‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 64 sur 542 · BRUNE AU · texte numérisé non relu

BRUNE AU

fut appelé au poste d'organiste de la chapelle de la cour en même temps que de professeur d'orgue, de contrepoint et de composition au Conservatoire de Vienne; il ajouta même plus tard à ces fonctions, en 1875, celles de lecteur sur la musique à l'Université de Vienne. Celleci le nomma.cn 1891, Dp phil. honoris causa. B. a écrit, jusqu'à ce jour, huit symphonies; la deuxième (ut mineur) fut exécutée en 1876, et la troisième (ré mineur) en 1877 à Vienne, sans grand succès. La troisième a été gravée. Ce n'est guère qu'à l'apparition de la septième symphonie (mi majeur), lancée avec un vrai luxe de réclame, que le nom de B. se répandit dans le monde (1885: gravée); mais les avis sur cette musique furent partout très partagés. Le trait caractéristique de la musique de B. est la multit'ormité des harmonies, frappantes, mais souvent aussi cahotées, s'expliquant par la tendance de l'auteur à adapter le style scénique de Wagner à la musique pure* son orchestration, extraordinairement brillante, se rapproche aussi de celle du maître de Bavreuth. A côté de cela, B. est un maître du contrepoint devant lequel on ne peut que s'incliner, tout, en regrettant que les développements ne soient pas d'une unité, d'une continuité, d'une logique plus grandes. Notons encore, en plus des œuvres sus-mentionnées : un grand Te Deum; un quintette pour inslr. à archet; une cantate pour chœur d'hommes, Germanenzug ; quelques graduels et offertoires-; enfin, outre les symphonies, trois grandes Messes et divers chœurs d'hommes, manuscrits.

Brùckner, Oscar, violoncelliste distingué, né à Erl'urt le 2 janvier 1857; élève de Fr. Grùtzniacher sen. et de Félix Draeseke (théorie) au Conservatoire de Dresde, fit avec succès de grandes tournées de concerts en Allemagne, en Russie, en Hollande et en Pologne. 11 fut ensuite nommé violoncelle solo à Strelitz (virtuose de la chambre du duo, puis, en 188V), violoncelle solo au théâtre royal et professeur au Conservatoire deWiesbaden. B. a écrit quelques morceaux dé concert pour violoncelle, des lieder el des morceaux de piano.

Bruhns, Nikolaus, né à Schwabstâdt (Schleswig) en 1665, violoniste remarquable, organiste et compositeur d'œuvres pour orgue et pour piano: élève de Buxtehude à Lubeck, il l'ut d'abord nommé, sur la recommandation de son maître, organiste à ( Copenhague, puis à Husum, où il mourut en 1697.

Brùll. [gnaz, né à Prossnitz (Moravie) le 7 nov. 1846, travailla le piano sons la direction d'Epstein à Vienne, el la composition sous celle de r.ulinatsclia. pais de Dessoff. Devenu un excellent pianiste, il se lit entendre d'abord à Vienne où il joua quelques œuvres de sa composition (concerto de piano, etc.) et entreprit plus lard quelques tournées de concerts, ('ne sérénade pour orchestre de B. fut exécutée à Stuttgart en 1864. De 1872 à L878, il fui maître

de piano dans l'Institut Horak. à Vienne; niais le succès croissant de son opéra, DttS goldene Kreuz, l'engagea à se vouer entièrement à la

composition. Il a écrit jusqu'à présent les opéras suivants : Die Bettler von Samarkand (1864), Bas goldene Kreuz (1875), charmant opéra-comique dont la vogue se répandit rapidement; (il fut traduit en plusieurs langues); Der Landfriede (1877); Bianca (1879) ; Konigin Mariette (1883); Bas steineme Herz (opéra féerique, 1888) ; Schach dem Konige (1893) ; Gloria (opéra romantique, 1895; livret de ïargioni-Tozzetti). On connaît en outre, de lui| une ouverture de Macbeth (op. 46), deux concertos de piano, un concerto de violon, une sonate pour deux pianos, une pour violoncelle, deux pour violon, un trio, une Suite pour piano et violon (op. 42), des morceaux de piano, des lieder, etc.

Brumel, Anton, célèbre contrapontiste néerlandais, contemporain de Josquin et élève d'Okeghem ; vécut d'abord à la cour du duc de Sora, Sigismond Cantelme, qu'il quitta en 1505, pour se rendre à la cour d'Alphonse Ier, duc dé Ferrare. C'est ici qu'il semble être resté jusqu'à la tin de ses jours (v. les documents dans les « Monatshefte fur Musikgeschichte » XVI, 11). Petrucci imprima, en 1503, cinq Messes à quatre voix dé B., une autre (dringhs) dans le premier livre des Missœ diversorum (1508), des parties de Messes dans les Fragmenta missarum, des motets dans : Motetti XXXI 11(150%), Canti CL (1504), Mottetti C (1504), Moitetti délia corona (1514). On trouve trois Messes du même auteur dans Liber XV missarum d'Andréas Antiquus (1516), une dans Missœ XIII de Grapheus (1539) et deux dans Liber XV missarum de Petrejus (1533). Enfin, la bibliothè que de Munich possède une Messe à douze voix (!) et trois Credos à quatre voix de B.; la bibliothèque du Conservatoire de Paris renferme aussi une copie de cette dernière Mess& qu'avait commandée Bottée de Toulmon.

Brummstimmen (ail.), terme correspondant à l'expression italienne a bocca chius'a, c.-à-d bouches fermées. Cf. Fermées.

Bruneau, Alfred, né à Paris en 1857, est en tré au Conservatoire en 1874 et remporta defl ans plus tard le premier prix de violoncelle. L premier second grand prix de Borne, pour 1; composition musicale, lui fut décerné en 188' B. a succédé à V. Wilder en 1892, comme criti que musical du Gil Blas, et à Ch. Darcours, ei 18e. )5, comme critique musical du Figaro; \\ même année, il a été fait chevalier de la Légio d'honneur. B. a composé un certain nombr d'œuvres de concert — Ouverture héroïqm Léda (poème antique), La Belle au bois dm muni et Penthèsilêe (poèmes symphoniques) ainsi que les Lieds de France et les Chanson à danser sur des paroles de Catulle Mendèî mais c'est au théâtre qu'il a affirmé son talei de la façon la plus éclatante, révélant un teir pérament dramatique remarquable et unissai dans ses œuvres la sincérité de l'expression la maîtrise absolue de la facture. Trois drame lyriques ont été représentés jusqu'à ce jouij Kérim, trois actes, poème de P. Milliet et Ij Lavedan (Théâtre-Lyrique, 1887), Le Rêve, qu;

BRUNELLI

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