‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 516 sur 542 · WERT · texte numérisé non relu

WERT

publia en 1796 un recueil de sonates pour pianr et, en 1812, une Allgemeineneue,viel einfachen Musikschule fur jeden Dilettanten und Musi ker, mit einer Vorrede [naturellement fictive! von J.-J. Rousseau (1812). Le système de W est le système chiffré imaginé et préconisé pai Rousseau.

Werner, 1. Gregorius- Joseph, prédécessem de Haydn comme maître de chapelle du prince Esterhazy, né en 1695, m. à Eisenstadt le 3 mars 1766 ; a publié : Sex symphoniae senaeque sonatae,priores pro caméra posteriores pro cap petits usurpandae a 2 viol, et clavichord Neuer und sehr kurios musikalischer Instru mentalkalender, parlliieenioeiss mit zwei Via linen und Bass in die zwœlf Jahrmonate eingetheilet. — 2. Johann- Gottlor, né à Hoyer (Saxe) en 1777 ; devint en 1798 organiste à Frohburg, près Borna, en 1808 substitut du cantor Tag, à Hohenstein, près Chemnitz, et fut appelé en 1819 à Mersebourg, où il mourut le 19 juil. 1822, après avoir été organiste du Dôme et directeur de musique. Excellent pédagogue musical, W, a publié un grand nombre de préludes de cho rais ; une Orgelschule (1805 et dès lors souvent ; la deuxième partie a paru sous le titre : Lehr buch, das Orgelwerk kennen, erhalten, beur teilen und verbessern zu lernen, 1 823) ; Cho ralbuch zum hollandischen Psalm-und Gesang buch (1814); Choralbuch zu den neuern s'àchsischen Gesangbilchern ; Musikalisches A B V oder Leitfaden beim ersten Unterricht im Klavier spielen (1806, et dès lors souvent) ; Versuch einer kurzen und deutlichen Darslellung der Harmonielehre (1818-1819, 2 parties) ainsi que plusieurs recueils de chorals. — 3. Karl, né à Breslau le 18 janv. 1822, m. dans la même ville le 11 juin 1884 ; était, depuis 1848, organiste de l'église St-Bernard et, en dernier lieu,, organiste surveillant. — 4. Carl-Ludwig, organiste, né à Mannheim le 8 sept. 1862, élève de A. Hânlein dans sa ville natale et de K.-A. Fischer, à Dresde, fut d'abord quelque temps organiste à Davos, joua, sur la recommandation de Guilmant, au Trocadéro, à Paris et devint, en 1892, organiste de l'église protestante de Baden-Baden. 11 s'est fait connaître dans de nombreuses tournées comme un organiste de grand talent. — 5. Joseph, violoncelliste, né à Wurzbourg le 25 juin 1837; élève du Conservatoire de cette ville, membre de l'orchestre de la Cour, à Munich, et professeur au Conservatoire. Il a écrit une méthode de violoncelle, un quatuor et une élégie pour quatre violoncelles, des duos pour violoncelle, des morceaux pour violoncelle avec ou sans accompagnement, etc.

Werstowski, Alexeï-Nikolaïewitch, compositeur russe, né à Moscou le 18 févr. 1799, nu dans la même ville le 17 nov. 1862 ; auteur de sept opéras dont l'un, Le tombeau d'Ascoldr eut un grand succès.

Wert, Jakor, van (Giaches de VV., Jacques de- W., etc.), né en 1536, m. à Mantone le 23 mai 1596; célèbre contrapuntiste néerlandais, arriva tout jeune en Italie et fut d'abord engagé à la Cour de Novellara, dans le duché de Reggio

\YERY — WESTMORELAND

iÎModène). Il doit être entré, dans sa jeunesse | ncore, au service du duc Gonzague de Mantone, lar il écrit dans la dédicace du vol. xi de ses ladrigaux (1595) qu'il a déjà servi sous le |;rand-père du duc Francesco. Au commencenent simple musicien de la chapelle, il avança, ers 1566, au rang de maître de chapelle (sucj|jesseur de Giov. Continuo).De 1568 à 1574, W. | ut suppléant du maître de chapelle de la Cour |t Novellara. Rentré à Mantoue, il subit divers ftiffronts et le manque d'occupation lui fit accepter encore la place de maître de chapelle à l'é- Hflise Ste-Barbe. W. fut un compositeur extra- I prdinairement fécond, et ses œuvres comptent Inarmi les meilleures de l'époque. On connaît de lui onze livres de madrigaux à cinq voix ; un jjivre de madrigaux à quatre et un à cinq et six [,roix; un livre de « canzonette » ; trois livres le motets à cinq et six voix (le plus ancien de ;es imprimés est de 1558, le plus récent de .653). Ses publications ont eu toutes plusieurs î (éditions.

Wéry, Nicolas - Lambert, violoniste, né à lîuy, près Liège, le 9 mai 1789, in. à Bande ■Luxembourg) le 6 oct. 1867 ; fut d'abord musicien militaire, à Metz, et vécut ensuite comme naître de musique à Sedan d'où il allait, chaque innée, passer quelque temps à Paris, auprès de Baillot. Il s'établit en 1822 à Paris, fut quelque temps directeur des concerts d'amateurs m Vauxhall, mais réussit déjà en 1828 à obtenir, à la suite d'un concours, la place de violoniste-solo à l'orchestre royal et de professeur de violon au Conservatoire de Bruxelles. W. [remplit ces fonctions jusqu'à sa retraite, en Wesembeck, v. Burbure de W.

