BRUCK
BROUILLON-LAGOMBE
BRUCKNEK
Brouillon-Lacombe, v. Lagombe.
Bruch, Max, né à Cologne le 6 janvier 1838, reçut les premières leçons de musique de sa mère (née Almenrâder), maîtresse de musique très estimée, qui, elle-même, avait à diverses reprises, dans sa jeunesse, chanté les parties de soprano solo dans les festivals rhénans. A l'âge de onze ans déjà, B.; qui était alors l'élève de K. Breidenstein, s'essaya dans la haute composition musicale et fit exécuter à Cologne, en 1852, une symphonie pour grand orchestre. Il obtint, l'année suivante, le prix de la fondation Mozart (v. Fondations), et fut, de ce fait, l'élève particulier de Ferdinand Hiller pour la théorie et la 1 composition, de Karl Reinecke (jusqu'en 1854) et Ferdinand Breunung pour le piano. Après un court séjour à Leipzig, il se fixa, de 1858 à 1861, comme maître de musique à Cologne, où il donna, en 1858 déjà, sa première œuvre scénique écrite sur le texte de Gœthe, Scherz, List und Rache. La mort de son père, en 1861, le décida à entreprendre de nouveaux voyages d'études; il séjourna quelque temps à Berlin, Leipzig, Vienne, Dresde, Munich et Mannheim, où il s'arrêta et fit représenter son opéra Lorelei (1863, d'après le texte de Geibel, écrit pour Mendelssohn). C'est à Mannheim (1862-1864) queB. écrivit ses célèbres œuvres chorales : Frithjof, Romischer Triumphgesang, Gesang der heiligen drei Konige, Flucht der heiligen Familie, etc. De 1864 à 1865, il voyagea de nouveau (Hambourg, Hanovre, Dresde, Breslau, Munich, Bruxelles, Paris, etc.) et donna son « Frithjof » à Aix-la-Chapelle, Leipzig et Vienne, avec un succès considérable. Il fut ensuite directeur de musique à Coblence (1865-1867), puis chef d'orchestre de la cour à Sondershausen (1867-1870); il écrivit entre autres, à Coblence, le premier :oncerto de violon, devenu promptement célèbre, à Sondershausen deux symphonies, des fragments de Messe, etc. L'opéra Hermione YEin Wintermàrchen) représenté en 1872 à Berlin, où B. séjourna de 1871 à 1873, n'eut [u'un succès d'estime. U Odyssée date aussi le la même époque. Après avoir vécu pendant ;inq années (1873-1878) à Bonn, se vouant entiè- 'ement à la composition (Arminius, Lied von 1er Glocke, concerto de violon n° 2) et ne quitant que deux fois sa retraite pour aller faire mtendre ses œuvres en Angleterre, il fut appelé, m 1878, à succéder à Stockhausen comme di- •ecteur du « Sternscher Gesangverein ». En 1880? 3. succéda à Benedict en qualité de chef d'or- •hestre de la Société philharmonique de Liver- )ool et épousa, l'année suivante, une cantatrice, <jiie Tuczek, de Berlin. En 1883, il abandonna es fonctions à Liverpool et prit la direction de a Société de l'orchestre à Breslau, où il succéait à Bernhard Scholz; il conserva ce poste usqu'en 1890 et succéda enfin à H. von Herzojenberg en 1892, comme directeur d'une classe le « maîtres » {Akademische Meisterschule) lans la section de composition de l'Académie de Berlin. B. est un des compositeurs allemands es plus remarquables dans le domaine de la nusique chorale. Ses œuvres les plus impor-
tantes sont celles pour chœur mixte, soli et orchestre : Odysseus, Arminius, Lied von der Glocke, Achilleus (1885) et Moses (1895), et celles pour chœur d'hommes : Frithjof, Salamis, Normannenzuff et Leonidas (1894). Son premier concerto de violon est l'une des œuvres favorites de tous les violonistes. La manière de B. est tout particulièrement caractérisée par l'amour de l'auteur pour les belles sonorités, par la simplicité et le naturel de son inspiration. Il convient de noter encore, en terminant, quelques-unes de ses œuvres : 3me symphonie (mi bémol, op. 61); Kol Nidrei, mélodie hébraïque pour violoncelle et orchestre; une œuvre chorale déjà ancienne, Schon Ellen; une cantate, Bas Feuerhreuz (op. 52), et deux chœurs d'hommes avec orchestre : Thermopylœ, Tyrtœos (op. 53).
Bruck (Brouck), Arnold von, probablement originaire de la Suisse allemande, était en 1534 déjà premier maître de chapelle de l'empereur Ferdinand Ier, et mourut en 1545. Une médaille en son honneur fut gravée en 1536. B. est un des compositeurs les plus importants du xvr8 s.; les anthologies de l'époque (v. Bibliographie etc., d'Eitner) renferment de lui une quantité de morceaux profanes et religieux, avec texte allemand, à plusieurs voix, des motets, des hymnes, etc. Cf. Brouck.
Brùckler, Hugo, compositeur de lieder de grand talent, malheureusement mort très jeune, né à Dresde le 18 févr. 1845, m. dans la même ville le 4 oct. 1871; à l'âge de dix ans, comme membre du chœur d'enfants de l'église évangélique, il fut élève de Johann Schneider, et entra plus tard au Conservatoire de Dresde où il eut pour maîtres Schubert (violon), Krebs, Armin Frùh et Rietz. Il publia (op. 1 et 2) des lieder du « Trompette de Sakkingen » de Scheffel (1° cinq lieder, Jung Werner am Rhein; 2° Gesdnge Margareths). A. Jensen publia, après la mort de l'auteur, sept nouveaux lieder, et Reinhold Becker une ballade intitulée Der Yogt von Tenneberg.
Bruckner, Anton, compositeur et organiste, né à Ansfelden (Haute-Autriche) le 4 sept. 1824 ; fils d'un maître d'école de village qui lui enseigna les premiers éléments de la musique. Après la mort de son père, il fut admis comme enfant de chœur dans le chapitre de St-Florian. Presque entièrement autodidacte, B. est devenu un contrapuntiste distingué et un excellent organiste, malgré les difficultés contre lesquelles il eut à lutter, gagnant péniblement sa vie comme maître suppléant à Windhag près Freistadt, et plus tard comme maître et comme organiste provisoire au chapitre de St-Florian. En 1855, à la suite d'un brillant concours, d'où il était sorti vainqueur, B. fut nommé organiste de la cathédrale de Linz. Comme il l'avait déjà fait de St-Florian, il alla souvent de Linz à Vienne, pour s'y perfectionner auprès de Sechter, dans l'art du contrepoint ; en outre, de 1861 à 1863, il étudia la composition sous la direction d'Otto Kitzler. Lors de la mort de Sechter, B., sur la recommandation de Herbeck,
BRUGKNER