a composé une symphonie : \7ruhling (op. 16), une ouverture: Fiesco (op. 6) ■t Scheherezade (op. 14), un concerto pour viopn, des morceaux pour violon, des lieder, etc. - 3. Friedrich- Julius, frère du précédent, né i Berlin le 23 déc. 1838; fut soprano-solo dans e chœur du dôme royal, sous la direction de l^eithardt, et élève particulier de H. Bies et lellmann (violon), Grell (théorie), Elssler et Vlantius (chant). U. est, depuis 1860, un maître léchant très couru, à Berlin ; il remplit aussi les onctions de maître de chant dans diverses écoles, pon Kunst des Gesanges a été, comme ouvrage l'enseignement, fort bien accueilli par la critiuue. 11 a aussi publié des lieder.
Urbanek, Jean, né à Slanin (Bohême) le U janv. 1809; remarquable violoniste, élève du Conservatoire de Prague (Pixis), fut concertmeister du théâtre de Kônigstadt, à Berlin.
URSPRLT.H
Urfey, Thomas d', célèbre chanteur anglais qui mourut à un âge très avancé, le 26 fév. 1723 : il a publié: Wit and mirth, or pills to pur<;r melancholy (1719), collection de ballades et de chants en partie de sa composition.
Urhan, Chrétien, violoniste et compositeur. néàMontjoie,prèsAix-la-Chapelle,le 16 fév. 1790 m. à Paris le 2 nov. 1845; reçut de son père L< premières leçons de violon et apprit tout seul le piano et la composition, jusqu'à ce qu'en 1805 l'impératrice Joséphine de France, à laquelle on l'avait présenté, le confia à Le Sueur qui fut chargé d'achever son éducation en tant que compositeur. Il n'eut, par contre, aucun maître pour le piano ; mais il consacra une nouvelle attention à la viole d'amour qui était tombée dans l'oubli (c'est pour lui que Meyerbeer a écrit le solo des « Huguenots ») et tendit son violon, à l'imitation de Woldemar ( v. ce nom), de cinq cordes, c.-à-d. qu'il y ajouta une corde d'ut, gagnant ainsi, au grave, l'étendue de l'alto (violon alto). Il jouait avec distinction la partie d'alto, dans le quatuor de Baillot. U. entra en 1816 à l'orchestre de l'Opéra dont il devint plus tard violon-solo;il fut aussi pendant longtemps organiste de St- Vincent de Paul. Les compositions gravées d'U. sont : Quintettes romantiques pour deux violons, deux altos et violoncelle; un quintette pour trois altos et violoncelle et contrebasse (avec timbales ad libituyn ); Trois Duos romantiques pour piano à quatre mains, des morceaux pour piano et des lieder.
Urio, Francesco- Antonio, compositeur italien de musique d'église, né à Milan probablement en 1660, était en 1690 moine franciscain à Rome et maître de chapelle de l'église des Douze apôtres. C'est au cours de ces fonctions qu'il publia son op. 1 : Motetti di concerto a 2,3e 4 v. con violini e senza ; on connaît encore de lui j usqu'à ce jour : Salmi concertatia 3v. con violini (op. 2), un oratorio : Sansone accecato da' Filistri, et un Tedeum. Ce dernier est spécialement intéressant en ceci, que Hamdel en a tiré an grand nombre de thèmes qu'il a transfigurés en quelque sorte, grâce à son génie, et placés surtout dans son « Dettinger Tedeum», mais aussi dans « Saul », « Israël » et « Julius Gaesar ». Cf. les explications détaillées de Ghrysander, dans 1' « Allgemeine musikalische Zeitung • (1878-1879).
Ursillo, Fabio, (appelé aussi seulement !• \bio) virtuose sur l'archiluth (archiliuto) et plusieurs autres instruments, vécut vers le milieu du xvnr siècle, à Borne, et publia des sonatestrios pour deux violons et violoncelle, ainsi que des sonates pour flûte. Des Concerti grossi et d'autres œuvres pour l'archiluth (basse de Luth) sont restés manuscrits.
