SCHILLINGS
une scène fort belle : «Ahlrendi mi », esl encore souvent chantée de nos jours) ; un oratorio: Lacadutadetgigante (manuscrit); des psaumes; un Requiem, à cinq voix (imprimé rU L688
Roulement, mode de percussion des timbales et des tambours, consistant dans l'usage rapidement alterné .1rs deux baguettes. On note le roulement comme un trille on nn |,Vtr
«« ' On indique aussi de ia
ou £k
même façon la percussion à petits coups répétés des cymbales, du triangle, etc.
Safonoff, Wassily, né à Istschiorskaya (village du Caucase), d'une ancienne famille cosaque, partit à l'âge de dix ans pour St-Pétersbourg où il travailla la musique (Leschetizky, Ch. Sieke, Zaremba), tout en suivant les classes du « Lycée impérial Alexandre «.Cependant, il entra dans l'administration et ce n'est qu'après avoir obtenu la médaille d'or pour le piano, en 1880, au Conservatoire (Brassin), que S. se décida définitivement à embrasser la carrière musicale. Après quelques tournées de concerts (entre autres, avec K. Davidow), S. accepta un poste de professeur de piano au Conservatoire de St-Pétersbourg (1881), puis il passa à celui de Moscou (1885), dont il est devenu directeur en 1889. En outre, depuis 1891, S. dirige les concerts de la « Société musicale" russe », à Moscou. S. est hautement estimé dans sa patrie et il a déjà formé un grand nombre d'élèves remarquables (A. Scriabine, J. Lhévine, etc.).
Saint-Saëns, add. : cinq concertos de piano (r, ré maj., op. 17 ; II, sol min., op. 22; III, mi bémol maj., op. 29; IV, ut min., op. 44; V, fa maj., op. 103); trois de violon (I, la maj., op. 20 ; II, ut maj., op. 58 ; III, si min., op. 61), et un de violoncelle (la min., op. 33). — Un catalogue général et thématique des œuvres de S. -S. a paru, en 1897, chez A. Durand.
Saléza, Albert, chanteur scénique, né à Bruges (Basses-Pyrénées) le 18 oct. 1867; fit ses études au Conservatoire de Paris (Bax, Obin ), où il obtint, en 1888, le premier prix de chant et le deuxième prix d'opéra. S. a débuté à l'Opéra- Comique (19 sept. 1888), dans le rôle de Mylio du « Roi d'Ys » ; après une année passée à Paris, il fit deux saisons à Nice, puis fut engagé à l'Opéra, le 1er janv. 1892. Il y a créé, jusqu'en 1895, « Salammbô », « Djelma », «Othello», et a chanté en outre, à Monte-Carlo (1894-1895), le rôle de d'Eïolf dans «Hulda », de C. Franck. Cf. H. de Curzon, Croquis d'artistes (1898).
Salomé, Théodor-César, né à Paris le 20 janv. 1834, m. dans la même ville à la fin de
juil. 1896; avait fait ses études musicales dans les classes du Conservatoire (Bazin, Benoit, Thomas) et obtenu, en 1861,1e grand prix de Rome. S. fut pendant un grand nombre d'années organiste du petit orgue de la Trinité et il a publié, à Londres, un recueil de dix pièces pour orgue, de sa composition. En outre, la « Société nationale » avait exécuté <\r lui, en 1877, plusieurs fragments symphoniques intéressants.
Samuel, m. à Gand le 11 sept. 1898.
Sandberger, add. : S. a été nommé, en 1898, professeur ordinaire à l'Université de Prague, où il succède à G. Adler.
Sarrette, add. : Cf. Constant Pierre, Bernard Sarrette et les origines du Conservatoire etc. (1895).
Sauret, add.: Gradus ad Parnassum du violoniste (op. 36, 1898).
Sautereau, baguette de bois qui, dans le mécanisme du clavecin, portait la lamelle de métal ou le fragment de plume de corbeau destiné à faire vibrer la corde. Le s. opérait la transmission du mouvement imprimé à la touche.
