ZELTER
Zelter, Karl-Friedrich, l'ami de Gœthe, directeur de la « Singakademie » et fondateur de la « Liedertafel », à Berlin ; né à Berlin le 11 déc. 1758, m. dans la même ville le 15 mai 1832. Z. était fils d'un entrepreneur de maçonnerie, il apprit le métier de son père, mais s'occupa en outre avec zèle, et de différentes manières, de musique ; en 1783, il devint entrepreneur à son tour, mais n'en était pas moins en même temps bon violoniste, directeur et compositeur. En 1786, le chœur de l'église de la garnison exécuta une cantate funèbre de Z. sur la mort de Frédéric-le-Grand ; dans les concerts d'amateurs de Bellstab, notre jeune musicien remplissait les fonctions de premier violon-solo. Enfin, en 1791, il entra dans la « Société de chant » (qui prit le nom de « Singakademie » après son transfert dans les locaux de l'Académie royale) de Fasch (son maître), remplit à diverses reprises les fonctions de directeur suppléant, puis, après la mort de Fasch (1800), prit définitivement la direction de l'importante société. En 1806, Z. fut élu assesseur à l'Académie. L'année suivante, après que la guerre eut interrompu quelque temps tout exercice musical, il organisa une « Bipienschule », sorte d'école d'orchestre. Enfin, en 1808, au cours d'une joyeuse réunion, en l'honneur du départ pour Vienne du chanteur Otto Grell, les premières bases de la « Liedertafel » furent jetées et la société chorale d'hommes, pour laquelle Z. a écrit un si grand nombre d'œuvres, se constitua définitivement en 1809. L'exemple trouva rapidement des imitateurs ; une ère nouvelle commença pour le chant en chœur de voix d'hommes. En 1809 également, Z. fut nommé professeur à l'Académie. Il fonda, en outre, en 1819, le célèbre « Institut royal de musique d'église » dont il a été le directeur jusqu'à sa mort. L'amitié de Zelter et de Gœthe naquit de la préférence marquée du poète pour les mélodies de Z., tandis que ce dernier devait naturellement s'enthousiasmer pour le superbe lyrisme de Gœthe. Leur très intéressante correspondance, Briefweclisel zwischen Gœthe und Z., a paru de 1833 à 1836, en six volumes in 8°. La seconde femme de Zelter, Juliane PAPPRiTz(née le 28 mai 1767, m. le 16 mars 1806), était une excellente cantatrice et l'étoile de la « Singakademie ». Z. a écrit toute une série de chants d'église à plusieurs voix, des cantates et des opéras, cepenpendant il n'a publié qu'un petit nombre d'œuvres ; ses lieder et ses quatuors pour voix d'hommes sont le plus connus et quelques-uns d'entre eux sont même devenus populaires. Parmi les travaux littéraires de Z., il faut noter • ii premier lieu la «Biographie » de K.-F.-Ch. Fasch (1801), puis un compte-rendu de la première représentation de 1' « Alceste » de Gluck, à Berlin, pour le journal Deutschland (1796), «■te.
Zenger, Max, compositeur, né à Munich le 2 févr. 1837 ; fils du professeur de droit F.-X. Z., presque entièrement autodidacte, ne fut que peu <lr temps l'élève deLudwig Stark, pour la théorie. 11 devint, en 1860, maître de chapelle à Ba-
ZEUGHEER
tisbonne, en 1869 directeur de musique à l'O péra de la Cour, à Munich, et, en 1872, maître de chapelle de la Cour, à Carlsruhe. Mais, peu après, il tomba malade et vécut sans place à Munich, jusqu'au moment où, en 1878, il devint directeur de la « Société d'oratorios » (jusqu'en 1885), de la « Société académique de chant » et maître de chant choral à l'Ecole royale de mu sique. Parmi les compositions gravées de Z., c'est un oratorio, Kain (d'après Byron, 1867), qui a eu le plus de succès; il a été exécuté à plusieurs reprises. Il faut noter ensuite : une Marche solennelle pour orchestre, environ cent lieder, des chœurs, etc., une sonate pour piano à quatre mains, des opéras : Die Foscari (Munich, 1863), Ruy Blas (Mannheim, 1868), et Wieland der Schmïed (Munich, 1880; puis, re fondu, Munich, 1894), Eros und Psyché, deux scènes de Gretchen, tirées du Faust de Gœthe, des ballets : Venus und Adonis et Les plaisirs de Vile enchantée (tous deux en 1881, pour Louis II [représentations privées]), deux symphonies (ré ma}, et « tragique »), une ouverture (op. 42), des récitatifs pour le Joseph en Egypte, de Méhul-, etc.