Wesley, Samuel, célèbre organiste et compositeur anglais, né à Bristol le 24 févr. 1766, m. à Londres le 11 oct. 1837 ; était un admirateur passionné de la musique de J.-S. Bach et s'efforça de faire connaître le grand maître allemand en Angleterre, ainsi que le prouve sa ; correspondance avec l'organiste Jacobs, correspondance publiée par sa fille : Letters refer- \ring to the works of J.-S. Bach. W. avait été I nommé, à l'âge de dix-huit ans déjà, compositeur de la Chapelle vocale royale de St-James, fonctions qu'il remplit jusqu'à sa mort, Ses com- ! positions consistent en anthems, morceaux pour orgue, sonates pour piano (à deux et à quatre mains). Son frère, CharlesW., né à Bristol le 11 déc. 1757, fut comme lui un excellent organiste (élève de Boyce). — Le fils de ce dernier, Samuel-Sébastian W., né vers 1800, fut également organiste de talent et compositeur de musique d'église. Il mourut à Gloucester, le 19 avr. 1876.

Wesselack, Johann-Georg, né à Sattelpeilestein (Haut-Palatinat) le 12 déc. 1828, m. à Ratisbonne le 12 déc. 1866 ; fils d'un instituteur, fut admis à l'âge de dix ans comme enfant de chœur au séminaire de l'ancienne chapelle de Ratisbonne. Il resta douze ans dans cette institution, les quatre dernières années comme « préfet » du chœur. Ordonné prêtre en 1852, W. rem-

plit pendant douze ans les fonctions de vicaire du curé deSchônsee et passa ensuit.- trois mois à Yilseck. En oct. 1854, il fut appelé au poste de vicaire et de maître de choral au Séminaire clérical de l'évêché de Ratisbonne.. Après La mort de Joh.-G. Mettenleiter, W. succéda à ce dernier comme régent du chœur el inspecteur des études de séminaire au « Kollegialstifl » de l'Ancienne chapelle. Il fut en relations consentes avec le Dr Proske et publia après la mort de ce dernier le vol. iv de la Musica divine en l'accompagnant d'une biographie de Proske Comme compositeur, W. s'est fait apprécier par un certain nombre de motets.

Wessely, 1. Johann, violoniste et compositeur, né à Frauenberg (Bohême) le 27 juin 1762, entra en 1797 à l'orchestre d'Altona, passa ensuite à Cassel puis, en 1800, à Ballenstedt où il mourut en 1814; auteur de quatorze quatuors et trois trios pour instr. à archet, de quatuors avec clarinette, de variations pour cor, etc., écrits dans un style léger et agréable, ainsi que de deux opérettes. — 2.KARL-BERNHARD,né à Berlin le 1er sept. 1768, m. àPotsdam le 11 juil. 1826: élève de J.-A.-P. Schulz devint, en 1788, directeur de musique au Théâtre national (« Konigsstadt ») de sa ville natale, en 1796 maître de chapelle du prince Henri, à Rheinsberg, puis abandonna, après la mort du prince, la carrière musicale et entra au service de l'Etat, comme employé subalterne, d'abord à Berlin, plus tard à Potsdam. Il fonda enfin à Potsdam une « Société de musique classique » qu'il dirigea jusqu'à sa mort. W. a composé plusieurs opéras, des ballets, de la musique pour diverses comédies, des cantates funèbres pour Moïse Mendelssohn et pour le prince Henri, des lieder, trois quatuors pour instr. à archet, etc. Il a, de plus, écrit divers articles sur la musique dans 1' « Archiv der Zeit » et dans 1' « Allgemeine musikalische Zeitung ».

Westmeyer, Wilhelm, né à Iburg, prèsOsnabrùck, le 11 févr. 1832, m. dans une clinique, à Bonn, le 4 sept. 1880 ; élève du Conservatoire de Leipzig et plus tard de J.-Chr. Lobe. Il s'est fait connaître comme compositeur par des lieder. des quatuors, des symphonies, deux opéras : Amanda (Grœfin und Bauerin, 1856), Der }\ald bei Hermannstadt (Leipzig, 1859), etc. Son «Ouverture impériale » est exécutée chaque année pour l'anniversaire de naissance dr ^empereur d'Autriche, le 18 août, par toutes les musiques militaires de Vienne.

Westmoreland, John-Jane, comte de, né à Londres le 3 févr. 1784, m. dans son château de Apthorpe House le 16 oct. 18.7.): porta Sabord le nom de Lord Burghersh, mais, après la mort de son père, celui de Karl of W- H lit 1:' campagne d'Espagne, étudia la composition à Lisbonne, de 1809 à 1812, sous la direction «le Marcos Portugal, entra, lors des guerres d'indépendance, comme volontaire dans l'année prussienne, puis devint ministre-résidenl a Florence et, en dernier lieu, ambassadeur a Berlin. En 1855, W. prit sa retraite définitive. W, a écrit sept ouvrages pour les scènes de Florence

WESTPHAL — WICHTL

et de Londres {Bajazet, L'eroe di Lancastro, Lo scompiglio teatrale, Catarina ossïa L'assedio di Belgrad, Fedra, Il torneo et une cantate dramatique : 11 ratio di Proserpina) ; de plus, on connaît de lui un certain nombre de cantates, d'airs, de scènes, de duos, de trios, etc., une grande Messe, un Requiem, des anthems, des hymnes, un Magnificat, un Cathedral-Service, des madrigaux, des canzonette,trois symphonies, etc.

