MARMONTEL — MONTEFIORE
sible, puisque, d'une manière générale, les m. de demi-ton doivent être utilisées toutes les fois que l'occasion s'en présente et que leur emploi n'oblige pas à enfreindre une autre règle essentielle. De même, la septième descendra toutes les fois qu'elle pourra exécuter une m. de sensible descendante (sensible dans l'acception mineure), ainsi dans la résolution de l'accord de septième de dominante sur la tonique majeure :
Dans ce cas, les m. de sensible (si^-ut*; fadmiz) sont l'une et l'autre obligatoires ; quelques considérations tout à fait exceptionnelles autorisent seulement parfois à renoncer à l'une des deux. Par contre, il n'y a aucune raison pour que, dans des accords tels que si : ré : fa : la ou ut : mi : sol : si, la septième ( d'après la terminologie usuelle, c.-à-d. le son le plus aigu) descende, si aucun risque de parallèles de quintes ou d'autre faute analogue n'y oblige. Le mode de procéder dépendra au fond toujours de la seconde harmonie de l'enchaînement en question; si cette harmonie renferme l'octave de la tonique du premier accord, la septième montera très généralement. Les règles concernant la m. ascendante de la sensible et descendante de la septième ne sont donc rien autre que des indications pratiques, basées sur ce fait que la m. en question est la plus commode dans les enchaînements usuels. Les lois négatives connues sous le nom d'interdiction des parallèles (t. ce mot) de quintes et d'octaves, sont, par contre, de la plus haute importance pour la m. des voix.
Marmontel, 1. m. à Paris le 15 janv. 1898. M. a été professeur au Conservatoire, de 1848 à
Mascagni, add. : Iris (opéra ; Milan, 1899), et un poème symphonique pour le centenaire de Leopardi, à Recanati.
Mathieu, 2. add. : M. a été nommé, en 1898, directeur du Conservatoire royal de Gand.
Maurice, Pierre, baron de, compositeur, né à Genève en 1868 ; a fait ses études musicales- à Genève, Stuttgart, puis au Conservatoire de Paris (pendant sept années ; Lavignac, Massenet). On connaît de M. : une suite d'orchestre en quatre parties, Pêcheurs d'Islande (d'après Loti); un prélude et scène, pour orchestre, sur le poème de Daphné ; un opéra-comique, Le Calife Cigogne: une ballade pour piano, Lenore ; une Suite en style fugué, pour deux pianos ; un drame biblique, La fille de Jephté (1899) ; des mélodies, etc.
Mayer, 2. m. à Gratzle 23 janv. 1898.
Meerens, add. : A propos de la « La mélopée, antique dans le chant de l'église latine »,parF.- A. Gevaert (1896).
Melchissédec, Léon, chanteur scénique, né à I Mcrmont-Ferrand le 7 mai 1848 : fréquenta d'a-
bord les classes du lycée de Nîmes, puis, après avoir été second violon amateur au théâtre de St-Etienne, entra au Conservatoire de Paris (Alkan, Puget, Mocker, Levasseur). M. a débuté à l'Opéra-Comique le 16 juil. 1866, puis il a passé au Théâtre-Lyrique (1877-1879), et enfin à l'Opéra (début dans le rôle de Nevers des « Huguenots », le 17 nov. 1879), qu'il n'a quitté qu'en 1891, après une brillante carrière scénique. En 1894, M. a été nommé professeur de déclamation lyrique et de chant, au Conservatoire de Paris.
Méndez-Bancel, Emilio, né à Veracruz (Rép. mexicaine) le 26 nov. 1870 ; fils d'un grand capitaliste mexicain, a travaillé le piano et la composition (avec Ed. Salvatierra, F. Sauvinet, G.-J. Menesès et Ed. Gabrielli). M. s'est surtout fait connaître comme critique musical d'une absolue indépendance de caractère et il collabore, d'une façon toute désintéressée, aux principaux journaux de Mexico : « El Diario del Hogar», « El Universal » et « El Globo ». Ses articles sont signés tantôt « Sans Gêne » (La Critica musical, ensayo técnico ; Algunas notas sobre la Musica en Mexico: etc., etc.), tantôt « Verus » (série de dix-neuf articles du « Globo», dans lesquels il attaque vivement le Conservatoire de Mexico : El Conservatorio Nacional de Mûsica y Declamaciôn.