Urspruch, Anton, né à Francfort- s-M. le 17févr.l850;élèved'IgnazLachn«'rcl«l.M.\\allenstein, plus tard de liait' et de Lis/t. fui «inique temps maître de piano au Conservatoire Hoch, à Francfort-s-M, puis passa en 188J au Conservatoire Raff,dans La môme ville. I . esl un excellent pianiste et il s'est fait connaître
URSUS — VALENTINI
comme compositeur de talent par une sonate de piano à quatre mains, un concerto pour piano, des variations et une fugue sur un thème de Bach pour deux pianos, une symphonie, un quatuor avec piano, un trio, des chœurs, un opéra : Bas unmôghcltste von Allem (Carlsruhe, 1897), etc. U. est le gendre d'Alwin Cranz (v. ce nom).
Ursus, v. B.er.
Ut, syllabe de solmisation adoptée par les peuples de langue française pour désigner le troisième son de l'échelle fondamentale, son que les Allemands, etc. appellent C. Cf. aussi do,
SOLMISATION et MUANCES.
Utendal (Utenthal, Uutendal), Alexander,
néerlandais qui a cependant passé la majeu partie de sa vie en Allemagne, fut d'abord rr sicien et plus tard maître de chapelle de l'arc) duc Ferdinand d'Autriche, à Innsbruck, où mourut le 8 mai 1581 ; il a publié 7 psah pœnitentiales (1570), trois livres de motets cinq, six et un plus grand nombre de vc (1570-1577), trois Messes de cinq à six voix des Magnificat à quatre voix (1573), aii que Froliche neue deutsche und franzosisc Lieder etc., mit 4, 5 und mehr Stimm\ (1574, et dès lors souvent). Le Novus thesà rus musicus de Joannelli, et le «Livre d'orguj de Paix contiennent quelques morceaux d
V., dans les partitions d'orchestre ou leurs réductions au piano, abréviation habituelle pour violon ; Vc. ( Vllo) = A'ioloncelle ; Via =■ viola; V. S. = volti subito (tournez vite ! ) ou vide sequens ( voir la suite); m. v. = mezza voce V — verset (dans le chant ecclésiastique catholique.)
Vaccai, Niccolô, compositeur d'opéras et maître de chant, né à Tolentino le 15 mars 1790, m. à Pesaro le 5 août 1848 ; arriva jeune, avec ses parents, à Pesaro où il apprit les premières notions musicales. Plus tard, il alla à Rome pour étudier le droit, mais choisit bientôt la carrière musicale, devint élève de Jannaconi pour le contrepoint et fit encore, en 1812, des études de composition scénique auprès de Paesiello, à Naples. Son premier opéra était intitulé: 1 solitari di Scozia (Naples, « Teatro nuovo», 1815) mais comme ses opéras et ses ballets n'avaient guère de succès, ni à Naples, ni à Venise, il se voua déjà en 1820 à l'enseignement du chant (Venise, Trieste, Vienne). De nouveaux essais de musique scénique à Parme, Turin, Milan, Venise, etc. ne réussirent pas à établir sa renommée, bien que quelques ouvrages, entre autres Giulielta e Romeo (Milan, 1825), eussent l'ait bonne impression. V. se rendit alors à Paris (1829) et à Londres (1832) et acquit dans ces deux villes, la réputation d'un excellent maître de chant. Quelques années plus tard il revint en Italie, écrivit de nouveau quelques opéras, remporta des succès d'estime et succéda, en 1838, à Basili, comme professeur de composition et censeur(inspecteur des études), au Conservatoire de Milan. V. occupa ce poste jusqu'à sa mort. En plus de dix-sept opéras (le dernier fut Virginia, donné à Rome en 1815) et quatre ballets, V. à écrit un certain nombre de cantates, une cantate funèbre, entre autres, en collaboration avec Coppola, Donizetti, Mercadante et Pacini, sur la mort de la Malibran (1837), ainsi que des œuvres vocales d'église, des airs, des duos, des
romances, et deux méthodes de chant: Melo pratico di canto italiano per caméra (très i pandu) et 21 ariette per caméra, per Vinsegn mento del bel-canto italiano.
Vaet, Jakob, contrapontiste néerlandais xvt* s., chanteur de la Chapelle impériale! Vienne, sous Charles-Quint, Ferdinand I, Maximilien II, m. le 8 janv. 1567 comme chantl de Maximilien II, a publié : Modulationes 5vi\ (1562). On trouve des compositions détachées» lui dans le Novus thésaurus musicus (1568) i Joannelli, les Ecclesiasticae canliones (1553) Tylman Susato, la collection d'évangiles I Montan-Neuber (1554-1556) et dans son Tf\ saurus musicus (1564), etc.
