WREDE
WÙLLNEH
inq quatuors pour instr. à arch., neuf trios our violons, alto et violoncelle, un concerto our violoncelle et un pour flûte, trois trios our deux flûtes et violoncelle, des diversement s pour piano et trois instr. à arch. :>p. 34), des trios avec piano (op. 21) et trois onates pour piano. W. a laissé encore environ inquante œuvres manuscrites. — 2. Anton, rère du précédent, violoniste aussi, né à îeureisch en 1761, m. à Vienne en 1819 ; élève e son frère, d'Albrechtsberger, de Mozart t de Haydn , il fut maître de chapelle du || rince Lobkowitz, en même temps que profeseur de violon fort apprécié à Vienne. Ses ompositions sont : deux Messes (manuscrites), n concerto pour violon, six quintettes pour eux violons, deux altos et violoncelle, cinq iuatuors pour instr. à arch., des duos de vio- I3ns, des variations pour deux violons et pour iolon et basse, des sonates de violon avec asse et une Méthode de violon. Sa fille, Kahakina(Kraus-W.) fut une cantatrice de théâ- !re et de concert très estimée.
Wrede, Ferdinand, pianiste et compositeur, é à Hanovre en 1828 ; élève de Methfessel, larschner et Litolff, vit actuellement comme irecteur de musique et directeur de la « Singkademie », à Francfort s/O. Il a composé des norceaux pour piano, des chœurs pour voix 'hommes, des lieder, etc.
Wùerst, Richard-Ferdinand, né à Berlin le 2 févr. 1824, m. dans la même ville le 9 oct. 881 ; termina son gymnase puis devint élève e Rungenhagen, à l'Académie, et reçut pour le iolon les leçons de Hubert Ries, et, plus tard, le David (Leipzig) en même temps que pour la omposition, celles de Mendelssohn. De 1845 à 846, W. fit un voyage d'études, à Leipzig, Francort s/M., Bruxelles et Paris et s'établit ensuite
Berlin ; il a reçu, en 1856, le titre de « directeur oyal » de musique, en 1874 celui de « profeseur. » Il a été élu, en 1877, membre de l'Acadélie des Beaux- Arts et remplit pendant un cerain nombre d'années les fonctions de maître de omposition au Conservatoire Kullak. De 1874
1875, W. a rédigé la Neue Berliner Musikeitunt/ (Bote et Bock). Il a écrit sept opéras qui nt été plusieurs fois représentés (Der Ro Internet, Vineta, Stem von Turan, Eine Kûnstlereise, Faublas, A-iny-fo-hi, Die Ot'fiziere der iaiserin), une cantate lyrique : Der Wassertech, des symphonies (la seconde, op. 21, couonnée en 1849 à Cologne), des ouvertures, des uatuors pour instr. à arch., un concerto pour iolon, un air de concert, etc. Les critiques uusicales que Wùerst fournissait soit à des ournaux spéciaux, soit au « Berliner Fremdenlatt » était fort considérées.
Wùllner, Franz, pédagogue musical d'un rès haut mérite et excellent chef d'orchestre, é à Munster, en Westphalie, le 28 janv. 1832; on père (m. en 1842, comme directeur de gymiase à Diisseldorf) était institueur à Munster ù W. lui-même termina, en 1848, son gymnase, out en faisant ses premières études musicales uprès de C Arnold et A. Schindler. Lors-
que, en 1848, Schindler alla vivre a Francfort, W. le suivit el continua à travailler auprès de lui et de F. Kessler, jusqu'en 1852. Il passa l'hiver 1850-51 à Berlin, lui relations vies avec Dehn, Rungenhagen, Civil, etc. Il vécut ensuite deux ans (1 852-1 85 'n à Bruxelles, où ilfit la connaissance de Fétis el de Kufferath, Cologne, Brème, Hanovre (avec Brahms et Joachim), Leipzig (0. Jahn, M«>scheie^. David, Haaptînànn), se fit entendre dans un grand nombre de concerts comme pianiste el remporta de réels succès (entre autres avec Les «dernières» de Beethoven). W. s*éial>lil en 1854 à Munich où il reçut, en 1856, un poste de maître de piano au Conservatoire. En 1858, il fut appelé comme directeur de musique de la ville, à Aix-la-Chapelle ; il recul en 1861 lf titre de « directeur royal » de musique et dirigea en 1864, avec Rietz, le 41me festival de