‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 57 sur 542 · BOUCHER · texte numérisé non relu

BOUCHER

vants : sous-bourdon (ail. Gedakt 32', Untersatz, Majorbass, Grossubbass, Infrabass, Subkontrabass; lat. Pileata maxima ; angl. Great bourdon ; esp. Tapada de 52) : bourdon ou sous-basse (ail. Gedakt 16', Grobgedakt, Grossgedakl, Bourdon, Bordun, Perduna, Subbass ; lat. Pileata magna ; angl. Double stopped diapason ; esp. Tapada de 26) ; grosse flûte (ail. Mittelgedakt 8' ; lat. Pileata major; angl. Stopped diapason, Union covered; esp. Tapada de 13) ; flûte (ail. Kleingedakt4' ; lat. Pileata minor) etc. On ne rencontre de jeux b. de plus petites dimensions que dans d'anciennes orgues (Tibia rurestris, ou Bauernflôte Feldtlôte à 2' et 1'). La double flûte et le quintaton sont aussi des jeux b. Le tuyau b. donnant approximativement l'octave inférieure du tuyau ouvert de même longueur, on l'emploie par économie surtout pour les registres graves ; mais sa sonorité un peu mate et sourde est loin d'atteindre celle d'un principal. Cf. Inst. a vent. — 2. Son b. se dit, dans le jeu du cor (v. ce mot), des sons produits avec l'aide de la main que l'on introduit dans le pavillon. Le son b. est un demi-ton (rarement un ton entier) au-dessous du son réel.

Boucher, Alexandre-Jean, né à Paris le 11 avr. 1778, m., après une vie très agitée, dans la même ville le 29 déc. 1861 ; était un violoniste virtuose intéressant et de la plus haute originalité. Il fut de 1787 à 1805 violon-solo de Charles IV d'Espagne. B. a publié deux concertos de violon.

Bourdon (ital. Bordone; ail. Bordun, ou aussi par suite de diverses corruptions, Barduen, Perduna, Portunen), terme servant en général à désigner, dans l'orgue, un jeu bouché de 16'. L'origine de ce mot est douteuse et Ton ne sait trop lequel est antérieur de ce mot luimême ou du nom d'insecte (bourdon, faux-bourdon). Au xme s., on donnait le nom de bordunus aux cordes de basse de la vielle, tendues à côté de la touche ; de même, dans l'organistrum, les cordes qui vibrent continuellement et sont placées sur les deux côtés de la touche portaient le nom de b. qui fut enfin donné à la quinte servant de basse (pédale) à la cornemuse. D'après ce qui précède, il est évident qu'on pourrail faire venir le mot b. de « bordo » (ital. bord.). Cf. Faux-bourdon.

Bourgault-Ducoudray, Louis-Albert, né à Nantes Le 2 févr. 1840, fit d'abord des études de droil et tut reçu avocat avant sa vingtième année; mais il avait étudié en même temps la musique avec M. Champommier, dans sa ville natale, cl partit pour Paris, dans le but de se vouer exclusivement à cet art. Après avoir pris des leçons préparatoires de L. Girard, il entra en 1860 dans la classe .l'A. Thomas, an ( '.onservatoire. L'année suivante, il remportail le prix de fugue el an peu plus tard le grand prix de Rome (cantate : Loi', s de MézièreSfPoème d'Ed. Monnais). B. lit le séjour traditionnel à la villa Médicis et envoya de là force travaux an Conservatoire : les fragments d'un drame lyrique

en 3 actes (paroles el musique), un Slahitt ma-

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