Vagans, v. quintus.
Valentini. 1. Giovanni, compositeur rom&i a publié: Motetti a 6 voci (1611), Musice cc\ certate a 6-10 voci ossia istromenti (1619), M\ siche a 2 voci col basso per organo (1622), £| cri concerti a 2-5 voci (1625), Musiche t caméra a 2-5 voci, parte concertate con vu soti e parte con voci ed istromenti ( 1621, ni drigaux, etc.), Libro V. Le musiche da camei a una et 2 voci col basso continuo (1622). D's très grandes œuvres (Messes, Magnificat, S\ bat) sont restées manuscrites. — 2. Pieth Francesgo, excellent compositeur de l'école i maine, m. à Rome en 1654; a publié : Canon, sopra le parole del Salve Regina « lllos tu miséricordes oculos ad nos converte » con risolutioni a 2,3, 4e 5 voci (1629, canon a\j plus de 2000 solutions; le thème en a été repij duit dans la « Musurgia » 1. 402, de Kirchd Canone del nodo di Salomone a 96 voci (Inégalement dans Kircher), Canone a 6, 10, a voci (1645), deux Favole (pièces théâtrales) ci opéras, La Mitra (1654) et La Transforrr! zione di Baf'ne (1654), tous deux avec « int< mezzi » ; ses héritiers ont encore publié: de livres de madrigaux à cinq voix (1654), de
VALENTINO — VANDERSTRAETEN
rotetti ad una voce con istromenti (1654),
livres de motets de deux à quatre voix (1655)
* de Canzonetti spirituali a voce sola (1655),
autres de « canzonette » à deux et à trois
(1656), deux enfin de deux à quatre voix
à), Canoni musicali (1655, 155 pages), deux
is de Musiche spirituali per la nativita di
Gesù-Cristo (1657) à une et deux voix, deux
is de Canzoni, sonetti ed arie a voce sola
'), quatre livres de Canzonetti ed arie a 1,
i(1657), et deux livres de litanies et motets de
à quatre voix. Un certain nombre d'ouvra-
théoriques sur la musique sont conservés,
uscrits , à la Bibliothèque Barberini , à
ié. — 3. Valentino-Urbani, surnommé V.
bre castrat (alto), qui chanta à Londres de
à 1714. — 4. Giuseppe, violoniste et com-
teur, engagé vers 1735 à la Cour de Flo-
;e ; a publié : 12 sinfonie a 2 violini e vio-
xllo, 7 bizarrerie per caméra a 2 violini e
one, 12 fantasie a 2 violini e violoncello,
\ee da caméra a violino solo e violoncello,
'onate a 2 violini e violone, Concerti a 4
ini, altoviola, violoncello e basso continuo,
sonates pour violon avec basse et dix au-
concertos.
alentino , Henri - Justin - Armand - Joseph, sllent chef d'orchestre, né à Lille le 14 oct. >, m. à Versailles le 28 janv. 1856; était gendePersuis et fut attiré par celui-ci à Paris. Ilevint, en 1820, deuxième chef d'orchestre à Èpérapuis passa, en 1824, premier chef d'or- Bstre alternant avec Habeneck. Il fut ensuite, «1831 à 1837, chef d'orchestre de l'Opéra-co- Imue et fonda, en 1837, dansla salle St-Honoré |9lle Valentini), les premiers concerts popu- Ifes de musique classique; il dut toutefois les ■l.ndonner en 1841 déjà, grâce à la concur- Ijce des quadrilles d'un Muzard et d'un Tolijque qui étaient alors en vogue. V. a vécu diuis lors retiré à Versailles.