Zeretelew, princesse Elisabeth - Andre-
JEWNA, V. LaWROSKAJA.
Zerr, Anna, cantatrice scénique qui jouissait d'une grande vogue, née à Baden-Baden le 20 juil. 1822, m. dans sa propriété de Winterbacb, près Oberkirch,lel4juin 1881; élève de Bordogni, elle brilla à Carlsruhe (1839 à 1846), puis à Vienne où elle fut suspendue de ses fonctions en 1851, avant la fin de son contrat, parce qu'elle avait promis son concours pour un concert au bénéfice des émigrants hongrois à Londres. Après avoir remporté, pendant quelques années encore, les plus grands triomphes en Angleterre, en Amérique, etc., elle se retira de la scène en 1857. Un mariage qu'elle avait fait à Vienne fut rompu en 1874.
Zerrahn, Karl, chef d'orchestre et pédagogue de mérite, né à Malchow, en Mecklembourg, le 28 juil. 1826 ; fit son éducation musicale à Bostock (Fr. Weber), Hanovre et Berlin, et devint, en 1854 déjà, directeur delà « Handel and Haydn Society », à Boston. Il fut nommé aussi, plus tard, elirecleur des concerts symphoniques « Harvard » (v. Harvard Association) et maître de chant, d'harmonie et d'instrumentation, au Conservatoire « New Eno-land » de la même ville.
Zeugheer, Jacob, excellent violoniste, né à Zurich en 1805, m. à Liverpool le 15 juin 1865; élève de Wassermann, à Zurich, et de Frânzl, à Munich, fonda, en 1824, le quatuor « pseudonyme » d'instr. à archet : « Gebriider Herrmann » (1er violon, Z.; 2° violon, J. Wex [plus tard Anton Popp]; alto, Karl Baader; violoncelle, Joseph Liclel), qui voyagea avec grand succès à travers l'Europe orientale, jusqu'en 1830. En 1831, il fut nommé chef d'orchestre des « Gentleman Concerts » à Manchester et, en 1838, directeur de la « Société philharmonique » de Liverpool, où il a enseigné, entouré d'une haute considération, jusqu'à sa mort.
ZEUNER — ZIMMERMANN
Zeuner, Karl-Traugott, pianiste et compoteur, né à Dresde le 28 avril 1775, m. à Paris | 24 janv. 1841 ; élève de Tûrk, à Halle, donna n 1803 des concerts à Paris, puis vécut pluieurs années à Vienne et plus tard à St-Pétersiourg où il fit encore des études sous la direcon de démenti. Z. vécut ensuite de nouveau Dresde et entreprit, en 1840, un nouveau oyage à Paris, au cours duquel il mourut. Il a 3gué 40,000 francs à sa ville natale. Ses œuvres rincipales, très estimées à l'époque, sont: eux concertos pour piano ; un quatuor pour [nstr. à archet ; des variations sur un thème usse pour piano, violon et violoncelle ; des vaiations, polonaises, fantaisies, etc., pour piano eul.