musique du Bas-Rhin. Rappelé en 1864 à Munich, d'abord comme directeur de la Chapelle de la Cour (chœur d'église) dont il élargit la sphère d'activité en lui faisant donner des concerts, puis aussi, en 1867, comme directeur des classes de chœurs de l'Ecole royale de musique qu'on venait de réorganiser, il écrivit pour celles-ci ses Choriibunt/en der Munchener Musikschule. En 1869, W. succéda à H. de Bulow, en qualité de directeur de l'Opéra de la Cour et des Concerts académiques, puis il devint inspecteur «le la section de musique pratique au Conservatoire. Il sut mener à bien, malgré des circonstances extraordinairement compliquées et défavorables, la première représentation de l'Or du Rhin, bientôt suivie, en 1870, de celle de la Walkijrie. 11 fut alors nommé, en 1870, premier chef d'orchestre de la Cour el reçut, en 1875 le, titre de « professeur royal ». A partir de 1872, W. avait à partager quelques-unes «le ses charges avec Levi. W. quitta Munich eu 1877, pour se rendre à Dresde où il succédait à Rietz, comme maître de chapelle «le la Cour royale et comme directeur artistique du Conservatoire. L'Université de Munich h' nomma alors Drphû. hon. c. Mais en 1882, el sans aucune raison plausible, il fut exclu de la direction de l'Opéra, en faveur de Schuch,avec lequel il avait jusqu'alors partagé la direction de Vi >péra royal, des concerts de la < lour et des concerts symphoniques : il l'ut dédommagé de cette injustice parle brillant accueil qui lui fut réservé, lorsqu'il dirigea la fête de musique du Bas- Rhin, à Aix-la-Chapelle (1882), ainsi que par la proposition qui lui l'ut faite de on. luire, dans l'hiver 1883-84, les concerts de l'< Irchestre philharmonique, à Berlin. Enfin/le lw octobre 1884, W. a été appelé, comme successeur de Ferd. Hiller, à la tète du Conservatoire el des Concerts du Gûrzenich, à Cologne; il remplit depuis lors ces fonctions, avec le plus grand succès En 1886, 1890, 1894 el 1898, W. a dire festivals de musique du Bas-Rhin. E est aussi un compositeur fort respectable; on connaît de lui une cantate: Heinrich der Finkler (1864), des Messes, des motets, un Miserere pour double chœur (op. 26), le psaume cxxv avec orches-
\VUNDERLIGH
YSAYE
tre (op. 40), lin Slabat Mater pour double chœur (op. 45), de la musique de chambre, des lieder, des chœurs et des morceaux de piano. Il faut encore citer spécialement ses récitatifs pour YOberon de Weber, adoptés aujourd'hui par la plupart des grandes scènes.
Wunderlich, Johann-Georg, célèbre flûtiste, né à Bayreuth en 1755, m. à Paris en 1819 ; élève de son père et plus tard de Rault, à Paris, il entra en 1779 au « Concert spirituel », devint en 1782 second et, en 1787, premier flûtiste de la Chapelle royale et de l'orchestre de l'Opéra, puis, en 1794, professeur de flûte au Conservatoire nouvellement fondé. Son élève le plus célèbre est ïulou. \V. se retira de l'orchestre de l'Opéra en 1818, mais enseigna au Conserva-
toire jusqu'à sa mort. Il a publié : des sonates pour flûte avec basse, six duos pour flûtes, six soli pour la flûte à cinq clefs, six divertissements, plusieurs cahiers d'études pour la flûte à cinq clefs, neuf grands soli, trois sonate avec basson ou violoncelle et une Méthode d f.ûte.
Wurm, Wilhelm, né à Brunswick en 1826; virtuose sur le cornet à piston, vit depuis 1847 à St-Pétersbourg où il a été nommé, en 1862, professeur de cornet à piston au Conservatoire Il est en outre, depuis 1869, premier chef de tous les régiments russes réunis de la Garde. W. a composé plusieurs morceaux pour son instrument.
Xaenorphika, v. Roellig.
Xylander (Holtzmann),Wilhelm, professeur de langue grecque à Heidelberg, né à Augsbourg le 26 déc. 1532, m. à Heidelberg le 10 févr. 1576; a publié une traduction latine du traité de Psellos sur les mathématiques et la musique.
