‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 517 sur 542 · WINTER · texte numérisé non relu

WINTER

1833, se suicida dans In même ville, 1.' 24 sept. 1891; était déjà mariée à l'ingénieur W.. lorsqu'elle se décidaà travailler sa fort belle voix (sous la direction de Gânsbacher et de Wolf). Après s'être produite dans plusieurs concerts (elle fut, de 1859 à 1865, membre du « Singverein » de Vienne), elle débuta sur la scène en 1865, à Gralz, avec grand succès, dans le rôle de Donna Anna. Aussit.'.i après, elle chanta à Berlin, Londres, Vienne, etc. En ! un contrat de famille l'obligea à renoncer à paraître désormais sur la Bcène «le Vienne, mais elle chanta depuis lors à Leipzig, Brûnn, etc. Enfin, un arrangement intervint plus tard, qui lui permit de reparaître à Vienne. La voix de Mme W. était d'une grande étendue (soprano-dramatique) et d'une grande puissance, en même temps que d'un timbre extraordinairement beau.

Winding, August, compositeur habile el pianiste de talent, né à Copenhague en 1835: élève de Gade. Il faut noter, parmi ses compositions. un concerto pour piano et un pour violon, un quatuor avec piano, etc.

Wingham, Thomas, né à Londres le 5 janv. 1846, était déjà à l'âge de dix ans organiste d'une petite église. Il travailla, à partir de 1868, à la « London Academy » de Wylde et, en 1867, sous la direction de Bennelt et de Harold Thomas, à la «Royal Academy ». Il a été nommé, en 1871, professeur d'une des classes de piano de celte institution. W. est un compositeur zélé et estimé (symphonies, ouvertures. Messe. Tedeum, etc.).

Winkel, Dietrich-Nikolaus, mécanicien à Amsterdam, né vers 1780, m. dans celle même ville le 28 sept. 1826; construisit plusieurs instruments ingénieux et particulièrement une machine à variations, appelée Com^om'w//', qui variait indéfiniment un thème donné, puis le Métronome en usage aujourd'hui, «tout l'idée provient de W., mais qu'il ne fut donné qu'à Maelzel (v. ce nom) de mettre à profit.

Winkelmann, Hkiimann. chanteur de théâtre (ténor), né à Brunswick en 1845. 11 devait devenir facteur de pianos et fut envoyé à Paris, pour s'y perfectionner, mais il en revint bientôt chanteur, il étudia encore chez Koch, à Hanovre, et débuta en 1875 à Sondershauaen, puis fut engagé successivement à Altenbourg, Darmstadt et Hambourg. Il est actuellement chanteur de l'Opéra de la Cour impériale, à Vienne. En 1882, W. a chanté Parsifal, à Bayreuth.

Winter, Peter von, célèbre compositeur d'opéras, né à Mannheim en 1754, m. à Munich le 17 oct. 1825; entra en 1760 comm< violoniste dans la chapelle du prince électeur Charles- Théodore, fut élève de l'abbé Vggler el devint, en 1776 déjà, directeur de musique du théâtre de la Cour. En 1778, W, suivil la Cour à Munich: il fui nonine'. en 17SS. maître ,1e chapelle delà Cour et remplit ces fonctions jusqu'à sa mort. Cependant il reçut des congés qui lui permirent, à diverses i d'être absent de