- Valeurs acoustiques, v. rapport des sons. rallotti, Frangesco-Antonio, excellent organe, compositeur et théoricien ingénieux, maîll de l'abbé Vogler, de Sabbatini, etc., né le 11 In 1697, m. à Padoue le 16 janv. 1780; moine Knciscain, était encore à l'âge de vingt-cinq If; élève de Calegari, à Padoue, et reçut en 1782 Iposte de maître de chapelle à l'église de St- ■Étoine en cette même ville, poste qu'il a occu- T jusqu'à sa mort. V. passait de son temps jjir l'un des plus remarquables compositeurs Hmusique d'église. Il montra à Burney deux ■(noires pleines de ses compositions, mais il ■Rit paraître que des Responsoria in parasceve, puatre voix, Responsoria insabbato sancto, ihponsoria in Cœna JDomini et son ouvrage Borique d'une haute science: Délia scienza mrica eprâtica délia moderna musica (1779); W ouvrage devait être le premier volume d'un ■te traité de composition. Sabbatini a donné i- 3 esquisse du système de son maître dans :
I a vera idea délie musicali numeriche signale ». V. était un adversaire du système de Ijmeau comme de celui deTartini; iln'admet-
I I pas le fondement unilatéral de l'harmonie
sur la tonique, la 12* et la 17* de l'accord naturel, et tirait la gamme de la série des sons harmoniques les plus élevés, à savoir : 8 9 11) Il 12, 13, 14, 15, 16. Toutefois le centre même de son système était le renversement des accords dont il avait emprunté la théorie à Rameau, par 1 intermédiaire de Calegari.
Valor (lat.; ital. valore), valeur, c.-à-d. durée (des sons) Cf. integer valor.
Valse (ital. valsa; ail. Walzer). danse tournée moderne à 3/4, dansée et par conséquent écrite de différentes manières: 1. La v. lente (ancienne) dont le pas est le suivant (g. gauche, d. = droite) :
lr r.nr r r-
ment modéré. — 2. La v.
glissée, réglée comme suit
dans un mouveviennoise, rapide,
« deux temps »)
ou
er
icore
(v. dite à
Un grand nombre de soi-disant v., écrites par nos meilleurs compositeurs modernes (Chopin, Liszt, Brahms, etc.) ne sont point destinées à être dansées ; ce sont de simples morceaux de genre en forme de v. libre (v. caractéristique, v. mélancolique, v. de bravoure, etc.). Les plus grands compositeurs de véritables v., destinées à être dansées, sont les deux Joh. Strauss (père et fils).
* Vanderstraeten (van der Straeten), Edmond, musicographe belge, né à Audenarde le 3 déc. 1826, m. à Audenarde le 26 nov. 1895 ; étudia à Gand la philosophie et s'établit en 1857 à Bruxelles, où, à l'exception d'un séjour de plusieurs années à Dijon, il vécut depuis lors. Il occupait un poste à la Bibliothèque royale. V. a publié: Coup d' œil sur la musique actuelle à Audenarde (1851); Notice sur Charles- Félix de Hollande (1854,) ; Notice sur les carillons d' Audenarde (1855) ; Recherches sur la musique à Audenarde avant le XIXe siècle (1856); Examen des chants populaires des Flamands de France, publiés par E. de Coussemaker (1858); Jacques de Goûy (1863); J.-F.-J. Janssens (1866); La musique aux Pays-Bas (S vol., 1867- 1888, ouvrage qui contient une masse de notices historiques de valeur, mais est à peine rédigé); Lenoordsche Balck du musée communa d'Ypres (1868) ; Wagner, Verslay aandenheer ministervan binnenlandsche Zaaken(lHll); Le théâtre villageois en Flandre (1 vol. 1874) ; Les musiciens belges en Italie (1875) ; Sociétés dramatiques des environs d' Audenarde (sans date), Voltaire musicien (1878) ; La mélodiepopulaire dans l'opéra Guillaume-Tell de Rossini (1879); Lohengrin, instrumentation et philosophie (1879);' Turin musical (1880, articles divers);
* Van, van der .. etc.; les noms hollandais pourvus de ces préfixes et que l'on ne trouvera pas ici doii enj être cherchés à la lettre initiale du nom principal (ex.: van Elewyck, cherchez Kl.'w yck.)
VAN DER. SÏUCKEN
Jaques de St-Luc (1886) ; La musique congratulât oire en 1454 etc. (1888); 5 lettres intimes de Roland de Lassus (1891) ; Les billets des rois en Flandre; xylographie, musique, coutumes (1892): Charles-Qmnt musicien (1894).
