BOTE ET BOCK — BOUCHE
Bote et Bock, importante maison d'édition musicale à Berlin, fondée en 1838 par Eduard Bote et Gustav Bock qui achetèrent le commerce de musique de Frôhlich et Westphal. E. Bote se retira au bout de peu de temps; après a mort de G. Bock (27 avr. 1863), ce fut le frère e ce dernier Emil Bock qui lui succéda. Emile Bock mourut à son tour, le 31 mars 1871 ; un ils du fondateur, Hugo Bock, prit alors la diection du commerce.
Botgorschek, Franz, célèbre flûtiste, né à /"ienne le 23 mai 1812, m. à la Haye en 1882; suiit les cours du Conservatoire de Vienne et fut endant de longues années professeur à l'Ecode musique de la Haye. B. a publié toute une érie d'œuvres pour flûte.
Bott, Jean- Joseph, né à Gassel le 9 mars 26, m. à New- York le 30 avr. 1895, fils d'un îusicien de la Cour, A. Bott, qui fut son prelier maître et le prépara à l'enseignement ; Moritz Hauptmann et Ludwig Spohr. Il çut en 1841 le prix de la fondation Mozart fut nommé successivement violon-solo de la lapelle du prince électeur à Gassel (1846), consrtmeister (1848) et second chef d'orchestre rec Spohr (1852. Il fut ensuite appelé comme îef d'orchestre de la cour à Meiningen (1857) nis à Hanovre (1865). Pensionné en 1878, il véit comme maître de musique à Magdebourg s'établit enfin, en 1884, à Hambourg d'où il rtit l'année suivante pour visiter l'Amérique, était un violoniste de talent, très estimé de ohr ; il a publié des concertos, des morceaux ur piano et violon, deslieder, une symphonie deux opéras : Der Unbekannte (1854) et Aktâa, s Mâdchen von Korinth (1862).
Bottée de Toulmon, Auguste, né à Paris le 15 i 1797, m. le 22 mars 1850 ; fit des études de oit, mais n'accepta jamais aucune charge, éférant s'adonner librement à ses distractions orites, surtout à la musique qu'il pratiqua bord comme violoncelliste. Dès l'apparition la Revue musicale (1827), il s'occupa plus écialement de littérature musicale. En 1831, ffrit de remplir à titre gracieux les fonctions bibliothécaire du Conservatoire; sa propoion fut acceptée. Il devint fou à la suite de la olution de 1848. B. écrivit entre autres : De chanson en France au moyen âge (1836), tice biographique sur les travaux de Guido rezzo (1837), Des instruments de musique moyen âge (1833 et 1844) ; tous ces travaux urent dans Y Annuaire historique, et furent ssi tirés à part.
ottesini, Giovanni né à Grema (Lombardie) déc. 1823, m. à Parme le 7 juil. 1889 ; entra 1837 au Conservatoire de Milan où il eut r maîtres principaux Rossi (contrebasse), ili et Vaccai (théorie), se fit entendre en ie de 1840 à 1846, comme virtuose sur la collasse, puis fut engagé comme chef d'orchesà la Havane d'où il partit pour parcourir le tinent Américain. En 1855, il rentra en Eue en passant par l'Angleterre ; il occupa dant deux ans le pupitre de chef d'orchestre Théâtre italien, à Paris, puis reprit sa vie
actionnaire de musique. 7
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errante. Il était en 1861 chef d'orchestre du théâtre Bellini à Palerme, en 1863 à Barcelone, plus tard à Florence où il fonda la Società del quartetto pour la culture de la musique classique allemande, en 3871 directeur d'opéra au «Lyceum » de Londres et enfin, de retour en Italie, directeur du Conservatoire de Parme. B. fit alors représenter deux opéras, à Turin : Ero e Leandro (1879) et La regina del Népal (1880); un certain nombre d'autres ouvrages avaient été donnés précédemment déjà: Christoforo Colombo (la Havane,-1847) ; L'assedio di Firenze (Paris, 1856), Il diavolo délia notte (1858), Marion Delorme (1862), Vinciguerra (1870), Ali- Baba (Londres, 1871). Son oratorio Gethsemane fut exécuté en 1887, à Norwich. B. a écrit en outre une quantité de compositions pour la contrebasse.
Bottrigari, Ercole, né à Bologne en août 1531, m. en son château, dans la même ville, le 30 sept. 1612; issu d'une famille riche et très estimée, il reçut une éducation excellente. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Il Patrizio, ovvero dé tetracordi armonici di Aristosseno etc. (1593), // Desiderio, ovvero de' concerti di varii slromenti musicali, dialogo, etc. (1594, sous le nom d'Alemanno Benelli), Il Melone, discorso armonico etc. (1602). On possède encore de lui quelques travaux (des traductions spécialement) manuscrits. Le début du titre de chacun de ses traités a rapport au nom d'un des amis de l'auteur: Francesco Patrizio, Grazioso Desiderio, Annibale Melone; le deuxième traité parut même sous l'anagramme de ce dernier.
Bouche, Tuyaux a, (ail. Labialpfeiffen) nom que l'on donne aux tuyaux dans lesquels le son est produit par une colonne d'air qui vibre après s'être brisée contre une lèvre ; les mouvements de dilation et de contraction engendrés dans le corps du tuyau repoussent et attirent alternativement la colonne d'air. .Cf. Instr. a vent. Parmi les instruments de l'orchestre, la flûte seule est assimilable aux tuyaux à b. ; le hautbois, la clarinette, le basson et les instr. de cuivre sont des tuyaux à anche. Dans l'orgue, un certain nombre de jeux sont formés de tuyaux à bouche : principal, gambe, flûte, flûte creuse, etc. ; ces jeux à bouche diffèrent les uns des autres soit par leur diapason (v. ce mot), soit par les rapports de hauteur et de largeur de la bouche ; d'autres encore sont caractérisés par une conformation spéciale du corps du tuyau : gemshorn, pyramidon, bifara ou double-flûte (cf. les articles respectifs). Les jeux bouchés ou demi-bouchés (flûte à cheminée) forment une subdivision à part dans l'ensemble des jeux à bouche. Quelques jeux de mutation, tels que fourniture, cornet, progression harmonique, sesquialter, tertia (v. mutation) diffèrent des autres jeux à bouche par leur usage, plus encore que par leur construction.
Bouché. 1. Jeux b, terme dont en se sert généralement pour désigner, dans l'orgue, les jeux à bouche dont les tuyaux sont fermés à leur extrémité supérieure (ail. Gedakt ; angl. (Govered stops). Les principaux jeux b. sont les sui-