Munich pendant longtemps : en 1783 à Vienne,

WINTERBERGER

AVIRTH

pour l'exécution de ses cantates : Heinrich IV, Hektors Tod et Liez de Castro: en 1791, en Italie, pour la mise en scène de ses opéras : Aw^V/onoàNaples,puis Catone in Utica, 1 fratelli rivali et 11 sacrifio di Creta à Venise ; puis encore, de 1794 à 1797, à diverses reprises à Vienne où il donna Bas Labyrinth, Bie Pyramiden von Babylon et son ouvrage célèbre : Bas unterbrochene Opferfest (1796), ainsi que des opéras italiens Arianna et Elisa.ll se rendit également à Prague pour l'étude de Ogus (Il trionfo del bel sesso) : en 1802, à Paris (Tamerlan) ; de 1803 à 1805, à Londres {Calypso, Castor e e Polluce, Proserpina, Zaira, et trois ballets) ; en 180G, de nouveau à Paris où il essuya un revers avec Castor et Pollux ; en 1807 de nouveau à Vienne (Bie beiden Blinden); en 1816 à Hambourg {Bie Pantoffeln) et, de 1816 à 1818, de nouveau en Italie où il écrivit Maometto, 1 due Valdomiri et Etelinda, pour Milan. Il va de soi que la plupart de ses meilleures œuvres furent jouées à Munich. W. avait composé spécialement pour Munich ses premières œuvres : Armida, Cora ed Alonzo, Leonardo e Blandine, Helena und Paris (1780, son premier opéra allemand), Belleropkon (1782), Ber Beltelstudent, Bas Hirtenmâdchen, « Scherz, List und Radie », Circe (1788, pas représ.), Jery und Bdtely (1790), Psyché (1793), Ber Sturm, Marie von Monlalban (1798, une de ses œuvres les plus remarquables), Colmal (1809), Belisa, Gràftn von Huldburg (1812) et Schneider und Sœnger (1820), enfin pour Bayreuth : Bie Thomasnacht (1795). Ont paru en réduction pour piano : 1 fratelli rivali, Ber Sturm, Bas Labyrinth, Bas unterbrocliene Opferfest, Ogus, Maria von Montalban et Calypso : en partition d'orchestre : des fragments de Bas Unterbrocliene Opferfest et le Tamerlan en entier. Outre les pièces de théâtre (la liste précédente n'est peut-être pas même complète), W. a écrit une grande quantité d'œuvres de musique d'église (vingt-six Messes, deux Requiem, beaucoup de fragments de Messes, des psaumes, des motets, des offertoires, des Graduale, trois Tedeum, trois Stabat Mater, des hymnes, des Magnificat, dix-sept cantates spirituelles pour la chapelle de la Cour [Bie Auf'erstehung , Bie Propheten et d'autres], des oratorios : Ber sterbende Jésus, La Belulia liberata), puis une série de cantates avec orchestre {Timoiheus oder die Maclib der Musih ; Bie Tageszeiten), d'autres avec piano (Elysium, Ode an die Freundschaft, etc.), des lieder, des chants militaires, et enfin des œuvres instrumentales (gravées : neuf symphonies, une symphonie avec chœur [Bie Schlacht, pour fêter la victoire de 1814], un grand nombre d'ouvertures d'opéras et une ouverture de concert [op. 24], plusieurs morceaux concertants pour instruments à archet et à vent avec orchestre, un octette pour instr. à archet et à vent, un sextuor pour quatre instr. à archet et deux cors, deux septuors, deux quintettes et six quatuors pour instr. ;'i archet, des concertos pour clarinette, pour basson, etc. La Yollstœndige

Singschule (trois parties) de W. est encore fo appréciée de nos jours, en Allemagne.

Winterberger, Alexander, organiste et pi niste, né à Weimar le 14 août 1834 ; élève d Conservatoire de Leipzig et de Liszt, alla fixer en 1861 à Vienne, puis en 1869 à St-P tersbourg,où il devint professeur au Gonserv toire. Il est rentré cependant, quelques anné plus tard, à Leipzig. W. a publié des morceau! pour piano et des lieder (Brilannias Harfl op. 33 : duos allemands et slaves, op. 59, 66, 68