Mengewein, non pas Mengemwein.
Métronome, add. .-La fixation et le mesurage des mouvements métronomiques d'une œuvre peuvent éclairer d'un jour spécial une quantité de problèmes esthétiques. Cf. à ce sujet : H Alvin et R. Prieur, Métfonomie expérimentale (1895).
Mihalovich, add. : un poème symphonique, La mort de Pan (1898).
Militaire, add. : Cf. aussi G. Parés, Traité d'instrumentation et d'orchestration militaires.
Miolan, v. Carvalho.
Mirande, add. : Mizoën, légende de la Fée des neiges (ballade pour soprano et orchestre, 1897). M. a fondé en 1898, avec Jemain, une société de Concerts symphoniques.
Mocquereau, Dom A., de l'abbaye de Solesmes, musicographe plainchantiste remarquable, auteur de : La psalmodie romaine et l'accent tonique latin et de L'Art grégorien, son but, ses procédés, ses caractères. M. publie en outre, depuis 1889, une Paléographie musicale, série de reproductions phototypiques des grands monuments de l'art grégorien.
Montefiore,ToMMASo-MoïsE,né à Livourne en 1855; étudia le piano et l'harmonie dans sa ville natale, puis à Florence où sa famille avait transféré son domicile et où il suivit, en outre, les cours de composition de Mabellini, à l'Institut royal de musique. M. s'est fait connaître comme compositeur par des mélodies vocales, des pièces symphoniques et un opéra en trois actes-. Un baccio al porlalore (Florence, 1884); il prépare un nouvel opéra, Cecilia, d'après le grand drame de Cossa. Comme critique musical aussi, M. a été remarqué (entre autres sous le pseudo-
MONTEVERDI — MUSIQUE DESCRIPTIVE
nymePucK),dans ses nombreux articles de tendances progressistes ; il est actuellement rédacteur musical à « La Tribuna », à Rome, et colabore à la « Revue internationale de musique », au « Guide musical», à la «Nuova musica », etc.
Monteverdi, non pas Monteverde.
Montre ( ital. principale; ail. Prinzipal: angl. open diapason; esp. baxoncello), dénomination adoptée dans l'orgue, pour les jeux fondamentaux, jeux à bouche ouverts et de taille moyenne, d'intonation franche et ferme. Une yonne m. de 8' est la première base de tout orgue passable. Les grands instruments ont pour chaque clavier, excepté celui d'écho, une m. de 8' intonée d'une façon spéciale: les instruments de très grandes proportions ont même souvent deux m. différemment intonées, au grand orgue. Le jeu normal du pédalier est une m. ( principal ) de 16', m. que l'on trouve du reste aussi, parfois, au clavier manuel des grandes orgues (celles de St-Sulpice, à Paris, ont même deux m. de 16' au grand orgue et l'une des deux est « harmonique », c.-à-d. en réalité de 32', mais octaviante). La m. de 32' (ail. Grossprinzipal, Subprinzipaï) ne se rencontre qu'au pédalier et exige pour Y ut le plus grave un tuyau de près de quarante pieds. Les m. de plus petites dimensions que celle de 8' portent les noms de prestant {z=. m. de 4' ; ail. Oktav ou Kleinprinzipal), dourlette ou quart denasard [c.-à-d. quarte de la quinte 22/3'](=m. de 2' ; ail. Super oktav; esp. quincena [double octave]) et fifre ou piccolo (z= m. de 1'; ail. Super oktàvlein ; lat. Vicesima secunda [22da]). Le « Geigenprinzipal» des organiers allemands est une variété de m. de taille plus fine. Quant aux tuyaux de m., on les fabrique autant que possible en étain et on les place alors sur la façade de l'instrument ; seuls les très grands tuyaux des registres de 16' et de 32' sont, en général, en bois.
