VIN A
(op. 29) ; un caprice : Hommage à Paganini (op. 9) ; sonate pour violon (op. 12) ; des variations sur Yankee doodle (op. 17), qui lui gagnèrent les faveurs des Américains ; Duo concertant sur Don Juan (op. 20), Duo brillant sur des thèmes hongrois (en collaboration avec Erkel), une Suite (op. 43), une foule de fantaisies sur des motifs d'opéras, de caprices, d'études, etc., pour piano et violon ,• six études de concert (op. 16, avec accompagnement de piano); trois cadences pour le concerto de violon de Beethoven. Il faut encore ajouter à cela : deux concertos pourvioloncelle,uneélégie et une sonate pour alto ou violoncelle, ainsi qu'une ouverture, op. 41, sur l'hymne national belge. — La femme de V., Joséphine (Eder), née à Vienne le 15 déc. 1815, mariée depuis 1844, m. à St-Cloud, près Paris, le 29 juin 1868, était une bonne pianiste. V. avait deux frères : Jean- Joseph-Lucien, né le 5 juil. 1828, pianiste et maître de piano à Bruxelles, compositeur de nombreux morceaux pour piano, et Jules- Joseph-Ernest, né à Bruxelles le 18 mars 1832, m. à Belfast le 20 mars 1896; pendant de longues années violoncelliste solo de l'Opéra italien, à Londres; remplit ensuite les mêmes fonctions à l'orchestre Halle, à Manchester. Cf. Th. Radoux, H. Vieuxtemps, sa vie, ses œuvres (1891), et M. Kufferath, H. V., sa vie et son œuvre.
Vigoroso (ital.), vigoureux, dispos.
Villancicos (Vilhangicos), chants religieux espagnols destinés aux grandes fêtes de l'Eglise et comparables à peu près aux « anthems » des Anglais. Le v. commence et se termine par un morceau choral dit estribillo ; la partie médiane de l'œuvre se compose d'un ou de plusieurs morceaux pour une voix seule {copias ; les « verses » des anthems anglais). \J estribillo est souvent écrit pour deux ou plusieurs chœurs ; chacun des chœurs est alors pourvu, en plus du « continuo » général, d'un « continuo » spécial. La Bibliothèque de Munich possède les manuscrits d'un grand nombre de v. des xvne et xvme s. (cf. le catalogue de J.-J. Meyer).
Villanelle (canzonivillanesche,villole), dénomination adoptée vers 1500 pour la chanson populaire italienne d'allure légère, comique et parfois lascive, par opposition à la chanson artistique plus fine, le madrigal. La facture de la v. était bien plus simple que celle du madrigal travaillé d'une façon toute contrapontique ; elle était même, selon nos conceptions actuelles, tout à fait homophone, c.-à-d. que, à part la mélodie (ténor) et le contrechant (dessus), la marche des voix n'avait rien de bien naturel et les enchaînements harmoniques se faisaient note contre note, en accords consonants. Les compositeurs allemands intitulaient souvent leurs chansons gaies et alertes : « nach Art der welschen Villanellen » et voulaient indiquer simplement parla l'a simplicité voulue de la facture. Toutefois un grand nombre de mélodies qui ne sont point désignées de la sorte, n'en renlrent pas moins dans la catégorie des v.
Villarosa, marquis de, historien musical italien, a publié : Memorie dei composilori du musica del regno di Napoli (1840), ouvrage qui] fut. jusqu'à l'apparition des Cenni storici de-| Florimo, la meilleure source de renseigne-l ments sur les compositeurs napolitains, etf Lettera biografica intorno alla jjatria ed alla] vitadi Gioi\ Batlista Pergolesi (2e éd., 1843).
Villars, François de, né dans l'île Bourbon I le 26 jaiiv. 1825, musicographe à Paris, feuilletoniste musical de 1' « Europe » et collaborateur àl' « Art musical ». Auteur de : La «Servapa-l drona », son apparition à Paris, 1752, son\ analyse, son influence (1863) ; Notices suri Luigiet Federico Ricci (1866); Les deux « lphi-\ génie » de Gluck (1868).
Villebois, Constantin - Petrowitgh, né le- 1 17-29 mai 1817, m. à Varsovie le 30 juin-12 juil. 1882 ; compositeur russe de romances très répandues (duo : Les bateliers ; opéra : Natascha, etc.).
