WEBER
eilbronn, né dans cette ville le 24 janv. 1753, le 21 janv. 1806; était, à côté de sa profession e médecin, un excellent musicien et un fécond mpositeur. Il a écrit des opérettes, des oratoos, des cantates, des symphonies (La cappella raziata, sorte de pendant à la célèbre Cappella, Hsgraziata, de Haydn [symphonie du départ]), es sonates pour piano à quatre mains., etc. ; [ était, en outre, un collaborateur intéressant t assidu de la « Musikalische Realzeitung » Spire, 1788 à 1790) et del'«Allgemeine Musikalische Zeitung » (1799 à 1803). — 2. Bernhard- ^nselm, excellent pianiste, chef d'orchestre de aient et compositeur fécond, né à Mannheim le 8 avr. 1766, m. à Berlin le 23 mars 1821 ; élève le l'abbé Vogler et, après le départ de ce derner, de Holzbauer. Il étudia la théologie et le Iroit, à Heidelberg, mais se voua finalement out à fait à la musique; il se fit entendre dans es tournées comme virtuose sur la Xsenorphika, le Rœllig. En 1787, W. devint directeur de muique de la troupe d'opéra Grossmann, à Haîovre, mais il rejoignit, en 1790, l'abbé Vogler t partit avec lui pour Stockholm. Il fut nomné, en 1792, deuxième chef d'orchestre du théâtre national (« Kœnigstadt ») de Berlin et onserva son poste après la réunion de ce îéàtre avec l'Opéra italien, en tant que chef l'orchestre royal. Comme compositeur scénipie, W. s'est ingénié à imiter Gluck, sans avoir lucunement son génie. Il a écrit une série d'o- )éras (Menoceus, Mudarra, Hermann und nhusnelda), des opérettes (Die Wette, Deodata, te), des monodrames (Hero, Sapho), la musiue pour des tragédies (Tell, Jungfrau von )rleans), des cantates, des airs, des lieder, des onates pour piano, etc. — 3. Friedrich-Dioniys, théoricien de renom et compositeur, né à Welchau (Bohême) le 9 oct. 1766, élève de l'abbé Vogler, maître de musique à Prague, l'un des ondateurs (1808) et le premier directeur du Conservatoire de musique de Prague, m. à Prague le 25 déc. 1742 ; auteur de nombreuses danes pour piano (Laendler, quadrilles, etc.), fort ippréciées en leur temps, de variations, d'un extuor pour six cornets à pistons, d'un autre Qour six trombones, de quatuors pour cornets, marches pour musique militaire, de pluîeurs petits opéras, etc. W. a écrit, en outre : Mgemeine theoretische Vorschule der Musik 1828) et Theoretisch-praklisches Lehrbuchder harmonie und des Generalbasses (1830 à 1834; n quatre parties). — 4. Gottfried, remarquable théoricien et musicographe, ainsi que compositeur, né à Freinsheim, près Mannheim , le er mars 1779, m. à Kreuznach (au cours d'un oyage d'affaires) le 21 sept. 1839; n'était point musicien de profession, mais bien juriste. Il avait étudié à Heidelberg et à Gœttingue, et remli des postes d'avocat et de juge à Mannheim 1802), Mayence (1814) et Darmstadt (1818); il fut nommé, en 1832, procureur général grand ducal, en reconnaissance des services rendus par lui dans la rédaction d'un nouveau code de droit civil et criminel. W. avait cependant étudié déjà de bonne heure la flûte et le violoncelle ;
ment d'un d'un point nouveauté le premier
il fonda à Mannheim une Ecole de musique, dirigea une société de musique et fit exécuter quelques-unes de ses propres compositions (Messes), bien qu'il n'eut reçu aucun enseignement théorique régulier. Le besoin de combler cette lacune le poussa à étudier par Lui-même les systèmes de Kirnberger, Marpurg, Vogler, Knecht, etc., et l'amena, en dernier lieu, à poser les bases d'un nouveau système musical, dans un ouvrage intitulé : Versuch einergeordi Théorie der Tonselzkunst (1817 à 1821, 3 vol. ; 2* éd, 1824, 4 vol. ; 3* éd., 1830-1832). Le système de Weber, en soi, n'est pas nouveau et son auteur renonce à le déduire rationnelleprincipe supérieur ; cependant plus mérite d'attirer l'attention par sa et son ingéniosité. C'est ainsi que, W. introduisit l'usage de lettres (gothiques) pour désigner les accords, les lettres romaines indiquant dans ses ouvrages les sons isolés; les majuscules désignent les accords majeurs, les minuscules les accords mineurs : G — ut, mi, sol (c. e. g.), c = u^ mi1?, sol; G 7 =ut, mi, sol, si\f; c 7 — ut, mi b, sol si ? ; 0 c — - ut, mi b- sol b, °C 7 = ut, mi b, sol J7, si b ; (J* = ut, mi, sol, si, c T ut, mi {7, sol, si. E.-Fr. Richter a ajouté depuis lors à ces indications le ' pour l'accord augmenté : (£' = ut, mi, sol tt ; il ne manque plus, en somme, que l'application du ° au 7 (pour la septième diminuée) pour que cette notation soit complète : o ç 07 ^ ut,mi b, sol t?. si bb- L'ouvrage de Weber a paru aussi en deux traductions anglaises, par Warner (Boston) et par Bishop(Londres,1851).W.a écrit, en outre : Allgemeine Musiklehre (1822 et dès lors souvent); Die Generalbasslehre zumSelbstunterricht (1833) ; Ueber chronometrisclie Tempobezeiclmung ( 1817 ) ; Beschreibung und Tonleiter der G. Weberschen Doppelposaune (1817); Versuch einer praktischen Ahustih der Blasinslrumente (paru dans l'« Encyclopédie » d'Ersch et Gruber et dans l'«Allg. musikalische Zeitung », 1816 à 1817); Ueber Saileninstrumente mit Bûnden («Berliner Musikzeitung, 1825) et un grand nombre d'autres articles (en partie aussi en tirages à part), soit dans l'«Allg. musikalische Zeitung» de Leipzig, soit surtout dans la Caecilia, fondée par lui à Mayence et qu'il rédigea jusqu'à sa mort. En tant que compositeur, W. s'est fait connaître par trois Messes, un Requiem et un Te Deum (tous avec orchestre), un grand nombre de lieder et de chœurs, une sonate pour piano, nu trio, des variations pour guitare et violoncelle et quelques autres œuvres instrumentait 5. Karl -Maria -Friedrich- Ernst, baron de, l'auteur illustre de FreischiïC- et d'Ewryanthe, le premier représentant de l'école dite romantique, né à Eutin, dans le duclié d'< Hdenbourg, le 18 déc. (no v.?) 1786, m. à Londres le 5 juin 1826. Son père, Franz-Anton von W., an cousin de la femme de Mozart, Konstanzb von W., avait été d'abord officier, puis employé d'administration et devint directeur de musique, i I enfin directeur d'entreprises théâtrales, à Meinincen, ffildburghausen . Salzbourg, etc