Xylophone (ail. Strohfiedel: lat. iisalterium
ligneum), instrument à percussion dont les chanteurs tyroliens font grand cas et qui se compose d'une série de baguettes de bois ac cordées, disposées sur des supports en paille et percutées par l'instrumentiste au moyen de petits marteaux de bois. Saint-Saëns a fait un usage très caractéristique du x., dans sa Danse macabre pour grand orchestre.
Yost, Michel, clarinettiste, élève de Béer, né à Paris en 1754, m. le 5 juil. 1786; a publié : quatorze concertos de clarinette, cinq quatuors pour clarinette et instr. à archet, huit cahiers (!<■ duos de clarinettes et un de variations pour clarinette, alto et basse.
Young, Mattiiew, professeur à l'Université de Dublin, évêque de Clonfort et Kilmacduach (Pays de Galles), m. le 28 nov. 1800; écrivit : An inquiry into the principal pJienomena of sounds and musical strings (1784).
Youssoupow, prince Nicolas, compositeur et musicographe russe, né à St-Pétersbourg en 1827; violoniste de talent (élève de Vieuxtemps), il entretient un orchestre privé, clans son palais. Gomme compositeur, il s'est fait connaître, entre autres, par un Concerto symphonique pour violon et par une symphonie descriptive avec violon-solo : Gonzalvo de Cordova: com-
me musicographe, par une Luthomonographie historique et raisonnée (1856) et une Histoire de la musique en Russie (Ire partie : Musique sacrée suivie d'un choix de morceaux de chant d'église; 1862).
Yriarte, Don Thomas de, poète espagnol, né dans l'île de Ténériffe vers 1750, m. à Santa Maria, près Cadix, en 1791 ; secrétaire aux Archives d'Etat, à Madrid, a écrit, entre autres, un poème didactique en cinq livres : La musica (1779), qui a paru aussi en italien (trad. par Antonio Garcia, 1789), en français (par Grainville, avec des notes par le « citoyen Langlé », 1800) et en anglais (par John Belfour, 1811).
Ysaye, 1. Eugène, violoniste virtuose de renom, né à Liège le 16 juil. 1858; élève du Conservatoire de sa ville natale et, plus tard, de Vieuxtemps, à Bruxelles , remplit ensuite les
YZAC -
onctions de concertmeister de l'orchestre Bilse, Berlin (jusqu'en 1881). Il s'est créé très tôt ne grande réputation par une série de tournes de concerts et professa son instrument, e 1886 à 1898, au Conservatoire de Bruxelles. Y. a fait récemment encore de grandes tourîées en Europe et en Amérique, avec un sucïès retentissant, et il a, de plus, fondé à Bruxeles des « Concerts symphoniques » qu'il dirige l'une façon très remarquable. Le jeu ou mieux a personnalité musicale d'Y. est caractérisée par une grande puissance et par l'intensité du
Z.WGE 9Q«j
sentiment unio à une virtuosité de premier ordre. Y. a écrit six concertos de violon. d< nations sur un thème de Paganini, etc., mais il n'a publié que quelques pièces de peu d'importance. — 2. Théophile, frère du'précédent, néàVerviersen 1865: pianiste distingua ei compositeur de mérite, s'est fait connaître surtout par une originale Suite wattone, pour orchestre. Il a écrit, en outre, des concertos de piano, de la musique symphonique, des ci.
niques, des mélodies, etc.
Yzac, v. Lsaa( :.
Zabel, Karl, compositeur de danses, de ballets, de morceaux pour musique militaire, etc., né à Berlin le 19 août 1822, m. à Brunswick le 19 août 1883; était deuxième maître de chapelle du Théâtre de la Cour, à Brunswick.
Zacconi, Ludovigo, moine augustin et directeur de chœur dans le couvent de son ordre, à Venise, devint en 1593 membre de la chapelle de la Cour à Vienne, puis, en 1595, à Munich. Il rentra plus tard à Venise. Z. a écrit l'un des ouvrages de théorie musicale les dIus remarquables de son époque, sous le tire : Praiica di musica (lre partie 1592 [1596], 2e partie 1622). Cet ouvrage traite avec grande distinction non seulement de la théorie proportionnelle et du contrepoint, mais encore des instruments de l'époque sur lesquels il donne d'intéressants renseignements.