Ziani, 1. Pietro-Andrea, remarquable compositeur vénitien, né vers 1630, m. à Vienne en 711; succéda, en 1666, à Cavalli, comme leuxième organiste de l'église St-Marc, à Vedse, puis, n'ayant pas obtenu la place de maire de chapelle à St-Marc après la mort de Caalli, partit pour Naples (1676) où il entra dans a Chapelle royale. Z. a composé, pour Venise, Sologne et Vienne, vingt-un opéras ; en fait l'autres œuvres, on ne connaît de lui qu'un oraorio : Le lagrime délia vergine (Vienne, 1662); ïacrœ laudes, à cinq voix (1659; Messes et )saumes avec deux instruments, tantôt obligés, antôt ad libitum) et des sonates de trois à six mrties instrumentales (1691). — 2. Marco-Antonio, neveu du précédent, né à Venise en 1653, m. à Vienne le 22 janv. 1715; était deveîu, en 1700, vice-maître de chapelle impériale, 3uis, en 1712, maître de chapelle de la Cour, à tienne. Z. a écrit quarante opéras et sérénades, iinsi que neuf oratorios pour Venise (1676-1700) 3t pour Vienne.
Zichy, Géza, comte, né à Sztara le 22 juil. L849; fils d'un riche magnat hongrois, eut, à 'âge de quatorze ans, le malheur de perdre le bras droit dans un accident de chasse. Doué l'un tempérament vigoureux, d'une grande force de volonté et de sérieuses qualités musicales, il réussit à acquérir une véritable virtuosité sur le piano avec — une seule main ! — Ses maîtres de musique furent Mayrberger et Robert Volkmann, ainsi que plus tard Franz Liszt. Le comte Zichy qui, après avoir terminé ses études universitaires, a suivi la carrière juidique et occupé des situations élevées dans son pays, a été en même temps, jusqu'en 1892, président de l'Académie nationale hongroise de musique, à Budapest. Il a fait connaître au inonde musical sa virtuosité extraordinaire et d'une nature toute spéciale, dans des concerts de charité qu'il organisa dès 1880, et dans des tournées artistiques de bienfaisance. Il doit naturellement arranger lui-même pour la main gauche seule toutes les compositions qu'il exécute. Mais à côté de cela, Z. est un compositeur fort respectable; on connaît de lui : des études pour la main gauche seule (avec préface de Liszt), des morceaux pour piano, des lieder, des chœurs, des œuvres chorales et orchestrales, un opéra romantique : Alâr (Carlsruhe, 1898),etc.
Z., qui a écrit lui-même !.• texte de son opéra, est également un poêle de valeur (poésies, épopées et drames lyriques en langue hongr<
Zimbal, Zimbalon, v. gymbàlum el tympanon.
Zimmer, 1. Friedrich-August, ne à Herrengosserstiedt, en Thuringe, le 26 fëvr. 185», m. à Zehlendorf, près Berlin, le s févr. 1899; élève de E. Hentschel, à Weissenfels, devint, en 1854, maître au séminaire de Gardelegen, puis passa en 1859 à celui d'< Isterburg (Vieille- Marche), et reçut le titre de « directeur royal de musique » ; il a publié : Elementarmusiidchre, Yiolinschule , Gesanglehre el Evangelisches Choralbuch, ouvrages qui sont employés dans plusieurs séminaires. — 2. Otto, rédacteur des Fliegende Bldtter filr evangelische Kirchenmusik, né à Priskorsine, en Silésie, en 1S2"< : élève de Richter et de Mosewius, à Breslan. - si « directeur royal de musique » et organiste, à Oels. — 3. Robert, né à Berlin le 12 jam . 1828, m. dans la même ville le 5 déc. 1857: élève de Dehn, pour la musique, il étudia en outre pendant plusieurs semestres, la philosophie, puis vécut longtemps en Italie et fut, de 185G à L857, maître à l'Académie Kullak. Z. a écrit : Gedanken beim Erscheinen des 3. Bandes der Bach- Gesellschaft in Leipzig (1854, critique de l'édition de Becker des œuvres pour piano de J.-S. Bach).