Winterfeld, Karl-Georg-August-Vivigen von, musicographe du plus haut mérite, né Berlin le 28 janv. 1784 (non pas 1794, comme o peut le lire dans certains dictionnaires), ir dans la même ville le 19 févr. 1852 ; suivit le classes de l'école Hartung et du « Couvent gris» puis étudia le droit à Halle. Il devint en 181 assesseur à la Cour d'appel, à Berlin, en 181 Conseiller au Tribunal suprême de Breslau e en outre, conservateur de la section musical de la Bibliothèque de l'Université, enfin en 183' conseiller secret du Tribunal suprême à Berli W.fit valoir, en 1847, ses droits à la retraite e se voua dès lors tout entier à ses travaux su l'histoire de la musique. Il avait commencé pa rapporter d'un voyage en Italie, en 1812, d> nombreux matériaux pour ses recherches et i a légué à la Bibliothèque de Berlin sa rich collection de musique ancienne. Ses écrits, don plusieurs sont d'une très grande valeur, com prennent : Johannes Pierluigi von Palestrini (1832, avec des remarques critiques sur L « Palestrina » de Baini); Johannes Gabrieli uni sein Zeitalter (1834, 2 vol. de texte et 1 vol d'exemples de musique ; le plus intéressan des ouvrages de Winterfeld, riche en recher ches personnelles et en aperçus lumineux); Bel evangelische Kirchengesang und sein Ver hœltniss zur Kunsl des Tonsatzes (1843-1847 3 très forts volumes, grand in-4° ; un ouvrag gigantesque, sert encore aujourd'hui de sourd principale de renseignements pour l'histoire di chant d'église évangélique aux xvime et xvnm s.) ; Ueber K.-Ch.-Fr. Faschs geistliche Gesangs werke (1839): Br Martin Luthers deutsch geistliche Lieder (1840) ; Ueber Herslellung de: Gemeinde und Chorgesangs in der evangeli schen Kirche (1848) ; Zur Geschichte lieiligei Tonkunst (1850-1852 ; 2 parties ; dissertation détachées).

Wirbel (ail.), 1. roulement [de tambour, d timbales]; 2. cheville [d'un instrument à cordes

Wirth, Emanuel, né à Luditz, en Bohême le 18 oct. 1842; fut, de 1854 à 1861, élève di> Conservatoire de Prague (Kittl et Mildner), e devint ensuite concertmeister à l'orchestre de bains de Baden-Baden. Il s'établit, en 1864, è Rotterdam où il a été jusqu'en 1877 maître de violon au Conservatoire et concertmeister Ai l'Opéra et de la Société des concerts. En 1877 W. fut appelé par Joachim à succéder à Rap poldi, comme altiste dans le quatuor Joachim et professeur de violon à l'Académie royale de Berlin. Il occupe encore ces deux situations jouit de l'estime générale.

WISKE — WŒLFL

Wiske, Mortimer, né à ïroy (Etat de Nework) le 12 janv. 1853; obtint déjà à l'âge de uze ans une place d'organiste dans sa ville itale. Il partit en 1872 pour New-York, et s'est éé depuis bien des années une situation en le, comme organiste et chef d'orchestre, à ;ooklyn (compositions pour orgue, musique église et chœur mixte).

Wit, Paul de, né à Maestricht le 4 janv. 1852; oloncelliste, a fondé en 1880, avec Laffert, la itschrift fur Instrumentenbau. Il ouvrit, en 586, un riche musée d'instruments. Sa collecm lui a été achetée, en 1890, par l'Académie yale de musique à Berlin ; mais W. a recomencé ensuite une nouvelle collection. 11 a ssi cherché à remettre en honneur la viole de imbe, en donnant lui-même des concerts sur t instrument.

Witâsek, Johann-Nepomuk-August, pianiste,

î à Horzin, en Bohême, le 20 févr. 1771, m. à

rague le 7 déc. 1839; fut nommé, en 1814, maî-

e de chapelle du Dôme de Prague (successeur

son maître Ko^eluch), en 1826, directeur de

l'Ecole d'orgue ». Il refusa la place de maître

chapelle à la Cour, à Vienne, qu'on lui of-

ait après la mort de Salieri, et resta à Prague.

