‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 530 sur 542 · GARIEL · texte numérisé non relu

GARIEL

GLEITZ

Gariel, Eduardo, né à Monterrey (N. Léon, Mexique) le 5 août 1860 ; a travaillé le piano pendant deux années (1875-1877) avec un élève de Marmontel, mais est, pour le reste, absolument autodidacte. G. s'est voué, depuis 1885, à l'enseignement, après s'être fixé à Saltillo où il a été nommé, en 1893, professeur de musique vocale et de langues, à l'Ecole normale. G. a publié, en 1894, un premier ouvrage de littérature musicale : Chopin, la tradition de su musica y consideraciones sobre algunas de sus obras y manera de interpretarlas (Mexico, 1895; trad. ital. de trois chapitres dans la « Rivista musicale italiana »; 1896, fasc. I et III); il collabore, en outre, à « El Rinacimiento » et « El Tiempo », il a fait paraître une brochure : Causas de la decadencia del arte musical en Mexico (1896), et vient de terminer une Pédagogie musicale, dans laquelle il lutte vaillamment contre l'empirisme dans l'enseignement musical.

Garnis, J.-H., né à Amsterdam le 3 déc. 1867; fut d'abord autodidacte et publia un petit ouvrage, Toonladder, Intervallen en Accordanvoyzer, dont le succès l'encouragea à travailler sérieusement. Il étudia alors l'harmonie et la composition, sous la direction de Heinze et de Cœnen,puis au Conservatoire de Leipzig (1889- 1892; Jadassohn, Reinecke, Paul, etc.), où il suivit également le cours de Kretzschmar, à l'Université. G. apprit aussi à connaître les théories de Riemann et c'est en se basant sur elles qu'il a publié, en 1897, une Inleiding in de théorie der muziék. Il prépare un ouvrage intitulé Gehoorenticikkeling, sorte de méthode d.e chant choral dans laquelle il procède à l'étude des intervalles, en faisant partir toutes les voix d'un seul et môme son. G. est établi à Amsterdam et y professe la théorie et la composition musicales.

Gauthiers-Villars (dit Willy), Henry, né à Villiers s. Orge (Seine-et-Oise) le 10 août 1859; critique musical parisien fort apprécié, rédacteur musical à la « Revue des Revues » a donné à « La Paix », à « Art et Critique », à 1' « Echo de Paris», au «Monde artiste», à la « Revue internationale de musique », etc. de très nombreux articles. G. a réuni en volumes les chroniques musicales humoristiques qu'il signe, dans 1' « Echo de Paris » , I'Ouvreuse du cirque d'été; ce sont: Lettres de l'Ouvreuse, Bains de sons, Rythmes et Rires, La Mouche des Croches, Entre deux airs, Notes sans portées, Accords perdus, et La Colle aux Quintes ; en outre, il a écrit les préfaces de La musique de chambre (V* et VI» recueils, 1897 et 1898 ; Pleyel, Wolff etCîe), et plusieurs ouvrages n'ayant pas trait à la musique.

Giarda, Luigi-Stefano, né à Cassolnovo (Pavie) le 19 mars 1868; fit ses études musicales au Conservatoire de Milan où il obtint, en 1886, le premier prix de violoncelle. Depuis lors, il a été premier violoncelliste successivement à Turin (Teatro Regio), Venise (Fenice) et Milan (Scala): il a rempli ensuite les fonctions de professeur de violoncelle à l'Institut musical de

Padoue (1893-1897), et il enseigne son instrument, depuis 1897, au Conservatoire royal « S. Pietro a Majella », à Naples. G. s'est fait connaître dans de nombreuses tournées, comme virtuose et comme compositeur ; il a écrit un grand nombre de mélodies, des pièces diverses et une sonate pour violoncelle et piano, un quatuor pour instr. à archet, un Andante appassionato pour violon, des chœurs et un volume d'études sur le « capotasto ». Enfin, en 1898, un opéra de sa composition, Reietto, a remporté du succès à Naples (Teatro Mercadante).

Glazounow, Alexandre-Constantinowitch, né à St-Pétersbourg le 29 juil. (10 août) 1865; fils d'un libraire-éditeur très renommé, fit ses études générales à la seconde Ecole réale de sa ville natale, puis se voua entièrement à la musique. Il avait, du reste, dès l'âge de neuf ans travaillé le piano, sous la direction d'Elenkovsky et se trouvait fort bien préparé aux leçons de contrepoint et de composition qu'il reçut ensuite (1880-1882) de Rimsky-Korsakow/Sur le conseil de ce dernier, G. fit exécuter en mars 1882 déjà, à St-Pétersbourg, sa première symphonie qui, réinstrumentée plus tard (quatre fois !), porte le numéro d'op. 5 ; à cette même époque appartiennent le premier quatuor pour instr. à archet (op. 1), une suite pour piano (op. 2), deux ouvertures sur des thèmes grecs (op. 3 et 6) et la première sérénade pour orchestre (op. 7). En 1884, G. fit un voyage au cours duquel il fut fort bien accueilli par Liszt ; en 1889, il vint diriger à Paris, dans un concert russe organisé par l'éditeur Belaïeff, deux de ses œu* vres : la deuxième symphonie et Stenha Razine. G. est l'un des représentants les plus intéressants de la jeune école russe, nous noterons parmi ses quelque soixante œuvres : cinq symphonies (ï,mi maj., op. 5 ; II, fa dièse min., op. 16 [à la mémoire de Fr. Liszt] , III, ré maj , op. 33; IV, mi bémol maj., op. 48; V, si bémol maj., op. 55); des tableaux symphoniques(»S£m&& Razine, op. 13; La Forêt, op. 19; La Mer, op. 28 ; Le Kremlin, op. 30; Le Printemps, op. 34); des Suites d'orchestre (op. 9, 46 [morceaux de Chopin instrumentés par G.], 52 [Scènes de ballet]) ; des ouvertures et des pièces diverses pour grand et petit orchestre ; cinq quatuors (op. 1, 10, 15 [Novelettes], 26, [Quatuor slave], 35 [Suite]) et un quintette (op. 39) pour instr. à archet ; des pièces pour piano et pour d'autres instruments ; enfin, un certain nombre de mélodies vocales avec piano et orchestre et une Cantate du couronnement (1896). En collaboration avec Rimsky-Korsakow, G. a terminé et instrumenté l'opéra inachevé, Le Prince Igor, de Borodine, et la IIIe symphonie du même auteur.

Gleich, m. à Dresde où il fut, en dernier lieu, critique musical des « DresdenerNachrichlen», le 22 mai 1898.

Gleitz, Karl, compositeur, né dans un petit village de la Hesse électorale le 13 sept. 1862; a fait ses études à Leipzig, Munich et Berlin, et habite actuellement'Friedenau, près Berlin. C'est au début de 1894 que G. s'est fait connaî-

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