Westphal, Rudolf-Georg-Hermann, philologue ingénieux, né à Oberkirchen(Lippe-Schaumburg) le 3 juil. 1826, m. à Stadthagen (Lippe) le lljuil. 1892; fit ses études à Marburg et prit ses grades en 1856, à Tubingue. Il fut, de 1858 à 1862, professeur extraordinaire à Breslau où il vécut ensuite sans fonction officielle, de même qu'à Iéna; il fut aussi, pendant longtemps professeur de gymnase en Livonie et devint^ en 1875, professeur au « Musée Katkow », à Moscou. A partir de 1880, W. vécut de nouveau en Allemagne (Leipzig, Buckebourg,Stadthagen)- W. a voué toute son activité, toutes ses recherches à la métrique et la rythmique antiques dont.il a pénétré le mécanisme avec une grande exactitude et qu'il a systématiquement expliquées; cependant ses travaux se sont aussi étendus à l'harmonie des Grecs , domaine dans lequel il arriva à la conclusion que les Grecs connaissaient la polyphonie. Il a publié : Metrik der griechischen Dramatiker und Lyriker (en collaboration avec Rossbach, 1854-1865, 3 vol. ; 2e éd. 1868 ; 3e éd. sous le titre : Théorie der musischen Kûnste der Hellenen, 1885) ; Die Fragmente und Lehrsàtze der griechischen Rhytmiker (1861); System der antiken Rhythmik (1865) ; Geschichte der alten und mitteralter lichen Musik (1865, fragment auquel est incorporé aussi : Plutarch uber die Musik [1864]) ; Théorie der neuhochdeutschen Metrik (1870 ; 2e éd., 1877) ; Die Elemente des musikalischen RJtythmus mit Rïicksicht auf unsre Opernmusik (1872) ; Allgemeine Théorie der musikalisclien Rhythmik seit J.-S. Bach (1880) ; Die Melik und Rhythmik des griechischen Altertmns (1893,3 vol.) ; Die Musik des griechischen Altertums (1883). Quelques uns de ses travaux ont encore paru après sa mort : Allgemeine Metrik der indo-germanischen und semitisdtenVolker auf Grundlage der vergleichenden Sprachwissenschaf't (1892, avec une dissertation de R. Kruse : Der griechische Hexameter in der deutschen Nachdichtung). L'abracadabrante faculté de combinaison et d'interprétation de Westphal a malheureusement apporté dans l'histoire de la musique antique une terrible confusion, dont la pire conséquence a été le remaniement « à la Westphal », par B. v. Sokolovsky (1887), du premier volume de l'histoire de la musique d'Ambros.

Wexschall, Frkderik-ïorkildson, né à Copenhague le 9 avr. 1798, m. dans la même ville le "25 oct. 1845; élève de Spohr, fut nommé en 1835 violon-solo de la chapelle royale, à Copenhague. Excellent violoniste et pédagogue (Gade et Ole Bull furent ses élèves).

Weyse, Christoph-Ernst-Friedrich, compo siteur, né à Altona le 5 mars 1774, m. à Copen hague le 8 oct. 1842 ; fit son éducation musical auprès de son grand-père, qui était cantor ; Altona, et de J.-A.-P. Schulz, à Copenhague W. a fait représenter des opéras : Ludlam, HÔhle (1808), Der Schlaftrunk (1809), Farul (1814), Floribella (1825), Ein Abenteuer in Kœnigsgarten (1827), et Das Fest in Kenilwortl (1836) ; cependant il se voua surtout à la corn position religieuse, et écrivit des ouvertures, un< symphonie, des sonates pour piano, etc. W. re çut, en 1816, le titre de « professeur». Cf. Liliencron, C.-E.-F. W. und die dànische Musik seit dem vorigen Jahrhundert ( « Allg. deutsch« Biogr. », vin, 1878).

Whistling, Karl-Friedrich, libraire à Leip zig, a publié : Handbuch der musikalischen Litteratur, oder allgemeines, systématise/' geordnetes Verzeichnis gedruckter Musikalien, auch musikalischer Schriften und Abbil dungen mit Anzeigen der Ver léger und Preisi (1817, 2e éd. 1828; nombreux suppléments; un volume supplémentaire en 1842). L'entrepris fort utile a été continuée par Fr. Hofmeister (v. ce nom).

Whiting, Georg-C, organiste et compositeur américain, né à Holliston en 1840 ; élève pour l'orgue de G.-W. Morgan, à New-York, et de Best, à Liverpool, étudia encore l'orchestration auprès de Radecke, à Berlin, puis remplit différents postes d'organiste à Boston, Hartfort et Albany. Il est actuellement professeur d'orgue au Conservatoire de Cincinnati. W. a écrit des morceaux pour orgue, des chants d'église pour voix mixtes, des chœurs pour voix d'hommes,, un Tedeum et deux œuvres chorales avec orchestre: Ihe Viking's story et Leonora.

Wichmann, Hermann, né à Berlin le 24 oct 1824, fils du sculpteur Ludwig W. ; élève des classes de composition de l'Académie royale, il travailla sous la direction de Taubert, de Mendelssohn et de Spohr. W. devint, en 1857, directeur de la « Société de musique » de Bielefeld, puis se rendit, pour raison de santé,, en Italie, et vit actuellement à Rome. W. a publié des morceaux pour piano, des liederet quelques œuvres de musique de chambre, ainsi que des écrits : Gesammelte Aufsâtze (2 voU 1884 et 1887).

Wichtl, Georg, né à Trostberg, en Bavière,, le 2 févr. 1805, m. à Breslau le 3 juin 1877; partit à l'âge de dix-huit ans pour Munich, afin d'y travailler le violon et trouva une place au théâtre de 1' « Isarthor ». En 1826, W. fut engagécomme premier violoniste à la chapelle de la Cour du prince de Hohenzollern-Hechingen, à Lowenberg (Silésie); il reçut, en 1852, le titre de directeur royal de musique et fut nommé deuxième chef de la chapelle de la Cour. W. fit valoir ses droits à la retraite en 1863 et vécut dès lors à Breslau. Il a écrit un grand nombre de morceaux pour violon destinés à l'enseignement et qui sont assez répandus en Allemagne, puis une Messe, un quatuor pour instr.. à archet, plusieurs morceaux de concert, des-

WICKEDE -

îants à une ou plusieurs voix, des sym.

îonies, des ouvertures, un opéra : Almaïda,

un oratorio : Die Auferstehung und Him-

elfahrt Jesu (1840).

Wickede, Friedrich von, né à Dômitz s/Elbe i 28 juil. 1834 ; était officier dans le Mecklemourg, passa en 1867 au service des postes et écut depuis 1872 à Leipzig, Hambourg, Mannleini et actuellement à Munich. W. s'est fait

nnaître comme compositeur par des lieder es morceaux de piano, etc., ainsi que par une iiverture : Per aspera ad astra, et une marche inèbre pour l'empereur Guillaume Ier. Il a ussi écrit un opéra : Ingo.