Zachariœ, Eduard, né à Holzappeler-Hiitte, dans le duché de Nassau, en 1828; étudia la théologie évangélique tout en s'occupant avec passion de musique, de physique et d'acoustique. Il s'occupa longtemps de l'exploitation de son invention (la « Kunstpedal », cf. pédale), dans les principales villes d'Allemagne. Z. vit actuellement, comme pasteur, à Maxsayn, clans le district d'Unterwesterwald.
Zachau, 1. Peter, musicien du conseil de Lubeck, a publié : 7 Branlen, dazu Gif/en, Gavotten, etc. und mit 3 Couranten (1683), ainsi que Erster Teil vierstimmiger Viol di gamb Lustspiele solo, bestehend in Prœludien, Alemanden, Couranten, etc. (1693). — 2. Friedrich- Wilhelm, le maître de Hïendel, né à Leipzig le 19 nov. 1663, fut à partir de 1684 et jusqu'à sa mort, survenue le 14 août 1712, organiste de la « Liebfrauenkirche », à Halle s/S. Il a laissé des morceaux pour orgue, des transcriptions de chorals, etc., dont quelques-uns ont été reproduits dans des anthologies musicales (entre autres dans la Sammluung von Prœludien, Fugen, ausgefuhrten Chorâlen,etc, de Breitkopf et Haertel).
Zajic, Florian, né à Unhoscht (Bohème) le 4 mai 1853. Ses parents étaient pauvres, mais il put, grâce à plusieurs bourses qui lui furent accordées successivement, fréquenter pendant huit ans le Conservatoire de Prague (Moritz Mildner, A. Bennewitz). Il devint ensuite membre de l'orchestre du théâtre d'Augsburg, puis concertmeister à Mannheim. en 1881 à Strasbourg (successur de Lotto), en 188'.) â Hambourg, et il succéda enfin, en 1891, à Sauret, comme maître de violon au Conservatoire Stern, à Berlin.
Zamminer, Frikdrich, professeur de physique à Giessen, né â Darmstadt vers 1818, m. â Giessen le 16 août 1856; a écrit un ouvrage de valeur : Die Musik und die musikaliscln'i' Instrumente in ihrer Beziehung zu dcn Gfesetzen der Ahustik (1855).
Zanettini, v. Gianettini.
Zang, Johann-Heinrich, né à Zella-St-Blasii, dans le district de Gotha, le 1:; avr. 1733, lui pendant deux ans élève de J.-S. Bach, à Leipzig, et mourut à Mainstocklieini (Bavière), où il était cantor, le 18 août 1811: a publié : Singende Muse am Main (1776), ainsi qu'un Kunst- wnd Handicerhsbuch dont la deuxième partie porte un titre spécial : Der vollhommene Orgelmacher, oder Lehre von der Orgel- ">«l Windprobe (1804). Des cantates d'église, des Bonatea pour piano et des trios avec orgue, de sa <<>inposition, sont restés manuscrits.
Zange (Zangius), Nikolaus, était en 159? maître de chapelle du prince de Brunswick, i plus tard à la Cour de Vienne, devint eu 1612 maître de chapelle de L'Electeur de Brandebourg, à Berlin, m. avant 1620; auteur de : Schone ieutsche geistltche und weltliche der, à cinq voix (1597, Bibliothèque de Liegnitz); AnderTheildeutscherLieder(WU à troir voix, ibid.)\Litstigeneuedeut$cheLiederundQuodlibete (cinq à six voix, publié en 1620, par Jakob Sclm.i«lt: Bibliothèque «le Berlin), el de Canliones sacrœ I 1680, Bibliothèque de
XANI DE FERRANTI
ZARL1NO
Danzig; évidemment une seconde édition, puisque la dédicace en est signée de Z., lequel était déjà mort en 1620). On trouve d'autres morceaux détachés de Z. dans le « Musikalischer Zeitvertreib » (1609), dans le « Florilegium Portense » de Bodenschatz (1688) et, en manuscrits, à la Bibliothèque de Berlin.