Morales, remplacez le début de l'article, jusqu'à « il a publié » par : Cristofano (Christoval), éminent contrapuntiste espagnol, au xvr8 s., né à Séville. M. entra dans la Chapelle pontificale, à Rome, le 1er sept. 1535 ; il prit un •congé, au bout de dix années, pour rentrer dans sa patrie, mais il ne revint pas et accepta le. poste de maître de chapelle de la cathédrale de Tolède. En 1550, il était au service du duc d'Arecs, et il vivait certainement encore en 1555. Il a publié :
Mortelmans, Lodewijk, compositeur belge, né à Anvers le 5 février 1868, de parents très modestes ; son père était mprimeur, sa mère appartenait à une famille de marins. Il fit preuve, dès la plus tendre enfance, de dispositions remarquables pour la musique ; à l'âge de trois ans, il faisait excellemment sa partie de tambour au théâtre et dans les grands concerts de sa ville natale. Cependant, M. ne commença qu'à l'âge de douze ans l'étude du solfège
et n'entra qu'en 1884 à l'Ecole de musique où il a travaillé, en dernier lieu, sous la direction de Peter Benoit. M. a obtenu, en 1889 le second, en 1893 le premier prix de Rome de Belgique (cantate Lady Macbeth). I! a écrit, depuis lors, pour orchestre : Aspiration vers l'Idéal (poème symphonique), Poème lyrique, Mei {Mai, fantaisie), Hêlios (poème symphonique, 1> Idylle du printemps. Mythe du printemps (1895), Huldeaan Peter Benoit (marche triompïïî&e), Symphonie homérique, en quatre parties, (1896-181)8) ; pour chant e1 orchestre : Zielekreet (alto et orchestre), EUen, een Lied van de Smart (ténor et orchestre : 1895), Salve regina (chœur mixte et orchestre, 1896) : pour piano et chant : une vingtaine de lieder; puis des transcriptions orchestrales.
Mottl, add. : un quatuor pour instr. à archet (1898, manuscrit). — Il a orchestré la Bourrée fantasque d'E. Chabrier, et un certain nombre de lieder classiques et modernes qui font partie du répertoire de M^Mottl-Standhartner, une cantatrice de grand talent.
Moussorgski, add. : Cf. Pierre d'Alheim, Moussorgski (Paris, 1896). et. en russe, Stasof, Moussorgski (Viestnick Evropy).
Muffat, 1. 1. 2 et 3, remplacez « né probablement, etc. » par: né à Schelestadt (Alsace), d'un père savoyard. — L. 6, remplacez « delà cathédrale » par : à Molsheim, près — Le Suavio-
ris harmoniae, etc., a paru dans les « Denkmœler der Tonkunst in Oesterreich » (1894-1895) ; Y Apparatus, etc., a été publié, en partie, dans le «Trésor des pianistes» de Farrenc, et. en entier, par S. de Lange (1888). — 2. add : Les Comjjonimenti musicaii ont paru dans les « Denkmœler der Tonkunst in Oesterreich » (1896).
Munzinger, 2. Edouard, né à Olten (canton d'Argovie)en 1831, m. à Neuchâtel le 31 mars 1899; fit ses études musicales au Conservatoire de Leipzig, puis devint organiste et professeur de musique àMorges et, peu après, à Yverdon. Il dirigea ensuite des sociétés chorales a Aarau (1854-1862), jusqu'au momenl on il l'ut appelé a la direction du « Chœur d'hommes - de Zurich. M. séjourna, en 1866-1867, à Naples, puis rentra en Suisse et accepta, ru 1868, l'appel du « Frohsinn»de Neuchâtel (Suisse). Depuis lors, M. a dirigé plusieurs sociétés chorales dans cette ville, tout en remplissant les fonctions d'organiste. Comme compositeur, M s'esl l'ail remarquer par une série d'oeuvres chorales Heijiund Rara (oratorio, Zurich, 1863), Jeanne d'Arc (Neuchâtel, 1887), Le Chemin i (ibid., 1894), Sempach {ibid., L896), etc. Un oratorio, liuth et Booz, n'a pus encore été exécuté.
Musique descriptive, p. 549, col. 2, add. : C\\ à ce sujet Ed. von Wôlfflin, Zur Geschichte der Tonmalerei.
XADEHMANX — OREILLE
Nadermann, 1. add. : une Ecole ou méthode raisonnée pour la harpe.
Niedermeyer, add. : Cf. Louis - Alfred de Niedermeyer, La vie d'un compositeur moderne, avec une introduction par Saint-Sa'éns (1892).