Widmann, 1. Erasmus, poète couronné, maître e chapelle du duché de Hohenlohe,àWeickerseim, sa ville natale, avait été auparavant orgaiste àRotenbourg s/Tauber ; il a publié : Teutsche îesœnglein, à quatre Aroix (1607) ; Musikalische furtzweilnewer teutscher... Gesànglein, Tàntz \nd Curranten (1611), Musikalischer Tugendpiegel mit schônen historischenundpolitischen nexten, à cinq voix, ad lib. à quatre voix (1614) n livre de motets de trois à huit voix (1619), Musialischer Studentenrnut, quatre à cinq voix(1622)> n volume d'antiennes, d'hymnes, de répons, etc.

I~1627), Musikalische Kurzweil in Kanzonen, ntraden, Balletten, etc., de quatre à cinq voix 1618, 1623, deux vol.). — 2. Benedigt, recteur, crivain et compositeur, à Francfort S/M., né à h'âunlingen, près Donaueschingen, le 5 mars 820, a publié : Formenlehre der lnstrumentalnusik (1862), Katechismus der allgemeinen Muiklehre; Grundzuge der musikalischen Klangehre (1863), Praktischer LeJirgang fur einen ationellen Gesangunterricht: Handbuchlein 1er Harmonie — , Mélodie — und Formenlehre 4e éd., 1889); Generalbassiibungen (1872), etc.

Widor, Charles-Marie, organiste remarquable et compositeur de renom, né à Lyon le \k fév. 1845 ( son père est né en Alsace, mais <a famille était d'origine hongroise) ; élève de Fétis, à Bruxelles, et de Rossini, à Paris, il emplit d'abord les fonctions d'organiste de 'église St-François, à Lyon, et ne tarda pas à ïtre appelé comme expert dans tous les imporants examens d'orgues du midi de la France. Su 1869, W. fut nommé organiste des magnifiques orgues de St-Sulpice, à Paris. W. est à la ois un Arirtuose et un compositeur de mérite: 1 a écrit : deux symphonies (dont une avec orgue) ; un concerto pour piano et un pour viooncelle ; Une nuit de Walpurgis (chœur avec orchestre) ; un trio avec piano (op. 19) ; un quintette avec piano (op. 7) ; huit sonates pour orgue (intitulées Symphonies) ; une sérénade oour piano, flûte, violon, violoncelle et harmoîium (op. 10) ; des morceaux pour violoncelle et piano (op. 21) ; un grand nombre de morceaux pour piano; des mélodies; des chœurs (op. 25),des duos (op. 30) ; le psaume cxn, pour deux chœurs, deux orgues et orchestre ; un opéra : Maître Ambros ; un ballet ; La Korrigane ; de la musique de scène pour le Conte d'avril d'Aug. Dorchain ; etc. Cf. H. Imbert, Portraits et études.

WJEGAND 395

Wieck, 1. Friedrich, maître de piano renommé, né à Pretzsch, près Torgau, le 18 août 1785, m. à Loschwitz, près Dresde, le 6 oct 1873; étudia la théologie à Wittemberg. lut plusieurs années précepteur, puis fonda à Leipzig une fabrique de pianos et un magasin d'abonnement musical qu'il abandonna cependant bientôt. W. avait épousé en premières noces une fille du cantor Tromlit/.. dont il eut une fille, Klara, la célèbre pianiste et future épouse de Robert Schumann ; après avoir rompu ce mariage, qui avait été malheureux, Mme w. épousa le maître de musique Bargiel. Le succès extraordinaire avec lequel W. enseigna le piano à ses filles, Klara et Marie (.le son second mariage), lui procura une renommée telle qu'il se voua tout entier à l'enseignement du piano. En 1840, il transféra son domicile à Dresde et y étudia encore la pédagogie du chant, sous la direction de Mikscli, afin de pouvoir étendre son enseignement à ce domaine. Il a publié : Klavier und Gesang (1853) et Musikalische Bauernsprûche (2me éd. par Marie W., 1878), ainsi que plusieurs cahiers d'études. Cf. Friedrich Wieck und seine TÔchter Klara und Marie, par A. von Meichsner (1875) et Fr. W., par A. Kohut (1887). — 2. Alwin, fils du précédent, né à Leipzig, le 27 août 1821, m. dans la même ville le 21 oct. ÎSKÔ: il fit ses études de violoniste sous la direction de David et fut engagé, de 1849 à 1859, à l'orchestre de l'Opéra italien de St-Pétersbourg. W. vécut ensuite à Dresde où il enseigna le piano d'après la méthode de son père. Il a publié : Materialien zu Fr. Wiecks Pianofortemethodik (1875).

Wiedemann, Ernst-Johann, maître de chant au corps de cadets, à Potsdam, né à Hohengiersdorf, en Silésie, le 28 mars 1797, élève de Schnabel et de Berner, à Breslau, fut nommé en 1818 organiste à l'église catholique de Potsdam, fonda, en 1832, une société de chant mixte et, en 1840, une société chorale d'hommes. Il abandonna, en 1852, ses fonctions d'organiste et mourut, à Potsdam, le 7 déc. 1873. W. a composé des Messes, des hymnes, un Te deum, etc.

Wiederkehr, Jakoh-Chiustian-Mk.mmi., né à Strasbourg le 28 avr. 1739, m. à Paris en 1823; arriva à Paris en 1783, et fut violoncelliste au « Concert spirituel » et aux concerts de la Loge olympique. En 1790, W. entra comme bassoniste au Théâtre lyrique, puis, m 1797, il devint trombone à l'Opéra. 11 était, m outre, depuis 1794, professeur de chant au Conservatoire, mais fut éliminé lors de la réduction du personnel enseignant. W.a écrit douze moreeaui concertants pour instr. à vent, dix quatuors et deux quintettes pour instr. à archet, si\ quintettes pour instr. à vent et piano, six trios avec piano, six sonates pour violon, des pot pourris,

etc.