. excellait dans l'exécution des concertos de

[ozart. Ses propres compositions (il s'est es-

yé dans presque tous les domaines) sont

Dur la plus grande partie restées manuscrites.

Witt, 1. Friedrich, compositeur, né à Hal-

nbergstetten en 1771, m. à Wurzbourg en

$7; était, à l'âge de dix-neuf ans, premier

olon dans la chapelle du prince d'Oettingen,

Wallerstein, et fut, de 1702 jusqu'à sa mort,

aître de chapelle à Wurzbourg. Il occupa,

ins cette ville, les fonctions de maître de

îapelle de la Cour du prince-évèque, puis de

Cour grand-ducale, et, après la suppression

u grand-duché, celles de directeur de musique

e la ville. W. a composé deux opéras (Palma,

rancfort; Das Fischemceib, Wurzbourg, 1806),

es oratorios : Der leidende Heiland et Die

.ufersteJiung Jesu, plusieurs Messes, des can-

ates, etc. On a gravé de lui : neuf symphonies,

es morceaux pour musique d'harmonie, un

oncerto pour llùte, un quintette pour piano

t instr. à vent, un septuor pour clarinette, cor,

asson et quatre instr. à archet, etc. — 2. Ju-

ius, né à Kônigsberg, en Prusse, le 14 janv.

819 ; vit à Kônigsberg comme maître de

liant. Auteur de nombreux choeurs pour voix

.'hommes fort appréciés. — 3. Franz, prêtre

atholique, né à Walderbach, en Bavière, le 9

évr. 1834, m. à Schatzhofen, près Landshut, le

déc. 1888; fit son éducation à Ratisbonne

Proske, Schrems), fut ordonné prêtre en 1856

t devint successivement vicaire à Schneiding

Basse-Bavière), puis, en 1859, maître de choral

.u séminaire de prêtres de Ratisbonne et, en

867, inspecteur à St-Emmeran. En 1869, il ob-

int un bénéfice pour cause de maladie, et fut

îommé, en 1873, Dr en philosophie par Pie IX.

Enfin, de 1873 à 1875, il remplit les fonctions de

uréjà Schatzhofen, près Landshut; il était assis-

ant clérical à Landshut (1868-1888). W. a fondé

(1867) rîrAUgemeiner deutscher Caecilienverein », pour l'amélioration du chanl d'égliseca-

tholique, et rédigé deux journaux de musique créés par lui : Fliegende Bl<<t ter fur hatholùche Kirchenmusik et Musica sacra (cf;Walter, Fr. W.). Déplus, il a écrit : Der Zustand der hàtJ<olischen Kirchenmusik (1865), Ueberdo* birigierender katholisclœn Kirchenmusik, ainsi qu'une brochure polémique : Das bayrische Kidiusministerium (1886).— 4 Theodob de, né à Wesel le 9 mai 1823, m. à Rome le 1« déc. 1855; fils d'un organiste, il devint, avec l'aide de Liszt qui donna un concert à son bénéfice, élève de Dehn. Malheureusement, en 1846 déjà, les premières attaques de l'affection pulmonaire à laquelle il succomba au bout de neuf ans se firent sentir et l'obligèrent à aller m Italie. Il reçut alors une subvention de L'Etat, avec la condition qu'il ferait des études sur l'ancienne musique d'église. Les fruits de ces études sonl les premiers volumes de la grande édition de Palestrina, parue chez Breitkopf et Hsertel. Ses propres compositions comprennent six psaumes à trois voix et six à quatre voix, un Agnus Dci et un Tanlum ergo, des lieder, des chants pour voix de femmes et une sonate pour piano. — 5. Joseph von (de son vrai nom Filck, noble de Wittinghausen), excellent chanteur scénique, né à Prague le 7 sept. 1843, m. des suites dune opération, à Berlin, le 17 sept. 18S7; (ils d'un fonctionnaire supérieur du gouvernement, il fut officier autrichien, en Croatie, mais quilta en 1867 le service militaire. Il fit alors son éducation de chanteur sous la direction de Uffmann, à Vienne, et, après quelques débuts à Gratz, fut engagé à Dresde où il resta comme premier fort ténor jusqu'au moment de son engagement à Schwerin (1877).

