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une année à Paris et fut nommé en 1862 organiste à Hartford. Après la mort de ses parents, il accepta le poste d'organiste de l'église St-Jakob â Chicago, mais le grand incendie de la ville (1871) l'obligea à se réfugier à Boston où il devint organiste de la Salle de musique et de l'église St-Paul. En 1874, il échangea cette situation contre celle d'organiste de l'église St- Anne à lîrooklyn et de second chef de l'orchestre Thomas, à New- York. Enfin, en 1877, il fut appelé au poste d'organiste de l'église de la Trinité à Brooklyn. B. a surtout composé de la musique d'église et de la musique d'orgue, le psaume 46 pour chœurs, soli et orchestre, puis des scènes tirées de la Golden legend de Longfellow (couronnées à Cincinnati), plusieurs ouvertures, des lieder, des chœurs, des cantates : Don Munio, Matin de Pâques, Jubilé (Centennial Méditation of Columbia, 1876), The light of Asia, Colomb ( pour voix d'hommes), l'ouverture de Marmion ; un concerto pour quatre cors; deux quintettes pour instr. à archet; une symphonie, etc. Il est enfin l'auteur d'une opérette burlesque et a publié une méthode d'orgue (Illustrations in choir accompainment), ainsi que des éludes spéciales pour la pédale.
Buffo, (ital.), comique, bouffe. Opéra buff'a, c.-à-d opéra- comique ou plutôt opéra-bouffe (v. Opéra). Basse-bouffe, basse chantant les rôles comiques; v. basse.
Bugle, (ail. Bùgelhom, Signalhorn), instrument généralement en usage pour les signaux d'infanterie; le son plein mais plutôt sourd, brutal et manquant de noblesse provient de la perce large et du pavillon peu évasé. Le b. (cornet à bouquin) fut pourvu de clefs vers 1820- 1835, <le manière à pouvoir fournir une échelle chromatique, on eut le b. à c^efs (ail. Klappenhor,i) sous deux formes : &. soprano, en ut, si i? et la, allant de Yut2 au solA ou tout au plus à Yut\ et le petit b. (sopranino) en mi j? dont l'échelle réelle va de mïj?2 à sip*. Muni de pistons à la place des clefs, le b. correspond exactement au groupe supérieur de la famille des saxhorns (v. ce mot). On emploie pour toutes Les sortes de b. la notation dite de cornet (v. ce mol ». Pour ce qui concerne les b. de plus grandes dimensions, à 4 ou 5 pistons (avec emploi du premier son naturel), v. Tuba.
Biihler, Franz (P. Grégoire), né à Schneidheini prés Xordlingen le 12 avr. 1760, m. à A.ugsbourg le 4 l'évr. 1824, moine de l'ordre de Saint-Benoîl à Donawert, puis maître de chapelle de la cathédrale d'Augsbourg (1801). B. a coi n posé de la musique d'église et un opéra Die falschen Verdachte; il est aussi l'auteur de petits écrits théoriques.
Bull. 1. John, né à Soinmerselshire en 1563, m. à Anvers le 12 mars 1628; fit son éducation musicale dans la chapelle vocale de la cour [Chapel Uoyal) SOUS la direction de William Blitheman. Il fui nommé, en 1Ô82, organiste, et plus lard « niaster of children » de la cathédrale d'Hereford; il obtint, en 1586, le titre de bachelier ès-musique de l'Université d'Oxford et, en L592, celui de Drmus. des Uni-
versités de Cambridge et d'Oxford. Devenu, en 1591, chantre de la chapelle royale, il accepta, en outre, en 1596, le poste de professeur de musique au « Gresham Collège » et fut dispensé, exceptionnellement, de faire ses cours en latin. Il se maria en 1607 et dut, pour se soumettre aux statuts du collège, donner sa démission de professeur. En 1617 enfin, il fut appelé aux fonctions d'organiste de la cathédrale d'Anvers. B. était un organiste des plus renommés et un contrapuntiste de mérite; on n'a conservé de ses œuvres que des pièces didactiques, des variations pour virginal, un anthem et quelques canons. Clark (1822) attribue à B. la mélodie du God save the Queen. — 2. Ole (Bornemann), né à Bergen en Norvège le 5 févr. 1810, mort en sa villa Lysoén près Bergen le 17 août 1880; violoniste virtuose célèbre, mais quelque peu excentrique, ce qui le fit accuser fréquemment de charlatanisme. Parti pour Cassel en 1829, contre la volonté de ses parents, B. devint l'élève de