Zani de Ferranti, Margo-Aurelio, né à Bologne le 6 juil. 1800, m. à Pise le 28 nov. 1878; étudia d'abord le violon, puis la guitare sur laquelle il acquit une virtuosité rare et un jeu en quelque sorte mélodieux jusqu'alors inconnu. Z. eut une vie mouvementée, se rendit en 1820 à Paris et de là à St-Pétersbourg où il remplit une place de secrétaire privé. Il se produisit à partir de 1824, comme virtuose, à Hambourg, Paris, Bruxelles, Londres, etc. et s'établit en 1827, comme maître de guitare, à Bruxelles Il fut nommé, en 1846, professeur de langue italienne au Conservatoire de Bruxelles.
Zanobi da Gagliano, v. Gagliano.
Zaremba, Nikolai-Iwanowitch de, né en 1824, m. à St-Pétersbourg le 8 avr. 1879; élève de Marx, puis professeur au Conservatoire de St-Pétersbourg depuis la fondation de cet établissement (1862), il succéda à Antoine Rubinstein dans les fonctions de directeur qu'il occupa de 1867 à 1871. Z. était un excellent théoricien et un professeur distingué.
Zarembski, Jules de, né Schitomir (Russie) le 28 févr. 1854, m. dans la même ville le 15 sept. 1885; excellent pianiste, élève de Dachs, à Vienne, et de Liszt, à Weimar, jouait en 1878, à l'Exposition universelle de Paris, le piano Mangeot (à deux claviers renversés) et succéda, l'année suivante, à Brassin comme professeur au Conservatoire de Bruxelles. — Sa femme, Mme Zarembska, pianiste également, est actuellement encore à la tète d'une classe d'ensemble, au Conservatoire de Bruxelles.
Zarlino, Gioseffo, illustre théoricien, né à Chioggia, en Vénétie, le 22 mars 1517; entra en 1537 dans l'ordre des Franciscains, fut, à Venise, élève d'Adrien Willaert, succéda en 1565 à son camarade Ciprien de Rore, comme maître de chapelle de l'église St-Marc et fut plus tard, en outre, chapelain de « San Severo ». Z. mourut à Venise le 14 févr. 1590. On n'a malheureusement conservé que peu de compositions '!'■ Zarlino; les manuscrits des œuvres de musique sacrée qu'il a sans doute écrites en grand nombre pour l'église St-Marc ont été soustraits depuis longtemps, avec beaucoup d'autres, par une main sacrilège. Outre les courts exemples didactiques contenus dans ses ouvrages théoriques, on possède de Z. uniquement : un volume de Modulationes sex vocum (1566), une Messe (manuscrite, à la Bibliothèque du « Liceo filarmonico » de Bologne) et trois Lectiones pro mortuis qui ont été imprimées en 1563 par Hier. Scotto, à Venise, dans un recueil de motets à quatre voix de Ciprien de Rore et d'autres compositeurs. Les ouvrages théoriques de Z. sont : Istituzioni harmoniche (1558 [1562, 1 V, : ! ] ); Dimostrazioni harmoniche (1571 [1573] ), • l Sopplimenti musicali (1588). Ses œuvres
complètes ( Tutte V opère del R. M. Gioseffo Z. \ da Chioggia, etc., 1589, 4 vol.) contiennent, en outre, un certain nombre de dissertations parues aussi séparément et n'ayant pas trait à la I musique. Un grand ouvrage, en vingt-cinq vol., annoncé par Z. sous le titre : El melopeo perfetto, ou De re musica, ou De ut raque musica, est resté manuscrit et semble avoir été perdu (Cf. Cerone). Les traductions des Istituzioni de Zarlino, l'une en français, par Jehan Lefort (Bibliothèque de Paris), les autres en hollandais par Jan-Pieter Sweelinck (un élève de Z.), et en allemand par J. Kaspar Trost, sont restées manuscrites, en sorte qu'aujourd'hui encore l'on ne peut étudier Z. qu'à la source même. ■ suivit les traces de L. Fogliani, en insistant sur les déterminations d'intervalles de Ptolémée (v. ce nom) pour le Diatonon syntonon; il parvint même à en assurer l'adoption, d'une manière durable, bien que leur justification naturelle (par le phénomène des sons harmoniques) ne fut découvert qu'un siècle et demi plus tard. Il convient d'ajouter cependant que le rapport de la tierce, 4 : 5, n'est pas dans le système de Z. sans aucun fondement; le grand théoricien oppose en effet déjà de façon consciente les deux principes de la consonance majeure et de la consonance mineure, en ce sens qu'il base l'un sur la division harmonique, l'autre sur la division arithmétique de la corde, — autrement dit, l'accord majeur trouve sa justification naturelle dans les rapports de longueur des cordes : 1. 