Wiegand, Josbph-Anton-Hbinrk n. excellenl chanteur scénique (basse), né à Frankisch- Crumbach (Odenwald) le 9 sept. L842; fit d'abord négociant el occupa diverses plaa

WIELHORSKI — WTLD

Angleterre, à Constantinople et à Paris. Expulsé de Paris en 1870, il profita du fait que depuis longtemps, il avait pratiqué le chant, pour accepter immédiatement un engagement à l'Opéra de Zurich. Il passa de là à Cologne et fut, de 1873 à 1877, première basse à Francfort s/M. ; il fit, en 1877, une tournée de huit mois dans l'Amérique du Nord, avec la troupe Adams-Pappenheim, et fut engagé ensuite, de 1878 à 1882, au Théâtre municipal de Leipzig. Il se rendit, en 1882, à l'appel de l'Opéra de la Cour, à Vienne, et passa enfin, en 1884, à l'Opéra de Hambourg. W. a pris part aux exécutions de 1' « Anneau du Nibelung » à Berlin <1881) et à Londres (1882) ; il a chanté à Bayreuth, en 1886, les rôles de Gurnemanz et du roi Marke avec un immense succès, et compta •dès lors parmi les chanteurs les plus appréciés de son emploi.

Wielhorski, comte, nom de plusieurs amateurs de musique distingués : Michael-Juriewitch-Matuschkin, né en Volhynie le 31 oct. 1787, m. à Moscou le 9 sept. 1856; écrivit, entre autres, un quatuor pour instr. à archet et des variations de violoncelle pour son oncle, le comte Matthias W. qui était un élève de Bernhard Romberg et un excellent violoncelliste. Son frère, Joseph, était excellent pianiste, violoncelliste et compositeur de nocturnes, fantaisies, caprices, romances sans paroles, marches, etc. pour piano.

Wieniawski, 1. Henri, remarquable violoniste, né à Lublin le 10 juil. 1835, m à Moscou le 31 mars 1880; arriva tout jeune avec sa mère, une sœur d'Edouard Wolff, à Paris, devint, déjà en 1843, élève de Clavel et, en 1844, de Massart, au Conservatoire, et remporta, en 1846, le premier prix de violon. Après un séjour d'une année en Russie, il étudia encore l'harmonie, de 1849 à 1850, et posa les premières bases de sa renommée de virtuose. En 1860, W. fut engagé à St-Pétersbourg, comme virtuose de la Chambre impériale ; il y resta jusqu'en 1872, puis commença, avec Rubinstein, une tournée en Amérique qu'il continua seul jusqu'en 1874. La maladie de Vieuxtemps (v. ce nom) suggéra à la direction du Conservatoire de Bruxelles l'idée d'appeler télégraphiquement W. pour le remplacer ; en 1875, W. arrivait à Bruxelles et y débutait avec Je meilleur succès dans ses fonctions de professeur, qui prirent fin lorsque Vieuxtemps se sentit capable de reprendre ses occupations. W. entreprit alors de nouveaux voyages et mourut finalement à Moscou, dans un hôpital et sans la moindre ressource. W. a écrit deux concertos et quelques morceaux de genre qui, admirablement écrits pour violon, font partie du répertoire de la plupart des violonistes. — 2. Joseph, frère du précédent et remarquable pianiste, né à Lublin le 23 mai 1837; entra aussi, en 1847, au Conservatoire de Paris, dans les classes de Zimmermann, Alkan, Marmontel et, pour l'harmonie, de Le Couppey. En 1850, W. retourna avec son frère en Russie, et y donna beaucoup de concerts avec lui ; plus

tard, il travailla encore quelque temps sous 1; direction de Liszt, à Weimar, et sous celle di Marx (1856 ; théorie), à Berlin. Il vécut de nou veau plusieurs années à Paris et s'établit, ei 1866, à Moscou; nommé professeur d'un< classe de piano, au Conservatoire de cette ville il quitta cependant bientôt cet établissement e fonda une « Ecole de piano » particulière qu devint extraordinairement florissante.Plus tard W. transféra son domicile à Varsovie et enfir à Bruxelles, où il vit encore. Il s'est fait enten dre de nouveau davantage en public depuis h mort de son frère. W. a écrit un certain noua bre d'oeuvres pour piano, pour chant, poui orchestre, etc.

Wieprecht, Wilhelm-Friedrich, né à Aschersleben le 8 août 1802, m. à Berlin le 4 aoûl 1872 ; directeur des corps de musique de la Garde. W. est l'inventeur du tuba-basse (1835 avec le fabricant d'instruments Moritz) et du bathyphone (une sorte de clarinette basse 1839, avec Skorra), du piangendo des instni ments de cuivre à pistons, d'un contrebasson perfectionné, etc. Il coupa court à ses discus sions avec Sax sur la priorité de l'invention des bugles à pistons (« Saxhorns »).

Wiese, Christian-Ludwig-Gustav, baron de, écrivain musical, né à Ansbach en 1732, fut d'abord officier et chambellan à la Cour d'Ans bach, puis, à partir de 1757, à Dresde où il devint conseiller intime, et mourut le 8 août 1800. W. a écrit : Théorie de la division harmonique des cordes vibrantes (manuscrit à la Bibliothèque de Dresde ; copie à Berlin) ; Anweisung, nach einer mechanischen Behandlung das Klavier zu stimmen (1790) ; Versuch eines formularisch und tabellarisch vorgebil deten Leitfadens in Bezug auf die Quelle des harmonischen Tonungsausflusses (1792) ; Formularisches Handbuch fur die ausùbenden Stimmer der Tasteninstumente (1792) ; Der populàren Gemeinnûtzigkeit geividmeter, neu umgeformter Versuch ùber die logisch-mathematische Klangteilungs- , Stimmungs- und Temperaturlehre (1793) ; Discours analytique sur la cohérence imperturbable de l'unité du principe des trois premières parties intégrantes de la théorie musicale (1795) ; Ptolemaeus und Zarlino, oder voahrer Gesichtshreis der haltbaren Universalitàten der Elementar-Ton lehre, etc. (sans date).