Scharwenka, 2. add. : un troisième concerto pour piano (ut dièse min., op. 80: 1899). S. est rentré, en 1898, à Berlin, et y a repris >;i double activité de virtuose et de pédagogue.
Schillings, Max, compositeur, né à Duren (prov. rhénane) le 19 avr. L868; recul Les premières leçons de musique deR. Hilgers, dansa ville natale, puis se rendit -À gonn-s/R. et, tout en fréquentant les classes du gymnase, il travailla la musique auprès de ?on Kônigslœw et de J. Brambach. Sa constitution peu robuste lui interdisani la carrière <!«■ violoniste à laquelle il avait songé toul d'abord, S. entra dans la Faculté de droit de l'Université de Munich, mais au bon! d'une année à peine il avait passé dans celle de philosophie et concentrait de plus m pin- 868 efforts sur la musique. C'est alors que s. commença la composition de son premier drame musical,
SC HOLA — SERVIERES
lngvelde, dont un ami. le comte de Sporck, lui avait fourni le poème. En 1892, il fut au nombre des répétiteurs du Théâtre de Bàyreuth et c'est ce qui lui suggéra l'idée de soumettre son oeuvre à F. Mottl, qui l'exécuta à Garlsruhe en nov. 1894. Ingwelde a passé ensuite, avec succès, sur plusieurs scènes allemandes, et S. qui s'est voué tout entier à la composition, a publié depuis lors : une quinzaine de lieder; Abenddàmmerung, de Heine, pour une voix avec ace. de violon et de piano ; Meergruss et Seemorgen, fantaisies symphoniques pour orchestre ; une Improvisation, pour piano et violon ; Zwieg.espràcJt, poème pour petit orchestre ; une partition (chœur et orchestre) pour Bas Fest in Arcadien (1898). S. a élu domicile à Munich et prépare, pour paraître encore en 1899, une comédie lyrique : Der Pfeifertag.
Schola cantorum, nom de deux institutions musicales : 1. Etablissement fondé à Rome, peut-être par le pape Grégoire-le-Grand (m. en 604), pour la préparation des chantres de la Ghapelle pontificale. G'est de la S. c. que sont sortis les premiers essais de musique polyphonique, ainsi que nombre d'autres innovations, et c'est là que les musiciens du Nord vinrent, durant plusieurs siècles, puiser leur science et leur habileté contrapuntique. — 2. Institution fondée en 1897, à Paris, par Gh. Bordes, Vincent d'Indy et Guilmant. La nouvelle 5. c. est originairement une école de chant liturgique et de musique religieuse, mais les cours de composition de d'Indy s'étendent à toutes les branches de la composition. Les professeurs actuels sont : l'abbé Faure-Muret, G. Growlez, Decaux, J. Albéniz, A. Guilmant, Gh. Bordes, R. P. Dom Chauvin, F. de la Tombelle, P. de Bréville et Y. d'Indy.
Schumann, 1. p. 753. col. 1, 1. 27, après « op. 120 » add. : [la version connue est une seconde version ; la version primitive a été publiée en 1891, par le Dr Wullner]. — Les poèmes aes mélodies de S. ont été traduits, en tout ou en partie, par J. Barbier, V. Wilder, M. Kufferath, A. Boutarel, etc. — 3. Georg-Alfred, add.: Scènes de Carnaval, pour orchestre (1898).
Schurig, m. à Dresde en févr. 1899.
Schwencke, 5. m. à Hambourg le 11 juin
Schytte, Ludwig , pianiste-compositeur, né à Aarhus (Danemark) le 28 avril 1848; lit d'abord de la pharmacie, mais, à partir de 1870, se voua entièrement à la musique. Elève d'Edm. Neupert, A. Rée et N-W. Gade, puis, en 1884, de I liszt, S. a accepté, en 1886, un poste de professeur de piano à l'Institut Horak, à Vienne (Autriche). Les ouvrages d'enseignement de S. sont très répandus et ses œuvres de concert fort estimées: nous mentionnerons seulement, sur le nombre (plus d'une centaine): pour piano : Naturstimmungen (op. 22), concerto (op. 28), Pantomimes (op. 30), Nordische Volkstine (op. 35), Amorinen (op. £4), Sonate (op. 53), Launen und Fantasien (op. 63), Etudes sj>i'ciales (op. 75), Scènes de ballet (op. 77), Contemplaiivo (op. 101) : puis une Symphonie enfan-
tine (op. 87) ; un cycle de lieder : Die Verlassene (op. 89): Hero, scène dramatique (Copenhague ; Théâtre royal, 1898); etc., etc.