Niemann, 2. m. à Wiesbaden le 3 mai 1898.
Nolthenius, Hugo, né à Amsterdam le 20 déc. 1848, musicien érudit, en même temps que professeur de grec et de latin au gymnase d'Utrecht. Pour la musique, N. fui d'abord autodidacte, mais il profita beaucoup de ses relations amicales avec H. Viotta, et travailla ensuite le chant et la théorie auprès de A. Averkamp. N. a été successivement directeur de la « Amster-
dam'sche Studentenvereeniging » ( 1876-1877 ) de « Calliope », à Bussum (1878), et de la «Wagnervereeniging », à Utrecht (1888-1891) ; il est actuellement rédacteur en chef du Weekblad voor Muziek , à Amsterdam , et y représente avec ardeur la cause du progrès musical. N. a publié quelques compositions musicales : deux marches de fête, un trio pour piano, violon et violoncelle , vingt - cinq lieder et plusieurs chœurs ; d'autres choses sont encore en portefeuille. De plus, il collabore à divers périodiques musicaux, et fait la critique musicale dans le « Utrechtsdagblad».
Nuances, v. interprétation (supplément).
Octave rétrécie, remplacez les lettres, dans les deux tableaux, par les noms de notes correspondants (C. D. E. F. G. A. B. H. c. cis. d. = ut1 ré1 mfi fa1 sol1 laK si j? i si1 utft2 r&).
Octavier, se dit dans les instr. à vent, du fait de sauter à l'octave supérieure par la simple pression du souffle. Ce procédé est indispensable dans le jeu de la flûte, du hautbois, du cor, de la trompette, du trombone, etc.; tous ces instruments sont dits octaviants. Certains jeux d'orgue octavient, par accident, ce sont surtout les jeux à bouches de taille fine ; d'autres sont au contraire caractérisés justement par ce fait qu'ils octavient, ainsi la « Flirte octaviante ». Cf.
QUINTOYER.
Odenwald, mort à Hambourg, le 22 avril
Ollone, Max d', né à Besançon le 13 juin 1875; a fait ses études musicales au Conservatoire de Paris (dès 1892,Lavignac, Massenet, Lenepveu) où il a obtenu, en 1897, le premier grand prix de Rome. O. a publié jusqu'à ce jour -.Frédécjonde (cantate);, Jeanne a" Arc à Domrèmy (scène lyrique avec chœurs), plusieurs mélodies vocales et des pièces pour piano et pour violon. Il a, entre autres, en portefeuille une fantaisie pour piano et orchestre, un quatuor pour instr. à archet, des motets et des chœurs avec orchestre, des scènes lyriques, etc.
Opéra, p. 576, col. 2, 1. 7 avant la fin, lisez : A. Hiller (non pas Stiller).
Oreille. L'o. de l'homme et des animaux supérieurs est un organe dont la structure extrêmement compliquée ne saurait être décrite exactement en quelques lignes. Nous nous borne-
rons à en noter les éléments essentiels. L'o. dite « externe » comprend le pavillon et le conduit auditif aboutissant au tympan, membrane fortement tendue qui sépare l'o. externe du tambour ou « o. moyenne. » Cette dernière ren* ferme la chaîne des osselets : le marteau qui tire le tympan en forme d'ombilic, Y enclume, Vos lenticulaire et enfin, Yétrier fermant presque entièrement la fenêtre ovale qui sépare l'o. moyenne du labyrinthe ou « o. interne ». Le labyrinthe, rempli d'un liquide transparent, comprend une cavité nommée vestibule, trois canaux semi-circulaires et le limaçon dont le nom indique suffisamment la forme. Le limaçon est, à son tour, divisé par une paroi en deux canaux communiquant par un point (au centre du limaçon) mais dont l'un débouche sur le vestibule, tandis que l'autre se dirige de nouveau vers le tambour et n'en est séparé que par une très fine membrane, la fenêtre ronde. Si, maintenant, des ondes sonores viennent frapper le tympan, la pression sera communiquée à l'humeur vitrée du labyrinthe, par l'intermédiaire de la chaîne extrêmement mobile des osselets dont l'étrier appuiera sur la membrane de la fenêtre ovale; mais le labyrinthe ne peut céder à la pression qu'en un seul point, la fenêtre ronde, en sorte que le mouvement se propagera forcément à travers toute l'oreille interne. Enfin, l'air du tambour cède à la pression de la fenêtre ronde sans ébranler de nouveau le tympan, grâce à la trompe d'Euslache, petit conduit conique par lequel l'oreille moyenne communique avec le pharynx. Quant au nerf acoustique, il pénètre dans l'oreille
OUVERT — PEDRELL
par le centre du limaçon et envoie une foule de ramifications soit dans la paroi qui divise le limaçon (fibres de Corti), soit dans le labyrinthe membraneux qui, en partie libre (nageant dans le liquide), en partie fixé aux parois osseuses, occupe le vestibule {soies de Schultze). On ne peut guère, en l'état actuel de la science, formuler que des conjectures sur le mode de transformation des mouvements vibratoires en iensations sonores (cf. analyse 1). Pour plus le détails, v. : Helmholtz, Théorie physiologique, etc. (éd. franc, épuisée ; 4rae éd. ail., Lehre von ien Tonempftndungen, p. 225 et suiv. ainsi que 649 et suiv).