Wietrowetz, Gabriele, excellente violoniste, née à Laibach en 1866, élève de Geyer et de Casper à 1' « Ecole styrienne de musique » à Prague, puis, pendant quelque temps, de Joachim, à Berlin.

Wild, Franz, célèbre ténor, né à Niederhollabrunn (Basse-Autriche) le 31 déc. 1792, m. à Oberdôbling, près Vienne, le 1er janv. 1860; fut enfant de chœur à Klosterneuburg et plus tard à la Chapelle de la Cour, entra comme choriste au théâtre de « Leopoldstadt » et comme soliste d'abord dans la chapelle Esterhazy, à Eisenstadt, puis, en 1811, au théâtre « an der Wien » d'où il passa, en 1813, à l'Opéra de la Cour. W. eut ensuite, de 1816 à 1830, divew

WILDEK —

ngagements à Berlin, Darmstadt (1817) et lassel (1825), puis, de 1830 jusqu'à sa mort, de ouveau à Vienne où il jouissait de la plus aute estime.

Wilder, Jérôme-Albert- Victor van, né à Vettern, près Gand, le 21 août 1835, m. à aris le 8 sept. 1892 ; étudia à Gand la philosohie et le droit, et prit ses grades dans les eux facultés. En 1860, il arriva à Paris où il e fit rapidement connaître par un grand nomre de traductions en français de lieder et 'opéras allemands. Il déploya, eu outre, une '?conde activité comme musicographe (collaboateur du « Ménestrel », etc.) ; il convient de oter particulièrement sa biographie de Moart : Mozart, V homme et V artiste (1880). Sa aduction des poèmes des drames musicaux e Wagner, très libre en soi et au point de vue e l'adaptation musicale, a été vivement disutée.

Wilhelm, Karl, né à Smalkalde le 5 sept. 1815, . dans la même ville le 26 août 1873 ; fut, de 840 à 1865, directeur de la « Liedertafel » de ^refeld. W. est l'auteur du lied : Die Wacht m Rhein qui est devenu célèbre en Allemagne urtout par la guerre 1870-1871) ; il reçut de ce kit, à partir de 1871, une pension annuelle du ouvernement, de trois mille sept cent cinuante francs.

Wilhelm von Hirschau, originaire de Baière ; devint, en 1032, écrivain de légendes 'Othlo de Wùrzbourg. et fut, de 1068 jusqu'à a mort, survenue le 4 juin 1091, abbé du codent de Hirschau, dans la Forêt-Noire. W. est auteur d'un traité -de théorie musicale reprouit par Gerbert (« Script. » II) ; une autre disertation : De musica et tonis, qui lui est attriuée, appartenait autrefois à von Murr, à Nuremberg (cf, von Murr : Notitia duorum odicum musicorum, 1801), mais elle a été erdue. Le Dr Hans Mùller a écrit une monoraphie sur W. v. H. (1883). Cf. aussi M. Kerer, Wilhelm der Selige, Abt von Hirschau 1863) et A. Hermesdôrffer, Forschungen zur reschichte des Abtes W. v. H. (1874).

Wilhelmj, 1. August, célèbre violoniste, "né à Jsingen (Nassau) le 21 sept. 1845, reçut les tremières leçons de violon de K. Fischer, à -Viesbaden, et devint un virtuose à la fois renarquable et extraordinairement précoce. De 816 à 1864, il jouit de l'enseignement de David, iu Conservatoire de Leipzig, et fut, pour la héorie, élève de Hauptmann, de Richter et )lus tard, à Wiesbaden, de Baff. Déjà au ;ours de ses études, W. se produisit aux conlerts du « Gewandhaus » (1862) ; ses études erminées, il commença la vie errante du viruose qui l'a conduit presque partout dans le nonde civilisé : en Suisse (1865), puis en Hol-

nde et en Angleterre (1867), en Russie (1868), le nouveau en Suisse, en France et en Belgi- [ue (1869), etc. En 1872, il se produisit pour la )remière fois à Berlin et, en 1873, à Vienne ; il it, de 1878 à 1882, le tour du monde (Amériques lu Nord et du Sud, Australie, Asie), remporant partout un succès qui grandissait sans

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cesse. Lors des solennités théâtrales de Bayreuth, en 1876 (« L'Anneau du Nihelung > de Wagner), il remplit les fonctions de premier violon-solo. En 1871, W. recul le litre de ■ professeur ». W. habita longtemps Biebrich s Rh. où il fonda, avec B. Niema nu (v. ce nom), une « Ecole supérieure de violon ». 11 habite, depuis 1886, Blasewilz, près Dresde. W. esl l'un des violonistes contemporains les plus remarquables et il joint à une technique de premier ordre, un don d'interprétation génial. S;i bellesœur— 2. MARiA(née Gastell), née à Mayence, le 27 juil. 1856, fut une excellente cantatrice de concerts (soprano). Elle lit d'abord son éducation musicale pour le piano et la théorie auprès de Lux, Schoch, Baff, Mme ïausig, Reissmann et Leschetitzky. Pour le chant, elle fui élève de sa mère (Mme Gastell-Ganozzi), de Hedwig Boland et de M1Ile Viardot-Garcia. Elle a débuté en 1886, comme cantatrice de concerts, dans la « Cloche » de Bruch, et s'est rapidement conquis une place incontestée dans l'estime générale.