Zimmermann, 1. Anton, compositeur, né en 1741, m. à Pressbourg le 8 oct. 1781 ; maître de chapelle du prince Baithyany et organiste du dôme de Pressbourg, a composé un grand nombre d'œuvres instrumentales, dont plusieurs ont été gravées: neuf sonates pour piano el violon; Die Belagerung von Valenciennes, pour piano et violon ; six duos de violons; six quatuors pour instr. à archet et un concerto pour piano. Il a aussi paru en 1781, en réduction pour piano, une opérette : Andromède end Perseus, tandis qu'une seconde est restée manuscrite. — 2. (Zimmerman), Pierre- Joseph-Guillaume, maître de piano renommé, né à Paris le l'.> mars 1785, m. dans la même ville en nov. 1853; fils d'un fabricant de pianos parisien, entra en 1798 au Conservatoire et lit d'excellentes études, sous la direction de Boïeldieu, Rey, Gatel el Gherubini. En 1816, Z. fut nommé professeur de piano au Conservatoire : il a occupé ce poste d'une manière fort distinguée jusqu'à sa retraite, en 1848. On compte parmi ses élèves le prince de la Mosskwa, Àlkan, Déjazet, Prudent, Marmontel, Ravina, Lefebvre, Lacombe. A.Thomaa et d'autres. Z. refusa la chaire de professeur de contrepoint et de fugue qu'on lui propo 1821, afin de pouvoir se donner toul entier à l'enseignement du piano. En 1830, son opéracomique : L'enlèvement, fut représenté quelque succès : mais un grand opéra N caa resta en portefeuille, lai tète de — autres compositions, il faut noter un grand ouvrage didactique : Encyclopédie du pianiste, donl la troisième partie se compose d'un traité d'harmonie et de contrepoint; puis: vingt-quatre études (op. 21), deux concertos pour piano, une sonate pour piano, un certain nombre de ron-
ZIXGARELLI
dos, fantaisies et variations sur des airs d'opéras, enfin des mélodies ainsi que six cahiers de romances avec piano. — 3. Agnes, excellente pianiste, née à Cologne le 5 juil. 1845; élève de Potter et de Steggal à 1' « Académie royale » de Londres, débuta en 1863, au Palais de cristal, à Londres, et en 1864 au « Gewandhaus », à Leipzig. Elle acquit très tôt la renommée d'une interprète modèle des classiques. Ellemême a composé trois sonates pour violon, un trio avec piano, une sonate pour piano et d'autres morceaux de piano, ainsi que des lieder et des chœurs. Elle a publié, en outre, chez Novello, une édition critique des œuvres de piano de Beethoven et de Schumann.
Zingarelli, Nic.ola-Antonio, fécond compositeur italien, né Naples le 4 avril 1752, m. à ïorre del Greco, près Naples, le 5 mai 1837; élève de Fenaroli, au « Conservatorio di Loreto », ainsi que, plus tard, de l'abbé Speranza (élève lui-même de Durante), il écrivit, alors qu'il était encore élève, un opéra : 1 quattro jiazzi, représenté en 1768, au Conservatoire, et un autre : Montezuma, qui eut les honneurs de l'exécution publique, en 1781. Il se vit néanmoins forcé, par des raisons pécuniaires, de remplir longtemps une place de précepteur, jusqu'à ce qu'en 1785 il remportât un grand succès, à Milan, avec l'opéra Alsinda. Sa carrière fut alors pareille à celle de tous les compositeurs d'opéras italiens de son temps, c.