PIATTI
Piatti, Alfredo, add. : Il s'est retiré dans la vie privée en 1897.
Pierre, 1. 6, remplacez « rédige maintenant le» par: particulièrement au... — Add.: B. Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamation (1895) ; Les Anciennes écoles de déclamation dramatique (1896) et L'Ecole de chant de V Opéra [1672-1807] (1896).
Pilo, Mario, né à Pallanza (Lac Majeur) le 24 janv. 1859: Dr ès-sciences de l'Université "de Bologne à laquelle il est, depuis 1896, professeur libre d'esthétique, en même temps que professeur de lycée à Belluno. Auteur d'études d'esthétique générale qui renferment plus d'un passage intéressant en ce qui concerne la musique : Uestetica psicologica (Milan, 1892), Estetica (ibid., 1894), La psychologie du Beau et de V Art (Paris, 1895), La musica nella classificaz-ione délie arti et La poésia e la prosa delta musica (« Rivista musicale italiana », 1894, fasc. ni et 1895, fasc. iv), La estetica intégral (Madrid, 1898), etc.
Pilote, baguette de bois cylindrique qui, dans la mécanique ordinaire de l'orgue, sert à transmettre un mouvement de refoulement.
Pleyel, 1. add. : Le directeur actuel de la maison Pleyel. Wolff & O est M. Gustave Lyon, l'inventeur du « piano double », de la « harpe chromatique », des « timbales chromatiques », etc.
Point d'orgue (ail. Fermate : ital. corona ou fermata ; angl. pause), signe de prolongation (/?\). Le p. d'o. prolonge la durée d'une note ou d'un silence au delà de sa réelle valeur et d'une durée indéterminée ; lorsqu'il est placé sur une barre de mesure, il tient lieu d'un silence intercalé mais dont la durée n'est pas fixée. Il faut noter cependant que, placé sur un silence de longue durée, le p. d'o. n'augmente pas sa valeur ; il la rend simplement indéterminée, en sorte que souvent même il l'abrège. Cf. L. Mozart, Violinschule, p. 45. Le chef d'orchestre ou de chœur indique la durée du p. d'o. sur un son en tenant la baguette en l'air, sur un silence en cessant complètement de battre la mesure. On trouve fréquemment, dans les notations canoniques compliquées duxve et du xvie s., un p. d'o. (corona) pour indiquer la fin des différentes voix ; le p. d'o. donne alors à la note sur laquelle il se trouve la valeur d'une longue finale. Enfin, dans les morceaux de concert, etc. on rencontre souvent un p. d'o. d'une importance spéciale : placé un peu avant la fin de l'œuvre, il diffère cette fin (cadence interrompue) pour donner à l'instrumentiste l'occasion d'intercaler un dernier solo brillant et étendu ; ce p. d'o. se place régulièrement sur l'accord de quarte et sixte de tonique (v. cadence).
Poirée, Elie-Emile-Gabriel, né à Villeneuve St-Georges (Seine-et-Oise) le 9 oct. 1850; bibliothécaire à la Bibliothèque Ste-Geneviéve, à Paris, a fourni des articles de critique musicale à différents journaux (« Progrès artistique » ; « Gazette musicale de la Suisse ro-
PUGXO
il',:;
mande i : .< L'Image i) h publié Les ouvrages
suivants: L'Evolution de In musiq\
Elude sur Tannhœuser (en collaboration avec
A. Ernst, 1895), Essais de technique ci ^esthétique musicales (fasc. i, Les Maîtres-Chanteurs de R. Wagner. 1898 : fasc. n. Etude sur le discours musical, etc, 1899: d'autres suivront).
Enfin, en plus de travaux littéraires ou professionnels, P. a écrit une sonate pour piano et violon, un trio, des quatuors, etc. qui Boni encore manuscrits.
Porges, add. : Rich. Wagner s Biihnenfeslspiel « Der Ring des Nibelunqen ». Eine Sludie (3™e éd. ; 1894).
Pothier, supprimez les quatre dernières lignes de l'article. Cf. Mocquereau (supplément).
Pottgiesser, Karl, compositeur, né à Dortmund le 8 août 1861; fil d'abord des études de droit, mais quitta, en 1887, son poste de référendaire au service de l'Etat prussien. P. a travaillé la musique avec Hugo Riemann, ;ï Hambourg (1887-1890), puis à l'Ecole royale de musique et à l'Université de Munich où il s'est définitivement établi. P. a écrit : la musique d'une pièce scénique, Bas Nibelungenlied (Wesel, 1892) ; Bas Xlll. Kapitel der ersten Epistel St-Pauli an die Korinther, pour baryton solo, chœur mixte, orchestre et orgue (ibid. 1894); une. symphonie en sol mineur: des chœurs pour voix d'hommes avec orchestre; des pièces orchestrales; des lieder; et un opéra, Heimkehr (poème de P. lui-même). De plus. P. donne des études musicales et des comptes rendus à 1' « Allg. Musik-Zeitung ».
Pougin, add. : Viotti et l'école moderne du violon (1888) ; Le Théâtre à V Eu-position universelle de 1889 (1890) ; Essai historii que sur la musique en Russie (1896).
Puccini, Giacomo, le cinquième musicien de lafamille des P. deLucques, né à Lucquee en 1858; a fait ses études musicales dans sa ville natale, puis au Conservatoire de Milan et auprès de Ponchielli. Après une Sinfonia- Capriccio, écrite et exécutée avec grand Buccès peu après sa sortie du Conservatoire, 1'. B^sl voué tout entier à la composition scénique el a donné successivement : Le VUli (Milan, :>1 mai 1884), Edgar (ibid., 21 avr. 1889), Manon Lescaut (Turin, l*r févr. 1893), La Bohême (Turin, 2 févr. 1890). Il travaille actuellement a la /." Tosca, poème de L. Qlica el G. Giacosa^ d'après le drame de Sardou. P. est, sans conteste, l'une des personnalités les plus marquantes du théâtre lyrique contemporain, eu Italie.
Pugno^ Raoul, pianiste et compositeur, né à Paris le 23 juin 1852; tils d'un Italien grand amateur de musique et d'une Lorraine, apprit la musique dès L'enfance el débuta, comme pianiste, à l'âge de dix ans déjà. De 1865 à 1869, P. fréquenta les classes du Conservatoire (G. Mathias, Durand, Bazin, Benoît el A. Chômas) et obtint successivement les premiers prix de piano, de solfège, d'harmonie, d'orgue et de fugue. Après la guerre, il tut appelé an poste d'organiste et maître de chapelle de
PUKCELL