‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 533 sur 542 · INDY — INTERPRÉTATION · texte numérisé non relu

INDY — INTERPRÉTATION

es branches de l'activité mentale et se résu-

ment en ce précepte : unité dans la diversité, autrement dit conception une, sous des apparences diverses en tant que contrastes, conflits et réconciliation esthétique. Cf. esthétique (supplément). La musique n'a pas de modèles, comme la peinture et les arts plastiques, dans la nature extérieure ; par contre, la vie spirituelle de l'homme est son véritable objet: la musique est une image des mouvements de l'âme soumise aux impressions les plus diverses. Par conséquent, si l'i. du compositeur n'entre pas en activité par une simple imitation de la nature, du moins crée-t-elle d'après des lois naturelles que nul ne saurait enfreindre, sans donner l'impression du factice qui est justement l'opposé du beau.

Indy, d', add. : Médée, suite d'orchestre d'après la tragédie de G. Mendès (op. 40, 1899). — Fervaal a été représenté pour la première fois à Paris (Opéra-Comique), le 10 mai 1898.

Ingegneri, 1. 11, après 1588, add.: publiés en 1899, par Fr.-X. Habeti.

Interligne (lat. spatium), nom que l'on donne à l'espace qui sépare deux lignes de la portée. La note ut^, par ex., se place dans le troisième interligne, c.-à-d. celui qui sépare la 3me de la 4me lio:ne, en clef de sol :

Intermédiaires. Les parties ou voix i. (entre la partie la plus grave et la partie la plus aiguë) d'une phrase harmonique, sont tantôt réelles, tantôt de simple remplissage. Ces deux dénominations, directement opposées l'une à l'autre, désignent : la première, une partie mélodique indépendante et concourant d'une façon quasi continue à la formation de l'ensemble polyphonique ; la seconde, une partie qui n'est qu'accidentellement mélodique et se borne à compléter l'harmonie suivant les nécessités de chaque cas, sans former une « ligne » continue.,.

Interprétation. Le compositeur dispose, en plus des signes (v. ce mot) faisant partie intégrante de la notation musicale, d'un grand nombre d'indications dont le sens textuel ou simplement traditionnel contribue à fixer autant que possible l'i. de son œuvre. Ces indications sont particulièrement de deux sortes : 1° les indications qui se rapportent au degré d'intensité sonore (dynamique); les indications dynamiques (dites couramment nuances) principales et le plus généralement admises sont :

forte (f), fort, piano (p), doux, mezzoforte (mf), mi-fort.

Quelques degrés intermédiaires d'intensité sont indiqués par :

fortissimo (ff, fff), très fort, pianissimo (jpp, ppp), très doux,

poco forte (pf\ assez fort, intermédiaire entre le mf et le /'. mais employé aussi autrefois comme indication de nuancemoins

torte que le „//".

mezzopiano(mp)t assez doux; intermédiaire entre pet mf.

Les termes sottovocc (écrivez en an mot!), d'une voix douce, et mezza voce, à m.-vdix (dans les parties vocales, c.-à-d. en fausset), sont à peu près synonymes de piano. Le forte extrême s'indique par : tutta lafor;-c ou fortissimo possibile; le piano extrême par : piano j bile ou pianissimo possibile (cf. aussi mori ndo,

PERDENDOSI, DILUENDO, SCEMANDO, B8TINT0).

Lorsqu'on désire accentue)- fortement un son ou un accord isolé, on l'indique par : sforzato (sf, sfz), sforzando ou encore forzato, /:■. el plus vigoureusement: ffz); de même fp désigne, dans le cours d'un piano, un accent suivi du retour immédiat au piano. Pour les accents moins forts, on se contente des signes a ou placés au-dessus ou au-dessous de la note. On trouvera au mot métrique ce qui concerne la dynamique naturelle et non indiquée par le compositeur, à l'intérieur de la mesure. Enfin, on fait usage, pour les nuances progressifs el régressives, des termes suivants :

crescendo (cresc.) accrescendo rinforzando (rf) diminuendo (dim.) decrescendo (decresc.)

en augmentant

en diminuant

2° Les indications qui se rapportent au mouvement, à l'allure (tempo; agogique) générale ou partielle du morceau, et qui donnent aux signes de durée relative de la notation une \;ileur plus précise :

adagio, lent (calme),

andante, d'une allure modérée I allanl .

allegro, joyeux, rapide,

presto, pressé, hâtif.

Parmi les indications presque synonymes d'adagio (avec, en plus, l'idée d'allure retenue, contenue), nous noterons :

largo, large,

lento, lent,

grave, grave, pesant.