1/<2- Va- V* Vs- Vg> l'accord mineur dans les rapports : 1. 2. 3. 4. 5. 6. De là, pour l'accord majeur, la dénomination de Divisione armonica, pour l'accord mineur celle de Divisione arilmetica. Les deux séries donnent pour la tierce le rapport 4 : 5. Z., de même que beaucoup plus tard M. Hauptmann, ne connaît qu'une seule et unique espèce de tierce (la tierce majeure) et dit que les tierces d'un accord majeur et d'un accord mineur diffèrent, « non par leur grandeur, mais par leur position respective »• Si ce germe d'une théorie d'harmonie rationnelle, dans le sens dualiste (cf. lstituzioni, I, chap. 30 et III, chap. 31), ne s'est pas immédiatement développé, c'est uniquement à l'apparition très peu postérieure (si ce n'est même antérieure) de la basse chiffrée qu'il faut l'attribuer; en effet, celle-ci désignant tous les intervalles à partir du son le plus grave ne pouvait autrement que différencier les accords majeur et mineur par la grandeur de la tierce. Ce fut Tartini (v. ce nom) qui, le premier, reprit l'idée géniale de Z., mais il ne put se défaire complètement du système de la basse chiffrée et sa tentative resta sans succès appréciable. L'idée même d'une opposition (polarisme) du majeur et du mineur fut oubliée à tel point que M. Hauptmann put la formuler (1853) comme quelquechose d'absolument nouveau. Les lstituzioni renferment, en outre, une explication très claire et systématique du double contrepoint (Contrappunto doppio) à l'octave, à la douzième et renversé (a moti conlrarii), puis du canon et du double canon à l'unisson, à l'oc-
ZARZUELA — ZELLNEH
îllll
ave, à la quinte supérieure et inférieure: le out est accompagné de nombreux exemples jonstruits sur un seul et unique cantus firmus (Veni créât or).
Zarzuela (esp.), forme spéciale d'oeuvre scénique dans laquelle le parlé et le chanté trouvent place, ce qui fait qu'on considère souvent, à tort, le terme de Z. comme l'équivalent absolu d'opérette. Zarzuelero, compositeur de z.
Zarzycki, Alexandre, pianiste et compositeur, né a Lemberg le 21 févr. 1834, m. à Varovie le 1er nov. 1895; fit ses études musicales à Lemberg, puis à Paris (sous la direction de Reber), et entreprit des tournées de concerts en Pologne, en Autriche et en Allemagne. En 1870, Z. devint directeur de la « Société de musique » de Varsovie et il succéda enfin, en 1879, à App. de Koutski, comme directeur du Conservatoire de cette ville. Z. a écrit des pièces pour piano avec et sans orchestre, une célèbre Mazurka Dour violon avec ace. de piano, des mélodies, etc.
Zaytz, Giovanni von, né à Fiume en 1834, fils d'un chef de musique militaire autrichien, élève du Conservatoire de Milan (1850-1856), sous la direction de Lauro Pvossi, montra de bonne heure des dispositions spéciales pour la com- Dosition dramatique. Il vécut jusqu'en 1862 à Fiume, puis à Vienne et, depuis 1870, à Agram où il est chef d'orchestre de théâtre et maître de chant au Conservatoire. En plus de nombreuses Messes, de lieder, de chœurs et de morceaux de musique instrumentale, Z. n'a pas composé moins de vingt ouvrages scéniques (la plupart des opérettes en un acte : La Tirolese [1855, au Conservatoire de Milan], Amalia, Mannschaft an Bord, Fitzlïputzli, Die Lazzaroni, Die Hexe von Boissy, Nachtschioàrmer, Bas Rendez-vous in der Schweiz, Bas Gaugericht, Nach Mekka, Sonambula, Ber Schuss von Potterslein, Meister Puff, Ber Raub der Sabinerinnen, Ber Gefangene Amor ; mais aussi des opéras croates : Nicola Subie Zrinjski [le tout premier opéra écrit en langue croate, 1876], Ban Légat, Mislav. Lizinka, Pan Twardowski et une opérette croate: Aphrodite [1888]).