-à-d. qu'il vécut tantôt ici, tantôt là, suivant le hasard des commandes. C'est ainsi que Z. arriva à Paris où son Antigone fut cependant froidement accueillie (1790). En 1792, il fut nommé maître de chapelle du dôme de Milan, puis il passa, en 1794, à Lorette, où il écrivit un grand nombre d'oeuvres de musique d'église, sans pour cela négliger la scène. En 1804, il monta au rang élevé de maître de chapelle de l'église Saint-Pierre, à Rome, poste qu'il occupa jusqu'au moment où, en 1811, il refusa de faire exécuter un Te Deum, pour l'anniversaire de naissance du fils de Napoléon (le « roi de Rome »). Il fut alors arrêté et emmené à Paris où Napoléon le reçut du reste avec beaucoup de clémence, lui donna, pour le voyage et pour une Messe composée sur son ordre, 14.000 francs de dédommagement et le laissa repartir. Mais son poste avait été confié à Fioravanti, en sorte que Z. se dirigea sur Naples où il prit, en 1813, la direction du « Real collegio di musica », et succéda aussi, en 1816, à Paesiello, comme maître de chapelle de la cathédrale. Son passage, comme directeur, au Conservatoire ne fut guère apprécié; il lui manquait l'énergie, le zèle pour l'enseignement et surtout la compréhension des plus récentes acquisitions réalisées dans le domaine de l'art (Mozart, Beethoven), depuis l'époque de ses propres études. Z. a écrit trente et un opéras, dont beaucoup eurent, un succès extraordinaire, grâce à l'interprétation des- Marches! , Crescentini, Rubinelli, d'une Catalani, d'une Grassini, etc.; il faul ajouter encore à ses ouvrages des cantates dramatiques, quatre oratorios (La rie-
— ZŒLLNER
dificazione di Gerusalemme, 1812). Quant || ses œuvres de musique d'église, ce sont : trente! huit Messes pour voix d'hommes et orchestrt plus de vingt Messes solennelles, sept Messe à double chœur, soixante-six Messes avec or gue, vingt-cinq Messes de deux à trois voi avec orchestre, quatre Requiem, vingt- \\ Credo, un grand nombre de Te Deum, soixante treize Magnificat, vingt-huit Stabat Mater, ur nombre incalculable de motets, d'hymnes, et En face d'une pareille quantité, il est à pein surprenant que la qualité soit médiocre.
Zingarese (ital ), tzigane; — Zingaresca. mé lodie chantée par une personne costumée er tzigane (en temps de carnaval).
Zink (ail.), v. cornetto.
Zinkeisen, Konrad-Ludwig-Dietrich, violo niste et compositeur, né à Hanovre le 3 juir 1779, m. à Brunswick le 28 nov. 1838 ; fut d'à bord, de 1801 à 1803, musicien militaire à Lunebourg. Il devint ensuite concertmeister des « Concerts académiques » à Gœttingue, sous la direction de Forkel, dont il suivit l'enseigne ment, et enlin, en 1819, musicien de la chambre ducale de Brunswick. Z. a écrit un grand nombre d'œuvres instrumentales qui sont toutefois restées en partie manuscrites : quatre ouvertu res, six concertos pour violon, un Duo concertant pour violon et alto, des variations pour violon et trois instr. à archet, deux duos pour violon et alto, trois quatuors pour instr. à archet, des variations pour flûte et quatuor d'instr. à archet, un concerto pour hautbois, un pour clarinette, un pour cor de basset, un pour basson, des morceaux pour clarinette et orchestre, d'autres pour hautbois et quatuor d'instr. à ar chet, des variations pour deux cors naturels et orchestre, des morceaux de musique militaire, des chœurs pour voix mixtes et pour voix d'hommes.
Zipoli, Domenico, organiste de l'Eglise des Jésuites, à Rome, l'un des plus remarquables compositeurs pour clavecin de la période anté rieure à Bach (Sonate d'intavolaturaper or gano o cimbalo, 1?16, deux parties).
Zither, v. cithare, 2.