Spohr, mais sentit au bout de peu de temps que son caractère ne pourrait jamais s'accorder avec celui du maître; il préféra suivre Paganini à Paris, el s'appropria petit à petit la manière de ce der-i nier. lTn jour, à Paris, tout ce qu'il possédait, même son violon, lui fut volé ; aveuglé par la détresse, il voulut se noyer, se précipita dans la Seine, mais fut sauvé. Il fut alors recueilli par une dame de la haute société qui le pa tronna et lui fit don d'un nouveau Guarnerius C'est de cette époque que date la vie errante vagabonde de B.: il parcourut l'Italie, l'Allema gne, la Russie, la Scandinavie, l'Amérique di Nord (1844), la France, l'Algérie et la Belgique Il rentra à Bergen en 1848 et y fonda un théàt: national, mais des différends ne tardèrent pa> à s'élever entre les autorités municipales e l'artiste; celui-ci repartit en 1852 déjà. Il I tourna dans l'Amérique du Nord et acheta cefl fois-ci des districts entiers en Pensylvanie oi il voulut fonder une colonie norvégienne; mal heureusement, cette entreprise le ruina. B. re prit le chemin de l'Europe, parcourut la France l'Espagne et l'Allemagne, puis se retira à Bei gen d'où il fit encore plusieurs voyages e Amérique. B. a enrichi la littérature du violoj de quelques œuvres d'une originalité piquant< entre autres des fantaisies sur des thèmes d nord. Cf. les notices biographiques publiées pa Sarah Bull (Londres, 1886; éd. allemande, pa Ottmann) et O. Vik (Bergen 1890).
Bùlow, Hans-Guido von, musicien génia pianiste éminent et chef d'orchestre, né à Dresdi le 8 janv. 1830, m. au Caire (Egypte) le 12 févj 1894, était dans sa ville natale, à l'âge de nei ans déjà, élève de Fr. Wieck pour le piano ' d'Eberwein pour l'harmonie; il entra en 1848 l'Université de Leipzig, pour y étudier le dre et travailla en même temps le contrepoint soi la direction de Hauptmann. L'année suivant j excité par les événements politiques, il se re dit à Berlin et devint, comme rédacteur Y Abendpost, l'un des défenseurs des idées < Wagner, dont la brochure sur « l'Art et la E
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volution » venait de paraître. L'impression qu'il reçut d'une représentation de Lohengrin àWeimar, fut décisive ; il résolut de se vouer entièrement à la musique et, malgré l'opposition de ses parents, partit pour Zurich où s'était réfugié Wagner, banni de l'Allemagne à cause de ses opinions politiques. De 1850 à 1851, B. jouit des conseils du maître qui lui enseigna l'art de la iirection, puis il fit ses débuts de chef d'orlestre aux théâtres de Zurich et de St-Gall. Quelque temps après, il se rendit à Weimar auprès de Liszt qui acheva de former son mereilleux talent de pianiste. Il parcourut l'Allemagne et l'Autriche en 1853 et le succès de cette Dremière tournée de concerts, sans être positivement brillant, fut de plus en plus grand ; une econde tournée, en 1855, se termina à Berlin Dar la nomination de B. au poste de premier Drofesseur de piano (successeur de Kullak) au Conservatoire Stern. B. épousa en 1857 une allé de Liszt, Gosima : il fut nommé en 1858 pianiste de la cour du roi et, en 1863, Dr phil. non. c. de l'Université d'Iéna. Sur ces entrefaies Wagner avait trouvé un auguste protecteur n la personne du roi Louis II de Bavière; il it appeler B. à Munich, d'abord comme piaîiste de la cour, puis, en 1867, comme chef 'orchestre de la cour et directeur de l'Ecole e musique royale qu'il avait pour mission de éorganiser d'après les plans de Wagner, ntre temps, B. avait séjourné à Bâle, donnant es leçons et des concerts. Son activité dans la apitale de la Bavière fut de courte durée, mais lie n'en eut pas moins une importance consiérable sur la vie musicale de Munich. Des issensions de familles amenèrent le divorce n 1869 et B. quitta Munich. Il vécut alors penant plusieurs années à Florence, où il devint i champion de la musique allemande en Itale, organisant avec le plus grand succès des oncerts symphoniques et des séances de nusique de chambre. A partir de 1872, B. chanea fréquemment de domicile, parcourant l'Euope entière comme interprète des classiques u piano, partout accueilli avec le même enousiasme ; l'Amérique aussi eut sa part de uissances musicales, car B. n'y donna pas îoins de cent trente-neuf concerts dans la eule saison 1875-1876. Le 1er janv. 1878, le iune maître fut appelé aux fonctions de chef 'orchestre du théâtre de la cour, à Hanovre uccesseur de K.