Zeckwer, Richard, né à Stendal en 1850, fit ses études musicales à Leipzig, puis partit pour Philadelphie où il est actuellement à la tête d'une florissante Academy of Music. Z. a composé des œuvres pour orchestre, pour piano et pour chant.
Zeelandia, Henricus de, l'un des plus anciens contrapuntistes et théoriciens néerlandais (vers 1400), auteur d'un traité théorique, Be musica, qui renferme des exemples de musique et se trouve à la Bibliothèque de Prague. Les essais de composition de Z. manquent totalement de souplesse et sont, le plus souvent, très gauches. Cf. 1' « Histoire de la musique » d'Ambros, vol. II, où l'ouvrage de Z. est à la fois résumé et cité avec beaucoup de détails.
Zelenka, Johann-Dtsmas, compositeur, né à Lannowicz (Bohème) le 16 oct. 1679, m. à Dresde le 23 déc. 1745 ; entra en 1710, comme contrebassiste dans la chapelle royale de Pologne, à Dres-
de, puis fut envoyé avec lu suit.., lu princeélecteur, de 1716 à 1717. à Venise et, de 1"/ L8 à \'< 19, à Vienne. Il fut en relations avec A. Lotti et .i.-.i. Fux et reçut peut-être aussi des conseils d'eux. Z. remplit ensuite, à Dresde, Lob fonctions de deuxième chef d'orchestre, s„ns Heinichen, après la mort duquel il fut seul chef, sans parvenir cependant à se faire accorder Le litre de maître de chapelle de la Cour. Il tut nommé par contre, en 1735, compositeur d'église di la Cour. Z. n'a pas composé moins de vingl Messes, puis un grand nombre de fragments de Messes, trois Requiem, deux Te /)>"„<. des répons, des Hymnes, des psaumes, etc. < >n connaît aussi de lui trois oratorios (Die eherne Schlange, Jésus auf'Golgatha, l penitenti al sep>olcro), un mélodrame en latin, des cantates, des airs détachés, etc.
Zelenski, Ladislaus, né dans les domaines de sa famille, à Grodkowice, le 6 j u il. 1837, vil à Cracovie ; a écrit de la musique de chambre (quatuor pour instr. à archet, trio avec piano. variations pour quatuor d'instr. à archet, etc.), et des morceaux pour piano.
Zellner, 1. Leopold-Alexandek. né à Agram le 23 sept. 1828, m. à Vienne le 24 nov. 1894; son père (né en 1794, m. le 6 fév. 1875) était organiste du dôme, et lui fit donner de bonne heure des leçons de violoncelle, d'orgue el de hautbois. Il composait déjà, dans Bon enfance, mais il entra dans L'intendance militaire et fut fonctionnaire jusqu'en 1849. Z. vécut ensuite comme maître de musique à Vienne, jusqu'au jour où il fut appelé, en 1868, à succédera Sechter connue maître d'harmonie au Conservatoire. En même temps. il fut nommé secrétaire général de la « Société des amis de la musique ». Cependant il abandonna bientôt les premières de ces fonctions pour vouer tout son temps à la Société des amis de la musique. 11 a organisé à Vienne, de |s:>'.i à 1866, des « Concerts historiques i qui ont en une grande vogue. De 1855 à 1866, il rédigea en outre une revue musicale, qu'il avait fondée: Blœtler fur Musik. Z. est un virtuos< sur l'harmonium ; il a publié une « Méthode d'harmonium » et a apporté lui-même quelques améliorations à la facture de cel instrument. Comme compositeur, il s'est fait connaître par des morceaux de piano à quatre mains. destinés à l'enseignement, par des morceaux pour violoncelle et quelques chœurs; il a publié aussi des arrangements pour harmonium, etc. Lee notes de deux cours spéciaux qu'il donnait an Conservatoire oui paru, en 1895 : Vortràge iïber Ahustih et YorlrUge tiber Orgelbau. Julius, compositeur, né à Vienne en 1888; lit son éducation dans sa ville natale el y vil comme maître de musique. Z. fut d'abord technicien puis négociant et ne se voua définitivement à la musique qu'en 1851. l'an. m compositions, on peul noter surtout : deux symphonies (mimaj. et mibémol maj.); la musique pour Die schôneMelusine; lm Hochgebtrpe (chœur); plusieurs œuvres de musique de chambre, des morceaux pour piano, des lieder, etc.