Zœllner. 1. Karl-Heinrioh, excellent organiste, né à Oels, en Silésie, le 5 mai 1792, m. à Wandsbeck, près Hambourg, le 2 juil. 1836; eut une vie mouvementée, sans jamais trouver une place en rapport avec ses capacités. D donna un grand nombre de concerts comme organiste, séjourna plus ou moins longtemps, au cours de ses tournées, à Oppeln, Posen, Dresde, Leipzig, Hambourg, Lùbeck, Copenhague, puis s'établit enfin, en 1833, à Hambourg. Il a écrit un opéra : Kunz von Kaufungen, un mélodrame : 1 Uhr, des Messes, des psaumes, des motets, des morceaux pour orgue, et il a publié : une Méthode de piano, une sonate de violon, une sonate pour piano à deux mains et une à quatre mains, puis d'autres morceaux pour piano, ainsi qu'un certain nombre de quatuors pour voix d'hommes. — 2. Karl-Friedrich, le célèbre protagoniste du chant pour voix d'hommes, en Allemagne, né à Mittelhau-
ZOILO — /UELLI
en, en Thuringe, le 17 mars 1800, m. à Leipig le 25 sept. 1860 ; suivit les classes du gymrase, à Eisenach, puis de l'école St-Thomas, à jeipzig (depuis 1814), et fut élève, dans cette lernière, de Schicht. Celui-ci l'engagea alors à ibandonner la théologie, pour se vouer à la arrière musicale. Déjà en 1820, Z. devint maître le chant à la « Ratsfreischule », puis il fonda, n 1822, avec son ami Hemleben, un « Institut de nusique », dans lequel avaient lieu chaque dinanche des exercices de chant. Z. commença, n 1830, à composer des chœurs pour voix d'homnes ; il fonda, en 1833, le premier « Zôllner- Terein » qui fut suivi de toute une série d'autres sociétés chorales d'hommes, indépendantes les mes des autres , mais différant peu quant au nom . £n 1859, il réussit, par la réunion de vingt de les sociétés, à organiser un festival de musique
Leipzig. Après sa mort, ces sociétés ont formé ine association durable sous le nom de « Zœllîer-Bund» . Un monument a été érigé à Z ., en 1868, ians le Rosenthal, à Leipzig. L'activité créance de Z. ne s'est manifestée que par des chœurs pour voix d'hommes, ou pour voix nixtes, des motets et des lieder avec piano. — B. Heinrigh, fils du précédent, né à Leipzig le 4 uil. 1854 ; se voua à la musique après avoir étudié le droit pendant deux semestres, et fut, de 1875 à 1877, élève du Conservatoire de Leipzig (Reinecke, Jadassohn, Richter, Wenzel). Il devint, en 1878, directeur de musique de l'Université de Dorpat, puis, en 1885, directeur de la « Société chorale d'hommes » de Cologne et maître au Conservatoire de cette ville. En 1890, Z. partit pour New-York, comme directeur de la « New Yorker Liedertafel » ; enfin, en 1898, il a accepté les fonctions de directeur de musique de l'Université et de chef du chœur des « Pauliner », à Leipzig. Z. a publié de jolis lieder (op. 2, 7, 8, 54), et des chœurs pour voix d'hommes (op. 1, 4, 5, 6) ; une œuvre chorale : Hunnenschlacht, exécutée avec succès, en 1880, à Leipzig ; une symphonie, op. 20 ; un « épisode d'orchestre » : Sommer fahrt, op. 15; une cantate : Die neue Welt (1892) ; des opéras : Frithjof (1884), Faust (1887, tous deux représentés à Cologne), Bei Sedan et Der Ueberfall (1895, Dresde, etc.), Bas Mlzerne Schwert (comédie musicale, op. 76; Cassel, 1897) et Die versunkene Glocke (op. 80, 1899). — Ne pas confondre avec les deux Z., susnommés : 4. Andréas, né à Arnstadt le 8 déc. 1804, m. à Meiningen, où il était maître de musique, le 2 mars 1862 ; a de même publié beaucoup de chœurs pour voix d'hommes, dont plusieurs ont eu une grande vogue.
Zoilo, Annibale, fut maître de chapelle, de 1561 à 1570, à St-Jean de Latran, puis entra comme chantre dans la Chapelle pontificale; auteur de Messes, d'un Tenebrœ à seize voix, etc., qui sont conservés dans les archives de la Chapelle pontificale. Un Salve Regina à douze voix, de Z., se trouve dans les « Selectœ cantiones » de Fabio Constantino (1614); quelques madrigaux et chansons, dans les anthologies de 1585 à 1596.