Wilhem, Guillaume-Louis (Bogquiu.on. surnommé W.), le propagateur de la méthode d' « enseignement mutuel » dans la musique, né à Paris le 14 déc. 1781, m. dans la même ville le 26 avr. 1842 ,• fils d'un officier, il entra déjà à l'âge de douze ans dans un régiment. mais étudia, de 1801 à 1803, au Conservatoire et devint dans la suite maître de musique à l'Ecole militaire de St-Cyr puis, en 1810. maître de musique au Lycée Napoléon ( Collège Henri IV), poste qu'il a occupé jusqu'à su mort. Mais, lorsque sa méthode, éprouvée tout d'abord dans des cours privés, eut porté de bons fruits, il occupa, en outre, des postes toujours plus importants de maître de chant dans des écoles et, en dernier lieu, celui de directeur général de l'enseignement musical dans les écoles de Paris (avec 6000 fr. d'appointements). Les orphéons (v.ce mot) sont sa création. W. a composé un grand nombre de (liants à une ou plusieurs voix, entre autres sur des textes de Béranger avec lequel il était lié d'amitié, il a publié une grande collection de chœurs a cappella: L'Orphéon (1837 à 1840,5 vol.: LOvol. dans la dernière édition). Ses écrits pédagogiques sont: Guide de ta méthode élémentaire et analytique de musique et de chant (1821- 1824 ; a paru aussi sous le titre : Méthode élémentaire, analytique, etc., 1835, el avec d autres variantes encore: Guide complet, 1889) ; Tableaux de lecture musicale et ^exécution vocale (1827 à 1832); Nouveau.,- tableaux de lecture musicale et de citant élémentaire (1885) el Manuel musical à l'usage des collèges, des institutions, etc., comprenant pour tous les modes d'enseignement le texte et lu musûp partition des' tableaux de la méthode de leC' ture musicale, etc. (1836, 2 vol. et dés Lus souvent). Des notices biographiques sur W. ont été publiées par [souard (1842), E. Niboyet (1843) el Lafage (1844).

Wilhorski, 1. Matwéi-JorÏewitch, comte, ne en Volbvuie le L9oct. L787,m. en 1868; excel-

DIOTIONNAIRE DE MUSIQUE. — 0 (

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lent violoncelliste. élève de Bernhard Romberg, fut directeur de la Société impériale russe de musique, à St-Pétersbourg. Il a légué sa grande et importante bibliothèque au Conservatoire de St-Pétersbourg, et son superbe « Stradivarius » à Karl Davidow. Son frère — 2. Michail- Jurïewitch, comte, né en Volhynie le 31 oct. 1788, m. à Moscou le 28 août 1856; auteur de romances très goûtées en Russie.

Wilke, Chrisïian-Friedrich-Gottlieb, remarquable connaisseur d'orgues et organiste, né à Spandau le 13 mars 1769. m. à Treuenbrietzen, le 31 juil. 1848; devint organiste, en 1791, à Spandau, en 1809 à Neuruppin. Il fut nommé, en 1820, « directeur royal de musique » et, en 1821, commissaire du gouvernement pour la construction des orgues. W. a écrit : Beitrâge sur Geschichte der neuern Orgeibaukunst (1846) ; Usber Wichîù/keit und Unentbehrlichkeit der Orgelmixturen (1839); Leitfaden zum prahtischen Gesangsunterrîcht (1812); des descriptions des nouvelles orgues de Perleberg (1831) et de Salzwedel (1839) et une série d'articles techniques, en partie de grande valeur, sur la construction des orgues, articles parus dans 1' « Allgemeine Musikalische Zeitung » et dans la « Gaecilia ».

Willaert, ADRiAx(Vuigliart,Vigliar, Wigliardus, appelé aussi simplement Adriano), l'illustre maître d'Andréa Gabrieli, de Cipr. de Rore, de Zarlino et d'autres, ce qui fait de lui, aux yeux des historiens, le fondateur de 1' « école vénitienne », né à Bruges ou (d'après van der Straeten) à Roulers, vers 1480 ou 1490, m. à Venise le 7 déc. 1562 ; élève de Jean Mouton et de Josquin Deprès, il partit en 1516 pour Rome où il semble cependant n'avoir point trouvé de place. Il vécut quelque temps à Ferrare, puis à la Cour de Louis II de Bohême et de Hongrie, et fut nommé, le 12 déc. 1527, maître de chapelle de l'église St-Marc, à Venise, comme successeur de P. de Fossis. Son propre successeur fut l'un de ses élèves : Ciprien de Rore. La géniale innovation de Willaert, celle qui a marqué son école d'un sceau tout spécial d'originalité, est la composition pour doubles chœurs ; cette innovation lui fut du reste inspirée par la disposition même, dans l'église St-Marc, de deux orgues se faisant face et ayant chacun leur galerie. Les œuvres de W. qu'on a conservées sont : un livre [cinq] de Messes à quatre voix (1533); deux livres de motets à quatre voix (1539, 1545); un livre de motets à six voix ( 1542) ; deux livres de motets de quatre à sept voix (1561); des Canzone viUanesche à quatre voix (1545); des madrigaux à cinq voix (1548) ; Fantasie o ricercari... a 4 e 5 voci, par W. et de Rore (1549); des psaumes de vêpres de quatre à huit vois « auctoribus Adriano W. et Jachetto » (van Berchem [v. ce nom], 1550, etc.); des madrigaux à six voix, par Verdelot et W. (1561); des hymnes à quatre voix (1550); Musica nova (1559, contient des motets et madrigaux de quatre à sept voix); Sacri e santi salmi che si canlano a vespro et compléta .. a un choro et a quatlro voci (1571) ; on trouve des

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morceaux détachés de W. dans « Musica tre voci » de Girol. Scotto (1556), « Motetti delh Corona » de Petrucci (1519), « Thésaurus » d Montan-Neuber et dans d'autres anthologie* italiennes, françaises et allemandes, de l'épo que. W. a publié, en outre, vingt-deux madri ,uaux de Verdelot.en tablature de luht (1536) Cf. pour le reste la monographie sur W., pai Eitner, dans les « Monatshefte fur Musik Geschichte » (1887, 6 et suiv.).