Witte, Georg-Heixrioh, compositeur, né à Utrecht le 16nov. 1843, fils d'un facteur d'orgues renommé (Christ-Gottlieb-Friedrich W., m. le 5 nov. 1873); élève de l'Ecole royale de musique de La Haye (Nicolai) et «lu Conservatoire de Leipzig, il est, depuis 1872, directeur de la «Société de musique» à Essen et il a reçu, en 1885, le titre de « directeur royal de musiqne ». Parmi ses compositions, il faut noter un quatuoravec piano, qui a été couronné. W. a aussi publié trente-quatre études de Cramer ( celles qui avaient été laissées de coté par Bûlow), avec l'indication du pli ras.'.

Wœlfl (Wôlffl), Joseph, compositeur qui jouit en son temps d'une grande m .eue et fut considéré comme le rival de Beethoven, né à Salzbourg en 1772, ni. à Londres le 21 niai 1812, oublié et démoralisé. W. lut élève de Léopold Mozart et de Michael Haydn : excellent pianiste, il avait acquis surtout dans l'improvisation libre une telle perfection el une telle variété, qu'il dépassait eu cela Beelhoveil e! était considéré comme l'égal de Mozart. 11 vécul de 1792 à 1794 à Varso\ ie, puis, jusqu'en I à Vienne; ayant épousé une actrice, Thérèse Klemm,il entreprit avec elle une grande tournée de concerts à travers L'Allemagne puis se rendit à Paris où il arriva en 1801 el recul 1 appro-

AVOHLFAHRT — WOLF

bation de toutes les notabilités artistiques. Mais il doit avoir rencontré, quelques années plus tard, le chanteur Ellmenreich, effréné et déshonnète joueur qui l'entraîna à sa perte, en sorte que tous deux échappèrent avec peine à la police de Bruxelles et furent mis au ban de la société, à Londres. On sait seulement qu'à partir de là, la vie de AV. se poursuivit dans l'obscurité. Il continua du reste, encore pendant plusieurs années, à publier des compositions. Ses œuvres gravées comprennent : sept concertos de piano, deux symphonies, neuf quatuors pour instr. à archet, quinze trios avec piano, deux trios pour deux clarinettes et basson, vingtdeux sonates pour violon, une sonate pour flûte et une pour violoncelle, trente-six sonates pour piano, un duo pour deux pianos, beaucoup de morceaux de concert, des variations, des fugues, des rondos, des fantaisies, etc. pour piano, des lieder en . allemand et en anglais, ainsi que des opéras (pour le théâtre de Schikaneder, à Vienne : Ber HÔllenberg, Bas schone Milchmâdchen, Ber Kopf ohne Mann, Bas trojanische Pferd, Liebe macht kurzen Prozess [avec Hoffmeister, Haibel, Sùssmayer et d'autres] ; pour l'Opéra-Comique de Paris : L'amour romanesque [1804] et Fernand [Les Maures, 1805], et pour le théâtre de «Haymarket », à Londres, deux ballets : La surprise de Bianeel Alzire [1807]).