Van der Stucken, Frank, né à Fredericksburg (Texas) le 15 oct. 1858, ville d'où ses parents se rendirent en 1868 à Anvers, fut élève de Benoit; il parcourut, de 1879 à 1880, l'Allemagne, l'Italie et la France et fut, de 1881 à 1882, chef d'orchestre du théâtre de Breslau. En 1883, il habita Rudolstadt avec Grieg et fit exécuter plusieurs de ses compositions à Weimar, sous les auspices de Liszt. L'année suivante, il prit la direction delà société chorale d'hommes « Arion », à New- York, et fut enfin, en 1895, appelé aux fonctions de directeur de la Société Philharmonique qui venait de se créer à Cincinnati. Parmi ses compositions, il faut noter l'opéra : Vlasda, la musique pour la Tempête de Shakespeare, l'ouverture d'un opéra: Ratcliff, un Te Deum et d'autres œuvres chorales et orchestrales, ainsi que des lieder et des morceaux pour piano.
Van Duyze, Florimond, né à Gand le 4 août 1843; fils du poète du même nom, il vit dans sa ville natale comme avocat, mais voue en même temps ses loisirs à la composition et fait preuve de zèle et de talent. Il remporta en 1873, avec la cantate Torquato lassos dood, le prix de Rome et fit représenter sept opéras, à Gand et à Anvers.
Van Dyck, Ernest-Marie-Hubert, chanteur renommé (fort ténor), né à Anvers le 2 avr. 1861 ; étudia d'abord le droit, à Louvain et à Bruxelles, puis devint élève de St-Yves Bax, à Paris, tout en collaborant activement à la « Patrie ». Il s'est d'abord fait connaître dans les concerts Lamoureux, mais est devenu d'un seul coup l'un des ténors les plus célèbres, lorsqu'on lui confia le rôle de Parsifal, à Bayreuth. V. D. fut engagé en 1888 à l'Opéra de la Cour, à Vienne, mais il chanta depuis lors souvent à Paris et se libéra finalement de tout engagement. V. D. a épousé, en 1886, une sœur de Franz Servais. Van Hal, v. Wanhal.
Vanneo, Steffano, né à Recanati, dans le district d'Ancône, en 1493, moine augustin, à Ascoli, devint maître de chapelle de son couvent et publia un ouvrage théorique : Recanetum de musica aurea etc. (1553), qui compte parmi les meilleurs de l'époque et traite de la Musica plana, de la musique proportionnelle et du contrepoint, d'une manière concise mais très approfondie.
Variations, nom que l'on donne aux transformations (métamorphoses) de tout genre que l'on peut faire subir à un thème assez caractérisé pour que, sous les travestissements les plus audacieux, il soit toujours reconnaissable. Une v. n'altère généralement qu'un élément ou un nombre restreint d'éléments du thème, c.-à-d. le mètre, ou le rythme, ou l'harmonie, ou encore la mélodie. Les doubles (v. ce mot), la plus ancienne des formes de variations, laissaient intacts ces éléments essentiels et se bornaient à
— VASGONGELLOS
envelopper le thème d'ornements toujours nouvelés, de figurations toujours plus sei (cf. le Harmonious blacksmûh de Haen Mais les véritables v., telles que nous les t vons déjà entièrement développées chez He| et Mozart, transposent par ex. le thème de jeur en mineur, le font passer de la mesu 2/4 ou 4/4 en mesure à 3/4, pointent ou sy| pent les rythmes, introduisent quelques m nouveaux (étrangers au thème) voilent le thj sous un contre-chant plein de charme, éla: sent ou rétrécissent Yambitus delà mélodie laquelle elles intercalent de nouvelles gr tions ou retranchent quelques-uns des extrêmes, etc. L'auteur de v. jouit d'une li pleine et entière, à condition seulement d'une manière ou de l'autre, l'idée princi le thème, soit maintenu en conscience chez diteur. Tandis que les doubles d'autrefois crivaient dans une seule et même tonalité fait volontiers usage, de nos jours, d'une cession de tonalités contrastant entre elles tons, au milieu de beaucoup d'autres, quel modèles de thèmes variés : les v. en fa ma\ et celles de la sonate en la bémol majeui] Beethoven; celles en si bémol majeur, de S bert ; les Variations sérieuses de Mendels et celles de Saint-Saëns, pour deux pianos,i un thème de Beethoven.