Ouvert, add. : s,, dit enfin, :;* d'un canon (lat. canon perpetuus: ail. Zirkelkanon), lorsque celui-ci n'a pas de terminaison spéciale mais peut se répéter à l'infini. Le canon ouvert peut parfaitement se noter en cercle, sauf dans le cas où l'on veut lui adjoindre une coda. On fait usage dans ce dernier cas .lu signe de répétition, après lequel la coda se place toul naturellement ; lorsque, par contre, le canon est noté en cercle, on se borne à indiquer les notes finales au moyen de points d'orgue.
Paganini, p. 590, col. 1. 1. 33 et 34, lisez : sur me vieille chanson, populaire parmi les Juifs e Livourne qui l'ont très probablement imporée d'Espagne. Il s'agit d'un souhait de bienvenue (Barucaba signifie, en hébreux : Bénie oit ton entrée), et P., qui avait séjourné à Liourne, avait sans doute été frappé du caracère particulier de cette cantilène.
Pape, add. : P. a pris en Angleterre, en 1845, m brevet pour un système de harpe chromati- Jue (v. harpe, supplément) qui semble être esté à l'état de projet.
Papier, 2. 1. 10, lisez 1858 (non pas 1843). Rem- )lacez les deux dernières lignes de l'article >ar : Baumgartner (m. à Vienne lé 23 mai 1896,
l'âge de cinquante-trois ans); a été pendant îombre d'années, cantatrice à l'Opéra impéial, à Vienne.
Parry, 5. add. : A Song of Darhness and dght (oratorio, 1898).
Paul, m. à Leipzig le 18 avril 1898.
Pauer, 1. add. : Il a abandonné, en 1896, ses ifférents postes pour se retirer dans sa villa e Jugenheim, près Darmstadt.
Paur, add. : Il a pris, en 1898, la succession le Seidl, comme chef de l'orchestre philharmoique de New-York.
Pavillon, dénomination adoptée 1° pour la )artie évasée et apparente de l'oreille externe v. oreille, supplément) ; 2° pour la partie du ibe des instr. à vent en cuivre, qui se trouve à extrémité opposée à l'embouchure et revêt la arme d'un entonnoir plus ou moins évasé ; 3° >our les tuyaux qui, dans les jeux d'anches de orgue, surmontent le « pied » et sont tantôt n bois (pyramides renversées), tantôt en métal
ylindriques ou en entonnoir). Le p. n'est pas îécessaire à la production du son des tuyaux
anche, ainsi qu'on peut le constater dans harmonium, mais il donne au son de l'anche me puissance et une plénitude qu'il serait imossible d'obtenir sans son secours. Plus le p.
s'élargit à son extrémité supérieure et plus aussi le son sera brillant et perçant : plus il se rétrécit, plus le son sera sombre et mal. Toutefois la hauteur du p. n'est pas sans influence sur l'intonation du son ; ainsi, le son baisse notablement lorsque le p. a plus de la moitié de la hauteur d'un tuyau à bouche ouvert, dont le son correspondrait à celui que donne Tanche, bien plus, le son baisse d'une octave 'litière, lorsque la hauteur du p. correspond exactement à celle du tuyau à bouche en question, etc. Il serait intéressant de rechercher jusqu'à quel point ces constatations pourraient contribuer à résoudre le problème de la série harmonique inférieure (cf. harmoniques); mais ers recherches devraient tout naturellement s'étendre aux instr. à anche simple on double (clarinette, hautbois, etc.) ei à anche membraneuse (cors, trompettes, etc.).