Villoteau, Guillaume-André, musicographe/ né à Bellème (Orne) le 6 sept. 1759, m. à Paris le 23 avr. 1839 ; fut d'abord enfant de chœur,, plus tard ténor de la cathédrale du Mans, puis, à La Rochelle, et enfin à Notre-Dame de Paris. Il entra, lorsque la Révolution eut suspendu la religion, comme chef de chœur à l'Opéra où Perne (v. ce nom) chantait aussi à la même époque, comme choriste. V. avait étudié la philosophie en Sorbonne (mais il n'avait cependant pas même poussé jusqu'à l'étude du grec), il réussit à être envoyé par Napoléon en Egypte, comme membre de la commission de savants dans laquelle il reçut le mandat spécial de rassembler des matériaux sur la musique des peuples orientaux qui s'étaient concentrésen Egypte. Ses observations, le recueil de manuscrits, inscriptions, etc. ainsi que le résultat, des études qui suivirent à la Bibliothèque de Paris, forment la matière de quatre dissertations parues dans le grand ouvrage, édité aux frais de l'état : Description de V Egypte) : Dissertation sur la musique des anciens Egyptiens (éd. allem. par Michaelis, 1821); Dissertation sur les diverses espèces d'instruments de musique que l'on remarque parmi les sculptures qui décorent les antiques monuments d& l'Egypte, etc. ; De l'état actuel de l'art musical en Egypte, et Description historique, technique et littéraire des instruments de musique des Orientaux. V. publia en outre un travail d'esthétique sur la nature et l'essence même de la musique : Mémoire sur la possibilité et l'utilité d'une théorie exacte des principes naturels de la musique (1807), ainsi que Recherches sur l'analogie de la musique avec les arts qui ont pour objet l'imitation du langage (1807, 2 vol. ; l'idée de faire dériver du langage les lois de la musique n'était, il est vrai, ni nouvelle ni complètement fausse, mais elle n'est applicable que, tout au plus, à la musique vocale).
Vina, ancien instr. à cordes hindou, dont l'usage s'est probablement perpétué pendant des milliers d'années. La v. se compose d'une
VINATA -
Icanne de bambou sur laquelle sont tendues, au moyen d'un manche pourvu de chevilles et •d'un chevalet, quatre cordes d'acier accordées ■comme suit : tonique, sensible, quarte supérieure (sous-dominante) et quarte inférieure -(dominante), ex. : la1 ut dièse12 ré2 sol'2. Entre les chevilles et le chevalet sont disposés dixhuit chevalets un peu plus bas que le premier et que l'instrumentiste fixe lui-même avec de la cire, avant de jouer, de façon à ce que la succession des tons corresponde à l'une des ■échelles tonales hindoues. De plus, une corde •donnant la quarte inférieure est tendue d'un •côté, le long du bambou, tandis que de l'autre ■courent, également libres, deux autres cordes donnant l'octave et la double octave de la première (bourdons). La canne de bambou est fixée à ses extrémités dans deux calebasses •évidées. Les cordes de la v. se pinçaient au moyen d'une sorte de dé pourvu d'une pointe -d'acier.
Vinata (Vinetta, ital.), chant de vendangeurs, CHANSON BACHIQUE.
Vincent, 1. Alexandre - Joseph - Hydulphe, fécond musicographe français, né à Hesdin •{Pas-de-Calais) le 20 nov. 1797, m. à Paris le 26 nov. 1868 ; fut professeur de mathématiques au Lycée St-Louis, à Paris, et plus tard membre de l'Académie et de la Société d'archéologie, ainsi que conservateur de la Bibliothèque ■des sociétés savantes, au ministère de l'Instruction publique. V. a écrit : Sur le rythme ■chez les anciens (1845) ; De la musique dans la tragédie grecque (dans le « Journal de l'instruction publique ») : De la notation musicale de i 'école d'Alexandrie (« Revue archéologique », vol. m); une analyse de De musica de St-Augustin ( 1849) ; une étude sur la méthode d'accorder de Scheibler (« Annales de chimie •et de physique », 1849) ; Notice sur trois manuscrits grecs relatifs à la musique (1847, dans les « Notices et extraits des manuscrits de la bibliothèque du roi ») ; Quelques mots sur la musique et la poésie anciennes (« Correspondant », 1854) ; un article sur la présence des -quarts de tons, dans le chant grégorien (1854, 1856); De la notation musicale attribuée à-x Boèce (« Correspondant », 1855) ; De la musique des anciens Grecs (courte, conférence, 1854) ; Sur la tonalité ecclésiastique de la musique du XVe siècle (1858) ; Rapport sur un manuscrit musical du XVe siècle (1858) ; un compte rendu de l'« Histoire de l'harmonie au moyen âge », de Coussemaker (1862) ; Sur la théorie de la gamme et des accords (rapport •présenté à l'Académie des sciences de Paris, vol. xli) ; Réponse à M. Fe'tis (1859 ; sur la question de savoir si les Grecs connaissaient l'harmonie) : Explication d'une peinture ayant trait à la musique sur un vase .grec du musée de Berlin (1859) ; Introduction au traité dliarmonie de Georges Pachymère, avec une notice biographique sur A. Bottée de Toulmon (1851) ; Pédagogie musicale. Sur une -clef universelle (1856) : Note sur la messe grecque qui se chantait autrefois à V abbaye de