‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 541 sur 542 · UHL — VIZENTINI · texte numérisé non relu

UHL — VIZENTINI

Uhl, add. : un prélude d'orchestre pour Die ■versunhene Glocke, de Gehrhardt Hauptmann (1899).

Vanderstraeten , add. : Etude biograjohique et organographique sur les Willems, luthiers gantois du XVIIe s. (1896; en collaboration avec G. Snoeck).

Van Duyse, add. : V. est l'auteur d'un ouvrage historique : Het eenstemmig fransch en nederlandsch. wereldlijh lied, in de Belgiscke gewesten, van de XI eeuw tôt heden (1896).

Van Zandt, Marie, cantatrice scénique, née à New-York le 8 oct. 1861, mais d'origine hollandaise ; élève de sa mère puis de Lamperti, à Milan, a fait ses premiers débuts à Turin (1879, rôle de Zerline dans « Don Juan »). Engagée ensuite à Covent-Garden, de Londres, puis à l'Opéra-Comique de Paris (« Mignon »,18 mars 1880), elle a fait partie du personnel de ce théâtre jusqu'en 1885 et y a créé, entre autres, « Lakmé », de Delibes (14 avr. 1885). V. a accepté, pendant dix années, de nombreux engagements à l'étranger, puis elle est rentrée à l'Opéra-Comique de Paris, en 1896-1897. Cf. H. de Gurzon, Croquis d'artistes (1898).

Varnay, 1. 8 et suiv., rétablissez la dernière phrase comme suit : Louis V. qui, depuis 1876, a écrite... est probablement un parent du précédent. — Add. : Les demoiselles des Saint- Cy riens (1898).

Verdi, add. : Gf. G. Monaldi, Gius. Verdi und seine Werke (1898), et E. Desfranges, L'évolution musicale chez Verdi (brochure).

Vibrations, (ail. Schwingungen), oscillations périodiques rapides et isochrones (comme celles du pendule) des corps élastiques, produisant des variations correspondantes de densité de l'air ambiant et perceptibles, dans de certaines limites, sous forme d'impressions sonores. Ainsi les v. d'une corde impriment tout d'abord des v. moléculaires à toute l'étendue de la table d'harmonie sur laquelle la corde est tendue et qui, à son tour, communique chacun des chocs à l'air ambiant (v. à l'article instruments [a vent], les autres modes de production du son). C'est de l'amplitude (distance parcourue parla corde du point de repos au maximum d'éloignement de ce point) des v. que dépend l'intensité du son ; du nombre des v. ( en un espace de temps donné) que résulte son degré d'élévation. L'oreille perçoit les sons à partir de 32 v. simples (demi-oscillations ; les théoriciens allemands et anglais comptent en général par v. doubles, oscillations entières [32 v. simples = par conséquent 16 v. doubles]), au grave, jusqu'à 73,000 environ à l'aigu, mais elle ne parvient guère à analyser les sons au delà, de 8,448 v. simples à la seconde. On peut déterminer la hauteur d'un son, soit parle nombre des

v. en un espace de temps donné (seconde;, par la longueur des ondes sonores; toutefois, la vitesse du son variant suivant le ihilieu el suivant la température, le premier mode de détermination est seul employé de nos jouis par Les acousticiens. Pour ce qui concerne le moyen de compter les v., cf. sirène. Le rapport des v de deux sons est toujours exactement l'inverse de celui des longueurs d'ondes sonores, autrement dit: un son qui produit des ondes sonores deux fois plus longues que celles d'un autre son. comporte deux fois moins de v. que cet autn son. Plus le rapport (exprimé en chiffres) des vibrations ou des longueurs d'ondes de deux sons est simple, plus aussi, en général, le rapport musical de ces sons sera simple à saisir cependant la théorie mathématique des intervalles est à soi seule insuffisante au point de vue musical (cf. Euler). Gf. acoustiouk, \\w~ ports.

Vilbac, tIenaud de, né à Montpellier Le3juiL 1829, m. à Paris le 19 mars 1884; élève de Lemoine, Halévy et Benoît, au Conservatoire de Paris, obtint le Prix de Rome (1848) et devin plus tard (1856) organiste de l'église St-Eugène à Paris. V. a écrit de la musique religieuse, des opéras-comiques (Au clair de lune, Don Almanzor, etc.),une méthode et un grand nombre de fantaisies, de morceaux briltants, etc. pour piano.