On fait aussi usage d'indications diminutivea ou superlatives, telles que : adagietto ou larghetto (moins lent qu'adagio ou que largo\ ondantino (v. ce mot), allegretto (moins rapide qu'allegro), prestissimo (plus rapide que j to). Quant aux termes suivants, ils sont employés tantôt comme synonymes approximi d'allegro, tantôt comme qualificatifs tiaUegro (ou, quelques-uns d'entre eux -lu moins, «I andante et d'adagio) :

moderato, modéré,

con moto, avec un peu de mouvement, riracc,\\\',

véloce, vif (mais avec, en plus, l'idée da lité),

ISAAK — KOGEL

agitato, agité (parfois presque synonyme de

presto), con fuoco, avec feu, appassionato, avec passion.

Le passage graduel dans un tempo plus rapide ou plus lent s'indique au moyen de :

accelerando i , , , . ,

stringendo i de Pluf en Plus raflde' en

affrettando V serran Peu a Peu le mo^

." , 7 ^ vement.

incalzando

ritardando

rallentando

tardando

slentando

largando,

strascinando

Enfin, certaines indications désignent en même

I de plus en plus lent , en lâchant peu à peu le mouvement.

temps le ralentissement de l'allure et la diminution de l'intensité :

calando

mancando

deficiendo

morendo

smorzando

en lâchant un peu le mouvement et en diminuant.

Quant aux termes qui modifient dans un sens ou dans l'autre ces indications générales (più, meno, assai,non troppo, etc.), qui se rapportent au caractère de l'œuvre (maesloso, scherzando, brillante, etc.), ou aux particularités d'un instrument (glissando, marlellato, vibrato, arco, pizzicato, sut ponticello, con sordino, una corda, etc.), on les trouvera sous leur lettre respective.

Isaak, add. : Le Choralis Constantinus, lib. I (1550), a paru en 1898, dans les « Denkmâler der Tonkunst in Oesterreich ».

Jacobsthal, add. : Die chromatische Altération im liturgischen Gesang der abendlândischen Kirche (1897).

Jadassohn, add. : Zur Einfiihrung in J.-S. Bach' s Passionsmusih nach dem Ev. Mattaeus (1894): Bas Wesen der Mélodie in der Tonkunst (1899). Le Lehrbuch des Kontrapunkts, a paru en éd. française, en 1897.

Jannequin, add. : Un volume de chansons de J. (Attaignant, 1529), a été publié par H. Expert, dans les « Maîtres musiciens de la Renaissance française » (vol. VII).

Joachim, Amajlie (Weiss), m. à Berlin le 3 févr. 1899. — Cf. A. Moser. Joseph Joachim, ein Lebensbild (1898).

Kahn, add.: Mahometsgesang (chœur et orchestre, op. 24), trois morceaux pour violoncelle et piano (op. 25), Sommerabend (cycle de lieder pour chœurs, soli et piano, op. 28), Phantasiestiiche (pour piano, op. 29).

Kes, add.: En 1898, K. a pris la direction du Conservatoire et des Concerts philharmoniques de Moscou.

Kienzl, add. : Don Quixote (Berlin, 18 nov. 1898).

Klauwell, 2. add. : Abendfrieden, pour chœur mixte et orchestre (op. 35, 1898) et un ouvrage théorique : Die Formen der Instrumentalmusih (1896).

Klose, Friedrich, né à Carlsruhe en 1862 ; a commencé ses études musicales auprès de V. Lachner, puis, après deux années d'interruption, les a continuées auprès d'A. Ruthardt, à Genève, et d'A.Bruckneiyà Vienne. K. s'est déjà

fait connaître par une série d'œuvres remarquables et de tendances très avancées : des lieder ; une Messe pour soli, chœur, orchestre et orgue (dédiée à la mémoire de Fr. Liszt); Elfenreigenei Phantastischer Zug , pour orchestre ; Vidi aquam, pour chœur, orchestre et orgue ; Elégie, pour violon et orchestre ; enfin un poème symphonique en trois parties, Bas Leben ein Traum (pour orchestre et orgue, auxquels s'adjoignent, dans la troisième partie, de la déclamation, nui chœur de femmes et un groupe d'instr. de cuivre), exécuté pour la première fois à Carlsruhe, le 8 févr. 1899, sous la direction de Molli.

Klughardt, add. : un second oratorio, Die Zerstorung von Jérusalem, (1898).

Kœnigslœw, 2. m. à Bonn le 6 oct. 1898.

Kogel, Gustav-Friedrich, né à Leipzig le 16 janv. 1849; son père qui jouait une partie de

KOSSMALV

trombone à l'orchestre du Gewandhaus, lui tit suivre les cours du Conservatoire de Leipzig (1863-1867). Au sortir du Conservatoire, K. fut d'abord, pendant quelques années, maître de musique en Alsace : mais la guerre l'obligea à rentrer en Saxe où il se mit, entre autres, au service de la maison Peters pour la réduction au piano de partitions d'orchestre. A partir de 1874, il eut une vie mouvementée, comme chef d'orchestre de théâtre à Nuremberg, Dortmund, Gand, Aix-la-Chapelle, Cologne et Leipzig '(1883-1886). En 1887, K. fut appelé à Berlin, comme chef de 1' « Orchestre philharmonique » ; enfin, en 1891, il a accepté la direction des « Concerts du Musée » à Francfort-s/M., où il déploie une activité artistique intéressante. Comme compositeur, K. ne s'est guère fait connaître que par un petit nombre de morceaux de piano à deux et à quatre mains ; par contre, il a publié une grande quantité de partitions d'orchestre et de réductions au piano d'opéras (tels : « Jessonda », de Spohr, « Les joyeuses commères de Windsor », de Nicolaï, et « Hans Heiling», de Marschner, publiés pour la première fois).