Pédale, 2. add.: cf. aussi, M. Kufferath, Traité de la pédale ou méthode de son emploi au piano, d'après Buschor/elV (1899).
Pedrell, Felipe, compositeur ei musicologue espagnol, né à Tortose (Catalogne) le 19 février 1841 ; se voua de bonne heure à la musique el travailla par lui-même le piano et la composition, tout en faisant des éludes sérieuses d'histoire et d'esthétique musicales. Dans ses œuvres comme dans ses écrits, P. s'occupe particulièrement delà régénération de l'art lyrique espagnol. Il a débuté au théâtre par EluLtimo Abencerrajo (Barcelone : « Lyceo », avril 18' I . suivi de: Quasimodo (ibid., 1875); Le Tasseà Ferrare (Madrid, 1881) : Cléopâtre 1 1881); Mazeppa (1881): enfin, d'une vaste trilogie avec prologue : Les Pyrèwes (édile en 1891 ; le prologue en a été exécuté à Venise, en mars 1897). P. a égalemenl écrit des poèmes pour chanl et orchestre : Le chantât la montag Chanson latine, Invocation à la nuit (18 une Messe de gloria. pour chœurs, soli, orgue et orchestre : une Marche triomphale (dédiée a
PEMBAUR — PIANO
Mistral, 1878) ; deux recueils de mélodies : Douze orientales (V. Hugo) et Douze consolations (Th. Gautier); etc. Mais l'activité de P. est plus grande encore dans le domaine de la musicologie, on a de lui : Diccionario biograflco y bibliografico de Musicos Espaholes y escritores de Musica espaholes, etc. (1883, vol. 1 [A.-F.], ouvrage inachevé); Por nueslra musica (1891 ; paru aussi en français) ; Diccionario tecnico de la Musica (1894); puis des anthologies : Teatro lirico espanol anterior al siglo XIX (4 vol. ont paru) ; Hispaniœ Scholœ Musica sacra [xvie, xvne et xvme s.] (ont paru : huit vol. d'œuvres de Morales, Guerrero, Gines Pèrez, etc., et quatre vol. consacrés aux œuvres complètes de Ant. de Gabezon [1510-1565], organiste et clavicordiste de Philippe II); enfin, les œuvres complètes de Tomas-Luis de Victoria [Vittoria] (dix vol. ou plus ; en préparation). En outre, P. est directeur de La Musica religiosa en Espaha (périodique mensuel) professeur au Conservatoire de Madrid et membre de l'Académie espagnole des Beauxarts (depuis 1894). Il avait rédigé auparavant, à Barcelone, Y llustracion musical Hispano- Americana et collaboré à plusieurs publications importantes.
Pembaur, add. : un opéra, Zigeunerliebe (Innsbruck, 1598).
Pergolesi, est né à Jesi. — L. 6. lisez : 16 mars (non pas 6).
Péri, 1. 3, lisez : zazzera (non pas zazza).
Perosi, Don Lorenzo, né à Tortone (Piémont) le 20 déc. 1872; lîls d'un musicien, maître de chapelle de la cathédrale de Tortone , fit ses premières études musicales avec son père puis à l'Ecole Ste-Cécile, à Rome. En 1890, il fut appelé comme maître de musique à l'institut des Bénédictins du Mont-Cassin ; mais il n'y resta que peu de temps, suivit pendant deux mois les cours du Conservatoire de Milan puis, pendant un semestre, ceux de l'Ecole de musique religieuse, à Ratisbonne. Nommé professeur d'orgue dans cette école, il n'en accepta pas moins, peu après, le poste de maître de chapelle de la cathédrale d'Imola. En 1893 encore, P. a refusé un poste de professeur au Conservatoire de Parme, pour entrer dans les ordres, et il a rempli, de 1894 à 1898, les fonctions de maître de chapelle de l'église St-Marc, à Venise. Enfin, à la fin de l'année 1898, P. a été appelé au poste important de directeur de la Chapelle pontificale, à Rome. D'une fécondité extraordinaire, le jeune abbé a déjà écrit une quinzaine de Messes avec et sans orchestre, des psaumes, des motets, une suite pour piano, violon et violoncelle, etc. Toutefois ce sont ses oratorios (fui, malgré un certain manque d'unité de style, ont eu le plus de retentissement; ils sont intitulés : La Passione di Cristo secondo San Marco (trilogie pour chant et orchestre ; Milan, déc. 1897), La Trasfigurazione de y. S. Gesù Cristo (oratorio en deux parties pour chant, orchestre et orgue; Venise, mars 1898) et La Risurrezione di Lazaro (id. : Venise [Fenice], juillet L898).