Vizentini, Louis-Albeht, compositeur, chef d'orchestre et administrateur habile, né à Paris le 9 nov 1841; fils et petit-fils d'artistes, a débuté à l'Odéon, le 31 déc. 1847, et joué pendanl plusieurs années des rôles d'enfants. 11 lit rusuite ses études musicales au Conservatoire de Bruxelles (Fétis, Léonard), puis à celui de Paris (auditeur de la classe d'A. Thomas) et, après avoir voyagé quelque temps, entra au Théâtre- Lyrique comme violon-solo (1861-1866), et aux Concerts Pasdeloup. Au même moment, il faisait de la critique musicale au « Figaro », etc., puis il embrassa la carrière de chef-d'orchestre. V. a dirigé l'orchestre de la Porte-St-Martin, delà Gaîté, de différents théâtres de Ladres, du Théâtre-National-Lyrique (fondé par lui, à la Gaîté, qu'il venait d'acheter d'Offenbach), à Paris. De 1879 à 1889, il a administré les théâtres impériaux de St-Pétersbourg et dirigé pendant une saison l'orchestre de Pavlosk. Après son retour en France, V. a été successivement : administrateur des Variétés, directeur des Folies-Dramatiques, régisseur général du Gymnase, puis directeur du Grand-Théâtre de Lyon, où il a conduit, en personne, nne Bérie de trente représentations des • Maîtres - Chanteurs », de Wagner. Il est actuellement directeur de la scène à l'Opéra-Comique <\r Paris. V. a monté pendanl sa carrière très active un

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fort grand nombre d'ouvrages nouveaux et importants ; de plus, on a de lui : des pièces d'orchestre, des mélodies, un grand ballet (Ordre du roi; joué à St-Pétersbourg), des opérettes (La plantation Thomassin, La gaudriole,etc), et, enfin, deux volumes de fantaisies et de critiques (épuisé).

Vogl, 2. Heinrich, add. : 11 a écrit des mélodies et un opéra, Der Fremdlinq (Munich,. 1899).

Voix, 2. add. : cf. marche (des voix) [supplément].

Wagner, 8. p. 878, col. 2, 1. 13, add. : les lettres de W. à Emil .Heckel (1898). — 11. Siegfried, fils de Richard (8), né à Triebschen, près Lucerne, le 6 juin 1869 ; fît ses études secondaires à Bayreuth, où la famille s'était rendue, en 1877 déjà, mais séjourna, en 1880 et 1882, en Italie, avec son père. Après avoir voyagé (jusque dans l'Asie orientale et en Inde), W. fit des études d'architectnre à Charlottenbourg, puis à Carlsruhe. Mais il se sentit de plus en plus attiré par la musique et se mit à travailler, sous la direction d'E. Humperdinck (Francfort), et de J. Kniese. Assistant musical sur la scène de Bayreuth, en 1894, il débuta peu après comme chef d'orchestre de concert, à Bruxelles, Londres, Vienne, Budapesth, Rome, etc. En 1896 et 1897, W. a dirigé non seulement les répétitions, mais plusieurs cycles de représentations, à Bayreuth. Enfin, il s'est fait connaître comme compositeur par un poème symphonique : Selmsucht ( d'après Schiller; 1895) et une comédie musicale : Der Bàrenhàuter (Munich, 1899).

Warot, Victor-Alexandre, chanteur scénique (ténor), né à Verviers le 18 sept. 1834; fit en premier lieu des études de droit, prit sa licence et s'inscrivit comme avocat au barreau de Paris (1856). 11 travailla ensuite la musique avec son père (compositeur et pédagogue), et débuta à l'Opéra-Gomique, le 1er oct. 1858. Après trente

années de succès au théâtre (Opéra-Comique et Opéra, à Paris; Bruxelles, Anvers, Genève, Nantes, Marseille, etc., etc.), V. a été nommé professeur de chant au Conservatoire de Paris-

Wasielewski, add. : Une trad. franc, de la Biographie de Schumann a paru dans le « Ménestrel » (Paris).

Weber, add. : 13. Johaxxès, né à Brumath (Bas-Rhin) le 6 septembre 1818; critique musical parisien, avait fait des études de théologie et travaillé, en même temps, la musique, lorsqu'il arriva à Paris, en 1843. Pendant dix années, W. remplit les fonctions de secrétaire de Meyerbeer, chaque fois que celui-ci était à Paris ; enfin, en 1861 , Nefftzer, qui venait de fonder le « Temps », confia le feuilleton musical à W. qui l'a rédigé sans interruption jusqu'en 1895. A côté de ses feuilletons et de divers articles, dans la « Revue et Gazette musicale », la « Renaissance musicale », etc., W. a publié : Traité analytique et complet de l'art de moduler (épuisé); Petit traité élémentaire d'harmonie; Grammaire musicale; La situation musicale en France (éd. franc, et ail., 1884); Les Illusions musicales >et la vérité sur l'expression (2e éd., 1899); Meyerbeer, notes et souvenirs d'un de ses secrétaires (1898) ; diverses traductions, etc.

Weingartner, p. 890, col. 1, 1. 4, lisez: éd. angl. (non pas « id. ail. »).

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