-L. Fischer), mais de désaréables compétitions avec l'intendance l'oblièrent à rompre son contrat au bout de deux s déjà. Il devint alors (1er oct. 1880) intennt de la musique du duc de Meiningen, transrma rapidement l'orchestre de la cour en un chestre modèle de tout premier rang et entreit avec lui des tournées de concerts qui firent nsation dans toute l'Allemagne. Les qualités cet orchestre résidaient moins dans l'excelnce de chacun de ses membres que dans leur ordination absolue et digne d'imitation à utorité du chef ; B. pouvait ainsi mettre en imière toutes les beautés que son génie d'inrprète lui faisait découvrir dans les chefs-
d'œuvre classiques. Malheureusement il abandonna ses fonctions en automne 1885; l'orchestre fut réduit de nouveau et B. fit profiter d'autres villes de ses incomparables qualités de chef d'orchestre, St-Pétersbourg (concerts philharmoniques), Berlin (id.), etc. Il déploya en outre une grande activité pédagogique au Conservatoire Baff à Francfort s/M. et au Conservatoire Klindworth à Berlin, dans chacun desquels il donnait des leçons pendant un mois de l'année. En août 1882, il avait épousé en secondes noces une actrice de la cour de Meiningen, Mlle Marie Schlanzer ; à partir de 1888, il vécut à Hambourg où il dirigeait depuis 1886 les nouveaux concerts d'abonnement, qui obtinrent bientôt la première place et refoulèrent dans l'ombre les anciens concerts philharmoniques. Un tempérament nerveux et l'excès de fatigues obligèrent B., à diverses reprises, à abandonner tout ou partie de ses fonctions ; au début de l'année 1894, il dut se décider à aller au Caire pour y chercher quelque soulagement à ses maux, mais il y mourut au bout de quelques semaines. B. ne fut pas un de ces innombrables pianistes qui traversent le monde en triomphateurs ; il n'en imposait pas seulement, il instruisait; c'était un missionnaire de l'art pur et vrai et il jouait de préférence les œuvres de musique classique. Cependant son répertoire était l'un des plus riches que l'on connût et comprenait tout ce que la jeune génération produisait de remarquable. Il était pour celle-ci le critique le plus influent, en ce sens que les œuvres jouées par lui étaient immédiatement lancées. B. jouait toujours par cœur, de même qu'il dirigeait par cœur (mode qu'il introduisit lui-même); il était doué d'une mémoire exceptionnelle. Les particularités spéciales de son jeu étaient l'exactitude absolue et presque inimitable, jusque dans les moindres détails, l'interprétation pénétrante et toujours logique de l'œuvre, l'infaillibilité technique et, par là-même, l'aisance: par contre, il lui manquait un peu de cette puissance, de cette grandeur qui en imposent aux masses. Comme compositeur, B. s'est révélé dans des morceaux de piano, des lieder et quelques œuvres d'orchestre, musicien habile et des plus cultivés. Les éditions qu'il a rédigées d'œuvres classiques (œuvres pour piano de Beethoven, à partir de l'op. 53: études de ("ramer et de Chopin accompagnées d'excellentes notices instructives, etc.) ont une haute valeur artistique. Cf. Bernh. Vogel, H. von B. et les lettres que vient de publier, chez Breilkopf et Hrertel, Mme de Bûlow.
Bulss, Paul, chanteur scénique de renom (baryton), né dans le domaine de Birkholz (Priegnitz) le 19 déc. 1847 ; élève de G. Engel, il fut d'abord engagé par les théâtres de Lubeck (1868), Cologne, Cassel et Dresde (1876- 1889). B. fait aujourd'hui partie du personnel de l'Opéra de Berlin.
Bungert, August, né à Mulheim sur la Ruhr le 14 mars 1846, recul, dans sa ville natale, des leçons de piano de F. Kufferath, fréquenta de 1860 à 1862 le Conservatoire de Cologne, puis