Zopff, Hermann, né à Glogau le 1- juin i m. a Leipzig ]r v> jniL L883. fi, Bes étudea ,,
Breslau et à Berlin et pril le grade de D' phil Cependant, sur Tordre de ses parents, il dut se vouer à l'agriculture «■( entra en ISôUseulemenl au Conservatoire Stern pou,- y travailler la musique. Il vécut ensuite longtemps à Berlin où il fonda une « Académie d'opéra ., une . Société d'orchestre », une « Société pour le relèvemenl du drame », ainsi que d'autres institutions semblables. En 1864, Z. alla s'établir à Leipzig, prit part à la rédaction de la « Neue Zeitschrift fur Musik» et en devint le rédacteur attitré, après la mort de Brendel. Z. a été un membre très /été du comité de 1' « Allgemeiner deutscher Musikyerein » ; il reçut, en raison de ses services, le titre de « professeur ». Il s'est acquis des titres à la reconnaissance des musiciens allemands, en arrangeant plusieurs fois leurs assemblées générales, etc. Quelques-unes de ses compositions (opéras non représentés, ainsi qu'un grand nombre de petites œuvres de toutes sortes) ont été gravées. Z. a aussi écrit une Théorie (1er Oper et une Gesangschule.
Zoppo (ital.), en boitant : contrappunto alla zoppa, contrepoint syncopé.
Zschiesche , August, excellent chanteur (basse), né à Berlin en 1800, m. dans la même ville le 7 juil. 1876; chanta d'abord une partie de soprano dans le chœur du Théâtre de Berlin (1809), puis passa dans les rangs des ténors (1817) et, depuis 1818, dans ceux des basses. Eu 1820 il fut engagé à Pesth, pour y chanter les petits rôles de basse ; il séjourna ensuite quelque temps à ïemcsvar (1823), puis re\inl en 1826 à Berlin. Après un engagement au théâtre de « Konigsstadt », Z. entra, en 1829, à l'Opéra de la Cour auquel il a appartenu, comme basse noble, jusqu'à sa retraite, en 1801. Depuis 1833. Z. chantait aussi à la « Singakademie ».
Zuccalmaglio, Anton -Wilhklm- Floren i in voN,néà Waldbrol le 12 avr. 1803, m. à Nachrodt, près Grùna (Westphalie), le 24 mais 1869; est l'auteur d'articles de valeur parus dans la « Neue Zeitschrift fur Musik », pendant le temps de la direction de Rob. Schumann. Son activité littéraire s'est étendue, sous le pseudonyme de Wilhelm von Waldbrûhl, aux sciences historiques et naturelles.
Zuelli, Guglielmo, né à Reggio-Emilia le20 oct. 1859; reçut dans sa ville natale les premières leçons de musique, puis entra, en 1879, au Lycée musical de Bologne où il travailla sous la direction de Busi et de L. Mancinelli. En 1883-1884, il obtint le prix Sonzogno avec un opéra : La Fata del Nord (Milan: Théâtre Manzoni, 4 mai 1884) et un opéra-ballet : Il Projeta di Korasan. Après avoir été chef d'orchestre dans les principaux théâtres de l'Italie et à l'Exposition musicale de Bologne (adjoint à Martucci), Z. a été nommé directeur du Conservatoire de Païenne. Il a écrit, eu plus des ouvrages déjà mentionnés : une fugue à quatre voix, pour orgue (couronné par la ■ Musica sacra », de Milan), deux symphonies, des morceaux symphoniques (Scherzo, Elégie, etc.), des
ZUMPE
ZWINTSGHER
quatuors pour iustr. à archet, des chœurs, des pièces pour divertissements, etc.