Pessard. add. : La dame de Trèfle (opérette; Paris, 1898 ).
Pfeil, m. à Leipzig le 17 avril 1899.
Pfitzner, Hans, compositeur, né à Moscou, de parents allemands, le 5 mai 1869 ; arriva très jeune en Allemagne où il reçut les premières leçons de piano, de son père (directeur de musique, premier violon au Théâtre municipal, à Francfort s/M.). Il suivit ensuite les cours du Conservatoire Hoch (J. Kwast, Iwan Knorr), de 1886 à 1890, et c'est pendant ce temps qu'il écrivit la plupart de ses œuvres : Scherzo, pour orchestre ; Der Blumen Radie, pour voix de femmes, alto solo et orchestre (manuscrit, 1888) ; une sonate pour violoncelle et piano (op. 1, 1889-1890); des lieder: un quatuor pour instr. à archet et Das Fest auf Sol/tang, musique pour le drame d'Ibsen (préludes et entr'actes, chœurs, lieder, morceaux mélodramatiques, etc., 1889; exécuté pour la première fois, à Mayence, le 28 nov. 1895). Au sortir du conservatoire, P. se voua à l'enseignement, d'abord à Francfort, puis à Munich et de nouveau à Francfort (1890-1892) ; il fut ensuite, de 1892 à 1893, professeur au Conservatoire de Coblence où il acheva la composition d'un drame musical, Der arme Heinrich, auquel il travaillait depuis 1891. Un grand concert de ses œuvres, à Berlin, mit son nom en évidence; mais ce ne fut que le 2 avr. 1895 qu'il parvint à faire exécuter son drame musical, à Mayence, après avoir été pendant une saison chef d'orchestre volontaire au Théâtre municipal. P. fut engagé, la saison suivante, comme chef d'orchestre en titre, puis il passa l'hiver 1896-1897 à Francfort où Der arme Heinrich fut donné, de même qu'à Darmstadt. Enfin, en 1897, le Conservatoire Stem de Berlin a appelé P. à la direction de plusieurs classes de composition, de piano, etc. Aux œuvres déjà mentionnées, nous devons ajouter Herr Oluf, ballade pour baryton et orchestre (manuscrite) ; trente-trois lieder (op. 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9) ; un trio avec piano (op. 8). P. prépare un nouvel ouvrage scénique : Die Rose vom Liebesgarten.
Philipp, L, pianiste-compositeur, né à Paris en 1863 ; élève de G. Mathias, au Conservatoire de Paris (premier prix de piano en 1883), reçut en outre les conseils de St. Heller, Ritter et Saint-Saëns et se fit entendre un peu partout en France, en Angleterre, en Belgique, etc. Il a fondé, à Paris, une association de musique de chambre (avec Berthelier et Loeb) et fait revivre l'ancienne Société des instruments à vent. P. a publié des ouvrages d'enseignement (exercices divers, Etudes d'octaves. Etudes de main gauche, arrangement pour deux pianos de Préludes et fugues de J.-S. Bach, etc., etc.), des pièces pour piano {Feuilles d'Album, Pastels, Phalènes, Etudes de concert, etc.) et une Petite suite pour orchestre. Il a, en outre, fourni des articles de critique au « Ménestrel » et à d'autres périodiques musicaux.
Piano, p. 620, col. 1,1. 4 avant la fin, remplacez « 1898 » par : vol. i, 1899 - Cf. aussi : Dr O. Bie, Das Klavier und seine Meister (1899).