Secondaire, se dit 1. dans la terminologie usuelle de l'harmonie : a) des accords de trois sons (triades) autres que la tonique et les deux dominantes, soit des accords relatifs de chacune des harmonies principales (en ut maj. : Tp [cf. fonctions] = la. ut. mi, Sp = ré. fa. la et Dp = mi. sol. si: en la min. : <>Tp = ut. mi. sot, °Sp = fa. la. ut et °Dp = sol. si. ré) et des accords dits de quinte diminuée et de quinte augmentée (en ut maj.: 7 = si. rè.fa ; en la, min.: #vn = si. ré. fa & —sol, $ si. ré et DQ> = ut. mi. sol p; b) des accords de septième établis sur les différents degrés de la gamme, par analogie avec l'accord principal de septième, ace. de septième de dominante (D7). Cf. dissonance. — 2. Dans la théorie des formes musicales, d'un thème de moindre importance que le thème principal avec lequel il alterne et auquel il est généralement opposé de caractère. Un thème principal peut être suivi de! plusieurs thèmes s.
Seiffert, Max, musicologue distingué, né à Beeskow (Marche de Brandebourg) le 9 févrJ 1868; fréquenta les classes du gymnase « Joachimsthal », à Berlin, puis entrai en 1886, dans la Faculté de philosophie de l'Université de cette même ville. Après avoir fait de la philo-: logie ancienne, S. s'est voué aux sciences musicales qu'il a plus particulièrement travaillées sous la direction de Ph. Spitta. Enfin, en 1891, sa dissertation sur J.-P. Svjeelinch und seine directen deutschen Schiller lui valut le titre de Dr phil., puis, en 1892 et 1893, il entreprit des voyages d'études en Angleterre, en Hollande, en Belgique et en France. Depuis 1889, S. a fait paraître des études ou essais dans différents; périodiques musicaux : « AUg. MusikzeUung », « Weekblad voor Muziek », « Deutsche LitteJ ratur- Zeitung », « Allg. deutsche Biographie », « Vierteljahresschrift fur Musikwissenschaft»,i « Tijdschrift der Vereeniging voor Noord-Ne-1 derlands Muziekgeschiedenis ». Mais il a sur-} tout rédigé de remarquables éditions de : Tabulaturanova [1624] de Scheidt (« Denkmâler deutscher Tonkunst ». vol. I, 1892); J.-P. Sweelinctis gesamte *\\'erke (1894; comprendra dixl vol. et sera terminé en 1901 ) : Tabidatuurl Boeck [1659], de A. van Noordt (« Uitgave XIX 1 der Vereeniging voor N.-X. M. », 1896) : Psal- 1 men David [1568], de C. Boscoop (« Uitgave 1 XXII der Vereeniging voor N.-N. M. »,1899) ; etl il publie, avec Ose. Fleischer, une nouvelle édi- 1 tion totalement refondue de la Gescldchte der À Klaviermusik, de G. -F. Weitzmann (vol. I, 1899). S. est membre honoraire ou correspon-jj darit des grandes sociétés musicales des Pays-1 Bas.
Servais, François - Matthieu (dit Franz), add. : U Apollonide a été représentée à Garls-Ï ruhe (1899), sous le titre de Ion.