Varnay, Pierre- Joseph-Alphonse, né à ris le 1er déc. 1811, m. dans la même ville fév. 1879 ; fut violoniste et chef d'orchestr théâtre à La Haye, Rouen, Paris et Borde) V.a composé sept opérettes en un acte pou Bouffes-Parisiens, mais il est plus connu g à la composition d'un chant de la Révolu (1848): «Mourir pour la patrie ». C'est probe ment un parent de Louis V. qui, depuis 18 écrit plus d'une douzaine d'opérettes (LesM\ quel 'aires au couvent, 1880; Riquet à la hou 1889). etc., représentées un peu partout.
Varsovienne, danse polonaise (de Varsc à 3/4 d'un mouvement modéré et compoi de longues notes appuyées, au début de chï mesure forte (2e, 4e, etc.).
Vasconcellos, Joaquim de, musicographe tugais contemporain, s'est donné pour ti de mettre en lumière les services rendus ses compatriotes à l'art musical. Il publia bord un dictionnaire des musiciens portuç Os musicos portuguezes [ biographia-bi grajihia] (1870, 2. vol.), qui rectifie un gi nombre d'erreurs commises par les précéd lexicographes (Fétis, etc.) et renferme beau( de matériaux nouveaux et intéressants. V paraître ensuite une monographie sur la bre cantatrice Todi : Luiza Todi (1873): Ensajo critico sobre o catalogo del re\ Joâo IV. (1873) et de nombreuses notices o nales pour les deux volumes de supplément Pougin donna à la Biographie universell Fétis. V. a préparé aussi une réimpression (1 du catalogue de la Bibliothèque de Lisbc qui avait été détruite par un tremblemen terre, en 1755, catalogue décrit dans l'ouv cité plus haut.
VASSEUR — VEGCHI
âisseur, Félix- Augustin- Joseph-Léon, com- IcUeur d'opérettes français, né à Bapaume B;-de-Calais) le 28 mai 1844; élève de l'Insti- Kle Niedermeyer pour la musique d'église et, Elis 1870, organiste de la cathédrale de Ver- Mes, a écrit, pour les Bouffes-Parisiens surpi, une vingtaine d'opérettes, parmi lesquelles mlimbale d'argent ( 1872) semble avoir remporté llieilleur succès, tandis que les suivantes: Le If d'Yvetot (Bruxelles, 1873,, Les Parisiennes, mblanchisseuse de Berg-op-Zoom, La cruche mêe,La Sorrentine, l'Opoponax, Le droit du Mneur, Le billet de logement, Le petit Pari-
tj (1882) ne reçurent pas un accueil bien chaïreux. Depuis lors, V. donna encore: Lemam^e au tambour, Madame Cartouche, Ninon MLenclos], Mam' selle Crémon et La famille W,us (1891), ainsi que la musique pour Le pays m or (1892) de Chicvot et Venlo. L'essai que ■aV., en 1879, de se faire lui-même entrepre- Kr de théâtre (« Nouveau lyrique ») aboutit ■îtôt au fiasco le plus complet. V. a publié ■)utre, une méthode d'orgue et d'harmonium, ■ucoup de transcriptions de mélodies d'opéii pour orgue (harmonium) et pour piano, ilsi que quelques œuvres de musique d'église ■ix Messes, des offertoires, des antiennes, des Wgnificat réunis sous le titre : L'office divin). ■1877, une Hymne à Ste-Cécile, pour soprano ||), orchestre et orgue, valut à V. un beau suc- ■ de musicien.
I aucorbeil, Auguste - Emmanuel, composi- ■i', né à Rouen en décembre 1821, m. à Paris U nov. 1884 ; fils du comédien Ferville (nom de ■àtre), élève du Conservatoire de Paris (Mar- Intel, Dourlen, Gherubini), se fit un nom d'a- Ijd par la publication de romances d'un bon Ile et pleines de sentiment, puis par celle de k ates pour violon et de quatuors pour instr. Irchet. En 1863, enfin, V. donna un opéraciique: Bataille d'amour, qui fut suivi de rirceaux de piano: Intimités, d'une œuvre c n'aie : La mort de Diane ( exécutée avec i.nd succès au Concert spirituel) et d'un cer-
I I nombre de chants religieux, parus dans le j mal de musique sacrée: La Maîtrise. V. t int, en 1872, commissaire du gouvernement [ îr les théâtres subventionnés de Paris et, en B0, directeur de l'Opéra de Paris.