Zumpe, Hermann, né à Taubenheim (Lusace saxonne supérieure) le 9 avr. 1850 : suivit les cours du séminaire d'instituteurs de Bautzen, fut de 1870 à 1871 instituteur à Weigsdorf, d'où il s'enfuit à Leipzig. Il trouva alors une place à la troisième école municipale et joua la partie de triangle au Théâtre municipal ; en même temps il étudiait sous la direction de A. Tottmann et fut employé par Wagner, de 1873 à 1876, à Bayreuth, pour la mise au net des partitions de 1' « Anneau du Nibelung >. Z. remplit dans la suite les fonctions de chef d'orchestre de théâtre à Salzbourg, Wûrzbourg, Magdebourg, Francfort-s./M., puis, de 1884 à 1886, à Hambourg. En automne 1891, il fut appelé comme maître de chapelle de la Cour, à Stuttgart, poste qu'il quitta en 1895 pour prendre celui de premier chef de l'orchestre Kaim, à Munich. Enfin, en 1897, Z. a accepté, à Schwerin, le poste de maître de chapelle de la Cour. Parmi ses œuvres, il faut citer surtout : des lieder, l'ouverture de Wallensteins Tod, un opéra-féérie : Anahra (Berlin, 1880), un opéra-comique romantique : Die verwunschene Princessin (manuscrit), et les opérettes : Farinelli (Hambourg, 1886), Karin (Hambourg, 1888), et Polnische Wirthsdtaft (Berlin, 1891).
Zumsteeg, Johann-Rudolf, compositeur, né à Sachsenflur, dans l'Odenwald, le 10 janv. 1760, m. à Stuttgart le 27 janv. 1802; fils d'un ancien valet de chambre de la Cour de Stuttgart, il fut, de ce fait, reçu à la « Karlsschule » où il se lia intimement avec Schiller. Z. devait, en réalité, devenir sculpteur, mais il fit, sous la direction du maître Poli, de sérieuses études de violoncelle, puis décomposition. En 1792, il succéda à Poli, comme maître de chapelle de la Cour. Z. n'était pas un génie, mais un homme instruit et un musicien de bonne école ; son nom mérite une mention spéciale car, le premier, il a tenté
de mettre en musique les ballades Ritter Toggenburg, Leonore (et nombre d'autres). Il a, de la sorte, ouvert une voie dans laquelle un grand nombre de compositeurs se sont engagés à sa suite avec succès (Klein, Schubert, Schumann, Lôwe, etc.). Z. a écrit en outre huit opéras, dont quatre {Elbondokani, der Kalif von Bagdad I Die Geisterinsel ; Zaalor ; Das Pfauenfest) ont paru après sa mort, en réduction pour piano, puis des chœurs pour les Ràuber de Schiller, des cantates d'église, un concerto pour violoncelle et des duos pour violoncelles. Sa fille, Emilie, née à Stuttgart le 9 déc. 1796, m. dans la même ville le 1er août 1857, fut un compositeur de lieder en vogue.
Zur Mùhlen, Raimumd von, chanteur de concert (ténor), né dans les domaines de son père, en Livonie, le 10 nov. 1854 ; élève de l'Académie royale de Berlin, puis de Stockhausen, à Francfort, et de Bussine, à Paris, est un chanteur de salon distingué et de bon goût.
Zvonar, Joseph-Leopold, compositeur tchèque, né à Kublov, près Prague, le 22 janv. 1824, m. à Prague le 23 nov. 1865 ; élève, puis maître et enfin directeur de l'Ecole d'organistes, devint, en 1859, directeur de la « Sophienakademie » et, en 1863, régent du chœur de l'église de la Trinité et maître de musique à l'Ecole supérieure déjeunes filles. Z. a composé un opéra (Zabuj), ainsi que toute une série d'œuvres vocales, grandes et petites. Il est l'auteur du premier traité d'harmonie en langue tchèque et s'est acquis des mérites par ses recherches sur l'histoire de la musique d'église en Bohême.
Zwintscher, Bruno, né à Ziegenhain, près Meissen, le 15 mai 1838 ; suivit les classes de l'Ecole de la Croix, à Dresde, puis devint, en 1856, élève de Plaidy, au Conservatoire de Leipzig. Il fut appelé, en 1875, comme directeur des études techniques de piano, au Conservatoire de Leipzig. Ses Technische Studien sont une amplification de l'ouvrage de Plaidy.