Servières, Georges, littérateur et critique musical, né à Fréjus (Var) le 13oct. 1858: mena
SILLET — TEBALDINI
de front, pendant plusieurs années, ses travaux littéraires (romans, nouvelles, récits de voyages, etc.) et ses études musicales, mais semble se vouer de plus en plus à la critique musicale. A ce titre, S. a collaboré à un grand nombre de revues spéciales : « Renaissance musicale », « Guide musical», « L'Art », « Revue indépendante », etc. ; en outre, il a publié : Richard Wagner jugé en France (1887) ; Tannhœuser à l'Opéra en 1861 (chapitre extrait de l'ouvrage ^précédent, mais complété par des documents nouveaux ; 1895), et La musique française moderne (études sur G. Franck, Lalo, Massenet, Reyer et Saint-Saëns, avec catalogues complets de leurs œuvres ; 1897).
Sillet, partie légèrement rehaussée de la touche des instr. à cordes, sur laquelle appuient les cordes, entre les chevilles (et près de cellesci) et le chevalet.
Sinding, add. : une symphonie en ré ; un concerto de violon (la maj., op. 45); une Romance, pour piano et violon, etc.
Smetana, p. 775, col. 1, 1. 14, lisez : YysJterad (non pas Vysegrad).
Smulders, Garl-Anton, pianiste et compositeur, né à Maestricht (Hollande) le 8 mai 1863 ; a fait ses études musicales au Gonservatoire royal de Liège, où il a obtenu (1886) la médaille d'or, par acclamation, en exécutant son concerto de piano. S. a été nommé professeur dans cette même institution, en 1878, et il a obtenu trois ans plus tard le Prix de Rome (de Belgique). Nous noterons parmi ses œuvres : concerto pour piano et orchestre ( en la min.) ; Cantilene, pour piano et violon ; Rosch-Haschana, prière pour violoncelle et orchestre ; Chant d'amour, pour orchestre; Adieu, Absence, Retour, poème symphonique pour grand orchestre ; sonate pour piano et violon ; plusieurs pièces pour piano ; des mélodies vocales, etc.
Sokolow, Nikolai, compositeur, né à St-Pétersbourg en 1858 ; a fait son éducation musicale au Gonservatoire de sa ville natale (J. Johansen, N. Rimsky-Korsakow). Il est professeur d'harmonie, depuis 1886, à la Chapelle impériale des chantres et, depuis 1896, au Con-
servatoire de St-Pétersbourg. s. ;, publié jusqu'à ce jour: trois quatuore pour instr. à archet ( I, fa maj., op. */ : II. la maj., op. 1'. : 111, ré min., op. 20); une Elégie el deux sérénades
pour orchestre d'archets; une suite el div< pièces pour violoncelle et piano ; «des pi pour violon et piano; des chœurs pour mixtes et pour voix de femmes; des variations pour piano; une soixantaine de mélodies vocales ; six duos vocaux; etc.
Stadlmayer , add. : Un vol. .le Hym [Innsbruck, 1628] a paru dans les « Denkmftler der Tonkunst in Oesterreich» (1896).
Stanford, 1.30 et 31, lisez: quatre symphonies (Isi bémol maj., II ré min.: 111 fa maj.. IV fa min.). — Add. : Requiem (Birmingham, 1897); TeBeum (Leeds, 1898); un opéra. Skamus O'Brien (1896); des ballades chorales, The Revenge (Leeds, 1886), et Voyage of Maeldune (ibid., 1889) ; enfin, la musique de scène pour Oedipus Tyrannus (Cambridge, 1887), etc.
Stehle, add. : plusieurs Messes vocales ; Légende der heiligen Ccecilia (soli, chœurs mixtes et orchestre); Vineta (mezzo-soprano, chœur d'hommes et orchestre); Abendfeier (ténor, chœur de femmes et orchestre); Oybin (allô. chœur d'hommes et orchestre); Lumen de cozlo (soprano, chœur mixte et orchestre ) ; Pro gloria et patria, morceau de concert pour orgue (sur l'hymne national allemand de Th. Kewistch); etc.
Steinway, etc., add. : Les maisons « Steinway » et « Steinweg » n'ont actuellement plus rien de commun que leur origine première.
Stewart, 1. 8, lisez : 1862 (non pas 1861 >. — < if. Olinthus-J. Vignoles, Memoir of Sir R.-P. Stewart (Londres, 1899).