Willent, (W.-Bordogni), Jean-Bapttste-Jo seph, bassoniste virtuose, né à Douai le 8 déc 1809, m. à Paris le 11 mai 1852 ; élève de Del cambre, au Conservatoire de Paris, fut pre mier basson à l'Opéra italien de Londres et ai Théâtre italien de Paris. Il devint, en 1834 gendre de Bordogni (v. ce nom), à New- York voyagea quelques années avec sa femme, pui devint professeur de basson au Conservatoire de Bruxelles et, en 1848, à celui de Paris. W. a écrit une Méthode de basson, quatre fantaisie pour basson et orchestre ou piano, un morceai concertant pour basson et clarinette et un duc pour hautbois et basson. Deux opéras de lui Le moine et Van Dych, ont été représentés à Bruxelles, en 1844 et 1845.

Willing, Johann-Ludwig, organiste à Nordhausen, né à Kûhndorf le 2 mai 1755, m Nordhausen à la fin de sept. 1805 ; a publié des sonates pour piano, pour violon, pour violon celle, un concerto pour violoncelle et un pour violon, des duos pour violons, etc.

Willmann, Maximilian, né à Forchtenberg (Hohenlohe) vers 1745, m. à Vienne en automne 1812; excellent violoncelliste, membre de la cha pelle du prince électeur, à Bonn. Ses deux tilles se vouèrent à la musique : l'aînée , Marie (W Huber), fut une excellente pianiste (élève de Mozart), et l'autre Mme W.-Galvani, née vers 1770, m. à la fin de déc. 1811, fut une cantatrice (contralto) de talent. Cette dernière fut engagée à la Cour de Bonn et, plus tard, dans la troupe de Schikaneder.

Willmers, Heinrich-Rudolf, pianiste , W à Berlin le 31 oct. 1821, m. à Vienne le 24 août 1878; élève de Hummel, à Weimar, ainsi que de Fr. Schneider, à Dessau, fit des tournées de concerts puis accepta, en 1864, une place de maître de piano au Conservatoire Stern, à Berlin. Toutefois, il quitta déjà ce poste en 1866, et vécut depuis lors à Vienne où il perdit subitement la raison, en 1878. W. a publié un grand nombre de morceaux brillants pour piano, et une sonate pour violon (op. 11).

Willy, v. Gauthier- Villars (supplément).

Wilm, Nikolai von, compositeur, né à Riga le 4 mars 1834 ; élève du Conservatoire de Leipzig (1851 à 1856), devint en 1857, après un long voyage d'études, deuxième maître de chapelle au Théâtre municipal de Riga. En 1860, il fut nommé, sur la recommandation de Henselt, maître de piano et de théorie à l'Institut Nicolas de St-Pétersbourg. Après avoir reçu l'éméritat, en 1875, il transféra son domicile d'abord à Dresde, puis, en 1878, à Wiesbaden. Parmi ses compositions, les œuvres de

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usique de chambre (sextuor pour instr. à arîet, op. 27) sont surtout connues ; puis vienmt des morceaux pour piano à deux et à quae ms. (instructifs et agréables), des suites à jatre ms. (op. 25, 30, 44, 53), Schlesische lleise- :lder(op. 18), Die schune Magelone (oy.'Sty, des |eder, des chœurs, des motets (op. 40) et des lorceaux pour harpe (en tout, environ cent ingt-cinq œuvres). Un recueil de poésies de 7. a paru, en 1880, à Riga.

Wilms, Jan- Willem, compositeur, né àWitzelden, dans le duché de Berg, le 30 mars 1772 ; pn père était instituteur et organiste. Luilème vécut depuis 1791, comme maître de mufeme, à Amsterdam où il mourut le 19 juil. 1847. \V. était membre de 1' « Académie néerlandaise » îembre honoraire de la société « Toonkunst » te: il a publié deux concertos de piano, un meerto de flûte, une sonate pour piano, un uatuor pour instr. à archet, deux trios, une -mate pour violon, etc.

Wilphlingseder, Ambrosius, cantor à l'église t-Sébald, à Nuremberg, m. le 31 déc. 1563 ; a ublié : Erotemata musices practicae (1563) , etit catéchisme musical qui eut plusieurs édions, surtout dans la traduction allemande qui arut en même temps, sous le titre de : Musiha zutscli , der Jugend zu gut gestellt.

Wilsing, Daniel-Friedrich-Eduard, né à lôrde, près Dortmund (Westphalie), le 21 oct. 809; son père était pasteur et l'envoya au ymnase de Dortmund, puis au séminaire 'instituteurs de Soest. En 1829, il se rendit à Vesel comme organiste de la cathédrale probante, mais partit en 1834 pour Berlin où il it encore, comme compositeur et maître de lusique. Il a publié des lieder et des chœurs, ois sonates et un De profundis à seize voix our lequel il reçut de Frédéric-Guillaume IV la lédaille d'or « pour l'art ». Robert Schumann crivait de cette dernière composition que c'était un des chefs-d'œuvre les plus grands et les lus puissants de son époque. En 1889, la première et la seconde partie de son oratorio Jésus "Âristus, furent exécutées par les soins de son lève Arnold Mendelssohn, dans la « Beethoenhalle » de Bonn ; cette exécution ramena ans le courant de la vie musicale l'artiste moureux de la vie contemplative.

Wilson, John, célèbre virtuose sur le luth, îé à Feversham (Kent) le 5 avr. 1594, devint n 1644 Dr en musique à Oxford, en 1656 proesseur, en 1662 membre de la « Ghapel Royal » i Londres, et mourut à Westminster (Londres) e 22 févr. 1673. Il a publié : Psalterium Caroinum (dédié à Jacques n) for 3 voices and an wgan or theorbo (1657), Cheerful Airs and Sallads pour une voix seule et chœur à trois :oix (1660) ; d'autres airs, avec théorbe ou basse le viole, ont paru dans les « Select airs and lialogues » de 1652-1653 et 1659, dans le « Musical companion » de Playford, etc. Les bibliohèques de Londres renferment des manuscrits le W.

Wilt, Marte (née Liebenthaler), excellente cantatrice dramatique, née à Vienne le 30 janv.

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