‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 529 sur 542 · GARCIA · texte numérisé non relu

GARCIA

Galli, Amintore, compositeur et musicologue italien, directeur de la section musicale de la maison Sonzogno, à Milan, né dans les environs de Rimini le 12 oct. 1845 ; fit ses premières études littéraires et musicales à Rimini, puis entra, en 1862, au Conservatoire royal de Milan (Croff, Mazzucato). Un ouvrage scénique de sa composition, Cesare al Rubicone, remporta déjà, au cours de ses études (Rimini, 1864) un très grand succès. En 1877, à Milan, ce fut le tour d'un grand oratorio : Espiazione (d'après le « Paradis et la Péri», de Moore); puis vinrent une Messe pour chœur , soli et orchestre, un Stabat, un nouvel oratorio : Cristo al Golgota, une ballade pour baryton et orchestre : La Danza dei morti (Goethe), un opera-giocoso : Il corno dloro (Turin, Barcelone, etc.), un quatuor en mi min. pour inslr. à archet et diverses pièces de musique de chambre intrumenlale et vocale. Un opéra de G., Roma, est resté inédit, la représentation en ayant été interdite pour des raisons politiques. En outre, G. a écrit les récitatifs de toute une série d'ouvrages d'Adam, Halévy, Maillard, Bizet, Herold, et il a réduit pour piano une centaine de partitions d'opéras. Comme musicologue, G. s'est fait connaître par de nombreux écrits sur les sujets les plus divers : Arte fonetica ; Musica e musicisti ; Storia e teoria délia musica militare in Europa ; Il canto da sala e da teatro (traité d'art vocal) ; Il Polifonista al piano forte; Storia e teoria del sistemo musicale moderne e trattato complète di contrappunto e fuga ; Piccolo lessico del musicista; Orlofonia; Saggio storico e teorico délia notazione musicale ; Palestrina e il contrappunto classico ; Forme liriche; Il canto liturgico cristiano ; Estetica délia musica ; Il canto net dramrna ; puis toute une série d'opuscules didactiques (Strumenti et .strumentazione, etc., etc.), sans compter deux ouvrages inédits (Elnografia delta m.usica et Le înstituzioni di musica sacra). G. dirige plusieurs journaux (Teatro illustrato, Musica popolare, etc.) ; il fait depuis 1872, la critique musicale du « Secolo », de Milan, et enseigne, depuis vingt années, l'harmonie et l'histoire de la musique au Conservatoire royal de cette même ville. G. est membre honoraire des Académies de Bologne, de Florence et de Rome.

Galli-Marié, add. : cf. H. de Curzon, Croquis d'artistes (1898).

Gallus, 1. 13, après 1586, add. : publié dans les « Denkmàler der Tonkunst in Oesterreich » (1899).

Gamme, 3. Gammes de cinq sons, les g. les plus anciennes, sans marche de demi-ton, telles les anciennes g. chinoise et celte (galloise, écossaise, etc.). La g. de cinq sons revêt l'apparence d'une g. majeure sans quarte ni septième, ou

d'une g. mineure sans seconde ni sixte (g. mineure pure, descendante, sans quarte ni septiê

mes inférieures) :

la... ut. re.mi... sot. la... ut. ré. mi.

Un grand nombre de mélodies grégoriennes évitent de cette même manière les marches de demi-ton (cf. les intonations des psaumes, YHymnus ambrosianus, etc.). De plus, I'enha.rmonique (v. ce mot) d'Olympe semble avoir été le résultat d'un usage analogue de g. «le cinq sons; les théoriciens ne lui donnèrent que plus tard une autre explication. La suppression du lychanos, resp. de la paranète lit des modes phrygien et lydien des échelles sans demi-ton :

Phrygien : ré. mi... sol. la. si... ré Lydien : ut. ré... fa. sol. la .. >>t.

Ce ne fat que la transposition du procédé au mode dorien qui, plus tard, transforma la conception du genre enharmonique :

mi fa... la. si ut... mi.

Gandolfi, Riccardo - Cristokoro - Damki.k- Diomede, né à Voghera (Piémont) le L6 févr. 1839; fit, à Naples et à Florence, des études (Je contrepoint et de composition (Conti, Pacini, Mabellini), puis s'essaya avec succès à la composition scénique : A Idina (Milan, 18C>-">). Paggio (Turin, 1865) et Conte di Monreale (Gênes, 1872). En 1869, G. fut nommé censeur, en issu bibliothécaire de l'Institut royal de musique, à Florence. Il avait déjà donné, en 1866, une Messa di Requiem très remarquée: tout en s'acquittant de ses fonctions ottïcielles. il a continué à écrire de la musique religieuse (deux Messes, 1869 et 1888; Pater Noster, à quatre voix; Offertoire pour orgue et inslr. à archet: Psaume, pour chœurs, soli et orchestre: // battesimo di Sta-Cecilia, cantate), des œm res instrumentales (ouverture pour orchestre, 1869; Elégie, pour inslr. à archet, 1876; Tarentelle pour orchestre, 1881) et des mélodies vocales (Pensieri ed Affetti). De plus, (i. ses! livré a des recherches historiques donl il a publié les résultats dans : Sunto storico, etc. (Florence, 1892 \ Appunti di storia mue i cale Or. Walvezzi- Emilio dé Cavalieri] (1893), Alcune considérazioni intorno alla rifbrma melodrammatica etc. («Rivista musicale italiana », 1896, IV), et DeWopera in musica (« Ain dell' A.ccademia del R. [stituto musicale di Firenze •,

Garcia,^..- Une excellente édition du Traité complet du chant a été publiée récemment en allemand, par Fr. Volbach.

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