Strauss, 6. add. : Ein Heldenleben (poème symphonique, 1899) ; de la musique mélodramatique (piano) pour Enoch Arden, de Tennyson. — Les lieder de S. portent les numéros d'op. 10,21,26,27, 29, 32,36 et 37. - Cf. C. Jorissenne, R. Strauss, essai critique et biologique (Bruxelles, 1898), et Steidl, R. Strauss. Bine Charakterskizze (Prague, 1890).
Sullivan, p. 804, col. 2, 1. h», lisez: The beaur ty stone.
Taffanel, entre 1. 6 et 1. 7, intercalez: d'orchestre de l'Opéra, puis, en 1892, chef
Tasto (ital.), touche des instr. à archet. L'indication sut tasto, signifie que l'instrumentiste doit jouer avec l'archet « sur la touche », de fabon a obtenir une sonorité un peu mate, mais veloutée et très égale.
Tebaldini, Giovanni, né à Brescia (Lombar-
die) en sept. 1864 ; étudia, dans sa ville natale les premiers éléments de La musique, dans l'intention de devenir chef de chœurs de théâtre, mais prit un posie d'organiste dans un.' petite bourgade du Piémont. Ce l'ut en 1883 seulement qu'il parvint à se rendre à Milan, pour y travailler sérieusement, au Gonservatoire royal | Ponchielli, etc.), l'orgue, Le contrepoint etlacompo-
THIEHFELDEK — TSCHATKOWSKY
sition. Il lit alors la connaissance de l'abbé Amelli, le promoteur de la réforme de la musique sacrée en Italie, et embrassa avec ardeur la cause nouvelle, dans une série d'articles de la « Gazetta musicale », et de la « Musica sacra » ; il dut quitter le Conservatoire à la suile d'une polémique artistique et devint alors organiste et maître de chœurs, successivement à Vaprio d'Adda (Milan), puis à Piazza Armerina (Sicile). En 1888, T. était inscrit comme élève du Dr Haberl et de M. Haller, à 1' « Ecole de musique religieuse» de Ratisbonne. L'année suivante, il fut chargé de réformer la chapelle vocale de la Basilique de St-Marc, à Venise, et ré assit, malgré des difficultés de toutes sortes, à y remettre en honneur le chant grégorien et la polyphonie classique des Palestrina, des Gabrieli et des Lotti. Cependant, en 1894, il se rendit à Padoue, comme directeur de la Chapelle de la Basilique de St-Antoine, et il a obtenu enfin, en 1897, à la suite d'un concours, le poste important de directeur du Conservatoire royal de Parme. Comme compositeur, T. s'est fait connaître par : des Messes {Missa pro defunctis, 1893; op. 12, in hon. St Antonii da Padua ; op. 15, in hon. St Francisci Assisiensïs); des offertoires à deux, trois et quatre voix ( op. 4 et 14) ; des motets (op. 17) : des Inni diversi (op. 13) ; trois pièces d'orgue (op. 16); Liriche, pour chant et piano (op. 7) ; Fantasia Araba, pour orchestre (op. 11) ; Festmarch, id. (op. 20); etc. De plus, il a donné en collaboration avec E. Bossi, une Metodo di studio per Vorgano moderno (1899), et il prépare un grand oratorio : Le Nozze di Santa Cecilia (chœurs, soli et orchestre). Dans le domaine de la littérature musicale, T. a également fourni des travaux de valeur; il a dirigé, à Venise, un périodique : La Scuola veneta di musica sacra ; il collabore à la « Rivista musicale italiana », et a publié: L'Archivio musicale délia Caj)pella Antoniana in Padova (1895), puis une trad. ital. du traité d'harmonie de P. Piel.
Thierfelder, add. : Der Heirathstein, opéra (Rostock, 1898).