Wohlfahrt, Heixrich, excellent pédagogue, né à Kôssnitz, près Apolda, le 16 déc. 1797, m. à Connewitz, près Leipzig, le 9 mai 1883 ; suivit les cours du séminaire de Weimar, où Haeser fut son maître de musique, et vécut ensuite comme précepteur et comme cantor dans diverses petites localités de la Thuringe, jusqu'à ce qu'il prit sa retraite, à Iéna, puis, en 1867, à Leipzig. W. a publié un grand nombre de petits ouvrages instructifs, destinés surtout à l'enseignement élémentaire du piano : Kinder-Klavierschule (vingt-quatre éditions), Ber erste Klavierunterricht (op. 50), Ber Klavierfreund, Klavierûbungen, Grœssere und rein prahtische Elementar - Klavierschule, Schule der Fingermechanik, Anthologische Klavierschule, etc., ainsi qu'une Theoretisch-praktische Modulationsschule, une Vorschule der Rarmonielehre (9e éd., 1893), Wegiceiser zum Komponieren, etc. — Ses deux fils, Franz (né à Frauenpriesnitz le 7 mars 1833, m. à Gohlis, près Leipzig, le 14 févr. 1844) et Robert (né à Weimar le 31 déc. 1826), ont marché sur les traces de leur père et sont devenus des maîtres de piano très estimés à Leipzig. Ils ont aussi publié un certain nombre d'œuvres élémentaires instructives, pour le piano,

Woldemar, Michel, violoniste, né à Orléans le 17 sept. 1750, m. à Clermont-Ferrand en janv. 1816; s'appelait de son vrai nom Michel, mais prit le nom de W. sur le désir d'un parent AV. fut élève de Lolli et devint, comme celui-ci un original, Il fut longtemps directeur de musique d'une troupe de comédiens ambulants. Il a publié : trois concertos pour violon, un concerto pour un violon avec cinq cordes

(5e corde : ut^\ il nommait violon-alto cet ins trument qui comprenait en même temps qu l'étendue du violon, celle de l'alto, cf. Urhan) un quatuor pour instr. à archet, des duos pou deux violons et pour violon et alto, douze grand soli pour violon, les Sonates fantomagique, (L'ombre de Lolli, de Mestrino, de Pugnani de Tarlini), Le nouveau labyrinthe harmom que pour le violon (études de doubles cordes op. 10), Le nouvel art de C archet, Etude élémen taire de l'archet moderne, etc., et, en outre, uni méthode de violon, une d'alto et une de piano Enfin, W. a inventé une sorte de sténographii musicale qu'il a décrite dans son Tableau mé lotachy graphique.

Wolf, 1. Ernst-Wilhelm, né à Grossherin gen, près Gotha, en 1735, devint, en 1761, con certmeister et, en 1768, maître de chapelle de 1; Cour, à Weimar, où il mourut le 7 déc. 1792; i a écrit près de vingt pièces de théâtre (opéras cantates dramatiques) pour Weimar, de niêmt pour plusieurs oratorios de la Passion, de? cantates de Pâques et d'autres morceaux d musique d'église , puis quinze symphonies (manuscrites), dix-sept parties pour huit à dii instruments (manuscrites), dix-sept quatuon pour instr. à archet (six imprimés), dix-hui concertos pour piano (cinq imprimés), des quintettes avec piano, des quatuors, des trios des sonates pour violon, pour piano, etc. Com me écrivain, il a publié : Kleine musikalisch Reise (1782) et Musikalischer Unterricht (1788) — 2.GEORG-FRiEDRiCH,néàHainrode (Schwarz burg-Sondershausen) en 1762, devint maître d chapelle en 1785 à Stolberg et, en 1802, à Wer nigerode où il mourut en janv. 1814. W. a com posé des sonates pour piano à quatre mains des morceaux pour piano, des lieder, des chœurs funèbres, etc. ; il a publié quelques pe tits ouvrages didactiques : Kurzer Unterrich im Klavierspielen (1783, et dès lors souvent) Unterricht in der Singekunst (1784, et dèi lors souvent); Kurzgefasstes musikalischer Lexihon (1787, et dès lors souvent). — 3. Fer dinand, historien de la littérature, né à Vienne le 8 déc. 1796, m. le 18 févr. 1866; bibliothécaire de la Bibliothèque de la Cour, à Vienne. Il i publié : Ueber die Lais, Sequenzen und Leichi (1841), le meilleur ouvrage sur la musique defl troubadours, etc. — 4. J.-C.-Ludwig (Wolff) né à Francfort s/M. en 1804, m. à Vienne le ( août 1859; fils d'un membre de l'orchestre di théâtre de Francfort, il embrassa, dans sa jeunesse, la carrière commerciale et ne commença à composer qu'à l'âge de vingt-deux ans. Etan allé habiter Vienne, W. y suivit l'enseignemen: de Seyfried pour la composition. Il était excellent violoniste et pianiste. Parmi ses nom breuses compositions, on a gravé : trois quatuors pour instr. à archet (op. 12) ; un quatuoi avec piano (op. 15); quatre trios (op. 16, cou ronné à Mannheim ; op. 6, 13, 18). Un grand nombre d'autres œuvres sont restées manuscrites (cf. « Neue Zeitschrift fur Musik », 185(J n° 14). — 5. Max, compositeur d'opérettes, né en Moravie en févr. 1840, m. à Vienne le 23 mars