Vaudeville, nom que l'on donnait primitivei nt à des chansons populaires dont la ten- I ice satirique était exprimée surtout dans un lui refrain. Ces chansons furent introduites, i siècle dernier, dans certaines œuvres scéni- ' js légères et leur nom passa finalement à ces 'ivres elles-mêmes. Le Liederspiel des Allei nds et le Ballad-opera des Anglais se forèrent de la même façon que le v. français. favrinecz, Mauritius, compositeur hongrois, I à Czegled, en Hongrie, le 18 août 1858; élève i Conservatoire de Budapesth et, en dernier h, de Robert Volkmann. Son Stabat Mater l exécuté en 1886, dans l'église de la garni- ÉJi de Bude, et peu après l'auteur reçut la place maître de chapelle à l'église du Couronnent (Saint-Mathieu), à Pesth. V. a composé
cinq Messes, un Requiem, un oratorio : Christ us? une ouverture: Die Braut von Abydos (d'après Lord Byron) et un Dithyrambe pour grand orchestre, une cantate : Der Todtensee (poème de Otto Roquette), une symphonie, etc. Depuis 1882, V. s'occupe aussi de critique musicale.
Vecchi, 1. Orazio, compositeur des plus intéressants, de la fin du xvps., né à Modène vers 1550, ville où il reçut son éducation musicale du moine servite, Salvatore Essenga. V. fut. de 1586 à 1595, chanoine à Correggio; il devint, en
1596, maître de chapelle de la cathédrale de Modène et en outre, en 1598, maître de chapelle de la Cour et maître de musique des jeunes ducs. Il mourut à Modène, le 19 fév. 1605. V. doit sa renommée surtout à son Amfqiamasso («Parnasse à deux sommets »,Commedia harmonica c.-à-d. comédie chantée) qui fut représenté en 1594, à Modène, et fut imprimé à Venise, en
1597. Cet ouvrage doit tout naturellement être considéré comme un précurseur de l'opéra : mais il se distingue d'un autre essai fait à la même époque, à Florence (cf. opkra), en ce que V. n'écrivait pas en style monodique, mais faisail chanter les paroles des différents personnages de l'action par un chœur à quatre ou cinq voix, en style de madrigal. Cen'était cependantpas quelque chose d'absolument nouveau, comme le supposait V. lui-même, d'après le titre d'Amfijmrnasso; bien au contraire, depuis nombre d'années des essais analogues avaient surgi ici et là isolément. V. a toutefois d'autres droits à l'immortalité, car il est l'un des meilleurs compositeurs de « canzone » et de madrigaux de son tem ps : il aime la musique descriptive (cf. les Selva) et caractéristique (cf. les Veglie di Siena). De plus, V. est un maître distingué dans le domaine de la musique d'église. Les publications de V '. comprennent: quatre livres de « canzonette » à quatre voix (le vol. I n'est connu qu'en 2e édU tion [1580]; les autres ont paru en 1580, 1585, 1590 et ont été, comme le premier, édités plusieurs fois ; édition complète. Nuremberg [1598] : un choix de «Canzone » à quatre voix, a paru en 1611 chez Pierre Phalèse, et, avec texte allemand, à Nuremberg, en 1601, puis à Géra, en 1614); un livre de « canzonette » à six voix, ainsi que quelques-uns de sept à dix voix (1583 et souvent depuis lors; 1591); un recueil de madrigaux à cinq voix (1589) ; Selva di varie recreationi..... [a 3-10 voeïy... Madrigali, Capricci, Balli, Arie Justiniane, C(nt:.<>netti, Fantasie, Serenate, Dialoghi, un Lotto amoroso, con una Bataglia a 10 nel fine et <><■comodatavi la intavolatura di h'uto aile A rie, ai Balli ed aile Canzonette (1590); deux livres de « canzonette » à trois voix (1597. L599; l<premier vol. aussi avec texte allemand. 1608); un livre de lamentations à quatre voix, pour voix égales (1597); deux vol. de motets de quatre à huit voix (1590, 1597); des motets à six voix (1604 [seconde édition?]); Convito musicale, de quatre à huit voix (1597); Hymnii annum, partim brevi stilo sup'-r />/<r,n> cm, tu, partim propria arle, à quatre voix (1604); Le veglie de Siena owero i varii <>mon délia