Thuille, Ludwig, compositeur, né à Bozen (ïyrol) en 1861 ; apprit avec son père les premiers éléments de la musique, puis fit ses humanités à Kremsmunster (Haute Autriche) et à Innsbruck où il reçut également des leçons de musique de Jos. Pembaur. En 1879, T. entra â 1" Ecole royale de musique, à Munich, et y travailla la composition surtout, sous la direction de J. Rheinberger, jusqu'en 1882 ; l'année suivante il obtint le prix de la fondation Mozart, et il remplit, depuis lors, les fonctions de professeur de piano et d'harmonie à l'Ecole royale de musique, à Munich. T. a reçu, en 1890, le titre de « professeur » ; nous noterons surtout parmi ses œuvres: des pièces pour piano; des lieder ; des chœurs pour voix d'hommes ; une sonate d'orgue; un sextuor pour instr. à vent oi piano (op. 0) : Romantische Ouverture, pour orchestre ; puis deux ouvrages scéniques de valeur, Theuerdank (prix Luitpold, en 1896). et Lobetanz (Carlsruhe, 1898).
Timbales, add. : G. Lyon a construit récemment des t. chromatiques d'un nouveau système, fort ingénieux : mus par une série de pédales, des cercles de plus en plus petits viennent s'appliquer sous la membrane qu'ils tendent fortement et qui donnent alors le son correspondant au diamètre du cercle en question.
Tolbecque, 5. add. : T. est l'auteur de Quelques considérations sur la lutherie ( 1890 ) et de nombreux articles sur le même sujet, parus dans le « Méneslrel » et ailleurs.
Torchi, Luigi, compositeur et musicographe, né à Mondano (Bologne) le 7 nov, 1858,- a fait ses études musicales à Bologne ( « maestro compositore » de l'Académie philharmonique en 1876), puis au Conservatoire de Naples (Paolo Serrao ; lauréat en 1877), et à celui de Leipzig (1879-1883 ; Jadassohn, Reinecke), où il suivit également les cours d'Osc. Paul, à l'Université. Après un voyage d'études à travers l'Allemagne et à Paris, T. rentra en Italie en 1848, et fut nommé l'année suivante professeur d'esthétique et d'histoire de la musique, au « Liceo Rossini » de Pesaro. En 1891, il a été appelé comme professeur d'histoire de la musique au « Liceo musicale » de Bologne, où il enseigne en outre la composition, depuis 1895. Il est, depuis 1894, président de 1' « Académie philharmonique royale » de Bologne. T. a écrit un certain nombre de compositions musicales ; La lempestaria (1875; opéra en deux actes), Almansor (ouverture pour la tragédie de Heine), une symphonie, de la musique d'église (Credo, Dies irae, pour chœurs, soli et orchestre), etc., etc., mais son activité de musicographe est beaucoup plus importante. On a de lui des éditions d'oeuvres anciennes : Eleganti canzoni ed arie italiane del sec. XVII (Milan, Ricordi): A collection of pièces for the violin composed by ltalian masters (du xvne et du xvuie s.) ; L'arte musicale in ltalia (vol. I et II, parus [œuvres vocales polyphoniques des xive, xve et xvie s.]; l'ouvrage complet comprendra trente-quatre volumes); des études critiques et historiques : La scuola romantica in Germania, etc. (« Gaz. mus. di Milano »); Riccardo Wagner (1890); L accompagnamento degV istrumenli nei melodrammi italiani délia prima meta del Seicento et La musica istrumentale in ltalia nei secoli XVI , XV 11 e XVI II (« Rivista musicale italiana », 1894 et 1898), et un grand nombre d'autres de moindres dimensions, parues surtout dans la Rivista musicale italiana, dont T. est l'un des principaux rédacteurs ; enfin, des traductions italiennes d'ouvrages de Hanslick (Del bello nella musica) et de Wagner (La musica delï avvenire, 1893; Opéra e Dramma, 1894).
Tosi, add. : Une édition française des Opinioni de canton', etc., par Th. Lemaire, a paru en 1874.
Treiber, m. à Cassel le 16 févr. 1899.
Tschaikowsky, add. : Eugène Onêguine a été représenté en français, pour la première fois, à Nice, le 7 mars 1895.