AVOLFF — WOLTZ

; élève de Marx et de Dessoff, vécut à ienne où ses opérettes eurent beaucoup de ccès el d'où elles firent rapidement leur chein au dehors (Die Schule der Liebe ; 1m Naen des Kœnigs ; Rosa und Reseda; Die blaue unie; Der Pilger; Die Portràtdame; Cœsaine; Rafaela [1884]). —6. William, né à Bresu le 22 avr. 1838 ; pianiste, élève de Kullak, laître d'histoire de la musique à la « Humoldt-Akademie » et au Conservatoire de Bresu. Il est aussi compositeur, collaborateur de lusieurs journaux musicaux et l'auteur d'un ssai : Musik-Aesthetik (1896).

Wolff, 1. Edouard, pianiste et compositeur, é à Varsovie le 15 sept. 1816, m. à Paris le 16 et. 1880; élève de Zawadski (pianiste) et Elser (composition), à Varsovie, et de Wûrfel piano), à Vienne. Il partit en 1835 pour Paris, où 1 est resté toute sa vie, également estimé comme irtuose, compositeur et pédagogue. W. a publié en tout trois cent cinquante numéros d'op., n grande partie pour piano et dans un style se .•approchant de celui de Chopin, avec lequel W. îtait intimement lié. Parmi ses œuvres, il faut îoter comme étant les meilleures : ses études op. 20, 50, 90, 100), son concerto de piano délié à Chopin (op. 39), ainsi que trente-deux duos 30ur piano et violon, écrits en collaboration avec de Bériot, et huit autres avec Vieuxtemps. — 3. Auguste-Désiré-Bernard, chef de a maison Pleyel-W. & Comp., pianiste et compositeur, né à Paris le 3 mai 1831, m. à Paris e3févr. 1887; fréquenta les classes de Zimmermann et d'Halévy, au Conservatoire de Paris par lequel il fut lui-même engagé, plus tard, comme professeur de piano. W. entra, en 1850, dans la fabrique de pianos de Camille Pleyel, devint, en 1852, son associé et, en 1855, après sa mort, le chef de la maison. W. a luimême pris une part fort active à la construction des pianos et y a apporté maints perfectionnements. Il était aussi président honoraire de la « Société des compositeurs de musique » de Paris et a institué un «Prix Pleyel W. » à décerner annuellement à la meilleure composttion pour piano, avec ou sans orchestre. — 3. Hermann, né à Cologne le 4 sept. 1845 ; élève de Franz Kroll et de Wùerst, vit à Berlin. Il a rédigé, en 1878 et 1879, la Neue Berline}" Muzikzeitung, et fut aussi l'un des rédacteurs de la « Musikwelt » ; il s'occupe actuellement, avec une habileté remarquable, de la grande agence de concerts qu'il a créée (entrepreneur des Concerts philharmoniques de Berlin et des « Neue Abonnementskonzerte », à Hambourg). En tant que compositeur, W. s'est fait connaître par des lieder et des morceaux pour piano.