Kossmaly, m. à Stettin le 1er déc. 1893.

Krantz, m. à Dresde le 26 mai 1898.

Kretzschmar, add. : K. a succédé, en 1898, à Ose. Paul, comme professeur ordinaire de mu-

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sique à l'Université de Leipzig. — Une seconde édition, revue et aotablemenl augmentée, «lu Fûhrer durch den KonzertsaaL est m coure

de publication (1899).

Krùckl. m. à Strasbourg le l'i jahv. 1899.

Kruis, M.-H. vAN't (non pas van.K.), esl actuellement domicilié à Groningue.

Kufferath, 2. p. 432. col. 1, 1. 11. lise/ : six voL parus [dont plusieurs sont ù leur quatrième

éd.] — Add.: Traité de la pédale, ou méthode

de son emploi au piano, d'après Buscho (1899).

Kullak, 3. add. : une élude critique, parue sous le titre, Der Vortrag in der Musik ><,>> Ende des XIX. Jahrhtmderts (1898).

Kurrende (ail. ; du lat. currere, courir), nom que l'on donnait, en Allemagne, à certains groupes d'élèves pauvres des classes primaires qui, sous la direction d'un de leurs aînés (leur « préfet»), chantaient des chœurs religieux dans les cours, sur les cimetières, etc. Leurs services étaient maigrement rétribués, mais l'organisation des k. ne se perpétua pas moins, en Thuringe et en Saxe surtout, jusque dans le courant de notre siècle, voire même, à Hambourg, jusqu'après 1860. Chacun des membres des k. portait une petite rotonde noire et un chapeau liant de forme. Cf. Schaarschmidt, Geschichte der K. (1807).

Lacombe, 1. p. 439, col. 1, 1. 37, après « de chant », add : et une série d'écrits de L., sous le titre : Philosophie et musique (1896).

Lamoureux, p. 442, col. 2, 1. 19 et 20, remplacer la phrase : « En 1897, etc. », par : Depuis 1897, les concerts sont dirigés en majeure partie par C. Chevillard, gendre de L.

Lamperen, add.: L. a été remplacé comme bibliothécaire du Conservatoire de Bruxelles par L. de Casembroot (nommé en 1882), auquel a succédé, à son tour, A. Wotquenne. Ce dernier a commencé la publication d'un Catalogue destiné à remplacer (très avantageusement!) celui de L. qui a été retiré de la circulation,

Lassalle, Jean-Louis, chanteur scénique (baryton), né à Lyon en 1845 ; se décida à l'âge de vingt-deux ans seulement à entrer dans la carrière théâtrale que lui ouvrait sa superbe voix. Après deux années de Conservatoire, ,à Paris, il se rendit à Liège où il débuta, en 1868, dans le rôle de Saint-Bris (« Huguenots »). L. a passé ensuite successivement à Lille (1868-1869), Toulouse, La Haye (1870-1871) et Bruxelles (1871- 1872), jusqu'au joui- où Halanzier l'engagea et le fit débuter à l'Opéra, dans le rôle de Guillaume Tell (9 juin 1872). C'est après le départ de Faure (1876), que L. remporta à l'Opéra ses

plus grands succès(« Le Roi de Lahore », « Polyeucte », «Henri VIII» et surtout « Patrie ■■>. L. a quitté l'Opéra en 1893, mais il donne depuis lors de fréquentes représentations à l'étranger (entre autres à Berlin).

Lasso, est né en 1520.

La Tombelle, Fbrnand de, pianiste, organiste et compositeur, né â Paris le 3 aoul 1854 : élève de Guilmant et de Th. Dubois, lauréal <Utoute une série de concours (Prix < îhartier, etc), est actuellement professeur d'harmonie à la « Schola cantorum ». L. s'est l'ail connaître comme organiste, dans plusieurs tournées en France et à l'étranger : il a écrit : >U' la musique de chambre (sonates pour pian.» H divers instruments, trios et quatuors pour instr. a archel avec et sans pian*»): des ■ Suites d'orchestre » (Lu pressions matinales, Livres d'images, bleaux musicaux, Suite féodale, etc.) vres d'orgue (douze livraisons, en dm de la musique religieuse; des scènes chorales des mélodies, etc.

Lauber, add. : de la musique de scène e des intermèdes vocaux. •! instrumentaux pour châtel suisse (poème historique de Ph. Godet, 1898). La 3œe symphonie («ai si mineur) a été exécutée, en L899,à Zurich,

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