Wolfram, 1. Johann-Christian, organiste à Goldbach, près Gotha,m. le 17 nov. 1835; auteur d'une : Anleitung zur Kenntnis, Beurleilung und Erhaltungder Orgeln (1815). — 2. Joseph- Maria, bourgmestre de Teplitz, né à Dobrzan, en Bohême, le 21 juil. 1789, m. à Teplitz le 30 sept. 1839; fut élève de Drechsler, à Vienne <piano), et de Kozeluch à Prague (composition), fit de la musique en amateur, au commence-

ment et a la tin de sa carrière, mais fut forcé pendant, longtemps, avant d'avoir pu trouver une place de fonctionnaire municipal (1811- 1813), de donner des leçons de musique â Vienne. Il s'est créé un nom très estimé comme compositeur. W. a êcril une série d'opérettes et d'opéras, parmi lesquels -.Alfred (1836) qui fui représenté à Dresde, avec un grand suc-, lui aurait presque procuré la place de maître de chapelle laissée vacante par la mort de Weber. Parmi ses autres œuvres, on a gravé une Missa nuptialis, des lieder et des morceaux pour piano.

Wolfrum, Philipp, né à Schwarzenbach a.

Wald le 17 déc. 1855; élève de l'Ecole de musique de Munich, fut, de 1879 à 1884, maître de musique au séminaire de Bamberg et, depuis lors, directeur de musique de l'Université de Heidelberg. W. s'est fait connaître par des œuvres de musique de chambre, des oeuvres chorales (le grand Halleluja,de Klopstocki. des lieder et des morceaux pour piano. En 1891, l'Université de Leipzig lui a conféré le titre de DT phii. lion. c. W. a pris part à la discussion sur le rythme du choral, entre autres par : Rliylhmisch\ (1894) et Die nichtrhythrnischen Auslassungen (1895).

Wollanck, Friedrich, né à Berlin le 3 nov. 1782, m. dans la même ville le 6 sept. 1831 : étail conseiller de justice. Il a composé un opéra: Die Alpenhirlen, et un vaudeville : Thibaut von Lovis, qui furent représentés à Berlin, puis la musique de monologues de Marie Stuart et de la Fiancée de Messine, celle pour le drame Liebe und Frieden, plus de cent Lieder, trente-trois chœurs, des cantates, duos, trios, un Requiem, deux Messes et d'autres œuvres religieuses pour l'église catholique de St-Louis. A cela, il convient d'ajouter deux ouvertures, trois quatuors pour instr. à archet, deux sextuors, des quintettes, des sonates pour piano des concertos pour clarinette et d'autres œu^ rea instrumentales. Le plus grand succès fui réservé à ses lieder.

Wollenhaupt, Heinrich-Adolf, pianiste, né à Schkeuditz le 27 sept. 1827 : élève du Conservatoire de Leipzig, partit en 1845 pour New- York,où il mourut le 18 sept. 1863. W. a écrit. pour le piano, un très grand nombre «le morceaux brillants dont on ne peut nier, parfois, la valeur artistique.

Wollick (Bollicius, Bolicics, Vollicii s), Xicolas, né à Bar-le-Duc (d'où le nom ûeBarroducensis ou de SeroviUa) ; étudia à Cologne (il adumoins dédié son livre au recteur Cornélius, à Cologne), puis devint « Magister artiun maître à Metz. W. a publié: Opus au\ musices casti()atissiu>"m de Gregoriana et figurativa,etc. (1501, 2' éd. 1505; puis entièrement remanié, sous le titre : Enchiridion mus de Gregoriana el figurativa, etc., 1569, et dés lors souvent).

Woltz, Johann, organiste à Heilbronn, a publié un recueil très riche d'oeuvres d'orgue, en tablature: Nova musices organicœ tabulatura (1017).

Page 1